Images de page
PDF
ePub
[ocr errors]

duer la proportion d'air qu'on veut mé. ou le tremblotement peuvent être contilanger aux vapeurs anesthésiques. D'ail- nus, comme ils peuvent aussi ne paraitre Jeurs, il est un fait dont il faut tenir un que de temps en temps. grand compte : c'est que tous les chirur- 3° Le bourdonnement est très-variable, giens ont renoncé aux appareils.

très-inégal : il affecte tantôt une note aiIl s'inscrit donc formellement contre guë, tantôt une note grave; il est à prél'emploi des appareils , et surtout contre sent très-évident, tout à l'heure très-obleur cmploi obligé. Il dénic, tout en pro- scur; tantót net, tantôt embarrassé. testant de son respect pour la justice, la 4" Le bourdonnement est intermittent. compétence des magistrats à s'immiscer Sa suppression peut être brusque, comme dans les questions de cet ordre: les méde- aussi elle peut arriver d'une manière cins, pour tout ce qui regarde leur art, ne lente, en passant d'une note plus élevée à sont justiciables que de leur conscience. une 'nole plus basse.

A l'appui de la possibilité d'asphyxie 5° Le bourdonnement montre des capar les appareils, il rappelle que naguère ractères tels qu'il rappelle le bourdonne. un jeune médecin, plein de zèle d'ailleurs ment qui existe au creux épigastrique ou et fort instruit, présenta à l'Académie des sur la région précordiale après la mort : Sciences un mémoire relatif à des expé- ce bourdonnement est dit bourdonnement riences tendant à démontrer que l'éther des mourants. était le contre-poison du chloroforme. Une 6° Enfin le bourdonnement se supprime commission fut nommée, dont M. Cloquet quelquefois complétement à l'extrémité fit partie, et des expériences nouvelles des doigts quelques heures avant la mort curent lieu, en sa présence, sur des ani- ou au moment même de la mort. maux au jardin des Plantes. Il en résulta Dans les maladies chroniques. — Toutes que l'auteur du mémoire, se servant mal les variétés du bourdonnement dans les de ses appareils, asphyxiait simplement maladies aiguës se présentent encore dans les animaux, et que l'éther les faisait re- les maladies chroniques. venir à cux en n'agissant que comme exci- Le bourdonnement offre dans celles-ci tant.

une faiblesse qui ne se trouve pas dans les M. Cloquet conclut en disant qu'il faut maladies aiguës. renoncer aux appareils, et remercier M. Fièvres intermittentes. Les trois stades Devergic d'avoir appelé l'attention de de la fièvre ont trois bourdonnements difl'Académie sur les phénomènes de l'as. férents. phyxie.

Dans le premier stade, ou stade de Séance du 23 juin.

froid , le bourdonnement est sourd , lent,

profond, roulant continu, inégal. Dynamoscopie. - M. COLLONGUES lit un Dans le deuxième stade, ou stade de mémoire sur un nouveau système d'aus- chaud, le bourdonnement est roulant, silcultation qu'il nomme dynamoscopie (1). perficiel, très-fort, très-rapide, continu, L'auscultation, dans ce système, se prati- quelquefois trépidant ou tremblotant. que à l'aide d'un instrument long de 10 à Dans le troisième stade, ou stade de 12 centimètres, composé d'une lige métal- sucur, le bourdonnement est roulant, lique dont l'une des extrémités s'élargit fort, moins rapide , continu , égal, réen godet, et dont l'autre se place dans l'o- gulier. reille de l'observateur. Si l'on introduit Dans le choléra épidénique, le bourdonla dernière phalange du doigt dans le go- nement offre dès le début les caractères de det terminal, on entend des bruits parti- celui qui ne se présente ordinairement culiers très-distincts , que l'auteur com- qu'à la fin des maladies aiguës, c'est-àpare à des grésillements, à des pétillements dire qu'il est intermittent. Les intermitet à des bourdonnements.

tences du bourdonnement sont plus proVoici en quels termes M. Collongues ré- longées que les réapparitions. D'ailleurs sume les résultats de la dynamoscopic, il est très fort, très-variable, tremblotant; dans ses applications aux maladies in- il baisse et disparait. lernes.

Dans les maladies qui se distinguent par Dans les maladies aiguës. -- 1° Le bour- la perle subite du sentiment et du mouredonnement est roulant, sort rapide, con- ment, ordinairement le bourdonnement se tinu, égal.

supprime d'abord , et sa suppression con2. Lc bourdonnement devient roulant, tinue jusqu'aux approches du relour des trépidant ou tremblolant; la trépidation sens du nialade.

Dans les attaques d'hystérie, la suppres. (1) Nous en avons déjà dil un mot dans notre tome XXIV, p. 421.

sion du bourdonnement n'est pas la règle.

[ocr errors]
[ocr errors]

Dans toutes les maladies nerveuses , le lant, rapide, continu, inégal, est l'indico bourdonnement est comme contracté, cm- d'un état sérieux. barrassé.

Le bourdonnement qui est très-vaLes paralysies complèles sont remar- riable et très-inégal , surtout s'il se joint quables par l'absence totale du bourdon- au tremblotement, correspond à un état nement.

grave. Les paralysies incomplètes ont un bour- Le cas sera encore plus grave si le bourdonnement plus ou moins fail suivant donnement roulant, treniblotant, est interle plus ou moins de paralysie.

mittent. Le bourdonnement pendant le sommeil Lorsque le bourdonnement passe du des malades conserve les altérations de l'é. roulant, du tremblotant, de l'interiniltent tat de veille; il est seulement plus faible, au doux, c'est le signe de la rétrogradaplus profond.

tion de la maladie. Pėlillements. Dans le cours des ma- Enfin le bourdonnement des mourants ladies aiguës comme des maladies chroni- et l'absence complète et durable du bourques, les pétillements sont extrême- donnement à l'extrémité des doigts des ment variables. Ils ne sc suppriment qu'à mains , sont un caractère certain d'une la mort.

mort prochaine. Les pétillements sont rares pendant le Du pronostic dans quelques maladies en stade de froid des fièvres intermittentes; particulier. - Dans les maladies qui se mails sont plus fréquents et plus forts dans nifestent par la perte subite de la connaisle stade de chaud.

sance, le bourdonnement qui persiste penPendant la sueur ils sont éclatants, très- dant l'attaque indique que l'attaque n'est viss , assez fréquents et ordinairement pis mortelle. simples.

Le bourdonnement qui s'est supprimé Dans le choléra épidémique, ils sont re- au début de l'attaque et qui reparait dumarquables par leur nombre et leur éclat. rant son cours indique que le malade reIls disparaissent pendant les crampes. prendra ses sens.

Dans les maladies qui se distinguent La réapparition du bourdonnement sous par la perte subite du sentiment et du l'influence de l'électricité dans les organes mouvement, les pétillements ne se suppri. paralysés annonce que le malade peut ment pas toujours pendant les altaques. guérir.

Dans l'hystérie, ils sont très-nombreux; Traitement. La méthode qui fait réils le sont aussi dans les maladies nerveu- trograder le bourdonnement de la deuxico ses qui n'abolissent pas la conscience. me période à la première est la plus con

Dans les paralysies complètes , ils sont venable, et réciproquement la méthode qui nuls; dans les paralysies incomplètes, ils fait passer le bourdonnement de la presont rares.

mière à la seconde période est un traiteDans le sommeil des malades, ils sont ment peu convenable. plus petits, plus rares.

Pelillements. - Les pétillements manDiagnostic. – L'absence du bourdon- quent, ainsi que les bourdonnements, dans Dement fait distinguer une paralysie com- les organes complétement paralysés. plète d'une paralysie incomplèle; elle est Dans les perles de connaissance, les pé. le signe le plus certain de la paralysie tillements qui persistent malgré l'absence vraie, et la lait distinguer de la paralysic de bourdonnements doivent faire espérer simulée.

que le bourdonnement se réveillera et que Marche , durée, terminaisons des mala- l'attaque ne sera pas mortelle. dies. — Les variations du bourdonnement L'électricité qui réveille dans un organe peuvent beaucoup éclairer la marche, la paralysé les pétillements sans le bourdondurée, la terminaison des maladies. nement doit inspirer la confiance que le

Le bourdonnement roulant, fort, ra- bourdonnement ne lardera pas à revenir, pide, coincide avec la première période Résultat de la dynamoscopie après la des maladies.

mort. - Mort générale. -- Immédiatement Les bourdonnements tremblotants, in- après la mort le bourdonnement est abtermillents et des mourants, correspon

sent de l'extrémité des doigts; on le perdent aux périodes les plus graves. çoit aux jambes, aux cuisses, aux avant

Pronostic. - Le bourdonnement rou- bras, aux bras , au cou, à la poitrine et lant, fort, rapide, égal, signifie qu'une quelquefois à l'abdomen; on ne l'entend maladie, pour le moment, est excmpte de pas à la face et sur le cuir chevelu. danger.

Il y a un point dans la région précorLe bourdonnement tremblolant, rou- diale et épigastrique où il est plus distinct

[ocr errors]
[ocr errors]

que dans toute autre partie. Ce point n'a et, le recourbant en crochet, d'altirer en pas de siége précis.

hant et en avant l'épiglotte et la langue. Le bourdonnement se trouve après la Vacance. - M. LE PRÉSIDENT annonce mort, petit, faible, profond, lent, peu que, par suite de la mort de M. Martin. nourri, clair, continu, égal. Il rappelle le Solon, une vacance est déclarée dans la bourdonnement des mourants.

section de thérapeutique et de matière Le bourdonnement disparait d'abord des médicale. pieds, des mains, puis des avant-bras, des Vaccine. M. Velpeau dépose sur le jambes, des bras, des cuisses, où il est rare bureau un mémoire ayant pour titre : qu'on le trouve huit heures après la mort. Quelques observations sur la vaccine et la li se dissipe ensuite au cou , à la partie rariole, par M. Alfred Vy, vaccinateur supérieure de la poitrine, et il reste en- spécial à Elbeuf. core perceptible, quoique très-affaibli, aux M. Velpeau recommande ce travail, points indiqués des régions précordiale et contenant des observations faites pendant épigastrique jusqu'à la dixième ou seizième une série de vingt années et traitant de la beure après la mort.

plupart des questions en litige à propos Mort locale. Dans les membres sé- de ces maladies. Il émet le veu que le mé. parés du tronc, le bourdonnement existe moire de M. le docteur Vy ne soit pas partout immédiatement après l'amputa- égaré. tion ; il disparait de minute en minute, M. le Président le prie de se joindre à en allant des deux extrémités vers le cen- la commission chargée de l'examen de ce tre. Ce n'est quc vers la quinzième minute travail. qu'il est complétement éteint.

DARTRE TONSC'RANTE. M. REYNAL, chef Pétillements. Les pétillements sont de clinique à l'École vétérinaire d'Allori, nuls dans la mort générale et locale. lit un mémoire sur une dartre tonsurante

L'absence du bourdonnement est le signe du cheval et du bæuf, contagieuse de ces anile plus certain de la mort réelle; elle fait maux à l'homme. distinguer la mort réelle de la mort appa- L'auleur a résumé son mémoire dans rente.

les conclusions suivantes : ANESTHÉSIQUES. — L'ordre du jour ap- 1° ll existe chez le cheval et chez le bæuf pelle la suite de la discussion sur l'emploi une maladie cutanée que l'on peut désigner des appareils dans les inhalations anesthé- sous le nom de darlre tonsurante contasiques. M. Larrey proscrit tout appareil gieuse. pour l'application du chloroforme, et re- 2" Celle maladie apparait sous la forme jette toute responsabilité que l'on serait d'anncaux et de cercle d'un diamètre de tenté de faire peser sur le chirurgien. trois à six centimètres.

3« Elle détermine la dépilation des points Séance du 50 juin.

envahis en procédant toujours circulaire

ment. CAUSE PEU CONNUE D'ACCIDENTS DANS L'IN- 40 La dartre tonsurante se transmet du KALATION ANESTHÉSIQUE. – N. Depaul donne cheval au cheval et du bæuf au bæus, et lecture d'une lettre de M. DESPRÈS, chi. réciproquement du cheval au beuf. rurgien de Bicêtre, relative à la discussion Bu Elle se transment égalemet du chesur les anesthésiques. M. Desprès, regret- val el du bæus à l'homme. tant que le conseil des décisions académi- (Commissaires : MM. Leblanc, H. Bouques ne lui ait point accordé le tour de fa- ley et Devergic.) veur qu'il avait sollicité, prie l'Académie M. Gibert fait remarquer que l'on a rede prendre note de quelques conclusions du connu à l'hôpital Saint-Louis que les affecmémoire qu'il doit venir lire, plus tard, tions analogues à celle dont M. Reynal devant elle. Parmi ces conclusions il en est vient d'entretenir l'Académie sont dues à une qui offre, eu égard au point où en est un champignon semblable à celui du favus. la question, un intérêt tout particulier, la A la suite de celle observation, M. Givoici : M. Desprès pense que la mort à la bert est adjoint à la commission nommée. suite des inhalations de chloroforme est ANESTHÉSIQUES.- M. Robert. Je ne par. causée par la base de la langue qui pèse tage pas l'opinion de ceux de nos collègues sur l'épiglolte et s'oppose au passage de qui ont regretté que M. Devergie ait fait sa l'air. La meilleure manière de remédier communication. La question de responsabi. aux accidents qui se produisent est d'in- lité médicale, suivant moi, n'est pas une de troduire dans la gorge du patient l'index, celles que l'on puisse éluder à son grė; elle dont on fait pénétrer l'extrémité jusque est inscrite dans les lois, ct, de plus, dans dans l'ouverture supérieure de la gloite, la conseience de tout honnête homme. Loia

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

donc d'en détourner les regards , il faut d'air mêlé de chloroforme que les malades l'examiner sérieusement, afin de dissiper, absorbent dans un temps donné, les uns s'il est possible, les inquiétudes du corps respirant modérément, les autres à pleine médical en lui montrant dans quelles li. poitrinc. Par conséquent, la prétention mites celte grave question peut être posée. émise par quelques personnes d'adminis.

Depuis l'obscrvation de M. Gorré (de trer le chloroforme avec précision et de le Boulogne), qui fut le point de départ de la doser est une chimère que l'on ne saurait mémorable discussion de 1849, les cas de réaliser dans la pratique. mort se sont multipliés; plusieurs ont cu Il faut procéder, en quelque sorte, par lieu sous les yeux des praticiens les plus tâtonnements, commencer par des quanconsommés, de lelle sorte que la question lités très-faibles et incapables de nuire, de responsabilité a complétement changé quelle que soit la susceptibilité de l'orgade face; car aujourd'bui il n'est plus per. nisme; puis augmenter peu à peu la promis de douter que le chloroforme ne puisse portion des vapeurs, en même temps que entrainer des accidents funestes, alors l'on surveille les effets produits, seul critemême qu'il est pur et administré par des rium qui puisse nous donner la mesure mains habiles.

des quantités qu'il est permis d'atteindre. Mais, dira-t-on, si l'emploi des anes- Quelles conditions doivent remplir les apthésiques sagement dirigé peut amener la pareils destinés à l'inhalation des vapeurs mort, que ne doit-on pas redouter de la du chloroforme? témérité ou de l'ignorance? Et le médecin 1° Ils doivent être disposés de manière inhabilc, si un malade périt entre ses à laisser à l'air un passage large et conmains , ne pourra-t-il pas être frappé par stamment facile. l'art. 315 du Code pénal? Il faut donc d'a- 2° L'air doit être sans cessc renouvelé, bord déterminer ce qu'on doit entendre c'est-à-dire que chaque portion d'air respar bon ou mauvais emploi du chloro- pirée doit être immédiatement rejetée au forme.

dehors, De nombreuses expériences pratiquées 3° L'opérateur doit pouvoir, à son gré et sur les animaux ont prouvé que, entre les suivant les effets produits, graduer la conpremières manifestations anesthésiques et centralion des vapeurs anesthésiques. les phénomènes ultérieurs qui entrainent 4. Enfin l'inhalation doit être pratiquée la mort, il existe une période moyenne, à la fois par les narines et par la bouche. caractérisée par l'abolition de la sensibilité Je reconnais de grands avantages à l'éet des inouvements volontaires avec inté- ponge ou à la charpie imbibées de chlorogrité des grandes fonctions de la vie or- forme et placées au fond d'un cornet; mais ganique. C'est celle période qui se prête ces corps poreux, présentant sous un petit le mieux à la pratique des grandes opéra. volume une surface trèsétendue, pertions. Quel que soit le degré de l'anesthé, mettent l'évaporation du chloroforme avec sie que l'on désire obtenir, depuis la sim- une extrême rapidité. Il résulte de là qu'à ple insensibilité jusqu'à la résolution des un moment donné l'air qui s'en dégage muscles, il est un précepte capital : c'est doit être chargé de vapeurs stupéfiantes que les vapeurs stupéfiantes doivent être dans de fortes proportions; et si le malade mélées à l'air en proportions toujours peu fait alors des inspirations rapides et proconsidérables.

fondes, n'y a-t-il pas lieu de redouter les M. le docteur Snow a vu que les ani- plus graves accidents? maux, placés dans un vase clos contenant Ces raisons m'ont porté à préférer à ces 3 ou 4 p. 100 de vapeurs de chloroforme, moyens simples des instruments plus cessent de respirer au bout de dix ou précis et plus sûrs. quinze minutes, qu'ils peuvent être rap- Ceux qui remplissent le mieux les indipelés à la vie si l'on n'y prolonge pas trop cations que j'ai exposées plus haut sont, leur séjour, mais qu'ils succombent rapi- en Angleterre, l'appareil de M. Snow, et, dernent lorsque l'air contient plus de en France, celui de M. Charrière et celui 8 p. 100 de chloroforme. J'ai rappelé dans de M. Duroy. moon rapport sur l'amylène des détails L'appareil de M. le docteur Snow est d'expériences analogues , qui m'ont donné simple et bien connu ; mais il ne laisse pas à peu près les mèmes résultats.

l'opérateur suffisamment inaitre du dosage Chez l'homme, l'éthérisation s'opère des vapeurs anesthésiques. dans des conditions bien différentes, car L'appareil de M. Duroy, ou anesthésielle a toujours lieu à l'air libre. Il est mètre, est parfaitement imaginé, mais il done impossible de connaitre exactement est compliqué et d'un prix élevé. Enfin les proportions de vapeurs anesthésiques l'appareil de M. Charrière, le plus simple mėlées à l'air, et d'apprécier la quantité de tous, offre l'avantage de doser approxi

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

mativement les vapeurs de chloroforme, Certaines altérations organiques da grâce à un petit diaphragme spiroïde qui caur sont de nature à influer gravernent ne laisse se volatiliser qu'une quantité tou- sur les résultats de l'éthérisalion. Mais jours modérée du liquidc dont il est imbibé. comment les reconnaitre d'une manière

Il y a donc, dans un appareil, un motif certaine? Comment diagnostiquer sûrede sécurité, une garantie que ne coinpor. ment un amincissement des parois du tent pas les instruments poreux. Aussi cæur, ou cet état graisseux dont la dern'est-ce pas sans étonnement que, dans la nière victime de l'ancsthésie a offert un dernière séance, j'ai entendu M. Larrey exemple? J,'anémic, la faiblesse, l'épuisenous dire que les appareils sont des instru- ment, suites de maladies longues, les héments de concentration plus actifs, et par morrhagies, la dépression vitale qui se conséquent plus dangereux, que la simple produit sous l'influence des préoccupaéponge.

tions, de la terreur causée par l'opération, Mais la question du choix des appareils sont encore des conditions défavorables au n'a pas l'importance que la discussion ac- même titre. Le médecin à qui, dans de tuelle semble lui donner. M. Devergie, en semblables circonstances, il arriverait un sc préoccupant de l'asphyxie par défaut malheur, pourrait-il être compromis séd'air comme d'une cause possible de mort, rieusement aux yeux de la loi ! dans le cours des inhalations, a commis Les doses de chloroforme requises pour une erreur nianiseste. Tous les médecins obtenir l'anesthésie varient à l'infini, sui. savent qu'avant tout ils ne doivent pas vant les susceptibilités individuelles, et étouffer leurs malades ; et je ne sache pas ne peuvent davantage devenir des armes qu'il existe dans la science un scul cas contre les médecins malheureux. avéré où la mort ait eu lieu par le méca- Toutes ces conditions variées de l'organisme qu'il admet.

nisme doivent être prises en sérieuse conLa question de responsabilité, en ce qui sidération quand on veut étudier le mode touche le chloroforme , est une question d'action du chloroforme et apprécier la très-complexe; elle peut être soulevée responsabilité qui peut incomber au médans la plupart des conditions très-diver decin, en cas de malheur. ses au milieu desquelles se pralique l'éthé- Cependant ce n'est point, en général, de risation. Ainsi, pour ne parler d'abord ce côté que se trouvent les plus graves que des degrés auxquels on peut être écueils de l'anesthésie; c'est dans la more obligé de pousser l'anesthésie, ces degrés che même des phénomènes qu'il faut les varient suivant la nature des opérations chercher, dans leur irrégularité, ct dans qu'il s'agit de pratiquer. Est-ce une simple les accidents qui peuvent en entraver le ouverture d'abcès, le débridement d'un panaris, une petite amputation : il suffit On aurait une idée fort incxacte de la en général d'éteindre à peine ou seulement marche des phénomènes de l'éthérisation d'émousser la sensibilité. Mais laut-il am- si l'on se bornait à l'observer chez les aniputer un membre, découvrir une artère, maux. Ici, à port quelques variations inisoler une lumeur placée dans le voisinage signifiantes, elle est régulière; mais chez d'organes importants : il faut abolir com- l'homme il peut se présenter une foule plètement la sensibilité, sous peine de voir d'accidents plus ou moins sérieux. le malade se livrer à des mouvements vio- Une cause d'asphyxie très-commune est lents que sa volonté ne peut plus maitriser. la suivante : Certains actes chirurgicaux ne peuvent Lorsque l'anesthésic est profonde, les s'accomplir sans qu'on se soil débarrassé muscles de la langue étant paralysés, la à la fois et de la sensibilité et de la con- base de cet organe se porte en arrière en tractilité musculaires. Parviendrait-on, obéissant aux lois de la pesanteur; clle sans celle condition, à réduire les luxa- refoule l'épiglolle, et peut ainsi fermer tions et les hernies?

l'ouverture supérieure du larynx. Cet acEnfin la durée de certaines opérations cident a été surtoul signalé par M. Desest considérable; on cst quelquefois obligé près, chirurgien de l'hospice de Bicêtre, de prolonger l'éthérisation quart qui l'a fréquemment obscrvé chicz les vieild'heure, vingt minutes, une demi-heure. lards. Certes, il est sans exemple encore que la Chez quelques malades, le chloroforme mort ait été causée par le fait de doses exerce une action hyposthénisante trèsconsidérables de chloroforme. Cependant marquée pendant loute la durée des inhaon ne saurait disconvenir que la nécessité lations. La période d'excitation est nulle de pousser ainsi l'éthérisation jusqu'à ses ou presque nulle. Ces cas réclament la rélimites extrêmes ne soit une circonstance serve et la vigilance du chirurgien, car sérieuse.

c'est alors que les mouvements respira

[ocr errors]

cours.

[ocr errors]

un

« PrécédentContinuer »