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des globules gras dans le tube. Quand on Hist. nat. médicale et pharm. opère sur le lait de vache, malgré une attente assez longue, le degré butyrométrique est incertain.

Notice SUR LE QUILLAY, ARBRE DE L'AMÉExpérimentant sur du lait de femme, RIQUE DU SUD; par M. Charles RAYMOND. qui ordinairement est pauvre en caséine,

Le quillay (Quillaga Saponaria) est un je n'ai pas eu cet inconvénient à redouter arbre originaire du Chili, Amérique du

Quant au sucrc de lait, j'étais sûr d'a- Sud; on ne le trouve que dans les parties vance d'on trouver le poids rigoureux par montagneuses de ce pays, sol sec et role saccharimètre de Soleil qui est infailli- cheux, où il ne pleut que dix ou douze ble; je suivis pour cela les indications de jours par an; c'est le dernier arbre de M. Poggiale.

haule futaie que l'on rencontre dans les J'ai ajouté quelques goulles d'acide acé- régions élevées des Cordillières, qui restent tique étendu à 100 grammes de lait por

une partie de l'année couvertes de ncige. tės à une température de 45 degrés pour Il ne perd pas ses feuilles en hiver; elles ne point le concentrer par l'évaporation; sont d'unc grandeur moyenne, assez j'ai filtré en rejetant deux ou trois fois sur épaisses et lisses, d'un assez beau vert; je le filtre le liquide opalin qui passait le ne connais pas la couleur ni la conformapremier, et j'ai obtenu un sérum d'une tion de ses fleurs, n'ayant jamais eu occalimpidité parfaite et très-propre à l'expé- sion de voir cet arbre à l'époque de sa rience polarimétrique. Mais ce liquide floraison; ses graines sont enfermées dans pouvait contenir des substances douées des cellules formant une espèce de rosace. d'un pouvoir rotatoire inverse à celui de Lc liber de cet arbre, dépouillé de la la lactine; j'y ai ajouté quelques gouttes partic rugueuse de l'écorce, est au Chili d'acétale de plomb qui déterminèrent un un article de commerce, qui existe dans précipité peu abondant à cause de la petite tous les magasins d'objets de consommaquantité de matière albuminoïde qui s'y tion; il s'en exporte mème de Valparaiso trouvait, et j'ai eu enfin un sérum d'une une assez forle quantité pour la cite occigrande transparence qui a marqué 53 de- dentale de l'Amérique du Sud. grès au saccharimètre. Je n'inscrivis pas On emploie celle écorce pour laver ce nombre de degrés sans le faire contrôler toutes les éloffcs de soie et de laine dont par M. J. Regnauld, qui se sert tous les on veut conserver les couleurs, mais prinjours de cet appareil soit pour des urines, cipalement pour se nettoyer la tête une ou soit pour des sérum, et qui, par consé deux fois par semaine; on altribue à cet quent, a un wil plus exercé que le mien. usage chez les lommes, mais principalePour connaitre le rapport qui cxistait

ment chez les femmes de tous rangs de la entre 33 degrés du polarimètre et le poids société, la beauté et la conservation de leur de lactine contenu dans un litre de ce lait, chevelure. Pour employer cette écorcc, on je n'avais qu'à suivre la proportion qui a la broie entre deux pierres et on la laisse servi à M. Poggiale pour rédiger sa table macérer pendant quelques heures dans de saccharimétrique. Ce chimiste a cherché l'eau exposée au soleil; on cxprime les combien il fallait de lactine dissoute dans debris humectés et on lave l'objet avec un litre d'eau pour produire une déviation celte eau. de 400 degrés.

Comme agent thérapeutique, j'ai enIl a trouvé 2018r.,90; donc, puisque tendu parler de son usage comme fébri100 degrés exigent 2018r., 90 de lactine, fuge. On l'emploie aussi dans les rhumes 33 degrés en exigeront x?

de cerveau, affection très-fréquente au 100 : 201,90 :: 33 : x x=66,62.

Chili par l'insolation prolongée ; on aspire Ce nombre 66,62 est donc réellement les mains les débris de ce liber broyé :

la poussière qui se dégage en agilant avec le poids de lactinc contenu dans un litre

cette poudre fait éternuer et moucher de lait de cette fcmmc.

beaucoup. J'ai suivi ce traitement unc Les autres expériences que j'ai faites seule fois, mais les effets qu'il occasionne pour doser ce même élément, ne serviront

me paraissent aussi pénibles que la malaqu'à montrer le degré de confiance que die qu'on veut guérir. ion doit accorder aux procédés que j'ai La principale substance contenue dans employés.

ce liber est la saponine. (La fin au prochain No.)

Il y a longues années, il en a été dirigé (Journal de pharmacie et de chimie.) de Valparaiso en France, une partie comme

article de retour; on n'a pas donné suite à cet essai, je n'en connais pas la cause. Au

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Chili et sur toute la côte occidentale de avait pour effet de diminuer la quantité de l'Amérique du Sud, c'est un article admis matière dissoute. Ainsi, il a vu que la teindans la consommation journalière. ture de ciguë était moins riche après une

Le bois de cet arbre est blanc, mais dur; macération préalable qu'après un déplaceil est employé dans la construction des ment continu. maisons, et sa bonne qualité est appréciée ; J'ai fait moi-même plusieurs expériences on s'en sert aussi comme bois de chauffage avec la poudre de ciguë en prenant le plus et pour la fabrication du charbon.

grand soin pour me mettre à l'abri des inD'après Molina, le nom de cet arbre est fluences étrangères, et pour rendre les tiré du mot chilien quillean , qui signifie résultats aussi comparables que possible. laver. Ce bois qui est très-dur ne se fend Voici les chiffres qu'elles m'ont fournis : pas aisément et sert aux paysans à faire 100 grammes de teinture de ciguë, prédes étriers ; mais sa principale qualité con- parée par déplacement continu, sans macésiste dans les propriétés de son écorce. Le ration préalable, ont laissé à l'évaporation commerce en reçoit par la voie du Havre un résidu d'extrait sec pesant Bgr, 24. La quelques parties qui viennent de Valpa- densité de la teinture était égale à 0,9422. raiso et de Lima sous forme de balles. 100 grammes de teinture de ciguë, pré(Journal de pharm. et de chimie). parée par déplacement, mais avec macera

tion préalable de 24 heures, ont laissé un

résidu d'extrait sec pesant 5gr,32. La denPharmacie.

sité de la teinture était égale à 0,9422.

Ainsi, la différence entre les deux tein

tures a été véritablement très-faible puisObservations ET EXPÉRIENCES SUR LA MÉ- qu'elle n'a pas excédé 160° pour la proporTHODE DE DÉPLACEMENT, COMME MOYEN DE

lion de matière dissoute. Mais, contrairePRÉPARER LES TEINTURES ALCOOLIQUES ET LES

ment à ce qu'avait vu M. Guillermond, VINS MÉDICINAUX, par M. H. BUIGNET.

c'est celle où j'avais pratiqué la macération (Suile et fin. Voir notre cahier d'octobre, préalable, qui a été la plus riche. page 359.)

Quoi qu'il en soit, on peut considérer Mais voici un autre inconvénient qui a la macération préalable comme n'ayant pas aussi sa gravité. On a objecté que la lixivia- d'effet appréciable pour augmenter la protion exigeait un degré de tassement parti- portion de matière dissoute, et on comculier pour chacune des poudres miscs prend alors que le degré de lassement qui en expérience et que la même poudre ne n'a d'autre effet que celui de retarder le pouvait donner une leinture identique qu'à passage de l'alcool, et par suite de prolonla condition d'être toujours également et ger son contact avec la poudre, soit luiuniformément tassée.

même sans influence sensible sur la como Je dirai, à cet égard, que j'ai préparé position de la teinture obtenue. un très-grand nombre de teintures par dé- S'il n'y a pas à se préoccuper des variaplacement en employant la même substance lions que peut introduire une pareille et le même alcool, et faisant simplement cause, je ne crois pas qu'on doive s'inquié

. varier le degré de tassement. J'obtenais ter davantage de celles qui peuvent réainsi des produits qui exigcaient plus ou sulter du degré de finesse des poudres. On moins de temps pour être préparés, mais comprend qu'il soit toujours possible de dont la densité était toujours la même on les avoir également ténues. Rien ne s'opdu moins ne variait que dans des limites pose à ce qu'on emploie les poudres tamitrès-restreintes. Il paraitra surprenant sées de nos pharmacies qui sont loujours peut-être qu'une teinture qui met plus de identiques et au même état de division. La temps à s'effectuer qu'une autre ne soit pas matière organique ne se gonflant pas au plus chargée. Mais je rappellerai ici que sein de l'alcool, comme au sein de l'eau, ce résultat est parfaitement conforme à ce on n'a pas à redouter les cffets de cette qui a déjà été observé par un grand nom- tumésaction, et tout ce qui peut arriver de bre d'expérimentateurs sur l'inutilité de plus fâcheux est que la teinture melte trois la macération préalable. MM. Boullay ont ou quatre jours à passer , au lieu de deus. reconnu les premiers qu'on ne gagnait rien J'ai employé toujours des poudres tamisées à laisser macérer la substance dans l'al- et je n'en ai trouvé aucune qui ait refusé longe avant de permettre l'écoulement de complétement passage à l'alcool. l'alcool. D'autres praticiens ont fait ensuite Une condition très - importante pour la même remarque. M. Guillermond est avoir toujours une pénétration régulière et mėme allé plus loin, puisqu'il a trouvé que, uniforme, est que les poudres soient pardans certains cas, la macération préalable faitement sèches au moment où on les ir troduit dans l'allonge à déplacement. On de 3gr.64, landis qu'il est dc 4,20 dans la saitavec quelle promptitude les substances même quantité de teinture préparée à 25o. organiques absorbent l'humidité de l'air et Si l'on fait une expérience analogue avec quelle facilité elles s'agglomèrent avec la gentiane, on arrive à des résultats quand elles en sont une fois pénétrées. Ce semblables, quoique la différence soit un sont ces agglomérations, ces grumeaux de peu moins marquée : poudre, si je puis m'exprimer ainsi, qui 100 grammes de teinture de gentiane constituent un des plus graves inconvé- préparée à 6°, laissent à l'évaporation un nients de la méthode en rendant la masse résidu sec de 6gr. 76. irrégulièrement pénétrable et produisant 100 grammes de la même teinture préles fausses voies dont on a tant parlé. Le parée à 18, laissent à l'évadoration on moyen d'y remédier est de dessécher les résidu sec de 6gr,98. poudres au moment même de les intro- On voit, par ces expériences, que si l'on duire dans l'appareil : l'opéralion marche doit se préoccuper des variations qui alors avec une grande netteté et l'alcool peuvent exister dans la composition des descend uniformément, pénétrant tous les teintures, c'est surtout au degré de la points de la masse ét formant toujours à température qu'il faut attacher la plus l'extérieur des zones horizontales d'une grande importance, et non pas aux circon. extrême régularité.

stances particulières exclusivement inhéParmi les causes qui agissent pour mo- rentes à la méthode de déplacement, et difier la composition des teintures, une que l'on a regardées comme rendant cette des plus importantes est le degré de la méthode incertaine et défectueuse. Ma température au moment de leur prépara- conviction est qu'en employant toujours tion. L'influence exercée par cette cause des poudres bien sèches, et retirant touest telle qu'elle surpasse, dans certains jours la même quantité de liquide pour la cas, celle qui provient de toutes les autres même qnantité de poudre, les teintures causes réunies. En prenant pour exemple obtenues par cette méthode sont tout la teinture de quinquina, voici ce qu'on aussi constantes dans leur composition que observe :

celles qu'on obtient par le procédé ordiA la température de 6o (et l'on peut naire du Codex. Il reste alors l'avantage considérer cette température comme étant incomparable d'avoir des teintures beauune des plus basses auxquelles la prépa- coup plus riches, avec la même quantité ration puisse être faite) une teinture de de substance, et de les obtenir dans un quinquina jaune préparée par lixiviation espace de temps plus court. en recueillant 180 grammes de teinture Une dernière observation qui m'a frappé pour

80 grammes de poudre, s'est trouvée dans le cours de ces expériences, est celle avoir une densité égale à 0,948, et le ré- qui se rapporte à la quantité d'alcool nésidu laissé par l'évaporation de 100 cessaire pour produire l'épuisement. J'ai grammes de ce liquide a été de 6gr.42. préparé plus de deux cents teintures par

La mênie teinture préparée à la tempé- lixiviation, en étudiant avec soin l'état du rature de 28°, toutes les autres conditions liquide aux diverses périodes de son pasrestant absolument les mêmes, a présenté sage dans le récipient, et j'ai constamment une densité de 0,950, et le résidu sec lrouvé que lorsque les substances avaient qu'elle a laissé par évaporation a été de été traversées par trois parties d'alcool, 6,86 pour 100.

elles ne cédaient presque plus rien aux Ainsi, entre la teinture de quinquina portions qui venaient ensuite. Dans cerpréparée en biver, et la même teinture tains cas même, il m'a susti de deux parpréparée en été, il peut exister, sous le ties d'alcool pour obtenir l'épuisement, rapport de la richessc en matériaux so- fait qui avait été observé déjà par MM. Boullublcs, une différence de 642 à 686, c'est lay à l'égard du quinquina; tandis que à-dire de 1/18 environ. Sur quels prin- M. Personne a reconnu que les quatre cipes porte cette différence ? li est facile parties prescrites par le Codex étaient de reconnaitre qu'elle porte principale- presque toujours insuffisantes dans le proment sur la combinaison du rouge cincho- cédé de la macération. Il y aurait donc nique avec les alcaloides; car si l'on traite dicu, si l'on adoptait la lixiviation pour la une même quantité des deux teintures par préparation des lcintures, de réduire la une même quantité de solution aqueuse de proportion d'alcool au lieu de l'augmenter, tannin, on obtient des précipités dont le et de'se borner à recueillir trois parties de poids est très différent : Sherler produit pour une de substance. Si les tein

Dans 100 grammes de teinture prépa- tures élaient préparées d'après cette mérée à 6", le poids du précipité est de thode et suivant cette proportion, elles

constitucraient des médicaments d'une

En résumé : grande activité, analogues à ceux qui ont Des faits et observations qui précèdent, été préconisés en Angleterre dans ces der- je crois pouvoir conclure ; niers temps , ct qu'on a désignés sous lc I. Que la méthode de déplacement pronom de liqueurs de Battley, d'après le nom poséc par MM. Boullay pour la préparadu chimiste qui le premier les a fait con- tion des teintures alcooliques, fournit des naitre. Elles auraient seulement le double produits tout aussi constants que le proavantage d'une préparation plus facile et cédé de la macération ordinaire; d'une composition plus constante.

II. Que l'augmentation qu'elle déterTout ce qui vient d'être dit des deux mine dans la proportion des matériaus méthodes appliquées simultanément à la dissous est en effet très-considérable, puispréparation des teintures, doit s'entendre qu'elle s'élève au quart du poids de ces également et avec tout autant de raison de matériaux dans le cas ordinaire où l'on leur cmploi comparé, dans la préparation emploic quatre parties d'alcool, et qu'elle des vins médicinaux. Il faut remarquer seu irait même jusqu'à la moitié si l'on réduilement que la différence entre les produits sait la proportion de ce liquide à trois obtenus est beaucoup moins tranchéc que parties seulement. dans le cas des teintures, parce que la pro- III. Quc le dépôt qui se forme instantaporlion de matière médicamenteuse est en nément et en quantité considérable dans général beaucoup moindre. Ainsi, en pre- les teintures par déplacement, est consnant le quinquina pour exemple, on sait titué par une combinaison dans laquelle que la teinture de cette substance est pré- entre toujours pour une part plus ou moins parée au quart, tandis que le vin l'est au

notablé le principc actif des substances seizième seulement. Malgré cette circon- médicamenteuses. stance, la différence est encore très-sen

IV. Que la quantité qu'elles en retiensible, comme on peut en juger par les nent à l'état de dissolution, à la faveur de résultats suivants :

l'extractif dont elles sont très-chargées, 100 grammes de vin de quinquina gris, médicale, puisqu'elle leur donne la pro

n'est pas sans importance pour leur action préparé par la macération, ont laissé un résidu sec pesant 5gr.16.

priété de précipiter plus abondamment 100 grammes du même vin préparé par

par la solution aqueuse de tannin. lixiviation, ont laissé un résidu sec pesant été signalées comme rendant la méthode de

V. Que les causes de variation qui ont 3gr.44. La densité du premier vin était de 0,999 sont rien en comparaison de celles qui

déplacement incertaine et défectueuse, ne Celle du second était de. , . 1,000 tiennent à la condition de température, et

Dans le vin par macération, une bonne qui sont par conséquent indépendantes portion du produit était restée dans le de la méthode elle-méme. L'expérience marc et avait été perduc pour l'opération; montre que, pour la teinture de quinquina, dans le vin par lixiviation, on avait re- la différences peut aller jusqu'au 1/18 du cueilli très-exactement 16 parties de vin poids des matériaux dissous, suivant pour 1 d'écorce.

qu'elle est préparée en été ou en hiver. 100 grammes de vin par macération, VI. Que la proportion de trois parlies trailés par 1 gramme de tannin en disso- d'alcool que MM. Boullay ont trouvée plus lution aqueuse, ont fourni un précipité de que suffisante pour épuiser une partie de tannate d'alcaloïde pesant Ogr. 129. quinquina, sulit également pour épuiser

100 grammes de vin par lixiviation, une partie des autres substances, tandis traités de la même manière, ont fourni un qu'il en faut quatre parties et même cinq précipité de même composition dont le dans le procédé ordinaire de la macérapoids s'est élevé à Ogr.163.

tion. De pareils résultats qui se sont répro- VII. Que si l'on adoptait l'usage de préduits les mêmes pour une foule d'autres parer les teintures par déplacement et substances, ne permettent pas de douter avec trois partics d'alcool seulement, les que, dans la préparation des vins médici- produits oblenus représcnteraient beaunaux, la méthode de déplacement soit en coup mieux que les teintures actuelles, la effet préférable à celle de la macération partie active des substances médicamenordinaire, lorsqu'il est reconnu d'ailleurs teuses rassembléc sous un petit volume et qu'en prenant les précautions que j'ai in- dégagée de toute la portion d'alcool qui diquées pour les teinturcs, clle fournit des n'est pas nécessaire à sa conservation. produits tout aussi constants dans les VIII. Enfin, que la méthode de déplamême circonstances.

ccment est encore celle que l'on doit pré

DE PROTOXYDE DE

férer dans la préparation des vins médici- lies, présente la singulière propriété de se naux, puisque, donnant des produits lout dissoudre dans le sirop de sucre sans le aussi constants que la macération ordi- colorer, en lui communiquant unc savcur naire, elle les donne plus riches en maté- atramentaire peu appréciable et facile à riaux solubles, et surlout en matériaux masquer par des aromates, comme la vaprécipitables par le tannin.

nille, l'alcoolat de citron ou d'orange. (Journal de Pharmacie et de Chimie.) Dans celte nouvelle préparation, le car

bonate de protoxyde de fer est tout à fait

inaltérable; c'est un avantage important SIROP DE CARBONATE

que n'offrent

pas

les pilules de Vallet ou FER ; par M. DANNECY, pharmacien à de Blaud; d'aillcurs, la forme de sirop cst Bordeaux. — Les pilules de Vallet et de préférable à la forme pilulaire; elle est Blaud contiennent du proto-carbonate de plus généralement acceptée par les malafer; il en est de même du ferri carbonas des; elle l'est par les plus difficiles à médisaccharalum de la Pharmacopée d'Édim- camenter. Enfin, le dosage d'un sirop est , bourg, imaginé par Klauer, et que Chris- comme chacun sait, extrêmement comtison intitule carbonate de protoxyde de

mode. ser dans un état de combinaison indéter- Dans ce sirop , la plupart des réactions miné avec le sesqui-oxyde de fer et le de l'oxyde de ser sont masquées ; il ne sucre. Bouchardat admet l'existence du précipite ni par la potasse, ni par l'ammocarbonate de protoxyde de fer (1). Dor- niaque, ni par l'acide sulfhydrique. Par lc vault pense qu'en le mellant en présence tannin, il se colore sur-le-champ, mais le du sucre, on parvient à lui conserver sa précipité est tardis; par le cyanure jaune composition chimique (2). D'après Sou- de potassium et de fer, il se colore trèsbeiran, le précipité qui se forme par le légèrement en bleu au bout de quelques mélange du carbonate de soude et du sul- instants, ce qui indiquc une faible profate dc protoxyde de fer, est du carbonale portion de ser peroxydé. de protoxyde qui, au contact de l'air, passe Il ne fait pas effervescence par les acides, à l'état d'hydrate de peroxyde mêlé d'une ce qui est assurément fort remarquable. quantité variable de carbonate de per- Les sullhydrates alcalins et le cyanure oxyde (3).

rougc de potassium et de fer sont les seuls Cependant, d'après Regnault, le car- réactifs qui y décèlent le fer par un prébonate de proloxyde de fer ne peut pas cipité immédiat. elre préparé dans les laboratoires (4). C'est qu'en effet, ce carbonate absorbe Préparation du sirop de carbonate de prorapidement l'oxygène de l'air, et perd en

toxyde de fer. se suroxydant la majeure partie de l'acide Pr. : 1. Sulfale de protoxyde de fer purifié. 64 carbonique qu'il contient, à moins que la

Eau distillée.

500 Sucre blanc.

60 présence du sucre ne le préserve de l'oxydation.

(Dissolvez par l'ébullition, filtrez.)

2. Carbonate de soude cristallisé 80 La facile dissolution du carbonate de

Eau distillée.

500 proloxyde de fer dans les acides organi

Sucre blanc.

60 qucs , sa complète innocuité chez les su

(Dissolvez par l'ébullition, filtrez.) jets irritables, le rendent très-précieux Lorsque les deux dissolutions sont repour la thérapeutique; aussi la poudre de froidics, mêlez-les dans un vase de verre, Menzer, qui permet d'administrer le car- agitez un instant; il se forme un précipité bonate de proloxyde de fer préparé ex- d'abord blanc, qui devient bientôt gristemporanément , et les diverses prépara- verdâtre et qui garde cette nuance. Laistions que nous avons énumérées ci-dessus sez rassembler ce précipité pendant vingtet dans lesquelles la présence du sucre quatre heures, décantez; ensuite , prenez (ou de la gomme pour les pilules de Blaud) une eau sucrée préparée de la manière donne de la stabilité à ce composé salin, suivante : sont-elles d'un usage général.

Pr. : Sucre blanc

80 Nous avons constaté un fait tout nou. Eau distillée.

500 veau, c'est que le précipité blanc virant (Dissolvez par l'ébullition, filtrcz.) bientôt au gris-verdâtre de carbonate de Agitcz le précipité dans cette cau sucréc protoxyde de fer, qu'on obtient par le mé- froidc, laissez-le déposer, décantez; renoulange des solutions de carbonate de soude velez une fois ce lavage par décantation, et de proto-sulfalc dc fcr sucrées et bouil- afin de séparer le sulfalc de soudc, pro

(1) V. Manuel de thérap., etc., l. II, p. 410. (3) V. Traité de pharm., 1836, t. II, p. 465. (2) V. Oficine, 1855, p. 176.

(0) V. Cours ilin de chimie, 3e part., p. 45.

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