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et qui soit en même temps au minimum

M. GIBERT ycut présenter une protes. possible d'oxydation.

tation plutôt qu'une argumentation nouLes hypophosphites de soude et de velle. Le point important de la discuschaux sont les préparalions qui semblent sion, c'est la possibilité de la mort subite ; jusqu'ici le mieux réunir ces deux condi- c'est elle qui compromet le plus la restions.

ponsabilité médicale. On l'a expliquée par Administrés à des doses qui peuvent une action toxique du chloroforme ; mais varier entre 80 centigrammes et 3 gram- sur quoi appuie-t-on celte opinion? Il y a mes par jour, ccs sels peuvent être ein- cu, cette année, un assez grand nombre de ployés indifféremment l'un et l'autre dans morts subites, et, en definitive, on n'a pas le traitement de la phthisie. La dose maxi- su quelle en était la cause : on le sait enmum à laquelle je me suis en général tenu core moins quand le chloroforme vient a été de 1 grammc par jour pour les adul- compliquer la question. Pour moi, dit M. tes. Ils ont une action immédiate sur la Gibert, je ne puis pas admeltre qu'une diathèse tuberculeuse, ct font disparaitre substance qui agirait comme un toxique avec une rapidité vraiment merveilleuse foudroyant pour les uns pourrait étre tous les symptômes qui en sont l'expres. supportée par d'autres avec une impunité sion générale. Lorsque le dépôt morbide parfaite. qui est le résultat spécial de la dyscrasie Il faut donc repousser cette explication. est récent, lorsque le ramollissement n'a Mais il en est une autre très-naturelle : fait que commencer , lorsqu'il ne s'opère c'est la syncope ; et la syncope, malgré la pas trop rapidement, les tubercules sont complication du chloroforme, n'a rien de résorbés et disparaissent sans laisser de bien effrayant par elle-même. traces ; lorsque le dépôt est d'une date Le bon sens public, mieux que les saplus ancienne, lorsque le ramollissement vants, toujours un peu amoureux des disa atteint un certain degré, il continue sertations obscures, s'est prononcé à l'équelquefois malgré le traitement, et l'issue gard des ancsthésiques, et il indique qu'on de la maladie dépend de l'état analomique peut employer ces agents sans crainte, de la lésion, de son étendue, et surtout de sans scrupule, surtout sans appareils, la présence ou de l'absence de complica- mais non sans précautions. tions.

Quant à ce qu'on a dit des petites opéDans les nombreux essais faits par moi rations, à propos desquelles on a recompour modifier l'état local au moyen de mandé de ne pas cmployer les anesthésil'inspiration de diverses substances, je ques, il croit qu'on n'a pas assez pensé n'ai vu aucun résultat favorable qui ne aux patients qui les réclament. Donc, lant dût être attribué à la médication spé- que cela ne sera pas défendu, il chlorocifique.

formera dans tous les cas, afin d'épargner Les hypophosphites de soude et de chaux aux malades des douleurs inutiles. sont un prophylactique certain contre les M. Cazeaux. Il résulle du dernier dismaladies tuberculeuses.

cours de M. Devergie, aussi bien que de Les effets physiologiques que j'ai obser- sa première communication , qu'il admet vés dans l'emploi des hypophosphiles de la possibilité de l'asphyxie, el M. Devergie soude, de chaux, de potasse et d'ammonia- n'a produit aneun fait à l'appui de ce qu'il que, font voir que ces préparations ont avançait. Or, sans cette démonstration, une double action; d'une part elles aug- toute son argumentation tombe. mentent immédiatement le principe, quel Il importe d'ailleurs de distinguer deux qu'il soit, qui constitue la puissance ner- asphyxies : l'une, consécutive, résultant veuse; de l'autre elles sont des hématogès de la lésion des puissances respiralrices; ncs par excellence, infiniment supérieurs l'autre, et c'est la vraie, produite par le à tout ce qui nous est actuellement connu. manque ou l'insuffisance de l'air respiraElles offrent au plus haut degré toutes les ble. Avec tous les appareils, y compris propriétés thérapeutiques attribuées par celui de M. Duroy, la quantité d'air est les anciens observateurs au phosphore, insuffisante, ou, du moins, la respiration sans aucun des dangers qui ont presque est gênée; rien, au contraire, ne facilite fait toinber celte substance dans l'oubli. davantage la respiration que la compresse Il est indubitable que les préparations by- tenue à quelque distance des parines pophosphoreuses occuperont, à l'avenir, et de la bouche. C'est le seul appareil, par un des premiers rangs dans la thérapeuti- conséquent, avec lequel il serait conceraque. (Commissaires : MM. Louis, Trous- ble que M. Devergie ne trouvåt pas l'asseau et Bouillaud.)

phyxie possible. ANESTHÉSIQUES (Suite de la discussion). Pour M. Cazcaux la quantité de chloro

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forme inspirée est sans importance; il n'y

L'Académie devrait donc conclure. Elle a que la diminution de l'air qui soit un est un tribunal suprême, et de toutes danger. On peut, sur certains malades, parts , en France, on attend sa décision. comme il l'a fait chez une femme en cou- Cette décision est, encore une fois, dictée ches, prolonger l'insensibilité pendant par la majorité, et l'Académie doit dire plusieurs heures et administrer jusqu'à qu'elle repousse l'emploi des appareils. 40 grammes de chloroforme impunément. M. Robert trouve que celle décision

Aussi ne peut-il comprendre ce qu'on serait déplorable; clle licrait ceux qui veut dire par dosage, quand il s'agit d'un veulent employer les appareils, et, d'aagent à propos duquel on est dans une gresseurs qu'ils étaient, les obligcrait à se ignorance absoluc. Le seul dosage, c'est défendre. d'en donner jusqu'à ce que l'effet qu'on Les appareils, contrairement à ce qu'on cherche soit obtenu, c'est-à-dire jusqu'à ce a dit, peuvent ne pas gêner la respiration; que la sensibilité ait disparu.

ils ne masquent que les parties qu'on n'a N. Cloquet se proposant de parler de la pas besoin de voir; ce qu'il importe de responsabilité, M. Cazeaux n'abordera ce surveiller, c'est la circulation et la respisujet qu'au point de vue de ce qu'on a dit ration, et les appareils ne cachent ni l'une à propos de l'avortement.

ni l'autre de ces fonctions. A ce sujet M. Devergie a commis une Il est une chose qu'il faut dire : c'est erreur. L'avortement est formellement, que tous les cas de mort, sans exception, absolument prohibé par la loi; si donc le sont arrivés à la suite de l'emploi de l'émagistrat croit devoir poursuivre dans un ponge ou de la compresse (interruption). cas de ce genre, c'est sur le fait en lui. Ce n'est pas une erreur, j'ai fait le relevé même que portera la poursuite , et point de tous les cas de mort. Pas un seul n'a été du tout sur le procédé qui aura été cm- causé par les appareils, et il ne faut pas ployé. Lc magistrat, pas plus à propos de dire que cela tient à ce qu'on ne les eml'avortement que de l'éthérisation, ne ploic pas : M. Charrière en fabrique des peut être juge du procédé mis en usage. milliers par année. Nais le chloroforme n'est pas prohibé Il regrette qu'on n'ait pas répondu à comme l'avortement, et le magistrat, ni à l'objection qu'il a faite à l'éponge d'offrir l'égard du fait lui-même, ni à l'égard du une surface d'évaporation illimitée, et procédé, ne peut intervenir. Dans les cas termine en disant qu'il protestera , pour incriminés, ce n'est pas à cause de l'élhé- son compte, si l'Académie adopte les risation qu'il y a eu poursuite, mais parce conclusions proposées. que le chirurgien, usant de négligence, M. LARREY a été étonné d'entendre dire avait abandonné trop tôt son malade. par M. Robert que tous les cas de mort,

Ce qui prouve, au surplus, que M. De- sans exception, étaient survenus à la suilo vergie est tombé dans une double crreur, de la compresse et de l'éponge. Il penso c'est que, si sa doctrine prévalait, le ma- que c'est une crreur. Il existe un grand gistrat aurait le droit dc dirc au chirur- nombre de ces cas dans lesquels on ne sait gien : « Les apparcils sont généralement pas ce qui a été employé, éponge ou appaabandonnés; en les employant vous vous rcils. Mais le cas même qui a suscité étes servi d'un moyen exceptionnel; vous cette discussion, celui de M. Snow, offre étes donc coupable. »

un cas de mort avec l'appareil. En résumé, M. Cazeaux pense que l'A- Il tient à dire que, lorsqu'on se sert de cadémie doit, dans cette discussion, sortir la compresse, on ne l'applique pas immcde ses habitudes et ne pas laisser se ter- diatement sur les orifices respirateurs, miner les débats sur les anesthésiques ainsi qu'on parait le supposer, mais sans prendre de conclusions. Il en propose qu'elle est maintenue toujours à une cerdeux dont le texte nous manque, mais taine distance de la bouche et des narines. dont voici le sens : 1° dans les cas très- Il ne faut rien proscrire, mais, surtout, rares où les malades ont succombé, rien il ne faut pas imposer les appareils. be prouve qu'ils aient succombé à l'as. M. RICORD. Les orateurs qui ont été acphyxie; 2° dans l'état actuel de la ques- cusés par M. Devergie d'avoir apporté de tion, rien ne démontre que l'éponge et la l'inattention dans le choix de leurs argucompresse offrent moins de sécurité que ments pourraient lui retourner l'accusales appareils.

tion; ainsi tous les chirurgiens ont comM. Cloquet. Il est évident que la majo mencé par se servir d'appareils pour rité des chirurgiens entendus dans cette administrer les anesthésiques. discussion a reconnu que les appareils sont pareils étaient-ils bons? Apparemment plus propres à causer qu'à prévenir les non, puisqu'on les a abandonnés. Donc accidents.

on a raison de ne pas les cmployer, et M.

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. Ces apo

Robert n'emploie pas celui de M. Duroy, aurait égaré la discussion à l'aide d'une qu'il vante.

fausse interprétalion des paroles de M. Le dosage est une chimère. On a voulu Devergie. Si tout le monde a suivi celte assimiler le chloroforme aux agents toxi- interprétation, ce n'est pas, à coup sûr, ques de la malière médicale, qu'on dose parce qu'il l'avait donnée, mais parce que cependant; mais l'assimilation n'est pas tout le monde avait compris ainsi que lui possible. Ici le médicament employé ne ce que M. Devergie avait dit. En somme, séjourne pas : il entre, et, un instant n'est-ce pas en vue de l'asphyxic que M. après, il ressort. C'est comme une potion Devergie a fait son ménioirc? 11 admet qui serail incessamment vomie; que de bien, à la vérité, d'autres genres de mort, viendrait le dosage? Ainsi que l'a dit mais il revient loujours à l'asphyxie. M. Cazeaux, on ne peut juger des doscs D'ailleurs, quand N. Velpeau a dit qu'il nécessaires que par l'obtention de l'effet ne lui paraissait pas soulenable de prédésiré. En d'autres termes, on

nc sait

tendre que la mort n'arrivait que par asrien, rien absolunient sur les doscs. On a phyxic, ce n'était pas à 31. Devergie qu'il beau dépenser du chloroforme, on n'en faisait allusion, mais à d'autres ; à ceux, dépense jamais plus qu'il n'en faut pour par exemple, qui avaient avancé que lous atteindre le but qu'on poursuit.

les agents asphyxiants produisaient l'inLa respiration, très-variable selon les sensibilité, cl, par conséquent, que l'asujcts, rend tout dosage illusoirc.

nesthésie ne se produisait que par as. Le temps de l'anesthésic produitc par phyxie. les mêmes doses de chloroforme varie Au surplus, il ne s'agit pas d'asphyxie, aussi sclon les individus.

mais d'apparcils ; la question est de savoir Les appareils soi-disant doseurs ont cet si certains appareils valent mieux que inconvénient de ne pas permettre d'aug- d'aulres, car tout est appareil, la commenter la dose, si besoin est, à un mo- presse aussi bien que les mécanismes fament donné, et la compresse permet, au briqués. M. Velpcau ne croit pas que ces contraire, d'en administrer la quantité que derniers soient préférables; il les a loos l'on veut.

employés, et il ne les a rejetés qu'après M. Gibert a accusé d'être trop prudents en avoir fait l'essai. Or comment se jugent les chirurgiens qui repoussent l'emploi les questions de science et de pratique? des anesthésiques pour les petites opéra- Par l'expérience; et qui est meilleur juge, tions. Celle accusation n'est pas jusle. Le ces questions, que les chirurgiens ! chloroforme lue, cela cst certain ; il faut Pourquoi vouloir que, sur la foi de théodonc, en termes généraux, l'employer le ries, les chirurgiens abandonnent une moins possible.

longue habitude, sanctionnée par des milIl conclut qu'il ne faut pas engager l'a- licrs de fails ? Cela serait-il raisonnable? venir, et fermer peut-être la porte à un N. Devergic a dit qu'il y avait moins progrès en proscrivant l'un ou l'autre d'accidents maintenant, parce qu'on se mode d'administrer le chloroforme; il faut servait moins souvent du chloroforme. Jaisser chacun libre d'agir à sa manière. Cela n'est pas très-vrai; ainsi M. Velpeau

a toujours résisté aux demandes d'éthériSéance du 28 juillet.

sation pour les petites opérations; résisté

jusqu'à un certain point, cependant; car, Anesthésiques. (Fin de la discussion ). ce qu'il faut considérer, c'est moins la - M. Velpeau. On a dit, en dehors de gravité de l'opération en elle-même que l'Académie et aussi dans le sein même de les craintes qu'elle inspire aux malades, l'Académic, que les discussions n'appren- et quelquefois il a anesthésie des sujets nent pas grand'chose. M. Velpeau n'est pusillanimes pour de simples explorations. pas de cet avis. Il pense que les discus- Il est une question à laquelle tient M. De sions ont toujours une grande imporlance; vergie : c'esi le dosage, el c'est une ques. elles répandent les notions acquises sur tion qu'il n'est pas aisé de résoudre. M. une question, et, grâce aux discussions, Velpeau, après avoir rappelé que certains cos notions entrent dans l'esprit de lous opérés ne savent pas ou ne veulent pas les médecins. Celle-ci est remarquable en respirer, demande ce qu'on sera quand la cc que tous les chirurgiens de l'Académie, dose maxima des doseurs sera dépassée, et sauf un scul, se sont trouvés d'accord, conclut qu'il n'y a qu'une scule manière chose assez rare, ce qui lui permettra bonne de déterminer les doses : c'est de d'être très-court sur ce qui lui reste à dire. produire l'insensibilité.

I ticnt, avant tout, à se disculper d'un Quant à la responsabilité, il ne faut pas reproche qui lui a été adressé par M. De- perdre de vue que la médecine n'a pas en vergie. Selon son honorablc collègue, il dehors d'elle des juges compétents, el

en

:

ce

que, pour faire des progrès, il faut çant ces propositions, qu'il soumet au voté qu'elle soit libre. D'ailleurs, ce n'est pas de l'Académie : aux médecins à aller chercher la respon- « L'Académie déclare que, dans l'élat sabilité.

actuel de la science, l'élhérisation peut être En somme, il ne faut pas proscrire les pruliquée avec ou sans appareils ; appareils et surtout ne pas les imposer. Il » Que le choix du moyen peut être laisse à se rallie à la proposition de M. Cazeaux, l'apprécialion du médecin ou du chirurgien.. modifiée par M. Cloquet. Il faut un vote M. LARREY s'étonne des conclusions miqui ne desoblige pas M. Devergie, ct, ligées de M. Devergic; il ne s'y attendait pour son compte, il propose de déclarer pas ; il l'exy remercie et s'y rallic avec emque les chirurgiens sont libres d'employer pressement. ou de ne pas employer les appareils. A propos d'un point qui a été soulevé

M. ADELON appuie la proposition. Il de nouveau dans l'argumentation de M. pense que l'Académic n'étant pas certaine Devergie, il affirme encore une fois que de la valeur des moyens employés pour les comptes-rendus de la Société de chiproduire l'éthérisation, doit laisser la li- rurgic, qu'il a compulsés avec le plus grand berlé aux chirurgicns.

soin, se laisent sur le moyen employé, Il regrelle qu'on ait prononcé dans celle compresse ou appareil, dans un grand discussion le mot de responsabilité; on nombre de cas de mort produits par l'én'en devait pas parler; il ne sait pas ce

thérisation. qu'est la responsabilité médicale : M. Cazeaux abandonne sa proposition et terme n'est employé nulle part dans le se rallic à celle de M. Devergie. Code, et les médecins sont régis par le M. ROBERT propose des conclusions qui droit commun.

ne sont pas appuyées. Quand un médecin est accusé, qu'arrive- M. MalesiGnE s'oppose énergiquement t-il? Il déclare le tribunal incompétent, ct au vote que demande l'Académic, parce demande des experts qui ne lui sont ja- qu'il ne traduira pas la véritable inpresmais refusés. En droit civil et en droitsion qui résulle de la discussion. Tous les criminel, les choses se passent de même. chirurgiens , moins un, se sont élevés conJamais un tribunal ne prononce sans ex- tre les appareils; voilà ce qu'il faut dire perts, et, en définitive, le médecin est jugé et voilà ce que le vote ne dit pas. par ses pairs, en toutes circonstances.

M. Bussy appuie le rejet de M. MalgaiM. Robert répond que la responsabi- gne; il ne faut pas voter, car les chirurlité, pour venir devant les tribunaux par giens étaient libres d'employer, ou non, ricochet, n'en existe pas moins , et que, les appareils, ct il n'est pas nécessaire de par conséquent, on a bien fait de la leur accorder celte liberté par un vote; discuter.

ils l'avaient auparavant. M. Devergie ne veut pas rentrer dans M. Velpeau : M. Bussy aurait raison si, la discussion; il rappelle seulement à M. au commencement de cette discussion, M. Adelon que l'art. 319 du Code pénal at- Devergic n'avait pas voulu imposer les teint tout le monde, et les médecins plus appareils. Cette obligation était, selon lui, souvent que personne , puisqu'ils sont, le seul moyen de sauvegarder la responplus souvent que personne, en présence sabilité du médecin ; c'est comme ça qu'on de cas de mort. A la vérité, comme l'a dit l'a compris au dehors, et surtout en proM. Adelon, le tribunal ne prononce jamais vince; il faut rassurer les esprits qui se sans appeler des experts, et ces experls sont émus à ce propos. Il appuie la prosont des inédecins; mais ce n'est que re- position du volc. culer la difficulté, et il est nécessaire que La proposition de M. Malgaigne, mise ces médecins-experts aient des bases d'apé aux voix, est rejetée. préciation. Il était donc bon d'aborder M. Malgaigne ajoute aux conclusions celle question.

de M. Devergie un amendement déclarant L'Académie parait désirer un vote, que les appareils offrent plus de dangers - il ne le désirait pas;

mais, avant de que les moyens employés par lous les chiFoler sur une discussion aussi longue, il rurgicns. Il répète que tous les juges compeut être utile d'en rappeler les prémisses, pétents se sont prononcés dans un sens, et

L'honorable académicien revient sur ce que, pour des considérations de bienqu'il a dit dans ses précédentes commu- séance, l'Académie va voler dans un sens nications et reprend tous ses arguments, opposé. Il faut voter selon l'esprit de la qu'il ne trouve pas ébranlés. Il ajoule discussion, ou ne pas voter. qu'un vole pourrait blâmer les chirurgiens M. LARREY appuie M. Malgaigne et parqui se sont servis d'appareils ou qui s'en tage absolument son opinion. sceviront à l'avenir, et il termine en énon- M. ROBERT regrette que V. Malgaigne

se soit abstenu pendant la discussion, et blåme ceux qui se sont servis et qui se soit resté sous sa tente au lieu de venir, à serviront d'appareils. la tribune, démontrer les dangers des ap- M. VELPbau demande à ajouter un mot pareils. Il appuie la proposition de M. pour calmer les inquiétudes de M. MalDevergie.

gaigne : c'est que celle proposition de M. M. Cazeaux fait observer à M. Malgai. Devergie est excellenle, et qu'elle est exgne que les chirurgiens n'ont pas parlé cellente surtout parce qu'elle vient de M. contre les appareils précisément, mais con- Devergie. tre la prééminence qu'on voulait leur don. Les conclusions de M. Devergie sont ner. En sommc, il ne faut pas que le vote mises aux voix et adoptées.

V, VARIÉTÉS.

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SUR L'ENSEIGNEMENT MÉDICAL EN PRUSSE. La physique, la chimie et la microsco

Dans notre dernier cahier, nous avons pie sont tour à tour appelées en aide pour donné un premier extrait de l'intéressante arriver au diagnostic le plus certain qu'il brochure publiée par M. Verhaeghe, sous soit donné à l'intelligence humaine d'étale titre de : Une semaine à Berlin ; aujour. blir. Ces sciences d'une utilité incontestad'hui nous allons suivre notre savant cor- ble , trouvent dans les aide-cliniques — respondant aux cliniques de la capitale Assistenz-Aerzte — d'habiles interprètes, prussienne et communiquer à nos lecteurs Les nécropsies sont faites avec un soin et les fails aussi importants qu'instructifs une minutie extrêmes. Le microscope qu'il y a observés.

vient chaque fois éclairer l'examen des Berlin offre à celui qui veut s'instruire tissus pathologiques. dans les sciences médicales , une telle ri- Que dire de la clinique chirurgicale de ohesse de cours théoriques et de cliniques M. Langenbeck? Ceux qui n'y ont pas asqu'on n'en trouve pour ainsi dire nulle sisté, se feraient difficilement une idée part de semblables. De belles bibliothè- du talent opératoire du professeur et de ques, dc précieuses collections, des hôpi- ses efforts pour conserver à l'école de laux admirablement construils et qui ne Berlin la supériorité qu'elle devait à Diefle cèdent en rien à ceux de Paris et de fenbach. Doué d'un génie aussi fécond Londres, sont accessibles à lous.

qu'indépendant, il donne à sa clinique Les chaires de la Faculté de médecine une physionomie à part et dont nulle autre sont occupées par les hommes les plus il- ne reproduit le caractère. Il ne se passe lustres de l'Allemagne. Quand on trouve pas de jour qu'on n'y voic pratiquer pluinscrits sur le programme des cours les sieurs opérations majeures. noms de Schoenlein, Langenbeck, J. Mul- J'ai assisté à une résection du coude ; à ler, Juengken, Romberg, pour ne citer une staphylorapbie; à l'extirpation d'un que les plus connus, on peut dire que cetic énorme cysto-sarcome à la région fesFaculté se trouve à la tête de la science sière; à l'extirpation d'une tumeur glan

dulaire de la région cervicale. J'ai vu L'enseignement clinique de M. Schoen- rompre brusquement, le sujel étant prolein ne s'adresse pas aux commençants; fondément chloroformé, une ankylose du mais ce professeur suppose son auditoire genou. Il faut remonter à l'époque où Du. déjà familiarisé avec la description détail- puytren était dans toute sa vigueur à lée des maladies, et il réserve cette der. i'llôtel-Dieu, pour rencontrer lani de faits nière partie pour son cours théorique à curieux, en deux ou trois jours. l'Université. A la clinique, il s'occupe ex- Et qu'on ne s'imagine pas que le hasard clusivement d'enseigner l'art, si difficile, arait amené lous ces fails coup sur coup; de bien observer les malades, d'excrcer au contraire, il y avait plutôt pénurie, lous les sens à bien saisir les divers phé- comparativement à ce qui a lieu d'ordinomènes pathologiques, les symptômes de naire. On en jugera par les opérés qui la maladie, et à les estimer à leur juste étaient en voie de guérison. valeur. Les investigations anatomo el Il se trouvait, dans les salles, trois suphysiologico-pathologiques , auxquelles le jels qui avaient subi depuis peu de temps professeur se livre volontiers, offrent des la résection du maxillaire supérieur en conséquences pratiques des plus utiles. lotalité; avec rhinoplastie partielle chez

d'un pays.

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