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C'est après ces nombreux faits d'armes et lorsqu'il avait déjà fait onze campagnes , qu’il fut honoré de l'étoile des braves, le 25 prairial an 1a.

Appelé avec le même grade, aux chasseurs ‘a pied de la garde, le 1' mai 1806 , fait oflicier de la légion d'honneur le 145m1 1807, et nommé chefde bataillon au même régiment le 1a mars 1808 , il fut bientôt après chargé d'organiser un des premiers régimens de jeune garde, le 2° régiment de voltigeurs dont il fut nommé major colonel, le 5 juin 1809.

Passé ensuite en la même qualité au 2* régiment de chasseurs à pied le 8 avril 1815, fait commandant de la légion d’honneu1‘ le 17 mai, honoré de l’ordre’de la couronne de fer le 16 août, il est: mort sur le champ de bataille de Dresde , le 26 août 1819, colonel major du 2° régiment de chasseurs à pied (grade correspondant à celui de marécbal-de-camp d'aujourd'hui ) , Après avoir fait les campagnes de 1792, 1795 et des années a et 5

de la république , à l'armée du Nord , celles des années 4 , 5 , 6 , 7 et 8 en Italie , de l'an 9 à l'armée des Grisons , 12 et 15 sur les côtes dePOcéan , 14 , 1806 , 1807 et 1808 à la grande armée, 1810 et 1811 en Espagne, 1812 en Russie et 1815 en Saxe.

Telle fut la carrière laborieuse et pleine de gloire de Deshayes Ë 4 blessures et ao campagnes n'avaient altéré ni ses belles formes ni sa vigueur; brave comme un Bavard, il était l'émule et le compagnon d'armes de Mouton-Duvernay et de Cambronne ; apprécié de l’Empereur il en était aimé. Celui-ci se plaisait surtout à l’e11tendre , dans une revue, commander ses vieilles légions. Combien son air martial et le son de son commandement en inspiraient aux soldats! Sans efforts, sa voix se faisait entendre dans tous les rangs.

Aussi tranquille au champ de bataille que s'il eut été à la parade, qu’il fesait beau le voir sous une pluie d'obus , au centre d'un carré , commandant le maniement d'armes à ses soldats, en présence d'une charge de cavalerie , qu’il attendait à bout portant pour commencer le feu l

Toujours supérieur au grade qu'il occupait, que d'avenir en lui si le fer meurtrier ne l'avait frappé, au moment ou il surgissait du rang de tant de valeureux soldats.

A tant de qualités guerrières il joignait un excellent cœur. Père de ses soldats , il en était adoré. Combien de ces enfans d'adoption n'a

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arma

tout d'une croix magnifique en vermeil, le frappèrent, l'étoufdirent. Il vola lourdement en tournant sur lui-même, et , perdant tout-à-fait la tête, au lieu de s'évader par la porte qui était ouverte et lui olfrait une si vaste et si facile issue , il alla maladroitement se heurter contre un des vitraux de l'église. Les aspérités osseuses qui ornent son front brisèrent le verre fragile et les vitraux fracassés tombèrent en débris sur le parvis du templeÜLLes marguillers murmuraient de ce dégât, mais Buisseret s'empressa de le réparer en payant de ses propres deniers un nouveau vitrage qui fut misà la place de l'ancien. Il eut même la modestie de s’y faire représenter revêtu de ses ornemens archi-épiscopaux, et agef nouillé près d'un prie-dieu , dans un temple de style grec que le bon peintre verrier s'est imaginé sans doute devoir très-bien rappeller l'architecture gothique de Yéglise ou se passa cette singulière scène. Cette fenêtre, à laquelle il ne manque pas le moindre segment de verre, se voitencore aujourd'hui . C'est la seconde à la droite du chœur, en regardant l'autel. Je l'ai vue , de mes propres yeux vue , mais j'y ai en vain cherché dans quelque recoin obscur Yimage du casseur de vitres , elle ne s'y trouve pas et c'est grand dommage , car la race des évêques n'est pas perdue , mais celle des diables, malheureusement

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pour les romantiques , est éteinte j et j'aurais vivement désiré voir comment ceux de nos bons ayeux étaient faits.

H. D.

UEPITAPHE D’ALIX. -Alix, comtesse de Hainaut, épouse de Baudouin IV, dit I’Edifieur, fut inhumée dans l'église de Ste.-Waudru, vis-à-vis de la chapelle de St.Joseph (1), son corps y reposait sous un sarcophageen porphyre égyptien , dont la lorme était un carré long, plus étroit à Pane de ses extrémités qu'à l'autre , surmonté d'une croix en relief qui se terminait en arête. Aucun historien n’a encore rapporté exactementfépitapheinscrite sur ce tombeau , tous ont omis les quatre derniers verset déliguréle septième. La voici telle qu'elle existe réellement:

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[dem= Me llgat ad iapidem comitissam mors AaliQui legis adde fidem cras tibi fiel idem. Quid mi famose rlatfama ganus gnose Qid mi formose forma nitorq , rose. [veri Fuma lepet gencri dolor est speciem remoSicq zlatur fieri non hodie quod heri. Finis admjulio eum nulla vel alter-a fio Matris humi gremio mure locata pio,

41mn verbi incarnant m" ct? seæagesimo nom:

Sois cngn ata namtrensi stemmate nnta .Suntflü sequens futa plaudo melendo sala ; Quisqis ades tecum volvasque nunc truho ' mecum Dum potes equm te date dona prccum. (s)

(r) Dans le bas côté gauche du chœur , la longueur de ce monument est de 1 mètre 98 centimêtres ; sa largeur à la tête , 71 centimètres; sa largeur aux pieds , 47 centi’ mêtres. Il se trouve auiourtPhui dans une des salles basses du ci-devant couvent des Jésuites , rue des Gades, à Mons

(2) Voici l1 traduction de ces vers , dont nous écaflons les jeux de muts et le nruu

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J'ai souligné les mots et les lettres détruits par le tems. Quant aux quatre derniers vers , il n'est pas étonnant que les auteurs les aient omis; ils sont inscrits sur la base du tombeau, laquelle base était scellée dans le mur, ce qui empêchait de pouvoir lire l'inscription-intégralement. Quant au 7° vers nos historiens ne peuvent alléguer d'excuse; tous l'ont cité de cette manière : « Cum nulla D E T allera etc. Or ces mots ne présentent aucun sens. J'ai , moi, pris le fac-simile de l'inscription sur le tombeau même et le mot VEL supérieurement écrit et conservé que j'y ai lu doit dissiper les doutes des plus incrédules. Nos annalistes se seront-ils trompés d'abord, puis leurs copistes les auront ils imité en reproduisant leur er

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vais goût qui . dans la forme, font de cette épitaphe un petit chef d'œuvre de niaiserie gothique.

u La mort tient sous cette pierre la comtesse Alix. Passant, crois moi , demain méme sott-Üatlend A quoi me servent maintenant la renommée, la noblesse, l'éclat de la beauté , la blancheur de la rose! ici, Pillustration est bien froide et la beauté , hélas! n’l1abite point ce lieu .- c’est ainsi que la veille ne peut renaître le lendemain

u Le mois de juillet expire au moment où la mort m’unéanlit ou me métamorphose , et lorsqu’un pieux usage me full. rentrer dans le sein de la lerrc , notre mère commune

L’an 1169 de l'incarnation.

u Issue de la noble famille de Namur, qui était unie par le sang a de Saints personnugus , ayant obéi zi des destinées sucrées, j'en recueille avec joie le fruit.

u Qui que tu rois , encore que tu portes avec toi les mêmes graccs méritoire: qui mwccompagnent ; n'oublie pas , tandis que tu le peur, d'acquitter ton juste tribut de prières. u

A. t.

reur ‘.7 Auront-ils craint de transmettre à la postérité cette pensée du néant que l'on ne peut rencontrer sans une extrême surprise sous les voûtes du temple chrétien ‘I je l'ignore, toujours est-il qu'ils ont tronqué et défiguré cette épitaphe. H. D.

TAVIEL (le baron de), grandollicier de la légion-d'honneur et lieutenant-général d'artillerie , est mort recemmentà l'âge de 64 ans. Né à Saint-Omer, au mois de juin 1767, le jeune Taviel se destina de bonne heure à la carrière des armes. Il fut le compagnon de l'empereur à Brienne , etsortit de cette école pour entrer au service en 1782. Depuis cette époque , Taviel s'est distingué sur presque tous les champs de bataille; il commandait l'artillerie du 4° corps aux batailles de Leipsick, ' de Lutzen et de Bautzen , et pendant les cent jours, eut le commandement du siège de Belfort. Depuis la ‘révolution de 1830 , le général Taviel , qui avait été mis à la retraite sous le ministère de M. de Clermont-Tonnerre, avait été replacé dans le cadre de réserve.

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LAPOSTOLLE (Alexand re-Ferdinand-Léonce). - Professseur de physique et de chimie à l'école de médecine d’Amiens , né à Maubeuge,le a l décembre 1749, mort le 19 décembre 185 l ,' à Amiens , à l'âge de 8a ans. Toute la vie de cet honorable citoyen a été employée à d’utiles applications des sciences aux besoins et au soulagement de l’humanité. Telles sont ses recherches sur l’emploi des ustensiles de ménage en cuivre , ses mémoires sur les tourbières et sur la culture de la pomme de terre et Yusage qu'on peut faire de ses fanes pour l'extraction de la potasse , ses paragrêles ou moyens propres â empêcher la formation de la grêle, et beaucoup däutrelsffravaux recommandables. Des actes de bienfaisance Pavaient rendu cher aux ci

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GISLEBERT, moine de SaintAmand. - Pendant le XI‘ siècle , la célèbre abbaye de St.-Amand en Flandre futhonorée parla retraite de Gislebert, doyen de l'église de SL-André d’Elnon, qui de l’état ecclésiastique passa à l'ordre monastique et mourut en 1095 dans ce monastère. Gislebert ne cessa de s’élever contre les désordres des ecclésiastiques de son tems qui avaient déjà abandonné la simplicité de la primitive église , et contre les vices du peuple qui conservait encore la barbarie de l'époque. Contrairement au proverbe qui dit que nul n’est prophète dans son pays ,. le moine de St.-Amand eut cette réputation dans le sien. Comme il avait reçu de la nature un talent particulier pour la prédication , il eut la gloire de faire de belles" et nombreuses conversions; il aplttissé quatre livres des miraclesflStl-Amand, évêque de Maestricht et fondateur de son monastère, avec’ l’histoire d'un incendie qui le consnma de son tems. Sanderus danssa bi-' hliothèque des manuscrits de la» Belgique , lui attribue encore une Explication de Ioules les épitres de SL-Paul que l’on conservaitjadis dans la riche bibliothèque de SLAmand. Le savant Bollandus , auquel peu de chose échappait, a publié la relation des miracles de St -Amand, par Gislebert, dans le mois de février desa belle et précieuse collection de la vie des saints.

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