Poètes français: ou choix de poésies des auteurs du second et du troisième ordre, des XV, XVI, XVII, et XVIII siècles, avec des notices sur chacun de ces auteurs

Voorkant
Jean Baptiste Joseph Champagnac
Ménard et Desenne, fils, 1825
 

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Pagina 87 - Puis qu'une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir! Donc, si vous me croyez, mignonne, Tandis que vostre âge fleuronne En sa plus verte nouveauté, Cueillez, cueillez vostre jeunesse: Comme à ceste fleur la vieillesse Fera ternir vostre beauté.
Pagina 105 - Vivre entre ses parents le reste de son âge. Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village Fumer la cheminée, et en quelle saison Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, Qui m'est une province et beaucoup davantage ? Plus me...
Pagina 95 - Tout deviendra muet, Echo sera sans voix, Tu deviendras campagne, et, en lieu de tes bois, Dont l'ombrage incertain lentement se remue, Tu sentiras le soc, le coutre et la charrue. Tu perdras ton silence, et, haletans d'effroy, Ny Satyres, ny Pans ne viendront plus chez toy.
Pagina 94 - Ne vois-tu pas le sang lequel dégoutte à force Des nymphes qui vivaient dessous la dure écorce...
Pagina 105 - Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Ou comme cestuy là qui conquit la toison Et puis est retourné, plein d'usage et raison, Vivre entre ses parents le reste de son âge...
Pagina 220 - Rosette, pour un peu d'absence, Votre cœur vous avez changé, Et moi, sachant cette inconstance, Le mien, autre part, j'ai rangé; Jamais plus beauté si légère Sur moi tant de pouvoir n'aura : Nous verrons, volage bergère Qui, premier, s'en repentira.
Pagina 87 - Las ! voyez comme en peu d'espace, Mignonne, elle a dessus la place, Las ! las ! ses beautés laissé choir ! O vraiment marâtre nature, Puisqu'une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir...
Pagina 77 - Le temps s'en va, le temps s'en va, ma dame, Las ! le temps non, mais nous, nous en allons...
Pagina 95 - D'Apollon, qui me vint tout le cœur estonner : Où premier admirant la belle Calliope, Je devins amoureux de sa neuvaine trope, Quand sa main sur le front cent roses me jetta, Et de son propre laict Euterpe m'allaita.
Pagina 9 - Le temps a laissé son manteau De vent, de froidure et de pluie.

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