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sources qu'il a mises à notre disposition sciencieuses sont sacrées, qu'aucune cn. pour nous aider à la réaliser. (Nouveaux trave n'est mise à la manifestation pleine applaudissements.)

et illimitée de la pensée. Que Messieurs les membres du corps, Le terrain de nos discussions est celui diplomatique qui nous font l'honneur d'ase de la plus parfaite égalité. Devant la sister à cette séance veuillent bien agréer science, comme devant la loi, lous les l'expression de notre gratitude pour leur hommes sont égaux. S'il y est une autorité bienveillance à notre endroit, et transmet- devant laquellc on s'incline, c'est celle des tre à leurs gouvernements respectifs le faits, éclairée par la raison. Un nom n'y tribut de notre reconnaissance pour leur a de valeur qu'autant qu'il la puise à cette honorable sympathie , dont la présence parmi nous de tant d'hommes éminents Partout où les bommes s'unissent en vue pourvus d'une délégation de leur part est du progrès, ils sont frères. Que devienun irrécusable témoignage.

nent ces barrières imaginaires élevées enQue les Académies, qui ont bien voulu tre eux par la différence des nationalités, nous abandonner généreusement la salle la diversité des idiomes, le dissentiment de leurs séances, et en particulier l'Aca- des opinions et des doctrines, en présence démie de médecine, qui nous a cédé avec de la cause sainte de la science et de l'hule plus gracieux empressement la jouis. manité. sance de lous ses locaux, reçoivent ici Messicurs, le drapeau déployé sur nos l'expression de notre reconnaissance. téles porte cette devise : Liberté! Égalile!

Le Comité prie les organes de la presse Fraternité! Cette fois, j'ose en répondre, tant du pays que de l'étranger d'agréer elle ne sera pas un mensonge. scs remerciments pour lui avoir ouvert Ce discours est accueilli par de viss et leurs colonnes avec tant de désintéresse- longs applaudissements. ment et fourni les moyens de répandre Sur la proposition de M. Quadri, de partout l'annonce du Congrès.

Naples, l'assemblée par acelamation mainReconnaissance enfin à tous ceux qui, tient au bureau le Comité constituant le par leur sympathique concours, ont aidé bureau provisoire. à l'accomplissement de notre cuvre. M. Fallot déclare au nom de ses collè.

Le programme de nos travaux que vous gues accepter cette honorable mission et avez sous les yeux me dispense de vous donne la parole au secrétaire général pour parler du but pour lequel nous sommes faire connaitre au Congrès les membres réunis, et des questions sur lesquelles que l'on propose à ses suffrages comme vous êtes appelés à délibérer..

vice-présidents de l'Assemblée. Ce sont : La science ne nous demande pas de dé, Pour l'Angleterre, M. James Dixon; cisions doctrinales; progressive de sa l'Autriche, M. Arlt; le Danemark, N. nature, elle ne se courbe pas devant de Melchior ; la France, M. Sichel; le Hanoscmblables arrels. Ce qu'elle entend de vre, M. Stromeyer ; l'Italie, M. Spérino; nous, ce sont des discussions franches, les Pays-Bas, M. Donders; le Portugal, approfondies, où toutes les opinions sc M. Marques; la Prusse, M. Von Graese; produisent loyalement. Si quelquefois la Russie, M. De Kabath ; la Saxe, M. Von elles sont de nature à donner lieu à des Ammon, conclusions, que celles-ci soient fortement Ces différents noms sont accueillis par motivées et surtout directement applica- des applaudissements. bles à l'art. En médecine, comme en poli- M. le Président, au nom du Congrès, lique, toute discussion sans but pratique pric ensuite M. le Ministre de l'intérieur est oiseuse et frivole.

de bien vouloir accepter la présidence Abordons maintenant notre tâche réso. d'honneur. Jument, et meltant nos efforts en commun, M. LE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR monte dirigeons-les de manière à faire porter à au bureau, prend place à la droite de M. notrc Congrès tous les fruits qu'il est des le président et s'exprime en ces termes : liné à produire; que son influence soit « Messicurs, permetlez-moi de vous bienfaisante, qu'elle s'étende au loin et lui remercier en quelques mots du témoignage concilio en tous lieux des sentiments d'es« d'estime que vous venez de me donner time et de reconnaissance.

avec tant de bienveillance, en m'appelant Le sol que vous foulez est celui de la à la dignité de président d'honneur du liberté, l'air qui vous entoure est chargé Congrès d'ophthalmologie que votre comde son parfum, les murs où vous délibérez mission directrice à su organiser avec un sont habitués à ca entendre les accents. dévouement si éclairé et que votre bonoIci tout nous crie que les opinions con- rable président vient d'inaugurer

avec

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les accents d'une éloquence si profondé- → ministre courageux d'une nation petite, ment senlie.

» mais sage, hospitalière et libre, qui ne J'avoue humbloment que je ne pos- » craint pas de saisir la modeste occasion sède aucun titre personnel à cette haute ► d'un Congrès scientifique spécial, pour distinction. Mais je l'accepte, je crois de- proclamer hautement des droits de la voir l'accepler au nom du gouvernement > pensée humaine et l'empire légitime belge, afin de vous prouver tout l'intérêt » de l'intelligence. Que M. De Decker que lui inspirent les travaux d'un Congrès » nous permette de lui témoigner publioù brille l'élite des représentants de cette » quement nos respectucux hommages en science spéciale, objet de la plus vive sol- » notre nom et au nom des hommes qui licitude des Élals, objet des bénédictions savent comprendre la science dans son reconnaissantes des familles. ( Bravo ! but le plus élevé : celui d'améliorer la bravo !)

condition des hommes en perfectionnant » Messieurs, ce n'est pas dans notre o leur esprit, en leur montrant la lumière Belgique, terre classique des congrès, et la vérité. qu'il est nécessaire d'insister encore sur

Arrêlons nous ici, car nous en avons dit l'utilité de ces savantes réunions qui, au assez pour prouver que le Congrès d'ophmilieu des préoccupations matérielles de thalmologie a eu un succès des plus brilnotre époque, tendent à assurer les droits lants, un succès qui a dépassé de beaucoup de la pensée humaine et viennent consa- les espérances de ses organisateurs. Parmi crer périodiquement l'empire légitime de ces derniers, il en est un dont nous avons l'intelligence. (Applaudissements.) à peine parlé et auquel il nous tient à

· Soyez donc les bienvenus, savants dis- ceur de rendre justice et un hommage tingués, professeurs éminents, qui, par bien mérité : c'est au confrère aimable, votre parole et par vos écrits, savez con- qui, heureux de pouvoir proclamer putribuer si puissamment, dans tous les pays bliquement l'activité et le zèlc de ses du monde, à imprimer à la civilisation collègues du Comilé, a fait abstraction de cette direction généreuse et élevée qui sera tout amour-propre et s'est annihilé en queldans l'histoire l'éternel honneur de notre que sorte dans sa modestie, pour rapporsiècle. (Nouveaux ct viss applaudisse- ter à d'autres l'honneur d'une entreprise mcnls.)

dont il avait préparé le succès en formuSoyez les bienvenus, vous qui êtes lant, de concert avec le secrélaire-général, délégués dans cette enceinte par tant de la solution de presque toutes les questions gouvernements amis, allentiss à épier les portées au programme, entreprise dont il moindres progrès de la science et impa. a enfin, plus qu'un autre, assuré la réustients de les réaliser dans l'intérêt des site la plus complète par l'intelligence et peuples dont la Providence leur confia l'impartialilé bienveillante avec lesquelles les deslinées. (Très-bien ! très-bien !) il a su diriger les débats et les travaux de

Soyez les bienvenus, au nom de cette l'assemblée médicale la plus imposante qui nation hospitalière et libre dont j'ai l'hon. se soit jamais trouvée réunie à Bruxelles, neur d'être l'organe devant vous,

Ilonneur donc à M. Fallot, car chacun l'a de cette Belgique qui, après avoir été pen- déjà nommé, honneur à ce digne et vénédant des siècles le théâtre des guerres qui rable patriarche de la science, qui, malgré ont ensanglanté l'Europe, est fière d'éire son âge avancé et une santé délicate, a choisie, celle année encore, pour être fait, en faveur d'une solennité scientifique, une arène ouverte à ces luttes pacifiques appel à ce qui lui restait d'énergie et de qui ont pour but le développement de la forces vives pour faire face pendant quascience et le bien-être de l'humanité. » tre jours, avec une ardeur et un zèle à

Ce discours accueilli par les applau- toute épreuve, avec une aménité des plus dissements unanimes et répétés de l'as- parfaites et dont nos savants et illustres semblée a rencontré aussi de vives sym- hôtes garderont longtemps le souvenir, pathies à l'étranger, ainsi qu'on peut en pour faire face, disons-nous, aux fatigues juger par l'appréciation qu'on a faite le et à loutes les exigences de ses fonctions Monileur des hôpitaux dans les termes sui- présidentielles. Noble vieillard ! ta vie si vants :

bien remplie, la vie toute entière consa« Tous ceux qui liront ce discours, tous crée à la science et à l'humanité nc pouvait » nos abonnés du moins, qui ont si sou- recevoir de plus beau couronnement que vent montré leur sympathie pour l'es- l'honneur d'avoir présidé une réunion si prit de progrès et les sentiments d'indé- nombreuse en haules intelligences, en bom. pendance, applaudiront comme le Con- mes distingués, dont chacun, en le serrant grès y a applaudi, avec chaleur, au la main avec une plcinc esfusion de cæur

au nom

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a dů se dire par une réminiscence invo- du même genre que les précédents. lontaire du Cygne de Mantoue :

Ce fait peut avoir en physique un cerNunquàm nostro illius labatur peclore vultus.

tain degré d'importance, en assimilant la vibration des ondes sonores aux causes

matérielles des sensations que donne le NOUVELLE MANIÈRE DE FAIRE USAGE DU

tact sur la densité des corps. En médecine PLESSIMÈTRE. — M. PIORRY a communiqué pratique, il est susceptible d'applications la note suivante à l'Académie des sciences :

utiles et nombreuses, ainsi que j'aurai Il y a quinze jours, je démontrais aux l'honneur de l'exposer devant l'Académie élèves de la clinique la manière dont le dans un prochain mémoire. plessimètre doit être tenu. Je cherchais à

(Revue de thérap. médico-chir.) leur faire voir combien peu de médecins savent s'en servir, et je leur disais qu'il s'en trouvait qui l'appliquaient en sens

NÉCROLOGIE, inverse de ce que l'on doit faire, c'est-à- La Société des sciences médicales et dire de façon que la partie creuse de la naturelles de Bruxelles vient de faire plaque d'ivoire soit dirigée vers la peau, une nouvelle perte en la personne de sir tandis que la surface plane opposée soit en CUARLES CLARKE, ancien médecin de Guilrapport avec le doigt qui percute.Cherchant laume IV, mort à Brighton dans les preà joindre l'exemple au précepte, je percu- miers jours de septembre, à l'âge de 76 tais de cette manière. Quel ne fut pas mon ans. La Société lui avait conféré le diplôme étonnement alors que je pus apprécier, à de membre correspondant, le 20 juin travers une couche d'air d'un centimètre, 1836. non-seulement les diverses nuances de son

. Un de nos collègues les plus estimaen rapport avec la densité et la circonscrip- bles, M. le docteur RIEKEN vient d'être tion des organes, mais encore les sensa- éprouvé de la manière la plus cruelle dans tions tactiles variées qui sont des résultats ses plus chères affections par la mort de si importants dans le plessimétrisme. son fils ainé, enlevé à sa famille et à ses

La même exactitude, le même positi. amis au terme même de sa carrière d'é. visme de limitation des organes se ren- tude qu'il avait parcourue avec distinccontraient, soit que l'on lint l'instrument tion. Á. CAR.-Cu.-4. Rieķen, interne des appliqué par sa surface plane, soit qu'il hôpitaux civils de Bruxelles est décédé à fùt placé sur ses auricules.

Kreuznach, le 12 septembre à l'âge de Un instrument en bois, assez semblable 28 ans, à la suite du typhus. à la gâche d'une serrure, fût, sur ma de- - Le docteur Hauser, professeur de chi. mande, fabriqué par M. Charrière. Ce rựrgie pratique à Olmuth, est mort le plessimètre, placé sur la peau par ses ex- 28 juillet à l'âge de 57 ans. trémités qui servaient de support, laisse - M. le doct. BAJARD, ancien chirurgien une couche d'air de plus de trois centimè- en chef de l'Hôtel-Dieu de Lyon, est mort tres entre la surface percutée et les orga- presque subitement dans les premiers nes. Or, il donne exactement lieu aux jours de septembre. mêmes résultats que les précédents.

M. le doct. Arm. PAULIN, médecin de Soit que les extrémités ou les supports l'École normale supérieure de Paris, chede l'instrument fussent placés sur des valier de la légion d'Honneur, est mort le corps solides pénétrés de liquide ou con- 7 septembre d'une apoplexie pulmonaire,

7 tenant des gaz, soit qu'ils fussent posés à l'âge de 68 ans. près ou loin des points d'appui sur les

- M. Jos, Naveau, médecin, ancien quels ils reposaient, le fait suivant se re

bourgmestre et en dernier lieu échevin à produisait d'une manière constante : per- Putte, y est mort le 16 septembre à l'âge pendiculairement au-dessous du point de 66 ans, après trois jours de maladie. frappé se prononçait un son et se recon

- N. J. STEYĄBRT, docteur en méde• naissait au doigt un degré de matité ou de

cine, en chirurgie, etc., est décédé à Ecloo sonorité qui correspondait absolument le 17 septembre. Médecin expérimenté, aux parties situées au-dessous, Ces expé- charitable et dévoué à la classe ouvrière, riences ont été réitérées et variées à l'in

M. Steyaert a succombé viclime de son fini devant un grand nombre de médecins

empressement à secourir les malheureux ou d'élèves. Il a même paru évident qu'en alteints du typhus régnant à Ecloo. percutant une plaque solide, sonore et Le docteur Jouan, seul survivant du élastique, à quelque distance des corps et service de santé de Napoléon, est mort à

, à sans qu'elle reposât sur ces corps par les Paris, le 18 septembre, à l'âge de 83 ans, points d'appui, on obtenait des résultats

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DE MÉDECINE.

(NOVEMBRE 1857.)

1.—MÉMOIRES ET OBSERVATIONS.

COMMENT COMPRENDRE L'INTRODUCTION DES DIFFÉRENTS MÉDICAMENTS DANS L'ORGA

NISME AU MOYEN DU COURANT GALVANIQUE? par le professeur E. Pelikan, membre honoraire et le professeur A. SAVELIEFF, membre correspondant à SaintPétersbourg.

L'application des découvertes les plus remarquables en électricité à diverses questions de mécanique, de technique et de physiologie servit, dans les derniers temps, à la composition de travaux plus ou moins intéressants sur ces matières. La médecine pratique elle-même ne put rester spectatrice indifférente de si éclatantes applications faites dans d'autres branches des connaissances humaines. Il est seulement à regretter que, au lieu d'expériences exactes et normales, elle se soit bornée jusqu'à ce jour à des observations saisies à la volée; qu'au lieu de s'en tenir aux données de la science, basées sur des lois physiques rigoureuses, elle s'abandonne à des 'fantaisies qui ne sont justifiées en rien et se mette en scène avec une imperturbable confiance, prononçant de profonds apophthegmes, tels que celui-ci : « La polarité est parlout, où l'infini, l'univer. sel, devient le fini, le spécial. » Cependant les recherches classiques de DuboisReymond et de Helmholz sur l'électricité animale devraient, ce semble, meltre un terme à une aussi pitoyable direction de la part des gens de l'art, qui pré. tendent s'occuper de ce qu'on nomme la physique thérapeutique. On peut citer comme exemple d'erreur médicale, résultant d'une intelligence peu claire des lois purement physiques d'un phénomène et d'une observation inexacte dans le résultat des expériences, l'introduction des différents médicaments dans l'organisme au moyen du galvanisme, erreur dont l'analyse critique va former le sujet de cet article.

On sait que, dès le commencement de la découverte de la décomposition chimique au moyen du courant galvanique, on remarqua l'amas d'un corps ou d'un autre (de l'acide ou de l'alcali, par exemple), près des électrodes. Bientôt après, Berzélius et Hissinger prouvèrent que, non-seulement chaque sel

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est décomposé par le courant galvanique en son acide et en sa base, mais encore qu'en prenant deux sels différents ou un sel et de l'eau, la décomposition s'opère précisément de même par le transport des parties constituantes du sel aux pôles correspondants, c'est-å-dire de l'acide au pôle positif et de la base au pôle négatif. Ainsi, par exemple, en remplissant on tube de verre en forme d'u d'un côté avec de l'eau, et de l'autre avec une dissolution de chlorure de calcium , puis en fermant les deux extrémités par des bouchons à travers lesquels passent les fils des deux pôles de la pile voltaïque, le pôle + plongeant dans la dissolution du chlorure de calcium et le pôle-dans l'eau, on a observé que près du pôle + s'amassait le chlore et près du — la chaux et l'hydrogène, et on en a conclu que la chaux avait été transportée au travers de l'eau, du pôle + au pôle

Cette idée du transport des parties constituantes d'un sel aux pôles correspondants est due, à ce qu'il parait, à H. Davy; plus tard, elle fut confirmée aussi par MM. Faraday, Connel, Daniell, Becquerel, de la Rive, ainsi que par beaucoup d'autres. Les principales expérienees, qui prouvent le transport d'un corps d'un pôle à l'autre, furent les suivantes :

1) En prenant deux vases l'un en gypse, l'autre en agate, puis en versant dans les deux de l'eau distillée et les mettant en relation par des fils humides en asbeste, au bout de quatre heures, sous l'action d'un courant de 100 éléments de la pile voltaïque, on pouvait clairement remarquer la présence de la chaux dans le vase en agale, où l'électrode négative avait été plongée, et dans celui en gypse la présence de l'acide sulfurique.

2) En prenant trois vases, et versant dans l'un d'eux la dissolution d'un sel quelconque, par exemple, du sulfate de potasse, et dans les deux autres de l'eau distillée, puis en ajoutant à celui da milieu, contenant la solution saline, de la teinture de tournesol ou de curcuma, si l'on met les vases des deux bouts en relation avec les électrodes, et tous les trois en relation entre eux au moyen

de fils d'asbeste humectés d'eau et recouverts de papier de tournesol ou de curcuma; on ne tardera point à voir se manifester dans le vase avec l'électrode + l'acide sulfurique, ainsi que sa réaction sur le papier de tournesol et sur la teinture de ce vase; tandis que dans le vase avec l'électrode on verra la potasse et la réaction sur le papier de curcuma ou la teinture ; mais en aucun cas la coloration ne se manifeste du côlé de la sortie ou du transport de l'acide et de l'alcali; de manière qu'ils paraissent perdre leur action chimique sur les substances colorantes pendant le passage opéré sous l'influence du galvanisme.

3) En outre, si au lieu d'une teinture, on verse dans le vase du milieu un acide ou un alcali, et qu'on le soumette au même courant galvanique (Davy employait dans celte expérience ordinairement 100 à 150 éléments de la pile de Volta), alors on remarque que l'acide ou l'alcali, qui se trouve libre dans le vase du milieu, ne présente point d'obstacle au passage, le premier, de la base, ni le dernier, de l'acide du sel en solution. Sculement l'acide sulfurique retient

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