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25 gram.

.

75 gram.

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Pastilles anti-épileptiques du professcur Gubler vient d'appeler l'attention sur une Alquié.

variété parliculière d'hémiplegie qu'il Poudre de cétoine.

nomme allerne, parce que la distribution Valérianale de zinc

4 gr. 28 qu'elle affecte offre une certaine analogie Sucre en poudrc .

avec cette disposition des feuilles sur la Essence de menthe

1 goutt

. tige, lorsqu'elles naissent sur des points Mucilage de gomme adraganthe. q. s.

opposés de la lige à des hauteurs différen. pour faire 28 pastilles.

les, disposition que les botanisles désiEn prendre une matin et soir (1).

gnent en disant que les feuilles sont alterL'exposé des observations que nous ve

nes. Dans cette variété, en effet, la face nons d'énumérer succinctement doit suf

étant paralysée d'un côté, les membres le fire pour attirer l'attention des médecins

sont du côté opposé; tandis que, comme de tous les pays sur le nouveau moyen

on sait, la règle générale est que la face soit paralysée du même cóté

que

les mem que nous proposons pour combattre la plus terrible des maladies qui assiégent bres. Voici un exemple d'hémiplegie al

terne : l'espèce humaine. Comme le mode que nous employons dernier degré, entre à l'hôpital Beaujon

Une femme de 44 ans, phthisique au pour faire périr l'insecte pourrait en

le 27 août 1856. Les membres du côté quelque sorte influer sur les résultats obtenus et à obtenir, nous dirons que nous

droit sont paralysés depuis un temps les faisons mourir en jetant quelques gout- qu'elle ne précise pas ; à gauche, au contes d'ammoniaque liquide dans le flacon traire, ils paraissent avoir conservé l'inqui renferme les cétoines encore en vie; tégrité de leurs mouvements. Du côté da ensuite nous les exposons au soleil ; lors- visage, on remarque une déviation de la qu'elles sont sèches, nous les réduisons en

commissure labiale droite, en dehors et en poudre sans laisser de résidu , et nous en

haut, et généralement une translation des fermons cette poudre dans des flacons bien parties molles vers la droite, avec une disbouchés.

position plus accusée des sillons de ce Nous préparons la teinture en faisant

côté que du côté gauche. Un examen altenmacérer pendant huit jours 128 grammes

tif fait bientôt reconnaitre que celle déde cétoines concassées et encore fraiches viation est le résultat d'une paralysie dans 250 grammes d'alcool à 34".

réelle du côté gauche de la face, et de l'acLa cétoine est un insecte très-commun

tion tonique des muscles du côlé droit,

l'ail qu'on trouve particulièrement sur les qui sont restés sains. En effet,

gaufleurs d'hièble et sur les chardons. A l'é

che ne peut se fermer qu'à demi; la joue poque, on peut en ramasser des quantités correspondante est flasque et se gonde par considérables : quant au choix, nous ne

le souffle de l'expiration; enfin le jeu de Ja faisons aucunc distinction, et nous ramas

physionomic n'existe qu'à droite ; et quand sons toutes les variétés dans le genre cé

la malade souffre, la doulcur n'est expritoine. Ainsi la marbrée, la dorée, la cui

méc que par ce côté, l'autre restant par. vrée, la métallique et la cardui , toutes

faitement inerte, si ce n'est immobile. sont prises indistinctement et préparées L'intelligence est diminuée, comme les comme nous venons de l'indiquer; seule

forces générales, inais nullement perver

tie. La mémoire des mots est bien conment nous préférons celles qui vivent sur les fleurs d'hieble et sur les chardons à

servée et la parole libre. On n'a pas fait celles qui se trouvent sur les roses, les d'expériences pour s'assurer si les sens genèts, l'aubépinc, etc., etc. Les premiè- spéciaux étaient ou non conservés du côté res ont une odeur beaucoup plus forte et paralysé. La malade meurt le 18 septembeaucoup plus pénétrante, et, à cet égard, bre, trois semaines après son entrée. nous partageons l'opinion de l'entomolo

Autopsie, trente heures après la mort. giste russe qui attribue l'action des céloi- d'épaississement de l'arachnoïde. Hemi

Pas d'aliération des méninges; un peu nes particulièrement à leur odeur. (Annales cliniques de Montpellier, No 14.) sphères cérébraux sains, à l'exception d'un

seul point situé à gauche, contre la protu.

bérance annulaire. Les parties centrales DE L'HÉMIPLÉGIE ALTERNE ; par M. le (trigone, septum lucidum et commissures) docteur A. GUBLER, professeur agrégé de

sont ramollies, pultacées, sans changela Faculté de médecine de Paris. – M. ment de couleur. La protuberance anndo (I) Nous ajoulerons que les malades n'ont rien

laire présente, dans sa moitié antérieure, éprouve depuis le traiteinent qui dure déjà depuis froncée , analogue à une cicatrice, de 14 )

une plaque rougeâtre, un peu déprimée, un mois.

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con

15 millimètres de diamètre, et située en hémorrhagique récent, du volume d'une majeure partie à gauche de la ligne mé- amande, à la partie inférieure de la proludiane. Une incision longitudinale, prati- berance annulaire, un peu à gauche de la quée par le milieu du pont de Varole, ligne médiane, ayant détruit, en arrière coupe donc cette plaque en deux parties et en haat, le lissu nerveux jusqu'au niinégales, et traverse une masse dure, du veau des fibres qui continuent, dans la volume d'une aveline , enchåssée dans le protubérance, les pyramides antérieures tissu de la protubérance. Autour de la du bulbe. tumeur, la substance nerveuse est ramol. Dans l'observation Ville de ce mémoire, lie, presque di Muente par place, et le ramol- on voit un homme de 32 ans , qui, à la lissement pénètre beaucoup plas loin dans suite d'un coup violent sur le côté droit dc la moitié gauche de la protubérance que de l'occiput, cut une commotion cérébrale, l'autre côté. Le nerf trijumeau du côté puis une hémicrå nie droite revenant par gauche est rose, ramolli; ses faisceaux accès; enfin une hémiplégie des membres nerveux sont peu distincts, et son enve- du côté gauche, avec paralysie faciale temloppe fibreuse est fortement vascularisée. poraire à droite. Quoique l'autopsie n'ait Le tronc du nerf facial gauche, au pu être faite, il est permis de penser, d'a. traire, parait peu ou point altéré. près les faits précédents, qu'il y a eu une

Une analyse minutieuse des symptômes lésion de la moitié droite de la protubeobservés pendant la vie avait conduit M. rance annulaire. Gubler à circonscrire l'altération au côté Comme résultat de ce travail, M. Gubler gauche de la protubérance annulaire. 'Tel pose les conclusions suivantes : 1° L'héfut son diagnostic, qui fut vérifié par l'au- miplegie cérébrale proprement dite est topsie.

toujours unilatérale. 2° Dans les cas peu Presque en même temps, et dans un cas nombreux d'hémiplegie alterne, c'est la tout à fait semblable, M. le professeur protuberance annulaire qui est léséc. Forget avait formulé un diagnostic d'une 3° La lésion existe toujours exclusivement précision véritablement rigoureuse, et ou principalement du côté opposé à la paconclu à l'existence d'une lumeur intra- ralysie des membres, et du même côté que crânienne, mais extra-cérébrale, occupant la paralysie de la face. 40 Les troubles la base du crâne, à la naissance de la de la sensibilité et de la motilité du côté de moelle épinière, comprimant à gauche l'o- la face peuvent exister aussi bien avec riginc des nerfs affectés, avec altération l'altération isolée de la protubérance que organique du point de l'encéphale corres. quand les troncs nerveux sont eux-mêmes pondant, et ramollissement ultime, dia- intéressés. Par conséquent, l'hémiplegie gnostic que l'autopsic démontra parfaile- alterne doit être transformée en signe des ment exact.

lésions de la protubérance annulaire. M. Gubler rapporte encore plusieurs Bo Du rapprochement de ces deux faits autres cas analogues. Dans l'un (observa- dans l'histoire de la paralysie de la face, à lion recueillie par M. Poisson), on avait savoir : l'action croisée des lésions placées observé une hémiplegie complète du côté dans les hémisphères cérébraux de l'acdroit de la face, incomplète du côté gauche tion directe des lésions du mésocéphale, il du corps, avec paralysie de vessie. Le ma- ressort évidemment que les nerfs faciaux lade , àgé de 56 ans , mourut sans paraly- s'entrecroisent dans l'épaisseur de l'isthmc. sie générale ni contracture. A l'autopsic, Au-dessus de la décussation, l'action est on trouva un foyer apoplectique de la croisée ; au-dessous, elle est directe; rien grosseur d'une noix dans la partie posté- de plus facile à comprendre. 6° Cette induc. rieure externe du lobe droit du cerveau; tion légitime, tirée des faits pathologihémorrhagie dans l'étage supérieur de la ques, est d'ailleurs justifiée par les der. protubérance annulaire et dans la cavité nières recherches des anatomistes , qui, du quatrième ventricule.

en Allemagne et en France, ont tenté de Ce cas est compliqué, sa théorie est résoudre la question : elle est particulièdifficile à construire. Le suivant est beau- rement conforme aux résultats annonces coup plus net; l'observation a été recueil- par MM. Vulpian et Philipcaux. 7. La lie par M. Sénac: le malade a déjà eu deux pathologie nous enseigne encore que la attaques d'hénsiplégie du côté droit. Une décussation des nerfs faciaux doit ètre troisième l'amène à l'hôpital. On constate complète, puisque les lésions du pont de une paralysic complète du mouvement Varole entrainent une paralysie entière du dans les membres supérieur et inférieur côlé correspondant de la face à l'exclusion du côté gauche, et une hémiplegie faciale du côté opposé. (L'Union med., N 117.) droite. À l'autopsie, on trouve un foyer

a

OU

DIA

RAUMATISMB DU DIAPHRAGME,

Il me montrait une barre qui, me disait-il, PHRAGMODYNIE, par M. le docteur CHENE- l'étouffait. Cette barre, oblique d'avant en VIER. Le rhumatisme musculaire est, arrière et de haut en bas , correspondait dans ces contrées, où la température subit aux attaches du diaphragme, qui ne s'ades variations vraiment extraordinaires, baissait pas pendant l'acte respiratoire. une des affections que l'on observe le plus Quelques secousses de hoquet venaient, à fréquemment. Il peut atteindre tous les de rares intervallos, augmenter les doumuscles, et cependant, si la douleur n'est Icurs. Le ventre était souple, les urines pas excessive, si elle n'intéresse pas cer- claires et faciles; il y avait eu une selle iaines régions, lc médecin s'en occupe fort quelques heures auparavant. Le pouls, à peu, à cause, sans doute, de son peu de 10, n'avait rien d'anormal. A la percusgravité. Les auteurs eux-mêmes semblent sion, la poitrine offrait des deux côtés une partager cette indifférence. Ils ne décrivent égale sonorité. A l'auscultation, la respiraavec soin ce rhunatisme que dans le cas tion, un peu puérile en haut, était plus où il siégé dans un muscle dont le défaut faible à la base ; mais le murmure vésicude contraction gène une grande fonction : laire y était assez sensible pour que je ainsi le lombago et le torticolis pour la fusse assuré qu'il n'y avait là ni hépalisamolilité, la pleurodynie pour la respira- tion ni liquide épanché. J'avoue qu'au tion, ou bien encore dans eeux où le lieu premier moment, je ne me rendis pas bien de la douleur pourrait faire redouter une compte de ce que ce pouvait être. Les maladie grave : ainsi le rhumatisme de symptômes généraux me firent tout rattal'utérus et des parois abdominales. cher à un état d'énervement. J'envoyai

Toutefois, il est un muscle dont les con: chercher une potion calmante, et, pendant tractions ont une grande importance sur ce temps, j'appliquai un vaste sinapisme le jeu de nos principaux organes, et sur le en ceinture. L'accès avait commencé subi. rhumatisme duquel on s'est jusqu'à pré- tement, une demi-heure avant que j'arrisent și peu arrêté , que l'histoire n'en est vasse. Au bout d'une heure, tout alla en pas encore faite. Je veux parler du dia- s'amendant, et deux heores après le début, phragme.

le malade était tout à fait remis. Le point En effet, si les ouvrages classiques rap- pleurodynique, qui avait disparu, revint pellent qu'il y a plusicurs observations de dans la soirée pour le quitter tout à fait le rhumatisme du diaphragme répandues lendemain. Ce malade partit un an après, dans la science, c'est seulement pour en n'ayant ressenti depuis que quelques doudémontrer la possibilité. Néanmoins, je leurs de scapulodynie à laquelle il était crois ce rhumatisme plus fréquent qu'ils ne sujet. semblent le supposer. Pour mon compte, Ce ne fut qu'après l'accès, lorsque le j'ai pu en recueillir deux obscrvations, et malade put parler librement, qu'en procéune troisième m'a été communiquée par dant par voie d'exclusion, et surtout en mon ami et confrère M. Roche, cette der- ayant égard à cette ceinture douloureuse nière ayant d'autant plus de valeur que qui rendait la respiration diaphragmac'était lui qui l'observait. C'est d'après le tique costo-inférieure impossible, j'arrêtai résumé de ces trois observations et de

mon diagnostic. Le rhumatisme du diacelles qui ont déjà été publiées, que j'essaie- phragme était la seule affection à laquelle rai de donner la description de cette ma- je pouvais rapporter tous ces symptômes

, ladie.

ainsi que je le montrerai plus loin. Première observation. — M. Lac..., lieu- Deuxième observation.-M. Rav..., hor. tenant d'artillerie, âgé de 53 ans, tempé- loger ågé de 30 ans, tempérament lympharament sanguin, sujet à des douleurs tico-sanguin, a été militaire en Afrique, rhumatismales depuis quelques années, et là it à contracté des douleurs rhumaest pris, à la suite du travail de nuit au tismales. Au commencement de février Polygone, le 11 septembre 1854, de pleu- 1886, il fut pris de lombago (ventouses rodynie sous le sein droit (repo3, ven- sacrifiées, bains, liniments, calmants). !! touses scarifiées in loco dolenti, boissons était convalescent de ce rhumatisme quand, sudorifiques). Le 12, à neuf heures du le 28, à dix heures du matin, et traver. matin, on yint me chercher pressamment : sant la promenade Granvelle, sans cause il étouffait, me dit-on. Lorsque j'arrivai, connue, il se sentit étouffer, pour ainsi je le trouvai assis sur son lit, la figure dire, par une ceinture qui lui serrait la plutôt inquiète que mauvaise; la parole base de la poitrine comme dans un étau. était saccadéc, la respiration très-courte, Il se traina 'avec peine jusqu'à son loge et, ce qui me frappa le plus, ne se faisant ment, qui n'était pas éloigné. On m'envoya que par la partie supérieure de la poitrine. chercher, je n'arrivai que vers midi. Le

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1

malade se trouvait déjà mieux, à ce qu'il quer un vaste sinapisme en ceinture. Rien me dit. Malgré cela, la respiration était ne me calma. Je fis appeler M. le profesencore courte et pénible; elle ne se faisait seur Martin ; il ne trouva rien à l'auscultaque par la partie supérieure de la poitrine,' tion ni à la pereussion. Je pris une potion la partie inférieure et le ventre restant antispasmodique et un lavement avec depour ainsi dire immobiles, Rien à l'auscul- l'assa fætida. Vers deux heures du matin, tation ni à la percussion; pas de météo- les symptômes atlèrent en s'amendant, risme; le pouls normal; pas de toux ni de à quatre heurcs je ne ressentais plus rien. hoquct. Il me raconta que tout à coup il Cette observation est d'autant plus préavait senti une ceinture le serrer au point cieuse, que celui qui l'a faite pouvait se de l'étouffer; et en me disant cela, il des- rendre un compte exact du siége de toutes sinait le contour des attaches du dia.. les douleurs qu'il ressentait et de tous les phragme. Il ne ressenlait rien à la presó phénomènes qui pouvaient se produire. sion, mais une inspiration profonde Les signes pathognomoniques y ressemramenait les plus vives douleurs. Mis en blent tellement à ceux des observations garde par ce que j'avais vu deux années précédentes, que je n'hésite pas à les attriauparavant, et l'accès tirant à sa fin, je me buer toutes à la même cause. D'après ces contentai de preserire quelques frictions données et celles consignées dans les auavec le baume tranquille et le laudanum. teurs, je crois qu'on peut faire de la façon Vers deux heures du soir, le malade se suivante la description de cette maladie, à sentit assez bien pour prendre un bouil- laquelle je donnerai le nom de : loo. Le lombago ne reparut plus. Ce malade me raconta que deux ans auparavant,

DIAPHRAGMODYNIE. à son retour d'Afrique, il avait éprouvé La diaphragmodynie est comme le mot un accident semblable.

l'indique, la douleur rhumatismale du La conformité des symptômes de cette diaphragme ( doce@pay pea oturn.) observation avec ceux de la précédente me La lésion : anatomique de ce rhumafait dire qu'ici encore j'ai eu affaire à un tisme, comme de tout rhumatisme muscuaccès de rhumatisme du diaphragme, suo- laire en général, n'est pas connue. De cédant à un loinbago. Cet accès revenait toutes les hypothèses, celle qui me parait pour la scconde fois, ce qui n'a rien d'éton- la plus probable est celle qui range cette nant, vu la fréquente récidive des dou- affection dans la classe des névroses. leurs rhumatismales.

Causes. - Parmi les causes prédisposan: Troisième observation. – Voici le résumé tes , on ne signale guère que l'âge adulte. de ce que M. Roche m'a communiqué : Parmi les causes occasionnelles, la seule Le 22 avril 1885, dit-il, ayant quitté ma certaine est l'impression du froid humide. flanelle d'hiver, je sus pris, à trois heures, Symptômes.- Le début est marqué par la du soir, au milieu d'une santé parfaite, douleur; brusque la plupart du temps, elle de douleur à la base du thorax. Cette dou arrive quelquefois graduellement jusqu'à leur, sous forme de demi-ceinture anté.

paroxysme, s'y maintient quelque rieure, génait les inspirations profondes. temps, pour diminuer ensuite insensibleCette gêne alla en augmentant insensible- ment. Cette douleur a son siége aux ment jusqu'à dix heures du soir; à partir attaches du diaphragme; elle n'augmente de ce moment, toute la base de la poitrine pas par la pression ; elle donne lieu à une lut serrée comme dans un étau. Les ins

forte constriction, en forme de ceinture, à pirations devinrent courtes; la respira- la base du thorax. Inspirations profondes tion diaphragmatique et costo-inférieure impossibles. Respiration courte se faisant ne se faisait plus sentir, la costo-supé- par les côtes supérieures seulement; rien rieure étant seule possible. L'action de me à la percussion. A l'auscultation: un peu moucher exaspérait ma douleur. La pres- d'affaiblissement du murmure vésiculaire sion sur les points douloureux, que je à la base, par suite du défaut de respira. reconnaissais être aux attaches du dia- tion diaphragmatique et costo-inférieure. phragme n'augmentait en rien la souf- Absence de toux. Pouls normal. Quelquefrance. Je ne loussais pas, je n'avais ni fois du hoquet, mais alors il est trèsfrissons, ni nausées; le ventre ne présen- pénible. Rien d'anormal du côté des autres lait pas de trace de météorisme, le pouls organes. était normal. Je ne me connaissais aucune Durée, pronostic. L'accès peut durer affection organique. Toutes ces , données d'une à huit 'heures et se terminer sans me firent rejeter l'idée d'un asthme, d'une laisser de traces. Le pronostic, par consé. angine de poitrine, d'une névralgie inter- quent, ne peut en étre grave. costale. Je pris de l'éther, ct me fis appli- Diagnostic. - L'absence complète des

son

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symptômes pathognomoniques des inflam- férentes reprises, lui avait fourni une mations, épanchemenls, obstructions des provision de tiges de cette plante afin de organcs abdominaux et pectoraux, fait les soumettre à l'expérimentation clinique. qu'on ne peut confondre la diaphragmo- L'introduction en Europe de celte plante dynie avec aucunc de ces maladies. Ce du Japon a parfaitement réussi. Voici ee n'est guère que dans la classe des névroses que Von Siebold en a dit : « Lonicera braqu'on rencontre des affections qui pour- chypoda (var. repens); nomen japon. sinic. raient simuler celle qui nous occupe. Elle Ninto. Per universum regnum japonicum, en diffère cependant par des caractères nec non in China boreali. Remedium lauasscz tranchés. La pleurodynic occupe un

datur diureticum, resolvens, diaphoretipoint plus limité. La névralgie intercos- cum et antispasmodium. Slipites et flores tale oceupe un seul côté et, à la pression,' præcipue in syphilide primaria et secundaon retrouve les trois points où le nerf ria adbibentur. Planta a nobis ex ipsa Jaenvoie des rameaux superficiels aux té- ponica in hortum botanic. Bogoriensem in guments. Dans l'angine de poitrine, le insula Java, ac anno 1843 exinde in hort. point de départ est le sternum, et la dou“. Sieboldianum Lugdun. Batayor. est introleur s'irradie d'un seul côté, jusqu'à l'é- ducta. ) Au Japon, le Lonicera brachypoda paule et même jusqu'au bras. L'asthme est employé sous forme de tisane dans les nerveux débute, lui aussi, brusquement maladies aiguës et febriles. Les fleurs et par de la dyspnée; mais il n'y a pas la les feuilles sont administrées à la dose ceinture constrictive aux points d'altache d'une drachme à une demi-once par jour du diaphragme, et la respiration costo- en infusion, les stipites à la dose d'une supérieure, les seuls signes vraiment pa- demi-oncc à deux onces en décoction. Dans thognomoniques de la diaphragmodynie; la clinique de Bonn,cette plante a merveilet puis dans l'asthme il y a de la toux, leusement réussi dans trois cas. Elle provesuivie de râles sibilants et ronflants. Quant qucà un très-haut degré la sécrétion rénale, à la dyspnée, suite de tympanile, la con- mais moins celle de la peau. Ce lonicera se fusion ne saurait être possible.

trouvant très-bien du climat de l'Europe Complications. Ordinairement la dia- centrale, il est désirable, sous tous les rap. pbragmodynie coincide avec d'autres dou- ports, qu'on continue à le soumettre à l'exleurs rbumatismales.

périmentation.

Dr D...É. Traitement. - Le traitement, comme ce- (Nederlandsch tydschrift voor geneeskunde, lui de tout rhumatisme, est préservatif et 1857, p. 646.) curatif. Les préservatifs sont la flanelle, les bains de vapeur, le massage, l'hydrothérapie, une habitation convenable. Le DE L'EXTRAIT DE CIGUE A HAUTE DOSE DANS traitement curatif consiste dans l'emploi LE TRAITEMENT DE L'ÉPIDIDYMITE BLENNORde venlouses, sinapismes, liniments et RIAGIQUE. De tous les traitements usipotions calmantes, ou avec le chloroforme. tés contre l'épididymite blennorrhagique, Si l'accès durait un certain temps, on voici celui que préfère et que met en prapourrait avoir recours aux vésicatoires et lique depuis un grand nombre d'apnées, à à la morphine par la méthode ender- l'hôpital Saint-Jean de Dieu, M. Pinilla, mique.

chirurgien de cet hôpital. Nous allons lais. (Journ. des connais. méd. et pharm., No28.) ser parler ce praticien distingué.

Si le sujet est robuste et pléthorique et

les symptômes locaux très-intenses, je Deux CAS DE GUÉRISON COMPLÈTE DE NA- débute par une saignée de bras proporLADIE DE BAIGHT PAR LE LONICERA BRACHY- tionnée aux forces du malade et à la vioPODA.- Le professeur Naumann, de Bonn, lence du mal. Dans les cas où il n'y a pas a rapporté récemment dans le Deutsche de fièvre, ou bien quand l'état général ne klinik, No 14, deux cas de guérison -de le permet pas, je me contente d'une forte cette maladie observés dans sa clinique. application de sangsues; mais très-souvent Le succès obtenu daris ces cas est attribué je m'en passé et il m'arrive bien rarement (à lort ou à raison, c'est un point sur le. d'avoir recours à la saignéc. Enfin, que la quel nous n'avons pas ici à porter de ju- saignée ou les sangsues aient précédé ou gement), est attribué, disons-nous, en non, j'ordonne 60 centigrammes de calogrande partie à l'usage d'un nouveau mé- mel à prendre le soir et autant d'extrait dicament, le Lonicera brachypoda. Nau- de ciguë divisé en deux doses, soit 50 cenmann a été conduit à l'emploi de ce moyen tigrammes malin et soir. Pendant les trois par suite de ses relations avec Von Siebold, journées suivantes, j'augmente chaque le célèbre explorateur du Japon qui, à dif- jour de 60 centigrammes la quantité d'ex.

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