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dévoûaatent et de bravoure :l0l‘5 de l'attaque dirigée contre la ville par le duc cYAromberg. Pendant soixante-dix. jours ,-les Canonniers un quittèrent pas leurs batteries. \ L

C'est pour la défense de "la "villa de Lille et de la-"patrie queœnr’ battirent au ibombardemenbde 1 79s les braves qui comptaient Ûvi gneurdnns, leurs rangs. Lfhistoire r edira avec quelle intrépidité, quel. abandon-patriotique ils sont ras-.tés fermes au poste le plus avancé , et quelle part principale ils ont eue à la retraite honteuse d’un en» nemi acharné, Aussi en Pan XI, le grand homme dusiècle, visitant les ruines presquÏencore fumantes d’un des quartiers les plus popue lenx de la ville , et parcourant Femplacement, on étaient les batteries de Fennetni , voulut savoir qui avait si vaillamment défendu la plane si vivement attaquée son nomma les canonniers sédentaires, et en récompense de leur intrépi té , il ordonna que deux pièces de canon , avec cette inscription ll01 notable , leur seraient accordées:

LE BELEMIER CQNSUI‘ aux CANONNIERS DE LxLILE. 29 septembre 1792. ,

En 1809, une expédition sortie des ports d’Angleterre vient dèbar quer dans l'île de Valcheren. Toutes les gardes nationales des départemens voisins furent appelées à la défense du territoire; le corps des Canonniers sédentaires fut dirigé vers l’on des points les plus exposés. Dans cette campagne nos ar tilleurs perdirent trois ofiiciers et vingt canonniers, l

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Nous pouvons encore rappeler Ïarmement de 1814 , et les dispositions honorables à repousser l’é{ranger . . . . . . . Les opinions des canonniers Lillois ne sont pas changées : ils sont tous dévoués à notre jeune royauté et aux principes des immortelles journées de juillet; pour preuvenous pourrions citer "les paroles d'un des vétérans des phalanges impériales , le général Joufii-oy , récemment admis dans le corps des canonniers lillois.

L.

DE MEAN (FRANÇOIS-ANTOINEMAnm-Consriiurtrnprince de), né au châteaudeSaive, le6 juillet 1756 mort à Malines le 15 janvier 1850. Il étudia successivement à Yacadémie de Douai et à celle de Mayence et il était chanoine de la cathédrale de Liège lorsqu’il fut élevé à la prêtrise. Ên 1786, il devint évêque suffragant de cette ville, et en 17924211 fut élu évêque. La révolulion française le contraignit de se réfugier en Allemagne, et ce ne fut qu’après 20 années d’exil qu'il revint dans sa patrie. Uévèché de Liège n’existait plus, et M. de Praclt ayant résigné ses fonctions, le prince de Méan fut nommé archevêque de Malines et primat des Pays-Bas. Simple et sans ostentation, ses immenses revenus étaient consacrés à soulager Yinfortune.

ENGELSPACH-LARIVIÈRE. -- Géologue de Bruxelles , avait consacre’ toute sa fortune à visiter le nord de l’Europe. Il publia , en 1826 , une Notice sur le calcaire magrzésierzet plus tard une Des

cription géagzzostique du Luxem

bourg , in-Ä" ; des Consideratians

sur les blocs erratzques de roc/les primordiales, in-S" , 1829,- enfin , De la géogrwsie sous ses difiërenls rapports , 1850. Il prit une grande partaux événemens de la révolution belge de septembre, et mourut au bain , frappé däpoplexie, le ai juillet 185 1 .

PIED DE TOURNAI. (Identité entre ce ‘pied et l'ancien pied Romain.) - Le pied dont on se servait, avant que le système métrique ne vint ramener tout notre pays à une commune mesure, avait une longueur différente dans chaque province et quelque fois dans chaque partie de la ville. Renard dans ses Tarifs métriques de tousles anciens poids et mesures des (latirtemens de Jemmujzes , Sombre, et Meuse , etc., nous donne une longue énumération de ces ditférens pieds. On ignore d'où ils tirent leur origine. Mais en convertissant les pieds romains cités par Rondelet en fractions décimales du mètre , on leur trouve une identité étonnante avec ‘quelques Juns de ceux dont on se servait dans notre pays. Quoique les savans et les métrologues ne soient pas d’accord sur la valeur du pied romain en mesures modernes, ils diffèrent peu dans leur évaluation ; ,et cette différence n’étonne aucunement, lorsqu’on admet avec quelques auteurs que‘ les plus longs sont ceux qui remontentà une plus haute antiquité. Nous trouvons pour comparaisonpde quelques pieds de notre pays avec ceux cités par Ron

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constructions qu’on y a découvertes viennent à l'appui de l'histoire. La différence d'un centième de millimètre qu’on lui trouve avec la valeur du pied romain admise» par les savans de tous les pays , étonne d’autant moins que l’on sait que la plupart des mesures dont ou se sert dans ce siècle éclairé sont considérées comme exactes lorsq»u’elles n’olfrent qu’une si faible

différence. A. T. C.

SAINT-AMAND (i). - Ville de la Flandre française , située sur la Scarpe, à 5 lieues de Valenciennes, huit de Douai et neufde Lille. Cette ville, qui se trouvait, avant la. conquête des Pays-Bas , précisément sur la ligne qui séparait la. France des possessions de l’Autriche , n’avait point de fortifications, non plus que la petite ville d’Orchies, qui est située’ sur la même ligne , à Ælieues plus loin au Nord-Ouest. Cette singularité était d’autant plus remarquable , que depuis Valenciennes jusqu’à Lille , dans un intervalle diamétral de |2 lieues , le pays se trouvant tout-àfait dégarni des places fortes, eût pu tomber au pouvoir des ennemis , qui auraient eu à leur disposition plus de 200 bourgs et villages, avant d’atteindre la ligne de

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résistance sur laquelle se trouvent Cambrai, Bouchain et Douai. Je sais bien quelles réponses l'on peut faire à cette objection; mais ces réponses mêmes fortifieraient mon argument. Au reste toutes ces observations ne pourraient avoir aujourd'hui de valeur, quälttantque le gouvernement français rendrait les Pays-Bas et établirait les anciennes frontières , ce qui n'est nullement probable , quoiqu'en révolution il fne faille jamais répondre de rien. - La ville de SL-Amand est assez jolie et peut contenir de 5 à 6 mille habitans, y compris tous les hameaux qui formaient jadis Yarronclissementde la paroisse. Le commerce principal y consiste en laine et en bas tricotés. Les Sai/zt-Amandinois ne passent pas pour lepeuple le plus spirituel de la Flandre; .il.s'en faut. On se feraitdkflicilement une idée de leurs usages , de leurs ‘mœurs et de leur conversation. Il semble que ce petit pays soit un "pays de sauvages et qu’il.n’ait aucune relation avec les pays environnans. Valenciennes , qui n'est qu'à trois lieues de-là , offre un contraste frappant avec SL-Amand , par la politesse , l'urbanité, l'amour des arts qui la distingue , et. l'on dirait que ces deux villes sont situées à deux mille lieues l'une de l'autre. La ville de SL-Amand, a été, dans la révolution, la proie des autrichiens. Ils y commirent beaucoup d’excès, et elle se sentira long-tems des ravages qu'ils y exercèrent. - Le fils du maître des postes (nommé Tordoir, père d’une famille intéres

sante) qui avait paru contraire 311 parti Républicain , fut traité par le peuple comme Berzlzieret Elesselles avaient été traités à Paris. Ce jeune homme avait tout au plus ao ans- Ce qui a donné à la ville de St.-Amand un grand renom dans toute YEurope, ce sont les eaux minérales et surtout les Boues situées à trois quarts de lieue de la ville , à l'entrée d'une vaste et superbe forêt, que les guerres de la révolution ontfurieusement éclaircie et dévradée. - La ville de St.Amand élait gouvernée par les moines de la célèbre abbaye du même nom. Ils occupaient la majeure partie de l'étendue de la ville , dont ils étaient seigneurs. Leur abbaye étaient un des plus beaux , des plus antiques et des plus curieux monumens de TEurope; l'église surtout excitait l'attention des étrangers ; il n'y avait pas d'édifice en France qui put lui être comparé. C'était le temple le plus majestueux qui existât; sa forme et sa structure étaient précisément celles des anciens temples du paganisme. Aucun bâtiment n'était plus propre aux cérémonies imposantes. Lestableaux de Rubans la décoraient; les autrichiens l'ont dévastée en partie; les français ont fait le reste; et ce magnifique monument , doit être regardé comme perdu. L'abbaye jouissait d'un revenu de six cent mille livres et au-delà , dont le tiers formait la portion du cardinal d’York, frère puiné du prétendant d’Angleterre , qui en était abbé commandataire par la générosité des derniers rois de France

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ce que l’on peut bien regarder comme un abus. Le moine-qui exerçait sa Jurisdiction sappelait le grand-prieur, le dernier était fils. d’un marchand de pommes ' de Tournày ; son assiduité à ses devoirs l’avait porté peu-à-peu à cette place éminente. Le grandPrieur nommait aux places civiles et judiciaires de la ville; le prévôt; ordinairement avocat ou homme de loi, servait la messe du grand-prieur aux grands jours de cérémonie , Pépée au côté. Le moine , que le grand-prieur chargeait de la‘ conservation deseaux et forêts , {appelait le Mailre-des-bois; tous les‘ ofliciers de cette maîtrise étaient à la nomination de ce moine, à qui sa charge valait environ deux mille écus. Il y avait dans cette abbaye nombre d’emplois qui rapportaient aux moines qui les exerçaient , une somme plus ou. moins considérable par année. Ces

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pauvreté! mais il faut avouer qu’en général ils ne faisaient pas très ma uvais usage de leurs émolumens.La plus grande partie servait presque toujours à soulager leur famille; et l’on petitassurer sans craindre un démenti , qu’il n’y avait pas un indigentstu‘ leurs terres. Un casuiste sévère me dira que le bon emploi de Pargent n’excuse pas un religieux qui ne doit pas avoir d'argent; que le bien de Péglise était le patrimoine des pauvres; et que Yexcédent du nécessaire devait être réparti aux malheureux , sans exception des personnes et sans aucune considération de pareqte’ , ni

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dïamitié. Il est fliflicile de détruire cette objection , si l’on s’en tient

à la rigueur des vœux monastiques.

Une autre objection qui n’est pas moins forte, et à laquelle on n’a pas songé , lors de la fameuse discus

sion qui a eu lieu sur Yexpropria

tion du clergé régulier, c’est que les biens des abbayes zfétaientpas ori

ginairement destinés à Yusage qu’on

en a fait depuis plusieurs siècles.

Un article des Capitulaires de. Char Iemagne porteen termes exprès, que a telle abbaye fondée par ce prince u (il rfagissait précisément de l’ar« dre de SL-Benoit) est destinée à u recevoir cent religieux; mais que,

u si le nombre ne va pas jusqu’à

u cent , la part des individus man

«quant pour le completter, sera a mise de côté pour les pauvres et’ «JJOIIÏICS besoins de Z’Etat. _»

Ijintention du fondateur n’a donc pas été remplie , toutes les fois que vingt ou trente religieux ont absorbé le revenu d’une maison fondée pour 50 ou 60.

BEFFROY DEREIGNY’

' LE MONT CASSEI. - Au nord dela France età six lieues de la mer, selève le Mont Cassel , sublime pyramide au milieu des immenses plaines de Flandre qui s’étendent à ses pieds. Pour ‘qui ne connnit que les rascs campagnes de cettepartie de la France , pour qui n’a» pas vu la Suisse avec son ciel si gai, ses montagnes ou la végétation est si vivace, ses hois étagés aux flancs des côteaux , ses rochers réfléchissant les Ceux du soleil comme des diamans, tous ses paysages

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