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Voilà pour

guérissant, en définitive, dans la moyenne égale. Le no 6, soumis à l'iodure de cal. de 30 jours , sauf la reproduction falale cium, semble même affecter une allure des accidents secondaires pour les chancres plus décidée vers la résolution; le n° 9 est indurés , après le terme si bien assigné à aussi dans d'excellentes conditions, traité l'aurore de ces manisestations par notre par la liqueur Van Swieten; mais y a-l-il maitre Ricord.

dans le pansement fait avec le soluté Les 250 chancres soumis à l'action de aqucux d'iodure de calcium, un modifica. l'iodure de calcium ont été parqués à peu

છે. teur local qui imprime à la première ulprès de la même façon : -- 150 chancroi- cération cette sorte de bénéfice de priorité des. – 120 indurés. – Disons tout d'a- curative qui manque à la seconde. Pour bord que les premiers nous ont paru céder que l'identité soit complète entre les deux, en général plus vite par l'iodure de cal

et pour avoir le mot topique de l'énigme. cium que par la liqueur de Van Swieten. nous allons, dès aujourd'hui, assimiler les - La moyenne de leur cicatrisation a élé deux pansements, c'est-à-dire substituer à de vingt-cinq jours. — Il est vrai que l'onguent napolitain opiacé du n° 9, la soconformément aux idées de M. Percire, je lution d'iodure de calcium. faisais panser les ulcérations avec le soluté Nos tenlatives dans les diverses acci. Jui-même au lieu de vin aromatique. dents secondaires ont été variées et touLes 120 chancres indurés ont mis plus de jours dirigées dans celle voie, qui seule temps à se fermer; plusieurs même ont permit d'analyser et de juger. Ainsi dans persisté jusqu'à l'éclosion de la roséole et les syphilides d'espèces et de variétés apdu ganglion masloidien, lueurs souvent proximativement pareilles, vous nous avez précoces de l'incendie constitutionnel de vu expérimenter l'iodure de calcium de la vérole. Dans ces cas, j'ai cru, la période pair avec le proto-iodure de mercure, et secondaire se dessinant franche et vigou. dans celle nouvelle série de recherches, reuse, devoir allier le prolo-iodure de trouver moins de certitude curative que mercure au remède nouveau, et j'ai eu dans les précédentes observations. Néan. lieu de m'en féliciter.

moins, il doit vous souvenir de ces deux les chancres qui, du reste, psoriasis, traités alternativement par les ont tous à leur invasion ou du moins à deux agents, qui, tour à tour, essayés leur entrée à l'hospice, été soumis aux chez les deux malades , et assistés par le allouchements préalables de l'azotate d'ar- puissant auxiliaire des bains sulfureux et gent. — Dans les tubercules plats, dont le des onctions d'huile de eade, ont, à peu caustique de Filhos nous donne si facile- près dans le même temps, amené une guément raison, nous avons remplacé bien des rison complète. fois à l'intérieur la liqueur vermeille par Disons-le cependant : la marche, ordi. celle d'iodure de calcium. Un calcul sé. nairement ambiguë et lente des accidents rieux et différentiel ne peut guère être secondaires, met trop souvent obstacle aux établi dans ces cas dont, encore un coup, appréciations thérapeutiques dont on les le traitement local semble triompher pres- rend l'objet. Il faut longtemps répéter les que exclusivement.

mêmes expériences avant de se prononcer Notons deux faits remarquables d'adó- en fin de cause dans un travail comparatif nopathies de l'aine, suppurées, fistuleuses, de ce genre; car la syphilis, devenue condepuis longtemps rebelles à tous nos stitutionnelle échappe parfois aux moyens moyens, et qui se sont rapidenient modi- curateurs, ct si ces derniers parviennent à fiées par les lotions d'iodure de calcium, en effacer les stigmates, c'est presque toucoineidant avec une dose progressivement jours momentanément, et pour en éloicroissante du soluté aqueux à l'intérieur. gner la nouvelle éclosion sous des formes - En ce moment, vous avez sous les yeux' ct dans une topographie anatomique disfédeux malades (service des femmes, salle 3, renle. Nous vous l'avons dit souvent : nor 6 et 9) dont l'identité du symptôme et même avec le mercurc, il faut savoir s'arl'afférence générale du cas, nous a permis mer de résignation et prolonger le traitel'application différentielle la plus complète. ment des accidents secondaires bien au Toutes deux sont atteintes de chancre à la delà de leur disparition. Au prix de celte fourchette, avec retentissement phlegmasi- ennuyeusc persistance, on peut espérer, que dans la chaine ganglionnaire profonde sans en avoir la conviction, la satisfaction de l'aine gauche. Ces deux observations, d'une cure proprement dite, et le non-renotées par nous avec le plus grand soin, tour d'unc poussée souvent lointaine et tant à cause de leur similitude que pour inattenduc. Jeur égalité d'évolution symptomatique, (Journ. des connaissances médicales, N°31.) ont, sous l'influence d'un traitement différent, pris une marche curative presque

Chimie médicale et pharmac. examiner la séparation du précipité ; j'ai

porté ce liquide à l'ébullition et j'ai laissé

tomber goulte à goulle la solution de lacEXAMEN CHIMIQUE DU LAIT D'UNE FEMME tine. Après deux épreuves, le ménisque ATTEINTE DE GALACTORRHÉE, par M. P. VI

concave annonçait dans la buretle 0,16cc GIER, interne en pharmacie à l'hôpital de de solution employée ; comme chaque cenla Charité, etc. (Suite et fin. Voir notre timètre cube de la burette représente 0.01 cahier de novembre, p. 457.)

de lactine, il en résulle qu'il en a fallu MM. Becquerel et Vernois, dans leur 0,16 pour précipiter 20co de liqueur de premier mémoire sur le lait, ont bien es- Felhing. Pour m'assurer de l'exactitude sayé de démontrer la supériorité de leur de mon titrage, je rendis la solution de albuminimèlre sur le saccharimètre en ce sucre de lait plus sensible en l'étendant sens que cet instrument permettrait l'exa- de son volume d'eau distillée, et je vis men des liquides colorés; mais leurs ana- qu'il fallait en verser 32cc pour séparer lyses ont été contestées par MM. Filhol et franchement le précipité rouge brique de Joly et par M. Réveil, auquel ils viennent la liqueur jaunâtre qui surnage. de répondre dans un nouveau mémoire Alors je préparai du sérum avec du sur le lait de vache. Leur réplique m'a lait à 50° et quelques goulles d'une soparu peu concluante et donne plutôt à lution d'acide tartrique, ce qui se fit avec espérer pour leurs futures recherches facilité. Plusieurs expérimentateurs ont qu'elle n'implique l'exactitude des précé- prétendu qu'il est difficile de coaguler le dentes.

lait de femme; pour moi je n'ai jamais Ils s'appuyaient alors sur l'impossibilité éprouvé de difficulté, soit avec le lait dont dans laquelle on était de rendre les urines je parle, soit avec d'autres laits normaux. diabétiques et le sérum du lait absolument En effet, après l'addition de l'acide on ne incolores sans modifier leur pouvoir rota- voit point de caséine précipitée, elle est toire. C'était bien restreindre l'emploi du trop peu abondante, mais le microscope saccharimètre; mais heureusement il n'en et le filtre en donnent des preuves irrévoest pas ainsi, et grâce à l'acétate de plomb, cables. J'ai souvent remarqué cependant on rend facilement ces liquides propres à que la filtration était très-lente; au lieu l'observation polarimétrique.

d'être un inconvénient elle est au contraire Une fois le poids de la lactine obtenu, une garantie de la purelé du sérum. J'oje voulus essayer son dosage par le réactif perai ensuite avec ce sérum comme avec cupro-potassiquc tant vanté par plusieurs la solution de lactine, et après quelques chimisies. Je dirai immédiatement que j'ai essais , je constatai que l'ameurement du été satisfait de son usage, et que le chif- liquide dans la burelle était à 24mmc; le fre 66gr.,66 de sucre de lait qu'il m'a donné sérum étendu de son volume d'eau distillée après trois essais, a été une excellente me donna bien 48mmc. Ainsi 24mme de sécontre-épreuve de celui du saccharimètre rum contenaient donc Ogr. 160 de sucre de 66,62; mais il faut l'avouer, il est assez lait; le rapport au litre était facile à difficile de bien définir le moment où la établir. précipitation du sous-oxyde de cuivre est Puisque dans 24mme de sérum il y a complète. Si j'eusse pu me servir de la Ogr.160 de lactine, dans 1000 il y en petite buretle de M. Réveil et de la liqueur de Felhing litrée, mon expérience 24 : 16 :: 1000: x= 66,66. eût été très-simplifiée; mais cette buretle Ce procédé est évidemment moins parfait ayant été faite pour le titrage des laits de quc le saccharimètre de Soleil, puisqu'il vache qui ne contiennent jamais plus de est exposé à plus de chances d'erreur; 60 grammes de sucre de lait par litre, ne mais comme il est à la portée de tout le me fut d'aucunc utilité.

monde et assez approximatif, il doit être J'eus recours à la liqueur de Felhing rangé à côté des meilleurs procédés proordinaire, et au lieu d'en titrer à Ogr., 134 posés pour l'analyse rapide du lait. de lactine et à 0,96 de glycose, operation Pendant que je faisais ces expériences à ennuyeuse exigeant des lâtonnements in- l'hôpital de la Charité j'avais mis 100 termivables, je fis dissoudre 1 gramme de grammes de lait à évaporer au bain-marie lactine sèche et pure dans 100cc d'eau dis. dans le laboratoire de M. V. Regnault å tillée et je remplis une burette Gay-Lussac l'école polytechnique. Je me proposais de de cette solution. J'ai mesuré d'autre part faire l'analyse complète par le procédé de dans un petit ballon 20cc de liqueur de M. Péligot, dont la simplicité m'avait séFelbing à laquelle j'ai ajouté un fragment duit, de potasse et 20cc d'eau distillée pour bien Il fallut quatorze heures d'évaporation

aura a

pour arriver au moment où la capsule de procédé ; pour arriver à un bon résultat, porcelainc ne perd plus de poids. J'es. je n'avais donc qu'à doser ces éléments sayai alors avec une spatule de détacher à part d'après le procédé de MM. Filhol et cet extrait; la difficulté que j'eus à faire Joly. celle opération m'expliqua l'avantage que Jc fis un mélange de 10co de lait avec M. Boussingault a tiré de l'emploi de lé- 60cc d'alcool à 85; je le détachai du filtre gères capsules d'étain qui, découpées par avant qu'il fut complétement.sec pour le morceaux, sont traitées avec la malière traiter par l'éther qui l'épuise plus facilesèche par l'éther. Je parvins enfin à porter ment en cet état, sans en enlever aucune ce résidu intact sur la balance; son poids trace, et je fis dessécher la caséine à une fut de 12,25, il y avait donc 87gr.75 température de 100 à 110 degrés. d'eau dans ce lait. Je réduisis en poudre Son poids fut de 1gr.571 au lieu de el soumis pendant deux jours à l'action 1gr.108 trouvés précédemment; Ogr.465 dissolvante de l'éther alcoolisé ces 12gr.25 de caséine avaient donc été dissous par d'extrait sec; je filtrai et layai avec du l'eau. nouvel éther jusqu'à ce qu'il ne passât plus En évaporant à siccité le sérum des 10cc chargé de matière grasse; la partie non de lait, pesant le résidu et retranchant les dissoute desséchée pesa 8gr.77 ; l'éther poids connus de sels et de lactine, j'obtins avait donc enlevé Zgr,48 de beurre. Et en un poids très-approximatif de Ogr.360 que cilet je retrouvai sensiblement le même le calcul donne pour les matières extracpoids après l'évaporation de ce véhicule. tives. En effet, en ajoutant Ogr.463 de Les 8gr,77 traités par l'eau distillée froide caséine dissoute à 6gr.662 du poids faux, devaient me donner d'un côté le sucre de 7gr.485, on a Ogr. 360 de matières extracJait et les sels solubles, de l'autre la ca- tives qui ont été peu étudiées et sur la séine et les sels insolubles; mais la pra- nature desquelles on ne sait encore rien. tique fut ici en contradiction avec la Pour rechercher l'albumine dans ce lait, théorie, et mon analyse devint inexacte. j'ai porté à l'ébullition les sérum quc

Le filtre sépara encore ces deux parties: j'avais préparés à une basse tempéralure la solution aqueuse évaporée, et le résidu et je n'ai pu observer le plus léger trouble; traité par l'alcool absolu me donna 7,485 je me suis encore assuré de sa non-exisde sucre de lait et 0,068 de sels solubles tence par un procédé nouveau donné par après l'évaporation de l'alcool. La matière MM. Filhol et Joly, fondé sur l'insolubilité insoluble dans l'eau desséchée pesa 1,220 de l'albumine dans une solution alcoolique et après calcination dans une capsule de de sel marin ct sur la solubilité de la platine 0,112 ; j'avais donc 1,108 pour la caséine dans cette même solution. caséine et 0,112 pour les sels insolubles. « Si l'on prend le sérum préparé au Je ne fis pas le dosage des sels, je con- moyen de la présure, disent ces chimistes, statai seulement par l'analyse qualitative et qu'après l'avoir saluré de sel marin on la présence du chlorure de sodium dans le le mele avec cinq à six fois son volume résidu laissé par l'alcool et celle des phos- d'alcool, il ne s'y produit aucun précipité ; phates de chaux et de fer dans le produit une solution albumineuse produirait en de l'incinération.

pareil cas des flocons très-abondants. En jetant les yeux sur le poids du sucre « Pour cette expérience, le lait avait donné par le polarimètre, je m'aperçus été coagulé par la présure, parce que, bientôt de l'incxactilude de tous les pro- comme on le sait depuis longtemps, elle ne cédés dans lesquels ou se sert de la chaleur détermine pas la séparation complète de pour faire évaporer le lait, car par ce la caséine. » moyen la cascine subit une allération En résumé mes recherches sur le lait nolable, et d'après M. Lecanu, devient en de cette malade m'ont donné les résultats parlie soluble dans l'eau. Je soutiens done suivants : qu'il est impossible d'analyser un lait par

Densité du lait

1032,2 la méthode de M. Péligol, telle qu'elle est

id, du sérum. 1039,0 décrite dans les ouvrages; l'évaporalion

Microsc. Glob.de 17100 et surtout de 17300 de mil.
Lactoscope

500, dans le vide, comme l'a conseillé M. Dumas,

3,50 5. 070 de beurre.

Lacto-butyrom. 9o. 3,357 070 de beurre. rendrait probablement ce procédé prati- Saccharinélre. 330.

6,662 010 de laetioc. cable, mais c'est une opération très-longue Liq. de Felhing titrée .. 6,666 0j0 de lactine. el à la portée d'un petit ncmbre de per- Analyse par le procédé de M. Péligol. sonnes.

Eau 87 76 , Beurre. ... 3,480 Dans les 7gr,485 de prétendue lactine,

Mal. solides Lacline.

Caséine dosée

7,485 12,25 Caséine. 1,108

à part,1,571g. il y avait la partie de la caséine dissoute

Mat. extrac

Sels solubles. 0,065 et les matières extractives dont on ne tient

Sels insolubl. 0,112)

lives, 0,5606 pas compte ordinairement en suivant ce

12,250

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D'après cet examen, je puis sans crain. Je savais que mon expérience ne devait dre de m'éloigner de la vérité affirmer jeter aucun jour dans cette question encore que 100 grammes de ce lait contenaient : si obscure; cependant je désirais savoir si Eau

87,750

la substance réductrice n'existait pas Beurre.

3,480

dans cette urine. Je fis des essais pendant Laeline.

6,662 Caséine

1,571

plusieurs jours et je n'obtins jamais de Matières extractives. 0,360

précipité. Sels.

0,177

Je purifiai l'urine par l'acétate de Total. . . 100,000

plomb, je précipitai le plomb par le sulfate Moyennc de plusieurs analyses de de soude, il n'y en eut pas davantage. MM. Filhol et Joly.

J'examinai celte urine au polarimètre Eau.

87.46

et le plan de polarisation ne fut pas dévić. Beurre.

4,75

Je fis plusieurs essais avec quatre fois Lactine.

5,91 Caséine.

0,98

plus de liqueur de Felhing que d'urine, Matières extractives 0,88

j'obtins chaque fois le précipité rouge Sels.

0,21

brique du sous-oxyde de cuivre; mais 100,09

d'après M. Leconte, et comme je m'en suis J'ai mis en regard de mon analyse la aperçu moi-même, une urine quelconque moyenne de plusieurs analyses de lait se comporte de la même manière. normal de femme faites par MM. Filhol et J'eus donc la certitude que l'urine de Joly pour qu'on puisse établir une com- cette malade ne présentait pas de trace de paraison et arriver par là à conclure que glycose ou de la substance réductrice dont le lait quoique provenant d'une galactor- M. Réveil a constaté la présence dans les rhée très-abondante, élait de bonne qua- urines des femmes en couches. lité.

(Journal de pharmacie et de chimie, Sept.) On comprend facilement dans quel état d'épuisement cette sécrétion continuelle jelait cette femme et combien elle désirait en voir tarir la source; aussi M. Manec la SUR LES JODURES DE CHLORURE MERCUREUX, soumit-il consécutivement à plusieurs par M. BOUTIGNY. - Dans une lettre modes de traitement, entre autres aux adressée au rédacteur du Journal de chi. cataplasmes émollients et aux purgatifs ; mie médicale (cahier de novembre), l'aumais la quantité de lait était toujours con- teur rappelle qu'il a publié dès 1847 un slante. Il ordonna cn dernier lieu l'appli- premier mémoire sur l'iodure de chlorure cation de cataplasmes de farine de lin, mercureux et il ajoute ensuite ces obserarrosés d'huile de chénevis; la diminution vations : « Dans le dernier mémoire qui a de lait fut évidente le lendemain et devint été publié sur ce 'sel, M. Rabot cherche, de jour en jour plus appréciable. L'usage comme je l'ai fait moi-même, de quelle de l'huile de chénevis sut suspendu pen- manière les éléments de ce scl peuvent dant quelque temps et la sécrétion aug- étre groupés. Je pense qu'on pourrait menta rapidement; il fut repris, elle ajouter à ce que nous avons dit l'un et diminua, et si bien qu'aujourd'hui elle a l'autre, sur ce point, qu'il pourrait y avoir disparu à la grande joie de celle femme formation d'un chloro-iodure de mercure, qui va retourner dans sa famille sous peu comme on le voit dans les formules que de jours,

voici : Je lerminerai cette note par uno obser

: 2 Hg,ICI + 2 Ilgcl. vation qui a beaucoup plus d'actualité (..) 1+ 4 11gCI

(2.) 1' + 2 VgCI= 2 Hg,ICI. que d'importance.

Dans une des séances de la Société d'é. Mais qu'il en soit ainsi ou autrement, mulation, M. Leconte attaqua les opinions cela importe pou et même pas du tout; ce de MM. Réveil et Blaud sur les urines des qui importe, c'est que le médicament soit femmes en gestation et en lactation, et toujours identique, c'est qu'il guérisse les soutint que la plupart de ces urines' ne affections contre lesquelles il est employé, réduisaient pas la liqueur de Felbing que et beaucoup de médecins sont d'avis qu'il si, par hasard, cela avait lieu, il était guérit. Mais je regarde comme un devoir impossible de démontrer que la substance de leur laisser le plaisir de publier euxréductrice fut du glycose.

mêmes le résultat de leurs observations. La discussion qui s'engagea entre ces Parmi les procédés qui ont été recomchimistes me suggéra l'idée d'examiner mandés pour obtenir ee sel, il en est un l'urine de cette femme qui člait en pleine que je dois signaler et que je considère lactation.

comme étant radicalement mauvais : c'est

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été

celui qui consiste à suspendre des cristaux lement on trouve dans le noir fin qui prode calomel dans un bocal au fond duquel vient de la pulvérisalion du charbon, un on aurait mis préalablement de l'iode. On şable très-menu, d'une couleur légèrement comprend facilement, sans qu'il soit néces- bleuâtre , ressemblant à du granit réduit à saire d'insister, que ce produit varie de l'état de division extrême. Le fabricant jour en jour dans sa composition, en l'ajoute-t-il pendant son travail? Telle élait raison du temps écoulé, de la température la pensée d'un rallineur que le résultat de et de l'intensité de la lumière. Je le mes analyses préoccupait. Je me rendis répète, ce procédé est absolument mauvais alors chez l'industriel en suspicion, j'exa. en tant qu'il est employé pour obtenir le minai les os qu'il employait, je visitai ses médicament dont il s'agit.

fours à carbonisation, ses meules , ses bluttoirs, je brisai des, os carbonisés, et ma surprise fut grande en rencontrant

dans presque tous les petits os de baul, Falsifications, etc.

correspondant à nos phalanges, un sable fin qui en remplissait les cavités médul

laires, sans qu'aucune fissure accidentelle REMARQUE CURIEUSE, AU POINT DE VUE extérieure pût en justifier l'introduction. DE L’ÉTUDE SUR LES FALSIFICATIONS (os si- La quantité de sable dans les os non carliceux ); par M. MORIDE.-- Persuadé bonisés variait entre 10 et 1$.p. c. Les qu'il est aussi important pour l'expert gros os plats ou ronds, tendres et poreux, chimiste de connaitre les cas exception- brisés et,

non

brisés n'en contenaient pas. nels, où l'impureté des matières indus. Comment s'en trouvait-il donc dans les trielles n'est pas le fait du commerçant, petits os en question? On ne peut raison

? que de posséder les moyens de consta- nablement admettre, vu l'état intact des os ter la falsification intentionnée, je viens blancs, et en considérant le prix élevé de publier aujourd'hui une observation très- la main-d'oeuvre sur les lieux de producintéressante que j'ai eu l'occasion de faire tiou, que des trous aient, pratiques cette année sur les os venant de la Plata. dans les os, puis ensuite mastiqués. Si ou Le noir animal destiné à la clarification tourne !!

l'os en plusieurs sens, on parvient des sucres, qu'on fabrique avec des os de bientôt cependant à découyrir de petits cuisine ordinaires, ne contient jamais plus conduits d'un diamètre égal aux trous que de 0,50 à 1,50 p. c. de silice et de sable. produirait la pointe d'une épingle et qui Les os qui proviennent des équarrissages doivent nous donner le mot de l'énigme. souvent en contiennent davantage, ayant Il parait que ces os déposés sur le bord des presque toujours été retirés de la terre, fleuves sont sans cesse baignés par une ou de mélanges calcaires où on les place cau agitée dont les vagues liennent en sus. avec intention afin de les débarrasser de la pension un sable extrêmement divisé; chair musculaire qui les recouvre. Mais l'eau pénètre par les trous nourriciers et les os de Buenos-Ayres, de Monte-Video, dépose son sable au milieu des cellules que du Brésil, etc., qui arrivent abondamment remplissait autrefois la moelle. Le soleil en Angleterre, et même aujourd'hui en vient, l'eau s'évapore , d'autres vagues France, sont d'une propreté et d'une pet- agissent encore de même et successivement teté qui ne pourraient faire soupçonner à jusqu'à ce que les grandes eavités soient personne qu'ils contiennent du sable. Dans remplies. Lorsque l'heure de l'expédition les os provenant des anciennes saladeros de est arrivée, on sèche les os et on les eml'intérieur, on ne trouve aucune trace de barque. Nul ne peut croire alors qu'ils regélatine, la fermentation à l'air sous une cèlent du sable. Les brúleries les reçoitempérature élevée l'a détruite, et les „vent, la livraison est faite loyalement au pluies torrentielles et continues ont telle- raffineur. Mais il se plaint, des soupçons ment lavé ces os, que la malière minérale sont produits et souvent à faux, ainsi que qui en constituc la charpente est restée nous l'a démontré l'expérience. pour ainsi dire isolée et pure. Aussi sont- Puissions-nous, par celle note,

élre ils nels , très-blancs et d'une densité con- utile aux raffineurs, aux brûleurs d'os dout sidérable; leur carbonisation est difficile, des rapports, pourraient être compromis mais le noir qui en provient est excellent; par suite d'un fait identique à celui que il ne rougit jamais les claires, ainsi qu'il pous publions, el enfin éclairer les experts, arrive aux noirs neufs de le faire lorsqu'ils qui auraient, à les juger ; c'est notre escontiennent, comme j'ai pu le constater poir. maintes et maintes fois, des cyanures et P. S, Je joins à celle petite nole queldes sulfures alcalins ou ferrugineux. Sey- ques échantillons d'os verts et d'os brules,

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