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(L) On lit dans les œuvres morales de

Plntarq-ue (Traité du lrop parler), une anecdote fort drole, relative a un barbieflet qui olfre quelque analogie avec celle_ci ; seulement le barbier bavard» avait annoncé un, désastre qui n'était que trop vrai, ce qui nerempécha» pas. de rester, a cause de sa maudite langue r étendusur une roue peu dant un long iour._Le chancelier de lflHópital , homme fort expérimenté dans la vie,

faisait le plus grand cas de ce traité; il con-

seilluit de le lire sans cesse afin de l'avoir touiours à la mémoire. Coulonveau ne l’avail sans doute pas lu.

ment la foi de leurs pères, mais

encore la langue de leur ancienne.

patrie , elles aiment à se rappeler,

la France en écoutant dans leurs

temples les mêmes paroles qui ins-_ truisirent etconsolèrent leurs an-, cêtres. M. de Félice , fils d’un ita-t lien proscrit pour ses opinions re-e

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Cette longue carrière de dévoûment et de vertu devait se terminer trop tôt pour son église , pour sa famille et pour ses amis. Le mercredi 7 mars 185e , Mede Félice fut frappé d'une attaque (Papo

plexie pendant qu’il travaillait à_ composer un sermon pour le dia gnanche suivant, Il vécut encore quatre jours conservant toute sa présence d’esprit , mais ne pouvant plus prvpouctr aucune parole, A, défaut de la voix, son regard ,s,o_n_ cœur priaient, et la sérénité de SQIt fropt témoignait assez que sa foi religieuseHi avait evvfis à mou.rir. Il s'endormit du sommeil des justes le r; mars et ses Obsèques eurent lieu à Lille, le 14 au rni-_ lieu d'un nombreux concours de fidèles et dfamîs, Plusieurs discours funèbres furent prononcés sur sa tombe par MM. pefizy, pas. tour à_ Tournai , Lazc/ieuëque , pasteurà Walincourt et Be/(ol, pasteur à Arras. Et maintenant que la terxe a couvert la dépouille mortellede cet homme de bien, ga rdons le souvenir de sa vie , moins encore pour honorer sa mémoire que pour suivre l'exemple qu’il a donné. La mémoirefde tels hommes ne doit pas s’en_sevelir tout entière avec eux dans la tombe; il importe qufelle reste comme un encouragement pour les uns, CQIYI; rne une leçon pour les autres. ‘ X.

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s’il dort ou s'il veille , et le prince pour le faire sortir de lîimmobilité stupide oii la surprise l'a plongé est obligé de lui répéter ces mots étranges : a chez Paroly. » Enfin l’on arrive à cette destination inusitée Le laquais stupéfait abaisse lentement le marche-pied ne sachant trop à quoi s'en tenir, tandis qu'en deux sauts le prince s'est élancé dans la maison

La famille Paroly étaità table en tournant paisiblement un abondant potage. Dieu sait la surprise de ces braves gens à l'aspect d’une voiture à quatre chevaux s'arrêtant à leur porte et surtout en vo

yant entrer dans leur modeste ha

bitation, qui !.. Le prince de Ligne lui-même... Un prince? en costume de gala, un prince qui , d'un air affable , se présente sans façon , en un mot comme un convive attendu. Paroly, tremblant s'informe d'un air respectueux de de ce qui lui procure favantagev, il voudraitparler, sa langue s'embarassemil bégayeu" enfin il reste muet tout-à-fait quand le prince d'un air cavalier , lui dit: en lui frappant sur l'épaule ; a Père Paroly je viens familièrement prendre votro soupe. » Bientôtjoignant les actions aux paroles, il s'assied , plonge sa cuiller dans son assiette et mange aussi bien qu'il l'eût pu faire dans la plus belle vaisselle. Le dîner, d'abord froid, puis bientôt moins réservé , grace à l'amabilité de l'étranger convive , se passe très bien et le prince ne fait nullement l petite bouche comme on pourrait le craindre d'une

altesse dinant chez un boucher. Le repas fini, le prince se lève et avec une aisance sans exemple serrecordialement la main de Paroly en lui disant: « A demain. » -A demain ! repart celui-ci stupéfait ; puis-je savoir ce qui me procure l'honneur. . - Oh 5 très volontiers , mon cher, mon maître d'hôtel m'a appris ce matin que tu ne voulais plus me livrer de viande, j'ai trouvé que tu avais raison , et qu’il serait beaucoup plus simple que je vinsse la manger chez toi. x La dessus il saute dans sa voiture , le fouet retentit , et Paroly reste immobile comme une statue. Honteux et confus , il. prit cependant bientôt son parti , et en homme qui n'était pas ambitieux, il aima mieux le lendemain envoyer de la viande à Belœil que de la fournir chez lui avec l'assaisonnement par dessus le maflhé. Que de bouchers cependant, même parle tems qui court, préféreraient à leur argent l'honneur de recevoir à diner chez eux ne fut-ce qu'un. . . . baron du St-Empire

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ge, Troyaux eut occasion , pendant lesinvasions de 1814 et 1815 , de déployer une intrepidité et une présence d’esprit dignes des plus grands éloges. Il fità lui seul plus de tort aux alliés qu'une compagnie entière : toujours aux aguets, surveillant toutes leurs tentatives, tantôt il tenait les autorités militaires de Mauheuge au courant de leurs mouvemens , tantôt il conduisait les alliés dans des embûches et leur enlevait des bagages et des munitions. Un jour il fut forcé de servir de guide à un oflicierprussien ; au lieu de le conduire vers Avesnes comme on le lui ordonnait, il l’amena par des détours jusqu’aux portes de Maubeuges; arrivé près de glacis il lui déclara qu’il était son prisonnier et il parvint à le désarmer. Ses faits et ‘gestes étaient tellement connus des alliés , que l'administration civile eut beaucoup de peine à le soustraire au courroux des prussiens après la prise de Maubeuge; il fut longtems obligé de se cacher pour échapper à leur fureur.

Troyaux termina sa carrière à Louvroi_l , près Maubeuge, le 5 avril 1825; il laissa une veuve et cinq enfans dans un état voisin de la misère. Il ne recueillitrien de son dévoûment; si le sort l’eut placé dans une sphère plus étendue son nom figurerait dans toutes les biographies , tandis qu’il mourut pauvre et oublié. E

FRANÇOIS DEPPE. - D'abord chanoine du chapitre collégial, de Bin che ,- fut reçu au chapitre Mé

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moment ou le major de Place, ancien protégé de madame de Pompadour venait rendre ses devoirs à la belle sœur de sa bienfaitrice. Il lui dit qu'il avait été bien heureux de ne‘ pas être conduit en prison , et en même tems il lui offirit pour le lendemain de le conduire dans tous les ouvrages de la place , ce qu'il fit tout à loisiret sans danger.

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A une époque et dans un pays o‘u il n’existait probablement aucune machine propre à soulager les travaux des hommes , ce sont les forces extraordinaires qu'a exigées l'érection de ce monument grossier, qui doivent le plus nous étonner. Le ciseau de l’artiste ne l’altéra jamais; aucuns caractères , aucune inscription ne s’y trouvent gravés: on n’y- remarque que les efforts impuissans de , quelques hommes qui croient peut-être s’il lustrer en écrivant leurs noms obscurs par tout on ils passent. Ce monument avait plus de deux mille ans d'existence, lorsque l'administration des ponts-et-chaussées, voulut,sous le gouvernement de Bonaparte , l_e faire disparaître et s’en servir pour pierre d’éclusfl

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