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ARTHUR DINAUX.
AUGUSTE DELSART.
Ami: LEROY.
LUEZ-

BOTTIN.

BELVAL.
CoQUELm.
DUTHILLOEUL.

DE B-um NTE.

DE STASSART.
FÉLIX DAVIN‘
FIDÈLE DELCROIX.
FRÉDÉRIC HENNEBERT
GACHARD.

HENRI Pmns.
HENRI DELMOTTE.
HYPOLITE PAILLOT.
I. LEBEAU.
LELEUX.

Loms FUMIÈRE.
LE GLAY’
MOURONVAL.
ONÊSIME LEROY.
PIÉTERS. ° '
PASCAL LACBOIX.
HENRI BERTHOUD’
ANONYME.

Id.

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Un tombeau a été élevé dans le cimetière de Fresnes , à la mémoire de M. Desandrouin ; les armoiries , sculptées en marbre blanc, sont dues à M. Léonze-Fieuzal , professeur de sculpture à Valenciennes. Les armes de la famille Desandrouin sont : de gueules, àtrois fòuines l'une sur l'autre d'or ,- (leur lions léoparrlés d'or, a-rmés et lame passés de gueules poursupports

A’ n.

_’ ARBRE MIRACULEUX. Je publiai , en forme de lettre, l'article qu'on va lire , dans le Journal Gé_néral du 14 juillet 1818. M Collin de Plane} Yinséra dans sonsdic» tionnaire des reliques et des images miraculeuses. (T. 2 P. 247 et suivantes) En 1825 , M. Hécart‘, dans son Coupl-rfæil sur quelques usages parliculie/äs ä la ville de Valenciennes dit , aprèsavoir parlé de M. Collin dePlancy, que celui qui avait écrit cette lettre en avait i/nposé, en crqy» au fizire un article intéressant de gazette; je le reproduis cependant ici avec confiance ,- ce que je ne ferais pas si j'en avais imposé. Dans le récit d'un même événement raconté par plusieurs personnes , on trouvera toujours quelques d-iflërences; La version donnée à M. Hécart offrait peut-être des variantes , peut-être était-elle plus complète; mais je puis assurer que les faits renfermés dans cet article m'ont été rapportés par des

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témoins dignes de foi, et , entre autres, par une personne qui avait vu enlever et descendre le pauvre Philippe. Voilà pour le fond; quant aux détails du style et aux traits de la narration , le choix en est toujours librement abandonné à chaque écrivain. Cette explication peut d'abord paraître oiseuse, mais la vérité, même sur de légers points, vaut bien qu'on s y arrête.

’« Ilya quelque temps quflm cne énorme fut frappé de la foudre dans un bois qui tient au village de Brua-i. Peu de jours après, trois paysans qui sortaient d'une mine à charbon , passent près de cetarhre, en examinent le tronc et les branches fracassées et croient appercevoir à l'extrémité i de l'une d'elles une espèce de petite figure en bois. Tout homme un peu raisonnable ou désintéressé n'aurait vu dans cette ‘figure qu'un simple jeu de la nature;nos trois charbonniers voulurent y Voir une vier-Ä ge. Les voilà qui courent le pays en criant miracle‘. C'est NotreDame des sept douleurs qui est descendue sur cet arbre au Vniilieu. d'un orage‘. Ce prétendu miracle proclamé par l'intérêt, est bientôt accueilli par la superstition.‘ Toutes les bonnes gens du pays sont sur la route; "on veut voir et adorer cette ‘sainte vierge. Les charbonniers racontent qu'avant la révolution il ‘existait déjà une vierge dans ce bois , mais elle a été dépouillée et brûlée par des brigands; c'est la même qui revient aujourd'hui, ils la reconnaissent.

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u Le précieux arbre est bientôt orné par les mains des fidèles; la crédulité veut y suspendre ses offrandes. Un tronc a été adroitement placé pour recueillir les aumônes , une échelle est dreæée contre le chêne pour ceux qui voudront contempler la vierge de plus près, mais on exige une rétribution pour y laisser monter. Uatlluence augmente tous les jours,etles bénéfices avec elle. On attache àl’arbre quelques vieilles béquilles pour attester les guérisons miraculeuses; il s'en opère , dit-on , à chaque instant. Le bruit de ces merveilles a retenti dans la chaumière du nommé Philippe, qui depuis plusieurs années a perdu Pusage de ses jambes. Soutenu par deux personnes, il arrive, comme il peut, près de la vierge prétendue. Parvenu à Yéchelle, on s’efl‘orce vainement à l’y faire monter. Tous les bras réunis ne peuvent en venir à bout ; il faut cependant que Philippe aille toucher la vierge , s'il veut que sa guérison soit complète, et il le veut. Des cordes sont apportées, Philippe est garotté avec force; toutes les précautions sont prises comme pour élever une pierre de taille; on l’enlève, et Philippe. se sent exhaussé douloureusementversNotre-Dame dessept douleurs. Miracle! s’e'criet-ilaussitôt qu‘il a touchéla vierge; miracle! répètent en chœur tous les assislanlsJ e nïëprouve plus aucun mal, ajoute Philippe suspendu en l’air et secoué dans tous les sens, descendez-moi , je n’ai plus besoin de soutien , je vais cou

rir. On le descend , il veut courir et tombe. Ce n'est rien , relevez-moi! On le relève , il retombe Encore I Nouvelle cbûte. Ce

pendant je suis guéri , s’écrîe ce

malheureux, et ce n'est qu'après

une demi-douzaine de chûtes qui. ont aggravé ses maux , qu’il se dé

cide à retourner très-péniblement chez lui. -Vous avez sans doute omis quelque chose dans vos prières. - C’est probable , répond Philippe.

a Cependant la foule des croyants augmentant tous les jours, NotreDame des sept douleurs , exaltée par la mensongère renommée,était

devenue l'objet d’un culte fort étendu , lorsque Yadministration des forêts f ut instruite que les gar

des ne pouvaient réprimer les dé

lits qui se commettaient" dans ce

bois , et qu’il ne tarderait pas à être entièrement dévasté si l'on n'y

mettait ordre. Pour arrêter à l’instant tous ces dégats, il fallut couper le mal dans sa racine ; le chêne fut abattu. Cela ne se fit point sans scandale; quelques âmespieuses gémirent presqlfautant que les trois

principaux intéressés. La commu

ne, dit-on, est menacée des plus grands malheurs, et, depuis la disparition du chêne, il n'y meurtpas une vache ou unchat, qu'on n’attribue leur mort au juste ressentiment de Notre-Dame des sept don‘leurs. n A. L. _

MAHIEU (Nicolas) né à Mous, servait en l’an sept, en Italie. Il était à cette époque sous-lieuteuant et sous les ordres de son on

cle, le brave chef de brigade Lalzure , depuis général. Le 29 prairial an 7, Mahieti fut blessé en combattant dans les rangs opposés à Yarmèe de Suuvarow. Ce jeune homme rempli de mérite et qui donnait, comme militaire, de grandes espérances , passa depuis dans la garde impériale. Il était devenu chef-dc-bataillon et oificier de la légion d’honneur,lorsqu’il trouva une mort glorieuse au combat dlleilsberg , dans la campagne de 1807. A. L.

DESAINT ( rnonxs) , naquit à Roubaix le 4 février 1779; il avait à peine 14 ans , lorsqu’il commença à faire partie de ces armées improvisées qu’enfantait la Révolution française. Il entra dans le 15e régiment de chasseurs à cheval, le 15 septembre 1795, d’o‘u il passa bientôt dans la légion des francs. ll paya de sa personne dans toutes les guerres de la république et de Vampire. En l’an Vil , il a un cheval tué so us lui devant Zurich ; l’année suivante, étant en Souahe, il ramène à son colonel une PÎÈLB de canon de Yennemi, ce qui lui valut son premier grade. A la tête de 21 braves , il arrête un escadron de

hussards de Kranitz qui allait sur

prendre à Soustaim le quartier-général de Vandamme. A Austerlitz, il fait un colonel russe prisonnier , et , aidé de deux de ses hussards , s’empare de deux pièces de canon. Enfin à Eylau, il arrive le premiersur Yartillerie russe , et peu de jours après on voit briller sur sa poitrine Yétoile de Yhonneur. La manière dont il se distingue à Wa

gram le fait nommer maréchal-deslogis-chef dans la garde impériale.

Appelé comme lieutenant , en 1811 , dans le 5° régiment de chasseurs à cheval, Desaint passa en Espagne , ou il se signale dans une charge que fit son corps le 23 octobre 181e ; après avoir percé deux lignes de cavalerie ennemie , cet intrépide olficier avait pris un général anglais, quand il fut entouré de deux pelotons de chevaux-légers

‘qui le forcèrent à abandonner sa

brillante capture 5 il n’en revint pas moins en ramenant un oflicier prisonnier.

Il rentra à Niort en 1815 et y fut nommé capitaine; la Restauration le trouva commandant de cette place et àla veille d'obtenir la croix (Yoificier de la légion d’honneur. Uordonnance du 1a mai 1814 le rcnvoya dans ses foyers avec le traitement de non-activité; Roubaix revit ce brave en août 1814, mais les fatigues de la guerre avaient gravement altéré sa santé; de funestes symptômes ne tardèrent pas à annoncer un dépérissement prochain. Desaint avait sollicité de la bonté de son Roi la croix de St.Louis, comme le prix du sang versé pour sa patriependant plus de vingt ans , mais il étai. écrit qu’il ne verrait pas le jour de la justice ; il mourut en 1817, emportant les regrets de ses concitoyens et de tous ses frères d’ar1nes. A’ n.

LE HAINAUT COMPARÊ a LA FAMILLE DU PATRIARCHE JACOB‘ Voici comment Jacques de Guyse, Annales du Hainaut , livre 1" , CllâP V1, établit ce curieux rapport:

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