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admirée dans les hôpitaux de Berlin. quefois le pas à une heureuse empiric. Les aliments distribués aux malades, Aussi, d'après ce que j'ai vu, la clinique peut-être susfisants quant à la quantité, de ce grand professcur est-elle une des pourraient être de meilleure qualité, car plus instructives, qu'élèves et hommes de les soupes et les bouillons que j'ai goûtés l'art puissent visiter. à plusieurs reprises, 'sont peu appétis- En voulant donner à l'instruction clinisants.

que une base toute scientifique et uniqueLes services destinés à l'instruction cli- ment rationnelle, M. le professeur Skoda, nique sont répartis comme suit : quatre qui occupe dans le monde médical unc pour la pathologie interne, dans lesquels place si justement méritée, peut, sans professent MM. Oppolzer, Skoda, von doule, avoir une influence très-heureuse Raimann, Helm, directeur; un service sur ses élèves et contribuer grandement pour les maladies de la peau, à la tête du- aux progrès de la science; mais je me dequel est M. le professeur Hebra ; un ser- mande en même temps, s'il atteint toujours vice pour les maladies vénériennes, confié le but qu'il se propose, lorsque ce célèbre à M. le professeur Sigmund; deux services professeur cherche à expliquer les causes, de chirurgie, desservis par MM. les pro- les effets , les conséquences des procès fesseurs Schuh et Dumreicher, un service morbides, et cela souvent par des hypopour les maladies des yeux, dirigé par M. thèses en partie hasardées, en partie peu le professeur Arlt; deux pour les accou- en harmonie avec les derniers résultats chements, l'un confié à M. Gustave Braun, de la science actuelle et de la saine obser. professeur adjoint, l'autre à M. le profes- vation faite au lit du malade; quand il seur Bartsch, qui est uniquement chargé prétend que le diagnostic de la pneumonie de l'instruction des sages-femmes. Enfin, et de la pleurésie est, au point de vue thépour être complet, je te ferai encore men- rapeutique, parfaitement indifférent, mais tion de deux chaires qui, par leur valeur très-important par contre pour le pronostoute pratique, ne pouvaient trouver une tic; quand il fait abstraction complète du meilleure place; je veux parler de celles pauvre malade devant lequel il se trouve, d'anatomie pathologique et de médecine et qui, pour lui, ne parait être qu'une légale, la première occupée par M. le pro- masse inerle ; quand il rejette enfin toute fesseur Rokitanski, la seconde, par M. le thérapeutique dont les effets nous sont professeur Dlauhy.

en général si parfaitement inconnus. La Parmi tous les professeurs de Vienne médecine n'a malheureusement pas encore qui m'occuperont maintenant, c'est M. atteint un tel degré de certitude mathéma. Oppolzer que je place sans hésiter au pre- tique, qu'elle puisse faire abstraction de mier rang, et qui est, à mon avis, la pre- cette saine et modeste expérience qui, mière gloire de Vienne médical. Aimable semblable à la goutte d'eau qui use à la et modeste avec tous ceux qui s'approchent longue le rocher le plus dur, a renversé de lui, M. Oppolzer sait captiver ses audi- souvent en fort peu de temps les théories teurs, autant par l'étendue de ses connais- les plus belles et les plus solides en appasances, que par l'exposé clair et détaillé de la maladie qui fait le sujet de sa leçon. Le cours clinique de trois mois que M. Non content de recueillir , avec une scru- le professeur Hebra donne surles maladies puleuse exactitude et un grand talent d'ob- de la peau, a d'autant plus de valeur que servation, tous les symptômes qui doivent c'est le seul de ce genre qui ait lieu en lui aider à poser un diagnostic, le célèbre Allemagne. Ayant lc bonheur de disposer, professeur énumère toujours les signes depuis quinze ans, d'un riche et beau ma. pathognomiques de toutes les maladies qui tériel, le célèbrc dermato-pathologiste de pourraient être confondues avec celle qu'il Vienne a su en profiter avec un rare talent estime avoir devant lui, et résume de cette pour passer au creuset de l'expérience ce manière, avec une précision et une clarlé chapitre de la pathologie si riche en hyporares, les chapitres de la pathologie interne thèses, en confusions, en erreurs de toute les plus difficiles et souvent les plus com- espèce, et si pauvre en faits pratiques. A pliqués au point de vue du diagnostic dif- la clinique de M. Hebra, où un grand nomférentiel. Observateur consciencieux, pra- brc de malades sont examinés journelleticien distingué et ami de la vérité, M. ment par le maitre lui-même devant les Oppolzer soumet toujours la théorie à la élèves, la pathologie cutanée devient , pierre de touche par excellence, à l'expé- même pour celui qui ne peut être spérience faite au lit du malade, c'est pour- cialiste, une étude simple, facile, pleine quoi la thérapeutique, en général pure. d'intérêt et de jouissances , et la théroment symptomatique, cède pourlant quel- peutique, ralionnelle entre les mains du célèbre professeur, revendique souvent A la tête de la clinique ophthalmologià juste droit , par ses éclatants résul- que se trouve M. le professeur Arlt, qui tats, la place qui lui est peut-être en- est à Vienne ce qu'il a toujours été à Pracore trop légèrement contestéc. Si, d'un gue, c'est-à-dire un maitre très-zélé, mocóté, je me fais un vrai plaisir de rendre deste, possédant de vastes connaissances, ici hommage aux grands mérites du maitre et rempli du désir de former des prativiennois, je me crois, d'un autre, autorisé ciens capables et consciencieux. Comme à prononcer aussi quelques mots d'une opérateur , je crois que M. Arlt n'a pas jaste critique; car lorsque j'entends M. encore trouvé de rival. Par des raisons Hebra frapper d'anathème et traiter de qui me sont inconnues, ce professeur ne bêtises colossales à tout ce qui a été dit donne plus de cours d'opérations, comme ou écrit jusqu'à présent sur les maladies il le faisait à Prague : pour moi qui ai eu de la peau, prétendre même, en commen- le bonheur de l'y suivre, c'est une perte çant le chapitre de la petite vérole, qu'il que je ne puis assez vivement déplorer. n'y a pas un mot de vrai dans tout ce qui a La clinique d'obstétrique (1), dirigée été publié sur ce sujet; lorsqu'enfin M. actuellement par M. Gustave Braun, proHebra lance à tout moment ses traits sati- fesseur adjoint, offre par son importance riques et mordants sur ses confrères, et se toute pratique et son utilité, des avantages plait à jeter un ridicule enjoué sur leurs qui ne peuvent être assez hautement relcopinions, sans l'accompagner le plus sou- vés, et qu'on chercherait en vain dans les vent d'une critique raisonnée et approfon- cliniques semblables de l'Allemagne, à die, je ne puis que déplorer une telle ma- l'exception peut-être de celle de Prague. nière d'agir et de faire. Il ne devrait pas L'inscription que tout étranger doit pren. oublier, ce me semble, que s'il est parvenu dre pour être autorisé à suivre pendant au point où il en est maintenant, c'est deux mois celte clinique, lui permet d'exaprès être monté sur les épaules de ceux plorer journellement un grand nombre de qu'il jette à terre avec tant de dédain, et femmes enceintes et en couches, et lui se rappeler que l'impartialité et un peu de donne le droit de devenir, suivant un tour modestie sont le secret de tout professeur de rôle en usage quatre fois a journaliste.» désireux de gagner la confiance illimitée Le journaliste » assiste à tous les accoude ses élèves.

rence.

chements qui ont lieu pendant les 24 heuM. le professeur Sigmund, qui occupe res qu'il est obligé de passer à l'hôpital, une des premières places parmi les grands et pratique même, lorsqu'il en est jugé syphilologues de l'Allemagne qui combat- capable par le professeur qui l'aide de ses tent les opinions de M. Ricord, donne un conseils, les opérations qui deviennent cours clinique de deux mois sur les mala- nécessaires. Si je suis heureux de pouvoir dies vénériennes. A la tête d'un service apporter un juste tribut d'éloges aux beaux qui lui fournit un riche matériel, possé- talents de M. G. Braun comme praticien, dant de très-grandes connaissances et doué je lui ferai, d'un autre côté, le reproche de d'un talent d'exposition très-clair et exces- se plairc, comme professeur dans une sivement facile, M. Sigmund est bien à sphère d'activité beaucoup trop restreinte même de remplir avec distinction la lâche pour l'énorme matériel qui est mis à sa qu'il a entreprise.

disposition, et qui pourrait être employé La chirurgie est professée à Vienne, si avantageusement pour donner à l'indans deux services distincts, par MM. les slruction clinique encore plus de solidité professeurs Schuh et Dumreicher. Lors- et d'attrait. que je la compare à la chirurgic enseignée J'ai été, par contre, tout à fait content et pratiquée par MM. Chclius, à Heidel. du cours d'opérations obstétricales donné berg, Langenbeck, à Berlin, Pitha, à Praa

par ce même professeur, et je crois que gue, et que je remarque qu'ici, avec des M. G. Braun, en faisant opérer sur le talents ordinaires et une haute opinion de cadavre et en se servant assidûment du soi-même, on cherche à faire école en af- mannequin pour développer chez ses élè. fectant de ne tenir aucun compte de ce ves de la sûreté et de la promptitude dans qui se passe même dans sa propre patrie, lc diagnostic, atteint parfaitement bien lo c'est te dire, cber ami, ce que j'en pense, but purement pratique .qu'il se propose. sans qu'il soit nécessaire d'entrer dans de Que dire du célèbre Rokitansky, dont plus longs détails à ce sujet.

les recherches infatigables ct approfon(1) M. Carl Braun, connu avantageusement dans décapitation, et par les modifications qu'il a apporle monde obstetrical par son «colpeurynter » (voir iées au perforateur et au céphalotribe, vient

d'etre potre T. XIV, p. 338 pour la descrip., la fig. et nommé professeur ordinaire de ce service, et enl'emploi du colpcurynter), par son crochet pour la trera en fonction au commencement de l'ann. 1837,

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dies, jointes à un talent presque incompa- l'avaient déjà placé au premier rang parmi rable d'observation, ont créé pour l'ana- les physiologistes modernes. tomie pathologiquc une ère toute nouvelle M. Stellwag von Carion, en résumant et ont donné à cette branche un élan que dans un cours de deux mois toutes les rien ne peut modérer! Après avoir vu un idées et les découvertes nouvelles concergrand nombre de fois ce professeur assister nant l'ophthalmologie, s'est proposé un sans mot dire aux nécropsies faites par but qui est vivement apprécié par les méson assistant avec une superficie et une decins étrangers que leurs études appelnonchalance sans exemple, et après l'avoir lent à Vienne. Possédant de profondes entendu dans son cours théorétique, mo- connaissances, doué d'un grand talent d'obnotone et sans vie, je ne puis plus recon- servation, sévère vis-à-vis de lui-même, naitre en lui qu'une grandeur passée, et infatigable dans ses recherches, et entraije vais méme jusqu'à dire que je regarde nant par sa parfaite logique, ce professeur comme presque impossible à Vienne l'é- a droit à la reconnaissance de ses élèves, tude sérieuse de l'anatomie pathologique, et ne mérite pas, à mon avis, tous les rerépondant aux besoins de la science ac- proches qu'on se plait à lui adresser autuelle. Le cours de six semaines que M. lc près et au loin. La riche collection anatodocteur Klob, assistant de M. Rokitansky, mo-pathologique qu'il s'est faite lui-même, destine aux étrangers, est une triste et qu'il met entre les mains de ses élèves preuve de l'opinion que j'émets ici. avec une louable libéralité, serait à elle

Les cours particuliers que donnent à seule déjà une preuve de ce que j'avance. l'hôpital plusieurs internes et professeurs Formé à l'école de son vénérable père, agrégés sont en général fort médiocres et M. le docteur Ed. Jaeger ne pouvait que ne répondent nullement aux besoins de prendre une place distinguée parmi les ceux de nos collègues qui, munis déjà de ophthalmologistes; car c'est, en effel, à ce connaissances approfondies, ne viennent jeune et zélé professeur qu'on doit une à Vienne que pour se perfectionner. Dans grande partie des découvertes toutes noucette catégorie se rangent les cours d'aus- velles et si intéressantes faites au moyen cultation et de percussion de M. Kolisko, de l'ophthalmoscope. Animé du vif désir professeur agrégé; de M. Pleischl, interne de satisfaire aux exigences de ses élèves de M. le professeur Oppolzer; le cours de et très-capable de contribuer pour sa part chimie et de microscopie de M. Heller, à agrandir le cercle de leurs connaissances, professeur agrégé; enfin le cours d'ana- M. le docteur Jaeger donne deux cours, tomie pathologique de M. Klob, dont je l'un sur les opérations des yeux, l'autre viens de parler. Il y a pourtant lieu de sur l'ophthalmoscope , qui tous deux sont signaler une belle exception, c'est le cours suivis avec d'autant plus d'intérêt qu'ils de percussion et d'auscultation de M. le reçoivent une application toute pratique docteur Drasche, interne de M. Heller, à la clinique particulière que M. Jaeger dont j'ai été fort content, quoique j'eusse père a fondée (Schottenhof, 580). Sans désiré avoir à ma disposition un beaucoup parler de la manière aimable et bienveilplus grand nombre de malades.

lante avec laquelle j'ai été reçu par ces En sortant de l'hôpital général, nous deux messieurs, je me crois obligé, après n'avons pas encore épuisé, tant s'en faut, un examen consciencicus et répété, de toutes les ressources scientifiques qui se témoigner toute ma reconnaissance à trouvent réunies en si grand nombre à M. Ed. Jaeger pour l'exactitude vraiment Vienne. Ainsi, au Josephinum, ce célèbre surprenante avec laquelle il reproduit institut fondé par Marie-Thérèse el Jo- dans son magnifique atlas les affections seph II pour former les jeunes médecins morbides du globe oculaire examinées militaires, nous trouvons MM. les profes- avec l'ophthalmoscope, et je n'hésite pas seurs Engel, Ludwig et Stellwag von Ca- à dire que les critiques qui ont été faites rion, qui tous trois sont bien connus du à ce sujet, même par des hommes beaumonde scientifique.

coup plus compétents que moi dans cette N. Ludwig donne pour les médecins matière, ne sont nullement fondées. étrangers un cours de physiologie expéri- L'hôpital des enfants ou de Saintementale qui dure deux mois, et dans le- Anne, fondé et dirigé par M. le professeur quel il traite les chapitres les plus impor- Mauthner Ritter von Mauthstein, se distants de cette science, avec cette clarté tingue par son heureuse disposition et sa dans l'exposition, celle précision dans grande propreté. J'ai souvent admiré les l'exécution et cette connaissance d'un su- manières aimables, pleines de cæur et de jet avec lequel il s'est complétement iden- douceur, avec lesquelles ce professeur sait lifié, qui, lorsqu'il était encore à Zurich, prendre ses jeunes malades, et trouve que

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1. Mautner a, comme praticien, de gran- Dinde truffée. des et précieuses qualités qu'on doit vive Pâté de cheval à la mode, dit Patė d'Alment apprécier. Mais, d'un autre côté, fort, offert par M. Renault. j'ai eu de la peine à comprendre comment D'après le narrateur de ce diner, qui ce professeur, d'ailleurs si instruit, pou- aurait certes convenu à bien des gens vait se complaire dans des idées théoréti- pauvres, le bouillon de cheval est bon, ques par trop singulières et en complet très-bon; il possède un arôme particulier désaccord avec les résultats positifs de la que n'a pas le bouillon de bouf; il est plus science moderne.

chaud et révèle en quelque sorte à l'odorat Parmi les noms qui brillent encore au un liquide plus réconfortant. milieu de la Faculté de médecinc, je ne Le filet de cheval a été exquis, délicat, veux pas oublier de te citer M. Brücke, excellent sous tous les rapports ; c'est bien professeur de physiologie, et M. Hyrtl, au-dessus du cerf, du sanglier!!! professeur d'anatomie, que j'ai eu le vif Voilà bien des cxagérations. plaisir d'entendre plusieurs fois dans leurs

(Annales de médecine vétérinaire.) leçons. Mais en t'en disant davantage, je sortirais, cher ami, du cadre que je me suis proposé; je te quitte donc en te re

PRIX PROPOSÉS. commandant, si un heureux hasard t'amenait jamais à Vienne, de visiter la maison pour les aliénés, qui est sous tous les rap- L'Institut médical de Valence (Espagne) ports un magnifique établisseinent, et le propose au concours pour l'annéc 1858 les célèbre musée de préparations en cire, au questions suivantes : Josepbinum, qui n'a pas encore trouvé Médecine, L'action préservative du son pareil.

virus-vaccin est-elle temporelle ou abso(L'Écho médical.) lue? Dans le premier cas, jusqu'à quelle

époque se conserve-l-elle et quels moyens peut-on employer pour rendre son action

indéfinie ? Les affections morbides qu'on L'QIPPOPHAGIE ET L'IGNAME. La Presse attribue à la vaccine doivent-elles lui étre a donné des délails fort curieux sur un di- rapportées ? Confirmer les opinions qu'on ner dont la viande de cheval et l'igname émettra et tirer des conclusions de faits ont fourni les principaux élémenls. pratiques.

Voici les noms des membres de la com- Chirurgie. Décrire les tumeurs formission qui devait juger en dernier res- mécs par des membranes séro-vasculaires ; sort l'igname de Chine et la viande de che- exposer les caractères différentiels de val: MM. Isidore-Geoffroy Saint-Hilaire, celles avec lesquelles on pourrait les conMoquin-Tandon et Payen, membres de fondre; établir leurs causes, la marche l'Institut; M. le général de Bressols, di- qu'elles suivent et les moyens de trailerecteur de l'artillerie au ministère de la ment qu'elles exigent. guerre; M. Renault, directeur de l'École Pharmacie. Etude des essences suld'Alfort; M. Chalin, professeur à l'École surées, en comprenant la théorie de leur de pharmacie; M. Guérin-Méneville , se- formation et leurs diverses métamor. crétaire de la Société d'acclimatation; N. phoses. le comte de Rochemure; MM. Valserres et Sciences naturelles, En dehors des Remont (de Versailles), auteur de nom- sucres et des farines les plus connues, breux articles d'agriculture; M. et Mme étudier au point de vue agricole et chimiChevet et leur fils.

que les produits végétaux des pays mériVoici le menu du dîner Chevet : dionaux qui peuvent donner la plus Potage au pain, au bouillon de cheval. grande quantité d'alcool, et décrire les Bouilli de cheval au nalurel (8 heures procédés pour l'obtenir avec facilité et

économic. Ignames de Chine sautés au beurre. Une médaille d'or et le titre d'associé Barbue sauce hollandaise garnie d'i- libre seront décernés au premier Mémoire gnames de Chine cuits à l'eau de sel (12 couronné. Le second donnera droit au timinutes de cuisson).

tre d'associé. Petits vol-au-vent d'amourette à la Les Mémoires, écrits en langues espamoelle épinière de cheval.

grole, latine, française, portugaise, anCótelelles d'agneau à la purée d'igna- glaise ou italienne, devront être envoyés,

francs de port et selon les formes académiFilet de cheval rôti.

ques, jusqu'au 1er décembre inclusivement

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de cuisson)

mes.

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61 ans.

de cette année, au secrétaire de l'Institut, sens génital, qui fit certaine sensation D. Salvador Herrera, calle de Caballeros, lorsqu'elle parut en 1845, est mort à la fin 39, Valencia.

de mai.

Le docteur FLEURQUIN, chirurgien de

l'Hôtel-Dicu de Soissons, membre du ConCONDAMNATION D'UN MÉDECIN. - Le doc- seil d'hygiène de l'arrondissement, vient teur Pierre Fabre, ågé de 65 ans, né à de mourir à l'âge de 40 ans. Toulouse, exerçant depuis longlemps, en - M. H.-F. Peeters, ancien bourgcompagnie de somnambules, vient d'être mestre et médecin à Lichtaert (Anvers), y condamné, avec bénéfice des circonstances est décédé dans les premiers jours de juin, atténuantes, à 10 ans de reclusion, con

à l'âge de 69 ans. vaincu d'avoir procuré, par violence, l'a

M. RAEYMAEKERS, docteur en médevortement de la dame Carpentier; avorte

cine, à Bruxelles, y est décédé au comment qui a eu licu en effet, mais à la suite

mcncement du mois de juin, à l'âge de duquel cette malheureuse femme a succombé. L'autopsie a fait reconnaitre une perfo

M. CAMILLE Lauwers, jeune médecin ration de la matrice. M. Ambroise Tar- distingué à Courtrai, est mort à la suite dieu, professeur agrégé à la faculté de

'une longue et pénible maladic; ses obmédecine de Paris, est venu confirmer de sèques ont eu lieu le 4 juin, en présence tous points les conclusions, déjà si for

d'une foule d'amis et de confrères, dont il melles et si précises, des quatre médecins emporte l'estime et les regrets. de Saint-Quentin, qui avaient été requis

Sir Robert CARSWELL , médecin orpour constater l'état du cadavre.

dinaire du roi des Belges, chevalier de l'ordre de Léopold et de Légion d'hon

neur, est mort à Laeken vers la moitié du OPINION D'HIPPOCRATE SUR LES HONORAIRES

mois de juin, à la suite d'une longue maMÉDICAUX. Le vieillard de Cos n'a jamais

ladie. Il était né à Thornbank, en Écosse, refusé les présents du roi Arlaxercès.

et était âgé de 64 ans. Deux discours ont C'est un fait constaté par les érudits, que

été prononcés sur sa tombe par MM. les jamais ces présents ne lui furent offerts.

docteurs Rieken et Koepl, qui ont rappelé, Dans son Traité des devoirs et des droits

dans de touchantes paroles, les mérites du médecin, Hippocrate n'oublie point le

scientifiques du désunt ainsi que la longue chapitre des honoraires, qu'il n'accepte et honorable carrière qu'il a parcouruc. jamais des pauvres, des médecins et de M. Vimont, docteur en médecine, leurs cnfants. Il va jusqu'à souhaiter bien connu par son ouvrage : Trailé de la qu'un marché soit fait d'avance avec le Phrénologie humaine et comparée, 2 vol. client riche, quand le mal n'est pas pres

in-4°, avec atlas de 133 planches in-folio, sant. Cela, dit-il, donne au malade l'assu. est mort à Paris, à l'âge de 62 ans. Il avait rance qu'il ne sera pas abandonné. Tant passé plus de 35 années de sa vie et déqu'ils souffrent, continue-t-il, les malades pensé des sommes considérables à former se ruinent en promesses; une fois guéris,

une collection de crânes comparés, la plus ils sont prêts à injurier leur sauveur.

curieuse, la plus richc qui existe au

monde. Ergo petas pretium palienti dum dolor instat,

Lc 21 juin est mort, à l'âge de 80 ans, Nam dum morbus abest, dare cessat, lisque restat. Empla solet care, multum medicina juvare ;

l'illustre chimiste baron Thénard, ancien Auque datur gralis, nihil confert utilitatis. pair de France, chancelier de l'Université, (Journ. des conn. médic.) grand officier de la Légion d'honneur,

membre de l'Institut, associé libre de

l'Académie de médecine, professeur honoNÉCROLOGIE.

raire de chimie à la Sorbonne, au Collége Le 16 avril est mort subitement, à

de France et à l'École polytechnique. Francfort-sur-le-Mein, M. le docteur J.-C.

Le 20 juin est mort, à Rotterdam, Passavant, un des médecins les plus âgés M. P..-J. Van Wageninge, doyen des chiet les plus estimés. Il s'étail acquis une

rurgiens-accouchcurs de celte ville. Il était grande célébrité comme littérateur, par âgé de 60 ans; praticien heureux et trèsses travaux concernant la théosophie, le estimé, d'une humanité ct d'une bonté sans magnétisme animal et la physiologie.

égales, il emporte avec lui des regrets M. Kobelt, professeur d'anatomie à

universels. Fribourg et auteur d'une brochure sur le

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