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pendant, il faut le reconnaitre, les bien- Mais leur véritable triomphe est dans faisantes vertus de ces eaux, leurs heureu- le traitement de ces anémies torpides, de ses propriétés , quelque bien fondées ces chloroses languissantes suites de lonqu'elles soient comme celles de tant d'au- gues convalescences qui se caractérisent tres sources oubliées aujourd'hui dans nos par la démétallisation du sang. C'est dans campagnes et qui pourraient offrir les les cas si fréquents de celle espèce que mêmes avantages, passeraient inaperçucs ces eaux produisent les résultats les plus si elles n'étaient mises en relief par la merveilleux. publicité.

Les sources du Tonnelet, qui renferment On ne peut donc encore une fois assez moins de fer que celles du Pouhon, mais applaudir à l'apparition d'un ouvrage des- qui, en revanche, sont plus riches en acide tiné à faire connaitre à l'étranger et à carbonique, eonviennent particulièrement micux faire apprécier chez nous les pro- dans certaines dyspepsies; par la présence duits naturels qui doivent devenir et sont stimulante du gaz acide qu'elles renferdéjà une source de prospérité pour notre ment, jointe à l'action des bicarbonates alpays. On ne peut assez féliciter également, calins qui augmentent la sécrétion de et pour les mèmes raisons, l'édilité spa- toutes les glandes annexées à l'appareil doisc d'avoir enfin compris depuis quel- digestif, elles rendent l'assimilation plus ques années cette nécessité si difficilement active et produisent d'excellents effets admise par l'indolente apathie de nos po- surtout chez les enfants lymphatiques. pulations : celle de lutter de séductions et Les fontaines de la Sauvenière et da de prestiges avec les autres villes concur- Groesbeck, légèrement sulfureuses de rentes des pays voisins.

même que les précédentes, sont prescrites Combien, en effet, l'Allemagne et sur- avec avantage contre les rhumatismes, la tout la France ne comptent-elles pas de goulle, la gravelle , les irrilations chronilocalités qui ne doivent qu'à l'appel infali- ques des reins , le catharre de la vessie, gable et trop souvent exagéré de la ré- les affections calculeuses du foie, etc., mais clame l'aisance et la richesse qu'y apporte c'est spécialement à cause de ses qualités de tous les points du globe la crédulité si fécondantes que la Sauvenière a acquis sa souvent déçue des étrangers.

plus grande répulation, réputation que Un ancien l'a dit il y a longtemps : partagent du reste avec elle tous les agents Urbes aquæ condunt (les eaux fondent les capables de régulariser le flux menstruel villes); et ce mot de Pline nous donne aussi ct de faire disparaitre les leucorrhées, les raison de la naissance et des progrès de ménorrhées ou les engorgements du col Spa qui parmi les sources ferrugineuses qui sont sort souvent la seule cause de la n'a point de rivales. Les seules qui s'en

stérilité. rapprochent, quoique bien inférieures sous La Géronstère se distingue des précéle rapport des propriétés, sont celles de dentes par une sorte odeur d'acide sulfhy. Schwalbach dans le duché de Nassau. drique, elle n'en contient pas moins envi.

On comple, comme ou sail, à Spa ron 0,0420 millièmes de fer qui parait s'y six sources principales : au centre de trouver dissous à l'état de crénate, plus la ville, le Pouhon, ou fontaine de Pierre actif selon M. Fontan que le carbonate. le Grand, à laquelle le czar Pierre (or vint Elle partage donc à la fois les propriétés retremper son énergique nature. L'eau du toniques et modificatrices des ferrugineux, Pouhon est la plus fréquentée. C'est aussi en même temps que les propriétés légèrela seule qui s'expédie au dehors. Elle est ment stimulantes el allérantes des caus principalement recommandée contre la sulfureuses, propriėlés qui expliquent chlorose, l'anémie, les perles trop abondan- leur efficacité contre les bronchites chronites, les engorgements du foie et leurs con- ques, les laryngites, l'asthme, ainsi que séquences , les gonorrhées anciennes, la certaines affections cutanées, et même la spermatorrhée, etc. Ces eaux conviennent phthisie pulmonaire au premier degré. encore, comme les a conseillécs M. Gaird- Quant à la source de Barisart, dont l'ananer, dans l'état anémique qui est si sou lyse n'a point encore été faite, mais qui vent la suite de la goulic chronique. présente également une réaction sulfureuse (W. Gairdner. On gout. Lond., 1851.) légère, ses propriétés se rapprochent

Administrées en boisson et en injection beaucoup de celles de la précédente. chez les femmes alleintes de cancer utérin, Les sources de Spa, comme la plupart des elles produisent un amendement passager sources ferrugineuses carboniques, proen modifiant l'état anémique, sans pourtant voquent sur le cerveau une légère excila: cnrayer plus qu'aucun autre remède le dé- tion d'où résulte une espèce d'ivresse ct veloppement fatal de l'élément cancéreux. quelquesois même de l'assoupissement,

mais cette sensation dure peu et disparait de ces eaux se répand de plus en plus et aussitôt que les eaux commencent à pas- est appelé à prendre encore une extension ser.

plus grande. En cherchant à augmenter Après avoir exposé les modes d'admi- et à étendre l'exportation de ses eaux, nistration de ces eaux et les précautions à Spa ne ferait qu'accroitre ses revenus et prendre pendant leur usage en boisson, M. sa réputation, sans avoir nullement à Lezaack traite de leur application en bains craindre par là le moindre préjudice quant et en douches.

au nombre de ses visiteurs. Il regrelle, et avec raison, que l'usage Car c'est un caractèrc digne de remarque des bones pour lesquelles pourrait être que l'irrésistible désir de déplacement et utilisé le dépôt ocracé des eaux, ne se soit surtout celte soif de l'air libre, qui tour. point encore introduit à Spa. Ce mode mente notre époque. d'emploi produirait, sans aucun doute, Cet instinct si général qui porte aujourd'excellents effets dans les engorgements d'hui la foule à se précipiter vers les villes indolents des articulations, dans les épan- d'eaux à chaque saison nouvellc répond, chemenls synoviaux, etc.

sans aucun doule, à un besoin réel. Quelque complets que soient les ren- C'est que, en effet, en même temps que seignements fournis par notre honorable se sont condensées avec la vapeur, dans confrère sur les eaux de Spa, nous re- une expression plus rapide toules les magrettons qu'il n'ait rien dit louchant celles nifestations de l'activité humaine, l'homme que l'on expédie à l'étranger.

haletant dans la course échevelée où l'enLes mesures à prendre pour assurer la trainent malgré lui les préoccupations féconservation de ces eaux, la manière d'en briles de la vie et le vertige du tourbillon faire usage, les cas dans lesquels elles sont social, voit sa vie aussi se consumer plus recommandées, eussent fourni cependant vile et éprouve l'irrésistible besoin de reà l'auteur matière à des développements demander à la paisible et génércuse nature qui, lout en complétant son livre, n'au. le repos et les forces qu'il perd à l'ardenle raient fait qu'y ajouter plus d'intérêt d'ac- curée des appélits égoïstes du siècle ! Lualité, aujourd'hui surtout, que l'usage

Dr VAN DEN CORPUT.

IV. ACADÉMIES ET SOCIÉTÉS SAVANTES.

a

Société des Sciences médicales et natu- son diplôme de membre correspondant, en relles de Bruxelles.

remerciant la Société de la distinction

qu'elle lui a conférée. Bullelin de la séance du 3 août 1857.

4. Unc lettre de M. Phipson, docteur en

sciences à Paris , qui remercie également Président : M. DIEODONNÉ.

la Société pour le diplôme de membre corSecrétaire : M. Van den CORPUT.

respondant qu'elle lui a décerné. Sont présents : MM. Bougard, Dieu

Ouvrages présentés : donné, Crocq, Gripekoven, Parigot, L. 1. Annales du Conseil de salubrité de Martin, Joly, Janssens et Van den Core la province de Liége. Tome III, 2° fasciput.

cule, in-89. Le procès-verbal de la séance du mois 2. Anleitung zur Darstellung und Prüde juillet est lu et adopté.

fung chemischer und pharmaceutischer La correspondance comprend : 1° Une Præparate, von D. G.-C. Wittstein. Mulettre de M. le docteur Henriette qui in. nich, 1887, 1 vol. in-8o. forme la Compagnie qu'une indisposition 3. Chéiloplastie à la suite de l'extirpal'empèche de se rendre à la séance. tion d'un cancer à la lèvre inférieure ;

2° Une lettre de M. le docteur J. d'U- conservation du bord rosé de la lèvre pour dekem qui, en accusant la réception de reconstituer le contour de la bouche ; par son diplôme de membre effectis, remercie le docteur Verhaeghe. Br. in-8°. la Société de l'avoir associé à ses travaux. 4. Une semaine à Berlin.

3. Une lettre de M. le docteur Ed. Jae- sur l'enseignement médical en Prusse; par ger, professeur d'ophthalmologic à l'Uni- le docteur Verhaeghe. Bruges, 1857, in 8. versité de Vienne, qui accuse réceplion de 5. Sur quelques phénomènes météoro

Coup d'ail logiques observés sur le littoral de la membre correspondant de la Compagnie. Flandre occidentale; par M. T.-L. Phip- M. LE PRÉSIDENT. La parole est à M. Pason. In-40.

rigot pour donner lecture d'un rapport 6. De tela elastica. Dissertatio anato- sur un ouvrage présenté par M. le docteur mica auctore Arminio Eulenberg. Berlin, Alvarenga. 1836, in-4".

M. PARIGOT. Messieurs, M. le docteur 7. Ueber die Anwendung der Mineral- Alvarenga, votre érudit correspondant de wässer bei den verschiedenen Formen der Lisbonne, l'un des savants les plus distinChlorosc, von Dr Eulenburg. In-8°. gués du Portugal, vient de vous envoyer

8. Der Mineral-Brunnen zu Sinzig am un mémoire imprimé portant pour litre : Rhein, von Dr H. Eulenburg. Neuwied, Apontamentos sobre os meios de ventilar e 1856, in-80.

aquecer os edificios publicos, elc. (Notes sur 9. Zur pathologischen Anatomie des les moyens de ventiler et de chauffer les Cretinismus, von Dr H. Eulenburg und établissements publics, etc.) Ferd. Marsels. Welzlar, 1857, in-8°.

L'auteur divise son travail en deux par10. Ueber rheumatische Herzentzün- ties : dans la première il passe en revue dungen, von Di H. Eulenburg. Berlin, tout ce qui a été fait et écrit sur la venti1854, in-89.

lation des hôpitaux. Vous le savez, les ma11. Zur Heilung des Gebärmultervor- lades respirent et transpirent; il faut, de falls, nebst Beschreibung eines neues Hys- plus, dans les salles qui les contiennent, terophors, von DrH. Euleuburg. Wetzlar, laver et panser des plaies, mellre des 1857, in-8°.

calaplasmes, clc.; l'éclairage des salles 12. Sul craniatomo tiratesta del prof. constituc encore un des moyens de vicier Fr. Rizzoli alcune parole del dollor Fr.

l'air. Cet air doit donc être constamment Sarti Pistocchi. Bologne, 1852, in-8°. renouvelé.

13. Casi di gangrena traumatica non A ce sujet, l'auteur a parfaitement rélimitata in cui riusci utile l'amputazione, sumé les travaux de MM. Dumas, Leblanc, e descrizione di un particolare processo Edwards, Poumet, etc.; aussi conclut-il prof. Rizzoli, pel distacco dell'omero dalla que chaque malade doit avoir, par heure, scapula, memoria del dottor On. Santi- 60 mètres cubes d'air à 160 au moins à nelli. Bologne, 1854, in-8°.

consommer. 14. Nuovi instrumenti d'ostetricia del Dans la seconde partie, nous trouvons prof. Fr. Rizzoli. Bologne, 1856, in-8°. une appréciation très-juste des différents

18 à 55. Divers journaux de médecine systèmes de ventiler et de chauffer l'air des et recueils scientifiques périodiques. hôpitaux. Il y a plusieurs chapitres sur

M. LE PRÉSIDENT, Messieurs, avant d'a- les appareils à air chaud, à eau chaude et border l'ordre du jour, je dois signaler à à vapeur; puis sur les calorifères à systėla Société une omission qui a été faite dans mes mixtes. la dernière séance, lors de la présentation M. Alvarenga commence par l'historique des candidats au litre de membre corres- et la description des divers procédés et inpondant. Cette omission concerne M. le ventions pour purifier l'air des hôpitaux, doctcur Eulenburg, de Berlin, qui a fait comme ceux de MM. Guérard, Grouvelle et à notre Compagnie différents envois et qui Boudin ; puis il passc à l'examen raisonné déjà, dans la séance du 2 avril 1838, a été et à la description, d'abord du système de porté sur la liste des candidats au titre de notre honorablc collègue M. André Uylcorrespondant, à la suite d'un rapport de terhoeven, tel qu'il est employé à l'hôpital M. Crocg sur un ouvrage présenté par ce Saint-Jean; puis de celui du docteur Van médecin distingué et qui était relatif à la Hecke et enfin de plusieurs autres ; et il est gymnastique médicale suédoise. Depuis facile de voir, de la discussion qu'il établit, lors, M. Eulenburg est resté en rapport que les préceptes sont faciles à donner, avec la Société et, aujourd'hui encore, j'ai mais que l'exécution est de la plus grande eu l'honneur de vous présenter une série difficulté. Après avoir discuté tous ces de travaux émanés de sa plume. Je pro procédés et apprécié leur valeur intrinsèpose donc à la Société de réparer un oubli que dans divers cas de leur application, il involontaire et de conférer, dès mainle- conclut par les propositions suivantes, nant, le titre de membre correspondant à auxquelles nous nous rallions entièreM. le docteur Eulenburg.

ment: Cette proposition, ne rencontrant au- 1. Un hôpital qui a la prétention de eune opposition , est mise aux voix et mettre ses malades dans les meilleures adoptée à l'unanimité. En conséquence, conditions hygiéniques, qui veut leur N. le docteur Eulenburg est proclamé fournir le nombre de bains nécessaires à

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leur hygiène et à leur traitement, qui veut quartier fort populeux, ne compte qu'un posséder dans l'établissement une buande- décès sur 7 entrées. rie qui permettra l'usage, en toute saison, Pour exposer avec méthode le résultat d'un linge bien lavé et bien séché, devra des observations détaillées qui ont servi de se servir du système de MM. Laurens, base au présent inémoire, M. Barbosa parThomas, Jascot et Grouvelle (chauffage tage en deux sections les causes de cette par circulation de vapeur et ventilation mortalité excessive de l'hôpital de Lismécanique).

bonne. La première embrasse les causes 2. Si l'hôpital ne peut admettre (vu le exlernes; la seconde est consacréc à l'exmanque de terrain), les avantages que position des causes internes ou inhérentes nous venons de citer, l'appareil de M. Léon à cet établissement : à la suite de chacune Duvoir satisfera aux conditions de salu. d'elles, il mentionne les moyens qu'il brité, de ventilation et de chauffage (chauf. juge les plus convenables pour les faire fage par circulation d'eau chaude et venti. disparaitre ou tout au moins pour en attélation par aspiration).

nuer les fåcheux résultats. 3. Si les moyens pécuniaires sont in- Les causes du premier ordre viennent suffisants, il faudra recourir aux méthodes se ranger sous les chapitres suivants : et appareils du docteur Van Hecke ou à to Mauvaise organisation et adminiscelui du docteur A. Uytterhoeven, pour la tration défectueuse des établissements de ventilation et le chauffage des salles au bienfaisance situés hors de Lisbonne, qui moyen de poêles ordinaires.

se débarrassent d'un grand nombre de En terminant, je propose de voter des

leurs malades, et surtout des plus graveremerciments à M. le docteur Alvarenga

ment atteints, en les dirigeant sur l'hòpour la communication de son excellent pital San-José, malgré les dangers parfois travail.

mortels de ce transport. Après quelques observations présentées

2. Absence d'hospices pour les incurapar MM. Bougard , Dieudonné , Martin ct

bles, et d'asiles suffisants pour les vieilJoly, et une réplique de M. Parigot, la

lards pauvres de la capitale, qui consticonclusion du rapport est mise aux voix et

tuent une des charges les plus lourdes de adoptée.

l'hôpital, dont ils contribuent à augmenter M. LE PRÉSIDENT. La parole est à M.

considérablement la mortalité.

z• Absence de service médical à domiJanssens pour donner lecture d'un rap- cile pour les indigents malades qui, se faiport sur l'ouvrage de M. le docteur Barbosa, intitulé: Memoria sobre as principaestions assez légères , provoquent l'encom

sant admettre à l'hôpital pour des affeccausas da mortalidade do hospital de S. José, brement des salles dont ils sont parfois les e meios de as allenuar.

premières victimes. MESSIEURS

4° Age avancé et constitution cacheco

lique des malades, nature grave et période Le docteur Barbosa qui, dans la der- trop avancée de leurs affections à leur nière séance, a été associé à vos travaux entrée, ainsi que le prouvent les détails en qualité de correspondant étranger, vous statistiqucs fournis à ce sujet par les rea fait hommage d'une brochure dont j'ai gistres de l'hôpital. été chargé de vous faire l'analyse,

go Absence d'harmonie et d'assistance Le but de cette publication est de faire mutuelle entre les différents établisseconnaitre les principales causes de la mor- ments de bienfaisance de la capitale. Ainsi talité considérable de l'hôpital San-José par exemple, l'administration de l'asile de de Lisbonne, et de signaler en même mendicité, use largement du droit d'entemps à l'administration de cet établisse- voyer ses pensionnaires malades à l'hôpital ment les moyens les plus appropriés d'y San-José, sans être obligée d'accepter remédier. Pour faire apprécier l'opportu- par compensation les individus incurables nité de ce mémoire, qu'il nous suffise de ou atteints d'affections légères qu'il ne dire que la statistique médicale de cet convient plus de conserver dans ce dernier hôpital important, qui peut contenir établissement. 1,280 lits, a donné à connaiire que la mor- Signaler les causes de mortalité qui pré. Lalité

y a alteint, pendant le premier tri- cèdent, c'est évidemment en indiquer les mestre de 1882, la proportion de 1: 4,2, remèdes : l'auteur les expose brièvement chiffre fort défavorable, surtout si on le en faisant remarquer toutesois que l'inicompare à la mortalité de l'Hôtel-Dieu de tiative de leur application n'appartient Paris qui, malgré sa situation peo hygié pas à l'administration de l'hôpital, mais est nique sur les bords de la Seine et dans un entièrement de la compétence du gouver

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sance.

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nement et du conseil général de bienfai- puissants, par le mauvais vouloir ou l'in

curie de ceux mêmes qui les ont inspirés. La seconde section qui, comme nous Nous vous proposons de voler des somerl'avons dit , traile des causes internes de ciments à l'auteur et de déposer honorablemortalité, se subdivise en deux ordres ment son mémoire à la bibliothèque. principaux, dont le premier embrasse les Personne ne demandant la parole, cette causes dépendant de l'édifice, et le second conclusion est mise aux voix et adoptée. celles qui ont rapport au service de l'hô- M. LE PRÉSIDENT. La parole est à M. pilal.

Gripekoven pour donner lccture tant au Nous ne suivrons pas l'auleur dans la nom de NM. Leroy et Van den Corput description détaillée qu'il donne de l'hô- qu'au sien, d'un rapport sur un travail pital en général, dont il fait connaitre la manuscrit présenté par M. Bihot, pharmasorme, l'extension et l'exposition , ni dans cien militaire à Malines. celle des infirmeries ou salles qu'il décrit successivement au point de vue de l'expo

Messieurs, sition, de l'exlension, de la construction, Vous avez chargé MM. Leroy, Van den des relations réciproques, de la tempéra. Corpul et moi de vous rendre comple du ture, de la lumière, de la viciation almo

mémoire que M. Bihot, pharmacien milisphérique, de la relation cubique de sa taire à Malines, vous a présenté. Nous nous capacité avec le nombre des malades, du acquillons de ce devoir. mode de ventilation, de l'alimentation, clc. Ce mémoire porte le titre : Quelques Cet exposé est suivi de la description des mols sur les différents phosphales de fer causcs se rapportant au triple service ad- employés en pharmacie. ministratif, médical et internc ou domcs- Un mémoire de M. L. Turck, médecin tique.

aux caux de Plombières, publié vers la fin La nalure des détails contenus dans les de 1856 , intitulé : Du pliosphore et de nombreux chapitres qui viennent d'être quelques phosphates aux points de viie phyénumérés, ne permet pas d'en donner siologique, pathologique et thérapeutique, une analyse satisfaisantc qui, d'ailleurs, passe en revue des cas nombreux de guén'offrirait un intérêt réel que pour les risons obtenues sous l'influence des phoscompatriotes de l'auteur. Nous ne faisons phales de chaux, de ser el d'ammoniaque. pas non plus l'exposé des remèdes propo- — Chargé déjà avant cette époque par plusés par M. Barbosa pour faire disparaitre sieurs médecins de la préparation du ou atténuer les défauts de construction et phosphate de ser, M. Bihot n'a trouvé, d'organisation qu'il a signalés, attendu même dans la plupart des ouvrages classiqu'il ne fait que décrire et appliquer à ques, aucune mention de celle préparal'hôpital San-José les nombreux et clas- tion, pas même dans Soubeiran, Lesiques préceptes d'hygiène publique, con

canu, etc. tenus dans les ouvrages modernes et aux- Quant à M. Soubeiran il a raison pour quels le congrès d'hygiène publique, tenu ce qui regarde l'édition de 1847. A celle à Bruxelles il y a quelques années, a époque le phosphate de ser n'était pas endonné une sanction officielle,

core appelé à jouer un rôle thérapeutique Un détail que nous ne pouvons cepen- en France. Mais il aurait été probablement dant passer sous silence, c'est que l'au. satisfait, s'il avait consullé l'édition de teur, dans le paragraphe qui traite des 1853 du Traité de pliarmacie de M. Soumoyens de ventilation, se déclare partisan beiran, où trois pages environ sont condu système de notre honorable compa- sacrées à l'article du phosphate de ser et triote, M. le docteur A. Uytterhoeven : ce du pyrophosphate de peroxyde de ser. système, dont M. Vianna a donné une des- De plus, la Pharmacopee de Hambourg, cription détaillée dans la Gazelte médicale édition de 1852, contient les deux phosde Lisbonne, a déjà été appliqué à une des phates, le proloxyde et le sesquioxyde salles de l'hôpital de la Conception de (ou le peroxyde) sous les noms de ferrum Coimbre, où il donne les meilleurs résul- phosphoricum oxydatum et oxydululum. La tats.

Pharmacopée d'Autriche de 1838 a égaleEn résumé, nous croyons que notre ment les deux phosphates. La nouvelle honorable correspondant a parfaitement Pharmacopée de Bavière de 1856 n'a que atteint le but qu'il s'est proposé en publiant le protoxyde. ce travail. Puissent ses conseils etre mis Il y avait même différents modes de en pratique dans l'intérêt des indigents préparations dans des Pharmacopées et malades de son pays ! Puissent ses géné- Formulaires plus anciens. La Pharmacopée reux cssorts ne pas rester inutiles et im- de Hambourg, de 1804; AUGUsTiN , la Phar

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