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En 1806 , M. Farez, son ami, qui était alors procureur-impérial à Cambrai, ayant été appelé pour la première fois au corps 1egislatifpar les suffrages de ses concitoyens et-le-choix du sénat, M. Lefranc fut nommé procureur-impérialpa/f intérim pour les cinq années que devait durer la législature de M. Farez. En 1810 , il commença à remplir les fonctions de. magistratde sûreté qui venaient d'être réunies à celles du procureur-impérial.

A la réorganisation des tribunaux, en 1811, M. Lefranc fut nommé substitut au tribunal de Cambrai et il exerça en cette qualité jusqu'à la seconde restauration.

A cette époque et en- septembre 1815, M. Farez ayant été brutalement destitué et remplacé par M. Bouly, M Lefranc déclara noblement qu’il aimait» mieux renoncer à ses fonctions que de les remplir sons un chef autre qué M. Farez. ll donna sa démission et resta sans emploi pendant les quinze années de restautatiou, malgré‘ les instances qui lui furent fuites à diverses époques pour le décider à rentrer dans la magistrature..

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0 lion roi maurienne , Dont Peau grégorienne Chasse le mal esprit , Attiéd1s donc l'auteur Qui la nuit et lc jour En tous lieux me poursuit t Çbncliqiz rP/llzcbin. Pecquencourt appartenait à l’abbaye d'Anchin , autrefois située dans un ilot de la Scarpe; cependant les moines de cette maison n’ont jamais pu produire le titre de sa donation. Il est certain qu'ils la tenaient de la libéralité de Wautier, l’un des fondateurs de cette abbaye puisq11'il était seigneur de Pecquencourt, au tems de la fondation et que les historiens conviennent qu'il donna tous ses biens à cette maison (a). Bauduin V,com_te de Haynaut, reconnaît par un diplôme de l'an

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1178 , que l'abbaye possède libre ment ce village, qu’il n'y a aucun droit non plus que sur ses liabitans. Il veut que ceux qui habitent les terres de l'abbaye soient absolument libres et les dispense en toute occasion , soit qu’il voyage, soit qu'il aille en campagne de lui fournir et à ses successeurs aucuns chariots et chevaux. Le même prince en 1181 se rendità Pecquencourt avec un grand nombre de seigneurs , oi1 les religieux d'Anchin vinrent le chercher pour placer la première pierre de l'é-. glise. qu'ils faisaient bâtir.

Pecquencourt avait été en 1096 le lieu de réunion du célèbre tournois d'Anchin , oi1 se trouvèrent trois cens chevaliers , écuyers ou servans , dits depuis bacl1elie1s, qui promirent de se croiser. Les habitons de ce village marchèrent en 1566, sous le commandement de Ferri de Guyon , leur ‘bailli et défirent, aidés des habitans des villages voisins les hérétiques qui avaient pillé Marchiennes.

Il existait autrefois sur la place de Pecquencourt une chapelle isolée dans laquelle on laisait chaque année , le jour des Rois une eau dite grégarieruze , à laquelle la superstitiou du tems attribuait une grande vertu. Un peuple nombreux y accourait de tous les environs avec des pots et des bouteilles pour venir prendre de cette eau. On assurait qu'elle avait la puissance de guérir les possédés et d'écarter les maléfices. Laissons parler sur ces faits un témoin oculairemEtant dans le voisinage de Pecquencourt

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je lus cuvietix de voir cette cérémonie. Je me rendis dans ce village et remarquai une grandequantité de tonneaux pleins d'eau, langés proche de la chapelle, qu'on ne pouvait apr rocher pourlemonde qui les entourait. Ceux qui voulaient être les premiers servis lorsque le prêlreyaixrait apporté Veau bénite, munis de pots d’étain, étaient montés sur ces tonneaux. De tems en tems il venait unepoussadeettoujoursquelquhn tombait dans les tonneaux. Il s’élevait alors des cris de joie et de ris éclatans que , malgré la solennité de la cérémonie , les gardes ne pouvaient calmer. Ce qui me frappa le plus fut de voir plusieurs femmes et filles furieuses que des hommes tenaient : on me dit qu'elles étaient possédées et que je les verrai guéries lorsqu'elles‘ auraient bu de Peau grébvorienne. Comme la cérémonie était longue, je m’aperc_:us queles efforts des possédées se ralentissaient, et que les hommes d'abord tout occupés d'elles ne les tenaient plus guères que pourlesempêcherdesécliapper.le mäpprocliai alors d’une fille (l’euviron 24 ans, forte et vigoureuse , bien et proprement vêtue, portant au col une croix d’oretaux oreilles des boucles du même métal dites girandoles. ‘le me présentai pour lui tenir la main ce quoique je fusse fort jeune, le paysan qui, jusqu’alors avait été chargé de cette besogne, me la quitta sans difficulté de sa part ni de la part de ceux qui comme lui étaient chargés du soin de la patiente. JÏeus le tems de l'observer, car

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ses efforts ne portèrent jamais de mon côté , et je fus persuadé que ses convulsions n’étaient que feintes. J'avais apperçuà quelques pas de là une vieille qui n’avait pas quitté ma possédée , quoique celleci eut souvent changé de place , je l’accostai quand j’eus été relevé et liai conversation avec elle. Soit qu'elle me crut du secret , soit bêtise , elle me dit qu’il son tour elle avait été possédée, qu’elle avait aussi figuré à Pecquencourt , pendant t5 ou 16 ans, mais qu’à présent elle était trop vieille. Je la fis parler etj’a ppris que cette scène lui avait valu six francs chaque année et qu’elle rfaurait plus cette fois qu’une petite part dans la même somme qui serait donnée à la fille que j’avais tenue. Elle m’ajouta que cette fille était une servante de fermîlei‘ d'un village voisin et que les habits et les ornemens qu’elle portait étaient à sa maîtresse Je fus assez sage pour me taire et faire des vœux pour la suppression de ces scandaleuses impostures qui prirent fin en 1776 sur un ordre et d’après un réqui_ sitoire de M. de Franqueville d'Abancourt , procureur-général au parlement de Flandre.

Pecquencourt compte aussi au nombre de ses enfans, le brave chef de bataillon Derode, qui, parti

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