Histoire de l'éducation des princes dans la maison des Bourbons de France, Volume 2

Voorkant
P. Lethielleux, 1897 - 508 pagina's
 

Wat mensen zeggen - Een review schrijven

We hebben geen reviews gevonden op de gebruikelijke plaatsen.

Geselecteerde pagina's

Overige edities - Alles weergeven

Veelvoorkomende woorden en zinsdelen

Populaire passages

Pagina 19 - Ce prince, héritier nécessaire, puis présomptif, de la couronne, naquit terrible, et sa première jeunesse fit trembler. Dur et colère jusqu'aux derniers emportements, et jusque contre les choses inanimées; impétueux avec fureur, incapable de souffrir la moindre résistance, même des heures et des éléments, sans entrer en des fougues à faire craindre que tout ne se rompît dans son corps; opiniâtre à l'excès; passionné pour toute espèce de volupté, et des femmes, et, ce qui est rare...
Pagina 31 - Vous vous imaginez donc être plus que moi ; quelques valets sans doute vous l'auront dit; 'et moi, je ne crains pas de vous dire, puisque vous m'y forcez, que je suis plus que vous. Vous comprenez assez qu'il n'est pas ici question de la naissance. Vous regarderiez comme un insensé celui qui prétendrait se faire un mérite de ce que la pluie du ciel a fertilisé sa moisson, sans arroser celle de son voisin. Vous ne seriez pas plus sage, si vous vouliez tirer vanité de votre naissance, qui n'ajoute...
Pagina 102 - Vous savez qu'autrefois le roi ne prenait jamais rien sur les peuples par sa seule autorité : c'était le parlement, c'est-à-dire l'assemblée de la nation, qui lui accordait les fonds nécessaires pour les besoins extraordinaires de l'État. Hors de ce cas , il vivait de son domaine. Qu'est-ce qui a changé cet ordre, sinon l'autorité absolue que les rois ont prise?
Pagina 19 - ... et le jeu encore, où il ne pouvait supporter d'être vaincu, et où le danger avec lui était extrême ; enfin, livré à toutes les passions et transporté de tous les plaisirs ; souvent farouche, naturellement porté à la cruauté ; barbare en railleries et à produire les ridicules avec une justesse qui assommait. De la hauteur des cieux il ne regardait les hommes que comme des atomes avec qui il n'avait aucune ressemblance quels qu'ils fussent.
Pagina 72 - ... j'ai horreur de la seule pensée d'un tel dessein. Il est vrai que j'ai mis dans ces aventures toutes les vérités nécessaires pour le gouvernement et tous les défauts qu'on peut avoir dans la puissance souveraine, mais je n'en ai marqué aucun avec une affectation qui tende à aucun portrait ni caractère.
Pagina 3 - ... familièrement la chaise dorée de leur maîtresse. Ils firent un grand feu dans la cour de la galerie des Princes, et y jetèrent une partie des lambris et des parquets destinés pour la grande Galerie. Bontemps en colère le vint dire au roi, qui se mit à rire, et dit : « Qu'on les laisse faire ; nous aurons d'autres parquets. » La joie parut aussi vive à Paris et fut de bien plus longue durée ; les boutiques furent fermées trois jours...
Pagina 74 - Il ne fallait jamais rien trouver d'impossible quand il s'agissait de le contenter; et les moindres retardements irritaient son naturel ardent. Ceux qui l'auraient vu ainsi dans son naturel , auraient jugé qu'il était incapable d'aimer autre chose que lui-même { qu'il n'était sensible qu'à sa gloire et à son plaisir : mais cette indifférence pour les autres, el cette attention continuelle sur lui-même, ne venaient que du transport continuel où il était jeté par la violence de ses passions.
Pagina 86 - J'étais cadet, je tenais tête à mon frère, ils ont eu peur des suites, ils m'ont anéanti ; on ne m'a rien appris qu'à jouer et à chasser, et ils ont réussi à faire de moi un sot et une bête, incapable de tout, et qui ne sera jamais propre à rien, et qui sera le mépris et la risée du monde.
Pagina 86 - Enfin , le premier président , voyant qu'il n'y avait plus de ressource , finit cette cruelle scène en étant son bonnet à M. le duc de Berry, et s'inclinant fort bas comme si la réponse était finie , et tout de suite dit aux gens du roi de parler. On peut juger quel fut l'embarras de tout ce qui était là de la cour , et la surprise de toute la magistrature.
Pagina 176 - Mais tout d'un coup, je le vis changer de visage et se tourner à moi les larmes aux yeux, et près de se trouver mal. « Ah ! me dit-il, c'en est trop, cette horreur est plus forte que moi.

Bibliografische gegevens