Images de page
PDF
ePub

Fleury deBellingen; un volume in-12 de 380 pages.

Les illustres Proverbes nouveaux et historiques, expliqués par diverses questions curieuses et morales, en forme de dialogue; Paris, i655, en un volume; et 1665, en deux volumes, sont, en grande partie, extraits de l'ouvrage de Bellingen.

A l'exemplaire que nous avons sous les yeux est jointe une gravure qui probablement a donné l'idée de la nombreuse suite de planches, format in-folio, qui ont été gravées à l'eau forte, et publiées par Jacques Lagniet, sous le titre de Recueil des plus illustres Proverbes, divisés en trois livres : proverbes moraux, proverbes joyeux et plaisans , vie des gueux en proverbes.

En i665 parut le Divertissement des sages, par le P. Jean-Marie de Vernon , pénitent du couvent de Nazareth à Paris; in-8°, Paris; commentaire pieux de deux cent vingt-six proverbes ou expressions proverbiales. L'auteur conçut l'idée de cet ouvrage en composant la Vie de Saint-Louis. Après son dîner et son souper, ce prince donnait quelque temps à des conférences familières où il aimait à voir figurer des proverbes.

Les axiomes du droit coutumier ont une tournure pro, erbiale dans l'ouvrage suivant : Institules coustumières, ou Manuel de plusieurs et diverses règles, sentences et proverbes, tant anciennes que modernes, du droict ordinaire de la France, par M. Anthoine Loisel, advocat en parlement; in-12, Paris, i65j. Sept ans plus tard on offrit aux amateurs de proverbes : Proverbes en rimes, ou Rimes en proverbes, tirés en substance tant de la lecture des bons livres que de la façon ordinaire de parler, et accommodés en distiques ou manières de sentences, qui peuvent passer pour maximes dans la vie; par M. Le Duc; in-12, Paris, 1664 > deux parties, l'une de 364 pages, l'autre de 3Ô2. La plupart de ces distiques sont insignifians, comme celui-ci:

Si en lièvre couroit le pain,
Beaucoup de gens mourroient de faim.

Passe pour le suivant:

Femme qui gaigne et poule qui pond,
Font grand bruit dans la maison.

En 1668, le sieur Juliani, maître de langue italienne et de langue espagnole, consacra aux proverbes la seconde partie de son ouvrage, intitulé: Les Heures de récréation. Cette seconde partie contient 116 pages in-i8, à deux colonnes. Sur la première sont les proverbes français, et sur la seconde, ces mêmes proverbes en italien : il n'entrait pas dans le plan de l'auteur de les expliquer.

On trouve des proverbes dans le septième Livre des Recherches de la France, d'Estienne Pasquier; m-4°, Paris, 1617.

Jacques Moisant de Brieux, né à Caen vers 1614, et conseiller au parlement de Metz, iit imprimer à Caen, en 1672, les Origines de quelques coutumes anciennes ,etde plusieurs façons de parler triviales; in-12 de 200 pages. La lecture de ce petit volume est très agréable; l'auteur écrivait mieux que les érudits qui'l'avaient précédé.

P. J. Le Roux, Français réfugié à Amsterdam, publia, en 1718, un Dictionnaire comique, satirique, critique, burlesque, libre et proverbial; un volume in-8°. Cet ouvrage a été plusieurs fois réimprimé. Dans la dernière édition, qui est de 1787 , et qui forme deux volumes, les continuateurs de Le Roux ont fait entrer plusieurs façons de parler proverbiales, tirées des manuscrits de Barbasan.

Dès 171 o avait paru à Bruxelles le Dictionnaire des Proverbes français, par G. D. B. (Georges de Backer); in~8°.

En 1728, il en parut un autre à Amsterdam, sous le nom de Dubois.

En 1748, M. Savoje, libraire à Paris, mit au jour le Dictionnaire des Proverbes français, et des façons de parler comiques, burlesques et familières; avec l'explication des étjrmologies les plus avérées, par P. J. P. D. L. N. D. L. E. F. (Joseph Panckoucke, docteur, libraire, natif de Lille en Flandre.) L'auteur de ce dernier Dictionnaire convient que ceux de Bruxelles et d'Amsterdam ont servi de fondement au sien.

Le même ouvrage refondu, mais non augmenté, parut à Paris, chez Savoye, en 1768.

Depuis la page 449 jusqu'à la page 545, se trouvent dans le Ducatiana Çin-8", Amsterdam, 1738) des remarques qui se rapportent au Dictionnaire des Proverbes français, par Georges de Backer.

En 1765, M. Eidous fît imprimer des proverbes chinois, à la fin de l'ouvrage qu'il publia sous le titre de Han kio Choaan, ou Histoire cJdnoise, tra-v duite du chinois. Ces proverbes sont comparés avec les proverbes des autres peuples, mais plus souvent avec les proverbes des Italiens, des Espagnols et des Anglais, qu'avec les proverbes des Français.

Dans l'an v de la république (1797), M. Dugour,' libraire à Paris, forma de ces proverbes un volume /h-18 de i3o pages. Cet ouvrage est devenu rare; nous en devons la communication au savant et obligeant M. Beuchot.

Il y a environ trente ans que l'on trouvait à Paris, chez les marchands de nouveautés, le Bouquet proverbial, ou Réunion complète de tous les Proverbes français, mis en chanson par L. A. Boutroux de Montargis; Paris, sans date, in-8" de g pages.

Cette chanson contient cinquante couplets; en voici deux. Air : Or, écoutez, petits et grands, ou Un ancien proverbe nous dit, ou Mon père était bon savetier:

C'est en forgeant, dit saint Simon,

Que l'on devient bon forgeron.

L'oisiveté, dit saint Sulpice ,

Est l'origine de tout vice.

Il vaut bien mieux, n'en doutez pas,

User des souliers que des draps.

On a souvent, dit saint Eloi,
Besoin d'un plus petit que soi.
Comme nous dit sainte Monique,
C'est le ton qui fait la musique.

Il est toujours mal entendu
De péter plus haut que le Q.

Saint Simon, saint Sulpice, saint Eloi et sainte Monique sont ici pour la rime. M. Boutroux a usé de la même licence dans presque tous les couplets, et beaucoup de proverbes ont ainsi une accolade bizarre.

En 1789, M. Tuet, chanoine de l'église cathédrale, et professeur de rhétorique à Sens, fît imprimer dans cette ville un volume in-8" de 544 Pages> intitulé : Matinées sénonoises, ou Proverbes jrançais suivis de leur origine, de leur rapport avec ceux des langues anciennes et modernes, etc.

Le même ouvrage reparut sous le titre de Proverbes français 3 à Paris, en l'an ni de la république, sans autre changement qu'un nouveau frontispice.

Nous n'avions rien eu encore d'aussi satisfaisant sur les proverbes.

En l'an ix (1801), M. Dh , qui dirigeait à

Paris un journal intitulé : Correspondance des villes et des campagnes, publia, à Paris, un Recueil de Proverbes français, latins, espagnols, italiens, allemands, hollandais, juifs, américains, russes, turcs, etc., à l'usage des écoles publiques et des maisons d'éducation, in-8° de 72 pages.

L'auteur invitait les étrangers à concourir à son travail, et espérait former une concordance des proverbes des différens peuples. Son projet n'a pas eu de suite. Au reste, il citait les proverbes sans donner une seule ligne d'explication; et l'on ne trouvait des proverbes étrangers que de loin en loin.

« PrécédentContinuer »