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gations et comme un fait d'expérience. droit dénudé; aussi M. Barth pense-t-il

Nous pourrions analyser ici quelques- que la sensation douloureuse qu'elle déunes des observations rapportées par l'au- termine chez les galeux est le résultat de teur; mais clles n'apprendraient rien qui l'agonic dans laquelle se débat l'acarus. n'ait été énoncé plus haut. Nous aimons M. Michel, de Strasbourg, a soumis trois mieux citer ici l'opinion du docteur Paget galeux au traitement par la benzine, le sur ce sujet, qu'il a éludié avec le discer- lendemain ils étaient guéris et n'avaient nement qu'on lui connait ct sans illusions plus que quelques démangeaisons. La d'auteur.

même substance, expérimentée dans un « En résumé, dit-il, l'arc sénile me pa- cas de favus, lui a paru modifier le végétal rait être avant tout la meilleure indication parasite. — En admettant que des obserqu'il y ait d'une prédisposition et d'une vations plus nombreuses viennent confirtendance à la dégénérescence graisseuse, mer les propriétés nouvelles de la benzine partielle ou générale, des tissus. Ce n'est que nous venons de signaler, le prix élevé certes pas un signe infaillible, car on le de cetle substance en limitera nécessaircrencontre quelquefois chez des individus ment l'emploi dans le traitement d'unc d'une santé robuste et d'une nutrition vi- affection contre laquelle on possède déjà goureuse, et son apparition précoce pout des médicaments si efficaces et si éconobien tenir à une cause locale, telle qu'une miques. inflammation de la choroïde ou de toute

(Gaz, méd. de Strasbourg.) autre partie du globe oculaire; mais tout en faisant la part de ces exceptions, l'arc sénile me semble être le signe le plus ap- GLYCÉROLÉ D'aloes. SON EMPLOI parent et le plus sur des dégénérescences QUELQUES AFFECTIONS DE LA PEAU. Nous graisseuses dont nous parlons. »

avons appelé l'attention à diverses reprises (Archives génér. de médecine.) sur la facilité que donne la glycérine pour

obtenir la solution de certains alcaloïdes

médicamenteux et sur les avantages que la TRAITEMENT DE LA GALE PAR LA BENZINE. pratique journalière peut tirer de cette - M. le docteur Barth, médecin à Berstelt propriété. On a obtenu ainsi des glycé(canton de Truchtersheim), dans une lettre rolés de morphine, de strychnine, de véadressée à la Société de médecine de Stras- ratrine, d'atropine, de tannin, qui constibourg, fait connaitre un nouveau mode de tuent autant de médicaments d'une admi. traitement de la gale. Il s'agit de la ben- nistration facile par voic iatraloptique ou zine employée en frictions. Si ces frictions endermique, et dont plusieurs praticiens sont convenablement faites, dit l'auteur, ont eu l'occasion de constater les bons efla gale est instantanément détruite. Voici fcts. Le glycérolé d'aloès vient d'être apson procédé : il fait préalablement frotter pliqué avec avantage par M. Chausit dans fortement les malades au moyen d'un lc traitement de quelques affections de la linge sec; lorsque la peau est rubéfiée par peau. Sachant que depuis longtemps la ce frottement, il y fait appliquer immédia- ieinture d'aloès était enployée avec succès tement la benzine. Le contact de cette contre certaines plaies rebelles dans la dernière donne lieu à une forte sensation médecine vétérinaire, M. Chausit a eu de brûlure aux endroits sculement où se l'idée de l'appliquer par analogie au traitrouvent les vésicules. Une heure environ lement des fissures et ulcérations, qui comaprès la friction, les vésicules sont dessé- pliquent fréquemment le lichen agrius, chées et simulent un psoriasis guttata. Un notamment lorsqu'il est fixé à la peau de bain sayonneux est donné en dernier lieu la face dorsale des articulations phalancomme moyen de propreté plutôt que giennes, aux poignets et aux plis de flexion comme médicament utile au résultat de la des grandes articulations des membres. Il guérison. Le docteur Barth a été conduit s'est servi pour cet usage du glycérolé à ce trailement après avoir constaté la d'aloès. Dans quatre observations rapporpropriété insecticide de la benzine. Cetle tées par M. Chausit, et qu'il serait trop substance asphyxic immédialement une long de reproduire ici, l'éruption avec ses inouche ou une puce; clle détruit en quel- complications a été complétement modifiée ques instants les poux de l'homme et des

en quelques jours, sous la scule influence animaux, sans altérer la peau en aucune de l'application de ce moyen. manière et sans faire tomber les cheveux

Pour se convaincre que les résultats ou les poils. La benzinc est d'une inno- étaient bien dus réellement à l'action du cuité parfaite sur la peau non cnlanvée, et topique, N. Chausit a cherché, entre son action est à peine sensible sur un en- autres cas, un cas de lichen fixé aux deux

ceux

mains. Il a appliqué sur l'une d'elles seu- d'affections utérines, de vomissements qui lement le glycérolé d'aloés, et sur celle-là existent souvent chez les jeunes gens et seulement aussi l'éruption a été modifiée, les hystériques, sans pouvoir être raptandis qu'elle est restée stationnaire sur portés à une gastrite chronique. Quand le l'autre.

lait n'était pas bien supporté, M. Oppolzer (Gaz, des llopit. et Bull. génér. de thérap.). essayait la viande erue, principalement le

veau haché administré en bouleltes; un

petit nombre de malades seulement témoiSUR LA THÉRAPEUTIQUE DES MALADIES DE gnèrent une répugnance bien décidée pour L'ESTONAC. Dans une séance de la sec- ce moyen. tion de thérapeutique du Wiener Gesell- Les troubles de la digestion chez les schaft für Aerzte, le professeur Oppolzer a personnes qui mènent une vic sédentaire sait à ce sujet une communication des plus sont heureusement combattus par la resintéressantes. Dans son opinion, il n'y a piration de l'air pur des montagnes et par pas de trouble ou de dérangement dans la un exercice modéré. Les eaux de Carlsbad digestion qui ne reconnaisse pour point de se montrent très-efficaces chez les rhumadépart unc cause organique, bien

que tisants qui touchent à la première vieilcelle-ci nous reste encore souvent inconnue lesse et qui ont longtemps souffert de dédans l'état actuel de la science. Ainsi il rangements dans les digestions, che peut exister des lésions des cellules, des qui ont des dispositions à la cardialgie el fibres musculaires qui entourent les glan- à des flux de ventre, comme aussi contre dules pepsiniques, des troubles de l'inner- les douleurs d'estomac des individus qui valion, des modifications du sang, qui souffrent du foie et qui ont des calculs exercent une action réelle sur la quantité biliaires ou rénaux. Les caux de Marienet la constitution du suc gastrique; de sim- bad sont mieux supportées par des inples modifications dans le mucus de l'es- dividus jeunes, bien nourris ct souffrant tornac, dans les cellules épithéliales, peu- de la constipation; la source dite FranzensFent amener le même résultat. Dans le Bron donne surtout des résultals très-fatraitement des maladies de l'estomac, il vorables dans les cas de catarrhes chroniest très-important de prescrire la diète. ques de l'estomac et dans loutes les En ce qui concerne la cure par le lait, M. le souffrances de cet organe se manifestant à professeur Oppolzer ordonne dans tous les la suite de l'anémie ou de la blennorrhée cas le lait de vache, mais il préfère, au lait utérine. La cure à l'cau froide est surtout doux et même au lait battu, le lait aigri recommandable pour ceux qui, menant lorsque celui-ci ne répugne pas au malade, une vic sédentaire, ont détruit leurs par la raison que dans le lait aigri le ca- facultés digestives par des excès de table, séum se trouve dans un plus grand état de comme aussi pour les rhumatisants chcz division et est, par conséquent, plus facile- lesquels l'existence de congestions ou ment digéré. Les malades peuvent boire le d'hémorrhoïdes ne permet pas de recourir lait frais ou bouilli , mais dans tous les cas aux caux de Carlsbad ou de Marienbad. il doit avoir été écrémé. Il faut toujours Les émissions sanguines locales ne doidébuter par de petites quantités , surtout vent être employées que lorsqu'il y a une quand il y a de fréquents vomissements. grande sensibilité à l'épigastre chcz 'des Quelques malades ont pu en boire, parjour, personnes d'ailleurs robustes. Les pilules de 4 à 6 pintes que M. Oppolzer fait pren- de glace et l'eau à la glace sont utiles dans dre en quatre fois. Quand la cure par le la gastrite et dans l'hématémèse. Dans la lait produit le pyrosis, on recourt avec saison froide, il est avantageux de faire poravantage à de pelites quantités de magné- ter aux personnes disposées aux cardialgies, sie; quand elle amène de la diarrhée, on soit une pièce de flanelle, soit une peau de donne immédiatement après le lait une lapin ou de lièvrc; les emplâtres aromatiDelite dose de pulv. conchor. preparat. Aques et les sinapismes réussissent bien "eux qui supportent bien les féculents, on contre les douleurs légères, liées à la gaslecorde en même temps des bouillies lé- trite chronique. Les narcoliques se sont 'ères préparées avec de la fleur de farine, maitrés très-efficaces dans un grand nomlo riz ou de l'arrow-root; quelques malades brc d'affections douloureuses de l'estomac, upportèrent bien des bouillons légers surtout l'opium et ses diverses préparauxquels on avait ajouté un jaune d'æus. tions. L'opium en substance fut loujours sa cure par le lait amena la guérison dans employé de préférence contre les ulceraeaucoup de cas de gastrite chronique, tions de la muqueuse gastrique; quand it 'érosions , d'ulcères persoranis, dc vo- y avait en même temps constipation opinissements chez les femmes enceintes, niâtre, l'auteur donnait la belladoue et la

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ciguë dont il obtenait aussi de bons résul- leur susceptibilité nerveuse prononcée. La tats. Quand il y a imminence de perfora- vératrine réussit aussi très-bien dans la tion, l'opium est le moyen le plus efficace, pneumonie qui atteint les tuberculeux; car en modérant l'action peristaltique, il elle n'est contre-indiquée ni par l'état d'irfacilite la formation d'adhérences. L'opium ritation des voies digestives inférieures, fut encore trouvé très-utile contre les

ni par la diarrhée qu'elle n'augmente affections gastriques des buveurs, contre jamais; l'irritation des voies digestives leurs cardialgies et leurs vomissements supérieures, et en particulier la présence chroniques. L'eau de laurier-cerise ne

de vomissements, en contre-indiquent rend des services que dans les douleurs l'emploi d'une manière absolue. légères, telles que celles qui accompagnent

2. Letartre stibić à haute dose convient le catarrbc gastrique; elle trouble moins

surtout chez les personnes dont les prola digestion que les autres narcotiqucs.

grès de l'âge ont affaibli la constitution, Les vomitifs ne furent employés qu'avec

ou qui, sans être d'un âge avancé, ont prudence et dans les seuls cas d'indiges

acquis prématurément, par des circontion. Les purgatifs sont souvent nécessai- stances quelconques, la constitution sé res chez ceux qui souffrent de l'estomac;

nile. L'état saburral, la présence de volorsque des lavements froids ou laxatifs

missements ne mettent pas un obstacle suffisent, il faut s'abstenir de purger : tou

absolu à l'administration du tartre stibié; tefois , dans certains cas, il faut bien

la diarrhée constitue une contre-indication recourir aux purgatifs, quand il y a des

formelle. vomissements sympathiques ou de la con

M. Aran administre la vératrine sous stipation; l'auteur a remarqué qu'alors forme de pilules contenant chacune 5 mill'aloès et le sulfate de magnésie à petites ligrammes de cet alcaloïde; il en donne doses sont mieux supportés que l'huile de

unc toutes les deux, trois, quatre, cinq ou ricin et le séné, dont l'action s'est montrée

six heures, ou à plus long intervalle ennuisible.

Dr D....

core, suivant les conditions individuelles (La suite au prochain No.)

et l'effet.

Quant au tartre stibié, il le prcscrit en

pilules de 0,28 centigr. cn les espaçant DES INDICATIONS PARTICULIÈRES QUI COM

dans les vingt-quatre heures, à des interMANDENT L'EMPLOI DE LA VÉRATRINE OU DU

valles proportionnés à la dose totale qu'il TARTRE STIBIÉ DANS LA PNEUMONIE. Dans

veut faire prendre dans ce laps de temps. les cas où les émissions sanguines ne peu

Cette forme est destinée à prévenir les vent être pratiquées ou continuées chez lésions que le tartre stibié détermine sou les sujets atteints de peumonie, on a ha

vent dans la bouche et le pharynx lorsbituellement recours à l'émétique à haute qu'il est pris en potion, c'est-à-dire cette dose; c'est là une pratique généralement inflammation pustuleuse que tout le monde admise. Depuis quelques années on a

a été à même d'observer. aussi employé un autre contre-stimulant, (Journ. des conn. méd. et pharmaceutiques.) la vératrine, dont M. le docteur Aran a beaucoup vanté l'efficacité soit dans les maladies dont nous parlons, soit dans le

Traitement DE L'ALBUMINURIE PAR rhumatisme articulaire aigu; en un mot,

CRÈME DE TARTRE. Dans un rapport sur dans les cas où la méthode rasorienne l'hôpital de tous les Saints de Breslau, peut être conseillée. Mais peut-on s'adres- pour les années 1852 et 1853, le docteur ser indifféremment à l'un ou à l'autre de Cohen a consigné les remarques suivantes ces agents thérapeutiques? Voici ce qui relativement au traitement de l'albumirésulte d'une suite d'observations publiées nurie. Dans l'hydropisie qui accompagne par M. le docteur Gauchet dans l'Union cette affection, ainsi que dans celles qui médicale et puisées dans le service de M. dependent d'autres causes, la crème de Aran.

tartre (lartarus depuratus) sc montre trèsDe faits nombreux, observés avec soin

efficace comme diurétique. Il n'y a guère et recueillis exactement, M. Aran a tiré que l'hydropisie accompagnant la cirrhose les conclusions suivantes :

du foie, qui résisle à ce moyen. Adminis1° La vératrine produit ses meilleurs

Irée dans ce but, la dose de la crème de esfets chez les sujets qui , jeunes encore et

tartre a été assez élevée : une à deux pouvant d'ailleurs paraître robustes, n'ont cuillerées à café toutes les deux heures ; et pas néanmoins une résistance vitale éner. celle dosc, continuéc même pendant plugiquc. On les reconnail à leur état de mai- sicurs semaines, a très-rarcment amené greur, à la sécheresse de leurs fibres, à des troubles digestifs. Les ferrugineus

LA

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se sont montrés beaucoup moins eslicaces huit dans le même laps de temps; arrivé à contre la maladie de Bright : leurs effets cc nombre, il en prit cn quantité graduclne se sont fait sentir que très-lentement, lement moindre. et seulement après modification de l'état Le docteur Wertheimber, qui a résumé anémique. Cependant ils n'ont pas été cet article dans l'Aerzlliches Intelligenzsans action sur la diurèse (1), et on peut Blatt, ajoute que l'emploi des citrons à même leur attribuer quelques guérisons. titre de diurétique est depuis longtemps Malheureusement les indications spéciales usité en Allemagne, particulièrement colle pour l'emploi de ces agents ne paraissent tre l'hydropisie résultat de la maladie de pas encore parfaitement établics. Quelles Bright.

Dr D...É. qu'elles soient, il s'est présenté des cas où les ferrugineux sont restés sans effets, et où la crème de tartre seule ou associée au EMPLOI DE LA QUINOÏDINE CONTRE LES ser, sous forme de tartarus ferruginosus, FIÈVRES INTERMITTENTES.

5,- Ledocteur J.-M. a produit une guérison durable en fort Huber a communiqué naguère à la Sociélé peu de jours. — D'autres diurétiques, des médecins de Vienne le résultat des cxquoique très-utiles dans certaines hydro. périences qu'il a faites avec la quinoïdine pisies, sont restés sans résultats favorables dans le traitement de trois à quatre cents dans la maladie de Bright; de ce nombre malades alteints de fièvres d'accès. Ces sont les célèbres pilules d'Edimbourg et expériences ont été faites à Aner et dans de Heim, ainsi que la digitale qui, dans ses environs, contrée qui mesure unc deux cas, a même rendu l'urine sanguino- élendue de quatre à cinq milles, et où les lente. Aussi l'emploi de ces moyens a-t-il fièvres intermittentes sont endémiques, à été très-restreint. Pour provoquer les

cause, sans doute des inondations fré, sueurs, on a presque toujours eu recours quentes qui s'y font et des marécages qu'on aux bains chauds, surtout contre l'albu- y trouve. D'après M. Huber, la quiminurie dépendant de fièvres exanthéma- noïdine coupe aussi bien et plus sûrement tiques. Nul autre moyen ne s'est montré que le sulfaie de quininc, les fièvres interdans ces cas, aussi rapidement efficace. mittentes; elle réussit dans des cas qui On a essayé, contre les symptômes urémi- sont restés réfractaires à l'action de ce sel. ques, les fleurs de benzoes avec un assez Les récidives ont été extrêmement rares : bon résullat. Chez quelques malades guc- elles ont trouvé leur explication soit dans ris on avait employé tantôt tel moyen tan- la négligence des malades, qui aussitôt la tôt tel autre, mais beaucoup sont morts fièvre coupée, ont cessé le remède; soit sans qu'on ait pu observer le moindre dans la persistance que mettaient les féeffet favorables des remède prescrits. bricitants à rester exposés aux emuves (Repertorium et Ann. méd. de la Fl. occid.) paludéens (malaria).

M. Huber prescrit de préférence la quinoïdine sous forme de teinture alcooliquc.

Voici sa formule : SUR L'ACTION DIURÉTIQUE DES CITRONS. —

R. Chinoidin. Depuis un grand nombre d'années, le docteur Trinkowsky a recours, contre les

Alcohol.

3iiij hydropisies, à l'emploi des citrons qu'il Elix. ac. Halleri. considère comme un diurétique des plus

Tinct, cinnam. actiss. Comme un fait des plus probants,

Syr. cort. aurant. il rapporte un cas d'ascite déterminée par une affection du foie, qu'il traita vainc

On laisse digérer ce mélange pendant ment par une foule de moyens et qui, plusieurs jours, et on en donne, aux ayant récidivé après deux paracentèses adultes, toutes les trois heures, pendant abdominales, fut enfin complétement (?) l'apyrexie, 30 gouttes sur du sucre, ct 4 à guérie par l'usage des citrons en sub- 6 gouttes seulement à des enfants âgés de stance. Les citrons sont pelés, coupés en

deux à trois ans. morceaux , saupoudrés de sucre et mangés (Annales méd. de la Flandre occid.) dans cet état. Les trois premiers jours le malade mangea un citron en six fois, plus tard il en mangea trois par jour et alla

DE L'OZÈNE PAR successivement jusqu'à en manger dix

M. le D. Henry a com(1) L'on se rappellera que le docteur Buys, an. fate serreux au sulfate de quinine. (Voyez notre cien médecin de garnison à Bruges, a préconisé, tome XIX, page 148. pour combattre les hydropisies, d'associer le sul

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TRAITEMENT

LE CHLO

RATB DE POTASSE.

DES

muniqué à la Société médicale des hôpi- s'interposait entre les lèvres affrontécs, et taux de Paris l'observation de deux seurs tôt ou tard contribuait à les désunir. Cet affectées d'ozène et qui, après avoir été accident, selon lui, tient à la succion cxcrtraitées infructueusement par un grand cée sur l'ouverture par la langue, qui, innombre de moyens, důrent enfin leur gué- timement appliquée sur elle au premier rison à l'emploi d'une cau chargée de chlo- temps de la déglutition, s'en écarte ensuite ratc potassiquc (4 grammes du sel pour 420 brusquement, et appelle ainsi le contenu grammes de liquide) qu'il fit renifler à ses des fosses nasales à venir dans la cavité malades.

buccale. Or, la malade ne pouvait s'enipêcher absolument d'avaler, les soins et le

régime n'avaient pas de puissance suffiTRAITEMENT DES FISSURES PALATINES, par sante pour prévenir l'inconvénient attaché M. FIELD.- La persoration du palais est à cet effet physique. M. Field imagina unc incommodité si pénible, et l'urano- alors d'étendre sur toute la surface palaplastic une opération si rarement suivie tine, après l'opération, une couche mince de succès, qu'il faut recueillir avec soin de gutta-percha en dissolution dans du toutes les données propres à la perfec- chloroforme; et ce vernis intercepta assez tionner, lous les excmples capables d'en- la communication pour s'opposer à la tencourager les chirurgiens à en poursuivre dance au vide qui avait été l'écueil du le but avec persévérance.

succès après les premères opérations. Sous ce dernier rapport principalement, (Medical T'imrs and Gazette, et Gaz. l'observation de M. Field est un modèle hebd. de médecine.) digne d'être présenté à l'imitation des pra. licicns. Quatre fois il réitéra, on les variant, en les perfectionnant, ses tentatives DE L'EMPLOI DU SOUFRE COMME CIMENT opératoires, et il finit par obtenir une DENTS CARIÉES; par M. HENRI HENoblitération complète et définitive.

ROT. Le soufre mou, semblable an L'ouverture palatine anormale, existant caoutchouc, peut s'employer comme maschez une femme de quarante-sept ans, tic pour les dents cariées. Il suffit pour avait de quoi admettre le bout du doigt. cela, après avoir bien nettoyé la carie, d'y Une première opération fut faite selon le introduire une petite boule de soufre procédé de Warren (une incision antéro- mou, conscrvée sous l'eau et débarrasséc postérieure de chaque côté de l'ouverture, de loulc humidité par du papier buvard. et à un deni-pouce de sa circonférence; Aussitôt que la petite boule est introduite, détacher de l'os la muqueuse palatine, que on lui fait prendre une forme convenable, cette incision préalable a rendue plus mo- on retire l'excédant du soufre et toute l'obilc, plus aisément altractile de dehors en pération est finie sans qu'on ait ressenti dedans, ct terminer en suturant les bords aucune douleur. droit et gauche, d'abord avivés, de la solu- Alors le soufre est l'un brun foncé, lion de continuité).

mais il ne tarde pas en durcissant à perLe résultat fut bon, mais incomplet. dre cette couleur, ct à ne conserver qu'une Nouvelle opération; mais, cette fois, teinte légèrement jaunâtre tirant un peu M. Field raviva les bords par une section sur le gris, teinte qui s'accorde le plus oblique, en coupant d'un côté sur la mu- souvent avec celle des dents cariées. Le queuse nasale, de l'autre sur celle du pa- soufre ainsi posé acquiert une dureté trèslais, de telle façon que les bords étant considérable, il s'incorpore pour ainsi couverts l'un par l'autre, se louchaient dire avec la dent, el forme une masse dans une plus grande étendue de leur sur- presque aussi dure que la dent elle-même. face saignante. La suture enchevillée rem- On peut le frapper et le gratter avec l'on. place aussi celle à points entrecoupés. gle sans le détacher ni le briser, même

Le succès n'étant pas complet encore, lorsqu'il n'est placé que dans des caries un raccoutrement devint nécessaire; mais {rès-larges ct pcu profondes, ou les pâtes celui-ci parait n'avoir fait que gåler la be- ordinaires tiennent difficilement. Outre la sogne.

grande dureté que le soufre acquiert, il Dans une quatrième tentative recom- possède encore d'autres qualités : car il mencée d'après les mêmes principes, l'au- est insoluble à froid dans tous les corps (le teur fit une addition à l'effet de laquelle il sulfure de carbone excepté), et il n'est alattribue en grande partie la guérison. Il taqué par aucune des substances qui seravait remarqué, à la suite des essais anté- vent à notre alimentation. Ainsi le sousre rieurs, qu'une goulle de mucosité descen- par lui-même n'étant pas un poison et ne dant fréquemment du nez dans la bouche pouvant former avec les substances que

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