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de la province, qui ont pour chef M. le comple, dans laquelle les aliénés seraient gouverneur d'Anvers, ne sont occupés, employés à l'agriculture et habiteraient de dans un intérêt bureaucratique et anti- simples chaumières comme en Belgique. médical, que de s'ingénier à savoir com- Cette conclusion est très-honorable pour le ment ils arrêteront tout mouvement système que nos autorités communales et venant de Bruxelles et conduiront l’admi- provinciales du Brabant ont appuyé depuis nistration de Gheel de manière à ce que plusieurs années, et dans lequel nous rien ne puissc se faire. Et les fameux édiles osons espérer qu'elles persisteront. de Gheel connaissent ce jeu et sont inté- Voici maintenant la traduction de l'ar. ressés à paralyser l'action bienfaisante du ticle du The Lancet, auquel nous avons fait gouvernement si jamais elle pouvait arri- allusion plus haut. ver jusqu'à eux ! Voilà pourquoi Gheel LE CRIME D'ÊTRE FOU..... ET COMMENT reste et restera sans infirmerie; il n'y a NOUS LE PUNISSONS....! donc pas lieu de s'étonner si le docteur « Dans notre dernier numéro nous anWebster, pendant un séjour fort court, n'a noncions qu'un asile d'aliénés allait être pu déchiffrer ni comprendre cette énigme; érigé dans un district méridional du pays et voilà pourquoi il trouve étonnant que de Galles. La commission gouvernemen250,000 francs versés par les aliénés dans tale d'inspection a déjà donné son approla circulation monétaire de Ghcel n'aient bation et les fonds nécessaires sont en voie pas encore fait sentir que cette source de d'être produits. Cependant nous ne savons bénéfices augmenterait si les aliénés y pas si déjà les bâtiments sont commencés, etaient mieux soignés.

nous espérons que non; car alors il peut La dernière partie de l'excellent travail étre très-possible que ce que nous avons à du docteur Webster, parlie qui lui appar- dire sur les maisons de fous pourrait bien tient exclusivement et lui fait le plus faire changer l'opinion des administragrand bonneur, comme homme de sens, leurs cambriens ou bien leur donner à médecin capable et administrateur éclairé, réfléchir avant de construire ces monuc'est d'abord l'appréciation savante qu'il ments tristement magnifiques dont l'usage fait du traitement à air libre, de la vie de principal est d'emprisonner et non pas de famille et de la non-contrainte, telle qu'elle guérir les aliénés. On veut gratifier les est pratiquée et qu'elle existe depuis des comtés de Camarthen, Cardigan et Pemsiècles à Gheel; nos lecteurs connaissent brokc, d'un édifice qui doit contenir 216 suffisamment ces excellentes méthodes qui malades. Le bâtiment seul doit couter ont été exposées dans notre Journal, nous 780,000 francs et le terrain d'une contene nous y arrêterons donc pas. Mais M. dance de 23 hectares environ coûterait la Webster passe à l'application du principe même somme, soit en tout un million et thérapeutique et économique de Gheel demi (non compris l'ameublement). Quant aux établisseinents à créer en Angleterre; au prix, l'entreprise est d'une insignic'est ici que nous pouvons être fier d'avoir fiance parfaite en comparaison des somsoutenu à diverses reprises, dans ce Jour- mes fabuleuses qu'ont coûté Hauwell et nal, l'excellence de l'institution de Gheel, Colney-Hacht. C'est une idée compléteear M. Webster déclare qu'il n'y a rien de ment fausse sur le bien-être des aliénés mieux à faire que de l'imiter et de la com- en même temps que nuisible aux intérêts pléter par la mesure depuis tant d'années financiers de la province, qui a produit réclamée par nolre collègue M. Parigot, ces palais gigantesques des environs de c'est-à-dire par la création d'une infirmerie. Londres, el déjà on s'évertue à continuer Dejà le docteur Bucknill a cssayé le cot- le mal et à le propager dans d'autres tage treatment ou traitement des chaumiè- comtés ! Il est donc utile d'examiner comres, et il est fort satisfait du résultat ment et pourquoi ces institutions ont failli obtenu. D'ailleurs le calcul du docteur au but de leur création. Webster est clair et facile : le coût d'un » S'il peut être prouvé que le rasscmasile en Angleterre revient par tite de blement de masses d'aliénés sous un toit malade en moyenne à 5,000 francs, ce qui commun n'a rien que de nuisible à la théfait un intérêt de 250 francs annuellement rapeutique des maladies de l'esprit; s'il par individu et alors il n'a encorc rien peut ètre démontré que la discipline renpour sa nourriture, son habillement et forcée et brutale (martinel-discipline) d'un son entretien; d'où il résulte que l'intérêt élablissement fermé ne peut conduire à seul des murailles absorbe tout autant aucunc vue élevéc sur la guérison de ces que la pension complète et entière d'un maladies ; si l'on peut prouver que les pourvu à Gheel; aussi conseille-t-il aux fonds du comté sont employés de manière autorités de Londres de choisir la bruyère à ne produire que peu ou point de résulde llounslor, localité salubre, mais à bon tals avantageux en n'épargnant nullement

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des souffrances aux malades , il devient destruction de son individualité par un évident que nous devons mettre tous nos contrôle incessant qui pèse toujours sur sa soins à ce qu'un système aussi improduc- volonté; prétendre que sentir celle positif que malheureux ne soit plus appliqué tion n'est point une punition serait nier de droit et perpétué par habitude dans à l'aliéné le caractère humain le plus pernotre pays, et de plus il est indispensable sistant et l'élément le plus fixe dans la que nous découvrions un remèdc immédiat conscience que nous appelons le sens inqui, en préparant un meilleur avenir, time. Il n'existe point de chaine plus puisse améliorer d'une part et utiliser de lourde que celle qui blcsse le condamné l'autre ce que nous avons établi jusqu'à chaque fois qu'il se meut, alors même ce jour.

que la blessure ne seruil pas profonde ; il » Le premier but d'un asile est de guérir; n'y a d'ailleurs point d'usure plus certaine le nombre de guérisons est donc le signe que celle qui agit avec la constance de la certain, infaillible de sa valeur. L'insuc- goulle d'eau. Il n'y a pas de loi plus dure cès cst forcément la conséquence d'er- que celle qui n'admet point d'exception, reurs de différents genres dans le traile- et qui règle jusqu'à la moindre manifestament physique ou moral, ou dans le mode lion de la personnalilé; de fait donc, la dc direction et d'existence employé à l'é. punilion n'est que l'effet pratique de toute gard de ces malheureux. En debors de ces collocation dans un asile. La cure n'est conditions, il ne faut point essayer d'en plus qu'une probabilité douteuse du jour trouver d'autres de valeur même secon- de mise en liberté qui le plus souvent daire, dépendant soit de l'asile soit du n'arrive jamais, et le dément, perdu pour mérite de ses chefs; rien ne peut interve- la société, devient une espèce de mécanir entre la comparaison du but et du nisme dont le ressort ne consiste plus que résultat. Le règlement qui serait exécuté dans le poids d'une tyrannie journalière avec la précision d'une pendule, la nour. qui le met cn mouvement. rilure la plus substantielle et la plus » Nous obtenons 15 pour cent environ abondante, le traitement le plus doux, la de guérisons dans nos asiles. Voilà done propreté la plus scrupuleuse et les détails le point culminant de nos succès ! les mieux accomplis ne sont d'aucune va- Après avoir prodigué des sommes prinJeur si les résullats thérapeutiques ne cières pour nos asiles d'Hauwell, Colneyviennent pas certifier leur vérité. Ce dont Hacht et du comté de Surrey, après avoir nous avons besoin, ce n'est point du nom considerablement étudié pour approcher pompeux d'un système quelconque, mais d'une perseelion réglementaire de manière ce que nous exigcons c'est un certain rap. à défier l'æil le plus excrcé dans ce système, port entre les guérisons et les admissions après avoir profilé de toutes les modificaannuelles d'un asile. Nous demandons des tions inventées parlout et des soins des citoyens et non des maniaques et des dé- plus fameux médecins aliénistes, nous ments, et jamais nous ne serons salisfaits aboutissons donc à ce triste résultat chifque lorsque le chiffre des guérisons sera fré... 15 pour cent!!! Voyons maintenant monté à la hauteur de ce qu'on peut espé- ce qui se passe à Gheel, à l'établissement rer de la science. L'abolilion complèle du belge dont nous parlions dans notre derrégime actuel des aliénés pourrait seule nier numéro. nous satisfaire si nous pouvions supposer

» Dans cette localité célèbre les admisqu'elle füt nécessaire à notre but; oui, il sions présentent plus de cas chroniques vaudrait mieux raser ces couleuses bâtis- ou incurables que d'autres ct, cependant, ses dans lesquelles on incarcère des aliénés cette colonie libre doune 22 pour cent de que de les voir regorger d'incurables, guérisons. Les aliénés habitent des chausurtout alors que l'on voit les cas ré-mières, ils sont soignés le plus souvent par cents et les curables ne pouvoir y étre trai- la femme du logis et ne reçoivent de dités faute de place. Toutefois l'heure de rection quc celle qui appartient aux habidestruction n'est point encore sonnée et tudes simples d'un petit ménage; point de cependant l'imprévoyante parcimonie de verrous, de barres de fer, de serrures, de nos bureaux d'hospices nous a presque

cours cntourées de murs élevés, point conduits à colte résolution. Noire po- d'état-major de fonctionnaires dispenpulation des asiles a pris un caractère dieux, ct cependant, en comparaison, les alarmant de permanence, et quant à eux guérisons y sont d'un tiers plus considé. ils ont dévié du but; ce sont de fail, sinon rables que dans nos élablissements; néglid'intention, des maisons de correction. gcons pour un instant le côté financier de L'aliéné, dans la majorité des cas, a par- l'affaire, oublions ce que la guérison nous lailement la conscience de la perte de li- coûte par tête et ne considérons que le fait berté qu'on lui fail subir et surtout de la du bonheur individuel qui résulle de ce

MONIUM.

chiffre ainsi que de son effet moral sur la qu'il prend dans les esprits est la consécharpente de notre état social, ch bien ! quence naturelle des nombreux écrits et personne ne niera qu'unc différence aussi de la constante sollicitude du docteur Pagrande dans les guérisons ne doive repré- rigot à le faire prévaloir sur l'ancien syssenter, du côté de la minorité, une somme tème; et nous n'aurons qu'une seule obconsidérable de misère capable de toucher servation à ajouter à celles du docteur le cæur le plus dur. Ainsi, sur 150 per- Webster et du rédacteur du journal The sonnes qui, à Glieel, sont rendues à leur Lancet, c'est que, selon nous, la charité famille, à toutes les joies de leur inté- chrétienne, mise en pratique dans la famille rieur, 100 seulement quiltent Hauwell et qui soigne un aliénė, est plus conforme à Colney-Alacht! Dans un pays comme l'An- l'esprit de la loi religieuse que celle qui les gleterre qui contient 24,000 aliénés, c'est enferme et les soumet à des règles conlà un fail qui a des conséquences de la plus ventuelles en opposition avec nos meilhaule importance pour notre société. Tout leurs moyens de guérison.

Dr D.... individu faisant partie de ce nombre élevé de malades est un foyer d'où émanent,o!ı la joie et l'espérance, ou la douleur pour sa EMPLOI THÉRAPEUTIQUE DE L'IODURE D'Amfamille, en outre d'être pour lui-même

Encore une préparation d'iode l'objet éprouvant une foule de douleurs qui parait vouloir prendre picd dans le réelles ou imaginaires que, dans tous les domaine de la pharmacologie; c'est l'iocas, l'humanité souffre de devoir contem- dure d'ammonium, que le docteur Richardpler; mais, d'un autre côté, celui qui con- son expérimente depuis quelque temps à cerne la société dans ses intérêts moraux l'Infirmerie royale de Londres. et matériels, celle question prend un as- Ce sel, très-usité cn photographic, est pect fort important, car il ne lui est pas soluble dans l'eau; son goût n'est point indifférent qu'une partie de ses membres désagréable, quoiqu'un peu plus acre que soit mise en état de détention et à sa charge, celui de l'iodure de potassium. Le docteur au lieu de la voir employée au travail, Richardson l'a employé chez trcnic-huit aux professions uliles, ou aux arts; l'An- malades, entre autres dans un cas de syphi. gleterre a besoin de tous ses enfants ; il lis secondaire, dans quatre cas de rhuma. n'y a chez nous point de tête inutile, ni de lisme chronique, dans six cas de phthisie bras de trop ! Notre ascendance à l'étran- pulmonaire au premier degré et dans des ger et la perle qu'elle nous cause par l'émi- engorgements glandulaires de nature stru. gration, fait d'un Anglais, sain d'esprit, meuse. Son action est analogue à celle de un membre indispensable d'une commu- l'iodure de potassium, mais ses effets sont nauté politique, et nous ne pouvons per- plus promplement appréciables. Il promellre que des individus soient annuellc- duit quelquefois un peu de diurèse. Le ment reclus par centaines dans des éla- fait qui a surlout frappé M. Richardson est Llissements dont ils ne sortent plus ! Nous la rapidité avec laquelle disparaissent , savons, du reste, que cet état de chiosc dé- sous son insluence, les gonflements glandupend surtout de ce que les bureaux admi- laires. Localement, le docteur Richardson nistratifs (boards of guardians) n'admettent l'a expérimenté dans deux cas d'hypertro. point, en temps opportun, les malades qui phie ancienne des amygdalcs. L'un de ces leur sont présentés; de l'agglomération cas a trait à un enfant chez lequel on avait, calamiteuse d'un grand nombre d'aliénés à plusieurs reprises, lenté inutilement de dans de vastes établissements; de l'ine pratiquer l'excision. Notre confrère anfluence psychologique nuisible de l'action glais prescrivit une solution de 2 grammes mutuelle et réfléchie du délire; d'une dis- d'iodure d'ammonium dans 30 grammes cipline par trop exagérée et du trop peu de glycérine et fit toucher les amygdales d'activité volontaire possible; enfin, nous tous les soirs avec un gros pinceau imbibé trouvons trop d'affinité entre l'esprit do- de ce topique. Au bout de deux mois, les minant dans un asile el celui d'une prison; amygdales, qui auparavant empèchaient ce qui constitue une influence nuisible et la déglutition, avaient repris leur volume en opposition de l'objet principal des éla- normal. Dans le second cas le succès fut blissements qui ne doivent avoir qu'un tout aussi complet. scul bul, la guérison. »

Pour l'usage inlerne la dose est, pour Nous livrons au lectcur l'appréciation un adulte, de 5 à 18 centigr. de ce remarquable el concluant plaidoyer Ce médicament n'est, du restc, pas endu journal anglais en faveur du traitement fièrement nouveau, car nous trouvons des aliénés à l'air libre. Seulement nous dans Mérat et Delens que les Anglais l'emdevons faire observer que l'ascendance ploient depuis longtemps en pommade,

DE POTASSE.

90 à 100 gram.

la même dose que l'iodure de potassium, d'une femme chez laquelle une listule vécontre les engorgements glandulaires. Les sico-vaginale, ayant résisté à une cautériessais tentés par M. Richardson n'en mé- sation au fer rouge et à des cautérisations ritent pas moins de fixer l'attention. répétées avec le nitrate d'argent, fut gué(The Lancet ct Bullelin gén. de thérap.) rie radicalement après deux séances de

rugination pratiquées à vingt jours d'in

tervalle. TRAITEMENT DE L'ÉRYSIPÈLE PAR LA POM- (Gazelte med. de Lyon et Revue théraMADE AU PRÉCIPITÉ BLANC ET A L'ALUN.

peutique du Midi.) N. le docteur Anciaux a publié dans la Presse médicale belge la formule d'une pommade dont il assure avoir retiré de très-bons PROPRIÉTÉ THÉRAPEUTIQUE DE L'IODATB effets dans l'érysipèle. Cette pommade est

Dans une note adressée à destinée à remplacer celle que M. Velpeau l'Académie de médecine MM. Demarquay a conseillée dans cette maladie et qui, étant et Gustin font connaitre le résultat de composée de sels de fer , laisse sur le leurs expériences sur l'emploi de l'iodate linge des taches indélébiles. Voici la for- de polasse. Ce sel leur a paru devoir remmule de cette pommade :

placer avantageusement le chlorate de Alun réduit en poudre impalpable. 30 gram. potasse dans la diphtérite, dans la stomaPrécipité blanc.

1

tite mercurielle et gangreneuse, à cause Triturez ensemble ces deux substances de son action plus prompte et plus énerjusqu'à mélange parfait , introduisez dans gique. La dose à laquelle ils l'ont adminisun flacon et ajoutez :

tré a varié de 0 gr., 25 à 1 gr., 50. Lés Glycérine.

auteurs de cette nole se livrent depuis Agilez le flacon jusqu'à ce que le mé- plus d'un an à des recherches thérapeuti. lange prenne la consistance d'un liquide ques et physiologiques sur les iodates et crémeux. On renouvelle cette agitation bromates alcalins qu'ils croient appelés à toutes les fois qu'on se sert du médicament rendre de grands services dans les affecavec lequel on fait trois ou quatre onctions tions pseudo-membraneuses. Ils annonpar jour sur l'érysipele.

cent la publication prochaine d'un mémoire
plus étendu sur ce sujet.

(Moniteur des Hôpitaux.)
SUR UN NOUVEAU PROCÉDÉ D'Avivement
POUR LA CURE RADICALE DES FISTULES VÉSICU-
VAGINALES, par M. GUBIAN. - Ce procédé,

AMPUTATION DE LA TOTALITÉ DE LA Lardont M. le docteur Reybard est l'auteur, gue a l'aide des CAUSTIQUES. — Cette opéconsiste à aviver les fistules vésico-vagi- ration, pratiquée par le docteur Girouard, nales par l'érosion de leur canalicule, à de Chartres, dans un cas d'ulcération canl'aide de râpes fines et à queue de rat, et

céreuse de la langue, a été couronnée Ja paroi vaginale, au pourtour de l'ouver- d'un plein succès. Nous regrettons de ne lure, par une râpe olivaire ou cylindri- pouvoir rapporter avec tous ses détails que. Après cette opération, qui, au dire l'observation intéressante du malade opéré de l'auteur, a lieu pour ainsi dire sans par M. Girouard ; nous nous conlenterons faire de perte de substance aux parties, de dire que la cautérisation a été pratil'occlusion de leur ouverture s'opère sans quée au moyen de chevilles de pâte de qu'il soit besoin d'en rapprocher les bords. zinc. Deux de ces chevilles furent enfonLa nature, dans ce cas, fait tous les frais cées dans l'épaisseur de la langue préalade la guérison ; l'ouverture fistuleuse est blement traversée d'avant en arrière par si peu agrandie, que ses bords avivés, qui un bistouri à lame étroite que le chirurne cessent pas d'être en contiguité, se réu- gien avait fait pénétrer de chaque côlé du nissent directement. Quant à la manière frein jusque dans la gorge un peu au-desdont s'opère l'oblitération de la fistule, sus de l'épiglotte sans perforer la muM. Gubian pense « qu'elle se fait d'abord queuse dans ce point. Deux autres cheà l'aide de l'encombrement dans le canal villes caustiques furent placées de la des débris qui résultent de la déchirure mène manière et à la même profondeur le de la cicatrice, et qui restent en grande long des bords de la langue : l'organe fut parlic attachés à la plaie, et ensuite au ainsi décollé jusqu'à la base où il ne tenait moyen du bourgeonnement et de la lymphe plus que par la muqueuse ; un filet de plastique qui est versée à la surface de la pàle de zinc, enveloppé de mousseline, plaic. 1 N. Gubian rapporte l'observation fut appliqué transversalement el rendir

TEXSEUNS DES DOIGTS.

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une

la section complète. — Cette amputation NOUVEAU CAS DE SUTURE DES TENDONS EXde la langue a été faite en un temps et

Le danger des sept 'pansements; elle aurait pu l'ètre en incisions profondes que nécessiterait la moitié moins, si le docteur Girouard n'eût recherche des tendons fléchisseurs dans la pas jugé convenable de procéder avec une paume de la main ou la plante du pied, sage lenteur. L'opération a été simple, parties douées d'une vascularisation artéd'une exécution facile , d'une innocuité rielle et veineusc si riche et pourvues complète, exempte de l'effroi que causent d'une si grande abondance de nerfs, expliaux malades les apprêts, les appareils, le quent suffisamment la rareté, la difficulté sang et le feu. En eût-il élé de mème, si et le danger des sutures des lendons fléon avait mis en usage l'un des procédés chisseurs des doigts et des orteils. Celle conseillés dans les ouvrages de médecine circonstance donne un intérêt lout partiopératoire? Le doute est permis.

culier au fait suivant rapporté par M. le (Arch. gen. de méd. et Gaz.méd. de Lyon.) docteur Mourguc.

Un sabotier àgé d'environ trente ans,

d'une bonne constitution, reçut, par ricoRUPTURE DE L'ARTÈRE MÉNINGÉE ; Opé- chet, en travers et sur le dos de la main RATION ; par HENRY WATSON. Obs. gauche, un coup de hache qui divisa les . - J. H., ågé de 27 ans, maigre et d'ap- tendons cxtenseurs des doigts indicateur

parence délicate , cut une attaque d'é. et médius, au niveau des articulations pilepsic le 18 avril; elle dura quelques métacarpo-phalangiennes. Les bouts inminutes et il reprit ses occupations. Une

férieurs étaient au niveau de la plaie, demi-heure après, on le trouva assoupi, mais les bouts supérieurs étaient retirés stupide et presque insensible; en

dans les chairs, à la hauteur de 2 à 3 cenheure il le fut complétement. Pouls plein, limètres. lent; pupilles fixes et dilatécs ; peau

Appelé au moment de l'accident, lc 10 chaude ; évacuations involontaires. Pas

décembre 1856, M. Mourgue procéda imde fraclure de cråne, seulement une lé

médialement à l'opéralion. Une incision gère meurtrissure au côté droit. (Vésica- convenable fut pratiquée, sur un pli fait toire sur la tête ; 15 grains de calomel;

à la peau, jusqu'à la rencontre des bouts lavement de térébenthine.)

supérieurs, qu'il saisit avec des pinces et Le soir, paralysie du côté droit.

traversa avec une aiguille munie d'un fort Trois jours après, l'état était le même.

fil ciré; laquelle aiguille transperça égaIl élait évident qu'il y avait compression

lement le bout inférieur, à 2 millimètres du cerveau par extravasalion.

de son extrémité et dans le sens transverOn appliqua une couronne de trépan

sal, pour éviter l'inlammation articulajre. sur le trajet de l'artère méningée moyenne

Les bouts du même tendon , amenés avec du côté gauche. En enlevant l'os ,

quelquc difficulté au contact, y furent trouva un gros caillot de sang entre le

maintenus par un noud complet. Trois crâne et la dure-mère. On l'enleva, et deux

points de suture oblitérèrent la plaie extéheures apris, le malade avait repris con

rieure. Le tout fut répété cxactement pour naissance et parlait raisonnablement. La

le second lendon divisé. Un linge fenêtré, paralysic avait aussi entièrement disparu.

enduit de céral, fut placé sur la plaic de la Tout marcha pour le mieux, et en juil- main, qui fut fixée sur une large palette, let le maladc était complétement guéri.

pendant tout le temps de la cicatrisation, "Ce cas très-intéressant, dit l'auteur,

c'est-à-dire jusqu'à la fin du mois. (Commontre la grande valeur de l'opinion de presses trempées dans l'eau froide ; diète; M. Hillon sur les blessures de la tête.

tisanes délayantes.) Probablement la tete frappa du côté droit

Le 11, souffrances, insomnie, rougeur quand H. tomba, ct, par la forme du

ct gonflement inflammatoire de la main. cràne, les effets eurent lieu au côté op- (Irrigations froides ; saignées au-dessus posé, et il en résulla une rupture de l'ar- du mal; onclions graisseuses, sirop de tère méningée moyenne (le contre-coup

morphine.) des Français). Na raison, pour opérer au

Le 12, les souffrances sont très-fortcs, cólé opposé à la meurtrissure, sut la para

le gonflement du poignet est considérable, lysie du côté droit. C'est un point sur le

la rougeur vive; on est obligé d'enlever quel j'ai entendu M. Hilton insister particles points de suture pour arrêter les proculièrement, et qui est, je crois, spéciale grès de l'inflammation ambiante; mêmes ment mentionné dans ses cours. )

moyens (dièle et sangsues) qui furent re(Gazette médicale de Paris.)

poussés.

Les jours suivants, l'inflammation de la main diminua de jour en jour, et l'on sup

on

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