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[i] n Notre ami 0. F. avait déiâ dit = u Le WBDMrg-‘ois deLille a un profond dédain pour ntout ce qui s'occupe d'art, de science,et en o général de travaux d’espritUn peintre, un n poète, un avoeatum médecin. un musicien n un magistrat même wobtiendront pas dans’ u son esprit le quart de la considération qu'il nuecordera à un homme qui vend desprunes n ou des sarraux. n Et tout le monde s'était écrie " C’est cela, c’est bien la le Bourgeois de Lille et sa stupide indifférence pour tout ce qui ne peut se vendre ou flescampter ‘a la bourse. -- Cependant soyons iustes r la ville de Lille a autrefois fait quelque chose aussi pour ses illustres enlans. En 1784 , le sculpteur Hulnnd. notre compatriote , publia un médaillon du célëbre et intortuné Jfcutrv. Un exemplaire de ce médaillon est, encore la propriété de la ville z nous avons souvent Poccasion de le contempler, non au musée , non i la bibliothèque ou il devrait être , mais dans le vestibule qui y conduit , dans l'antichambre où l’on se débarrasse de son parapluie et de 58s socques.... Pauvre Feutry l dans ta vieillesse , Lille , que tu couvris de gloire , l'abandonna , et ton ingrate patrie , non contente de t'avoir laissé mourir de misère , relègue aujourd'hui ton image dans le poste des valets et dls laquais «J! est une manière whonorer les grands hommes , manière dontla ville de Valenciennes a déià usé , et que nous recommandons aux méditations de notre conseil municipal = elle consiste à donner les noms des hommes célèbres du pays aux rues de la cité. Ainsi Valenciennes a-sa rue Froisaart. \l Extrait de Pl-lcuo nu Noltb du 5 ftŸvftCI‘ 1934

I

jamais amie des arts , des lumières , fière de ses renommées , une semblable proposition , que je pense, trouvera une forte sympathie. Que le jeune Auvray applique à d’autres personnages ce qu'il a heureusement tenté sur Froissart, et les souscripteurs, les encouragements ne lui inanqueront pas, et, ce qui yaut mieux encore, il aura la gloire de rattacher son nom à, des noms illustrés. Mais une condition sans laquelle il n’y a pas de réussite possible, c’est qu’il apporte une scrupuleuse sévérité dans le choix (les originaux qui lui serviront de types. Quand il sera dans sa ville , les bustes de d’0utreman , Simon Le Boucq , Pater, de Pujol, du vertueux Desfinzlaines , de Coliez , se trouveront sous sa main. A Paris, qu’il se procure, s'il se peut. et d'abord Anloine Wat/eau, dont le rang dans les arts est aujourd'hui plus distingué qu'il ne fut jamais , puis, Saly, Charles Eise/z , (Mll/ÏIO/lllfle , la galante et Spirituelle dŒpinay , le général DllgIl/L , et Rasalie Leuas86111‘. S’il parvenait à découvrir, à la bibliothèque nationale ou ailleurs , quelque portrait de Jacques de Guyse , historien Montois qui vécut et mourut dans nos murs, Ïllolirzet, Georges C/tàstellai/t , Brisselol, Ülaudi/z le Jeune, ceseraientautanttïbeureuses trouvailles. Il est bien d’autres noms que nous pourrions citer, mais le peu d’espace s’y oppose et nous n’avons pas voulu non plus toucher à nos personnages vivants.

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Voilà ce que je voulais dire à mes concitoyens et à M. Auvray lui-même; pour le faire, j'ai cru pouvoir m'adresser tout sans l'açon à un journal, car rien n’est plus commode: d'un seul trait de plume on parle à mille personnes à la fois.

Agréez , etc.

ÀIMÉ LEROY. »

Lellre du 5 février‘ |854 adressée au même joumal._ a Messieurs, dans le (lcrnier numéro de votre feuille, M. Aimé Leroy manifeste le désir plutôt que l'espoir de voir un jour l'une de nos places publiques décorée d'un monument en l'honneur de Froissart, cette idée me paraît d'une facile réalisation. Je me plais à croire au moins qu'une souscription ouverte au bureau de votre journal, ou partout ailleurs , serait promptement couverte de signatures , et témoignerait que notre ville apprécie et revendique avec orgueil son plus illustre enfant. Les souscripteurs détermineraient la nature du monument à ériger et feraient choix de l'artiste qui présiderait à son exécution

(i). Si j'osais émettre un vœu à cet égard , je dirais que malgré ces traits sévères, cette physionomie sérieuse, cette tète carrée et tudesque qui s'allient mal dans mon esprit avec les pQHChBIIS faciles et les joyeuses habitudes de notre naïf historien, je le verrais avec plaisir dominer de son piédestal de marbre cette foule ltläüutllîlllle ou alfairèe qui parcourt les lieux où jadis , doublement illustre , il créa la ballade et se fit , sans précurseur lui-même, l'heureux précurseur des Comines et des Brantôme.

[Je tems est bien choisi je pense , pour mettre ce projet à exécution.Une grande révolution s’est faite dans la manière d'envisager l'histoire. On s'est enlin aperçu qu'elle méritait d'être étudiée pour elle-même et non pour servir de base à des systèmes philosophi

ues ou à des crowmces religieuses. Dès lors on'ls'est moins liâté de juger les choses et l'on s’est attaché à bien connaiître ou à bien reproduire les faits. Il a fallu remonter aux sources; le texte a été préféré à la glose , l'original à la copie , le chroniqueur à l'historien. Froissart a repris la place qu’il méritait, et iVLBuc/zou a osé tenter une entreprise qui eût sans doute excité le dédain des puristes du grand siècle et la verve moqueuse des amis de Madame Denis ou des

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commensaux de Madame Geoflrin.

Encore une foisle tems est bien choisi pour transformer en fait le désir manifesté par M. Leroy. Dans cesièele où toutes les croyances sont ébranlées , oii toutes les opinions sont empreintes de doute, ou tous les pouvoirs sont éphémères , Pintelligence . seule n’a pas à craindre d’êlre détrônée , le génie seul n’a pas à redouter le nivellement. Les clerniers vestiges de l'aristocratie féodale ont disparu avec Yliérédité de la pairie, l'aristocratie financière est sans prestiges et voit tous ses privilèges ‘menacés, mais Yaristocralie intellectuelle peut se confier en sa force , car il ne dépend des hommes ni de la lui donner, ni de la lui ravir, seule elle a droit au respect après la vertu, car seule elle n’est pas avare de ses trésors et ne les amasse que pour les prodiguer. Payons-ltii donc notre tribut en Yltonorant, peut-être cet bommage tarclifrendu au plus célèbre de nos compatriotes excitera-t-il Ÿémulation de quelqu’un de ses arriè-re-xieveux. Qtll sait si la vue du monument élevé à Fénélon , dans une ville voisine, n’a "pas jeté dans la tête de quelque prêtre des idées de tolérance et dans son cœur des sentimens de charite? Qui sait si la statue d’Erasme tïéveillera pas quelque jour Yimagination un peu lente des bons bourgeois de Rotterdam?

Je vous donne , Messieurs, ces idées pour ce qu’elles valent ,et je vous soumets mon projet ou plu

fl tôt celui de M. Leroy, sans prévoir les diificullés d'exécution qu’il pourra rencontrer. Si vous le jugez praticable, veuillez bien m'inscrire sur votre liste de souscription pour une somme de 40 francs. Taimeà croire que si mon exemple n’est pas imite , cela ne tiendra pas à Findillérence de mes compatriotes pour la gloire d’un homme qui a contribué si puissamment à Yillustration de leurcité.(i) Veuillez agréer, etc. N. REGNARD. ’>

L'UNION DE BRUXELLES , Année 1577 , selon forigi/zal publié par J. C. de Jauge, substitutgarde-arc/zives de l'élu! , avec les addilions et corrections que ce! auteu/ y a fizi/es: lrazluile par La urent Dele ville - Ba ussarl, 0111811)‘ des E/urles de la langue nationale des Pays-Bas. Rotterdam , veuve Allart,libraire. (imprimerie d’Augusle Wahlen à Bruxelles). 18-29 , in-8°, 288 p. _Cet ouvrage est d’un grand intérêt pour l'ex-royaume des Pays-Basainsi que pour la Flandre , Vflrlois {Ale Hainaut et les autres cantons faisant aujourd’l1ui partie de la France. On y trouve les noms de toutes les personnes qui ont signé cette alliance si remarquable en faveur de la liberté des Pays-Bas contre la

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tyrannie espagnole. Ces noms (l) sont accompagnés de recherches sur les familles auxquelles ces personnes appartiennent. Le livre de M. de longe mérite bien d’étre lu en entier. Nous n'avons voulu que consigner ici le texte de l’ Union, renseignement diplomatique qui rentre parfaitement dans notre cadre et qu’on ne pouvait se procurer que fort diificilement avant la publication decet ouvrage. Nous empruntons à M. de longe les courtes réflexions dont nous.l’accompagnons.

Ce pacte défensif avaitpour but: 1° la conservation et le maintien du catholicisme romain , 2" la confirmation de la Pair de Gand, 5° l'expulsion de toutes les troupes espagnoles et étrangères. Parmi les personnesà qui l’on attribue l’idée première de cette généreuse oppoposition, on cite : l'abbé de Ste.Gertrude, les comtes de Lalaing, de Bossu , Cliampaignies , Dongnies, Heze et Berseele. « Cette Union demeurera respectable aux yeux de la postérité la plus reculée, comme étant la seule alliance à laquelle aient concouru toutes les provinces des Pays-Bas (Luxembourg seul excepté) pour le recouvrement de la liberté et la défense de la patrie. Le savant historien Hugn de Grootdit àjuste titre , en parlant de la conclusion de cette ligue , que ce fut l’unique moment ou il fut permis de

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concevoir de justes espérances en faveur des Pays-Bas. Fuir id unum omnino tempus quo de rebus belgicis bene sperare licuit. n L’Uniorz fut rédigée en langue française, et existe ainsi en original parmi les monuments historiques des Pays-Bas, quise trouvent à La Haye. Les langues hollandaise et flamande étaient dans ce pays celles du plus grand nombre , mais presque tous les auteurs de cet acte étaient des nobles qui s’exprimaient habituellement en français, et les- députés des provinces Wallonnes, qui y coopérèrent , ne parlaient que cette dernière langue, laquelle, pour ces motifs, dut obtenir la prélërence. Malgré cela, les copies que l’on en trouve dans quelques ouvrages sont en hollandais , en flamand , ou en latin. Voici cetacte tel qu’il fut contracté:

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5* et Prince nature] êla Scavoir faisons a tous presens et advenir Que voyans nostre comm une Patrie estre aflligee par une oppression des espaignolz plus que barbare et tyrannicque, Ayons este meuz, poulsez et constrainctz de nous unir et joindre par ensemble et avecq armes, conseil, gens, et deniers assister l'un laultre contre lesdz Espaignolz et aclherens declairez rebelles a Sa ltlajeste et noz ennemys , et que ceste union et conionction a depuis este confirmee par la pacification dernierement faicte, le tout par auctorite et aggreation du Conseil destatz par sadicte Majesle commis an gouvernement general desdz pays. Or comme le but pretendu de ceste union Requiert toute fidelite,constance et asseurance mutuelle et reciproque pour jamais, et que ne voulons aulcunnement par quelque mal entendu y avoir matiere de soupcon et moins de sinistre volunte en aulcuns de nous, Mais aucontraire les affaires dicelle union estre procurez , cliligentez et executez en toute sincerite, fidelite et diligence, De sorte que personne des subieclz et habitans desdz pays nayt occasion raisonnable de se mescontenter oudoubter de nous, Pour ces raisons et mesmes aflin que riens ne soit faict infidelement au preiudice de nostre commune patrie etjuste defense, ou obmis par negligence ou connivence, ce que pour jcelle juste delense est on sera requis,avons en vertu de nostre pouvoir et commission Respectivement et aultrement,pou1‘ nous

et nos successeurs Promis, et Promeclous en foy de Christiens, Gens de bien et vrays compatriotes, de tenir et entretenir Ïnviolablement, et a jamais , ladicte union et association, sans que aulcun de nous sen puisse desioindre ou depa rtir par dissimulation, secrete intelligeace, ny aultre maniere quelconque, et ce pour la conservation de notre Sainte foy etPieligion Catholicq ue Apostolicque Romaine accomplissement de la pacification joinctement pour lexpulsion des Espaignolz , et leurs adherens, et la dene obeissa-nce a Sa Majeste, pour le bien et repos de nostre patrie," ensemble pour le mainliennement de tous et chacuns nos privileges , droictz, francises , statutz, coustumes , eLusa uces anchiennes ,A quoi exposvrons tous les moyens que nous seront possibles, tant par êeniers, gens, conseil et biens , voires la vie sil fust necessaire , Et que nul de nous ne pourra en particulier donner aulcun conseil, advis ou consentement, ny tenir communication secrete ou particuliere avecq ceulx quij ne sont de ceste union, Neaucontraire leur relever aulcunement ce quest ou sera en nostre assemblee traictie advise ou resolu , Ains se dehvra en tout conformer a ce que portera nostre generalle et commune Resolution , et en cas que quelque province, esiai, Pays, ville, chasteau, ou maison fust assiegiee, assaillie , invahie, foullee, ou oppressee , ensorte que fust, mesmes si aulcun de nous, ou aultre sestant esvertue pour la patrie et com

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