Notice sur J.-A. Houdon: de l'Institut (1741-1828)

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Montalant-Bougleux, 1856 - 192 pages
 

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Page 109 - Allez contempler sa figure au palais de l'Ermitage : jamais je ne la regarde sans me féliciter de ce qu'elle ne nous a point été transmise par quelque ciseau héritier des Grecs, qui aurait su peut-être y répandre un certain beau idéal. Ici tout est naturel. Il ya autant de vérité dans cette tête qu'il y en aurait dans un plâtre pris sur le cadavre. Voyez ce front abject que la pudeur ne colora jamais, ces deux...
Page 43 - J'ai un masque qui trompe l'artiste ; soit qu'il y ait trop de choses fondues ensemble ; soit que, les impressions de mon âme se succédant très rapidement et se peignant toutes sur mon visage, l'œil du peintre ne me retrouvant pas le même d'un instant à l'autre, sa tâche devienne beaucoup plus difficile qu'il ne la croyait.
Page 104 - Sa singulière et grotesque figure fit sur moi une impression à laquelle je n'étais pas préparé. Sous un bonnet de velours noir qui lui descendait jusque sur les yeux, on voyait une grosse perruque qui couvrait les trois quarts de son visage; ce qui rendait son nez et son menton encore plus saillants qu'ils ne sont dans ses portraits.
Page 42 - ... semble que l'enthousiasme fût devenu la manière d'être la plus naturelle de sa voix, de son âme, de tous ses traits. Dans une situation d'esprit froide et paisible on pouvait souvent lui trouver de la contrainte, de la gaucherie, de la timidité, même une sorte d'affectation; il n'était vraiment Diderot, il n'était vraiment lui que lorsque sa pensée l'avait transporté hors de lui-même.
Page 35 - Une autre chose sur laquelle, mon ami, vous serez sûrement de mon avis,, c'est que le maniéré, toujours insipide, l'est beaucoup plus en marbre ou en bronze qu'en couleur. Oh! la chose ridicule qu'une statue maniérée! Le statuaire est-il donc condamné à une imitation de la nature plus rigoureuse encore que le peintre? Ajoutez à cela qu'il ne nous expose guère qu'une ou deux figures d'une seule couleur et sans yeux, sur lesquelles toute l'attention et toute la critique des nôtres se ramasse.
Page 111 - O Parnasse, frémis de douleur et d'effroi! Pleurez , Muses ! brisez vos lyres immortelles ! Toi, dont il fatigua les cent voix et les ailes, Dis que Voltaire est mort, pleure, et repose-toi.
Page 80 - Rulhière fit sur-le-champ, après avoir admiré sa Diane. Oui, c'est Diane, et mon œil enchanté Désire dans sa course atteindre la déesse, Et mes regards devancent sa vitesse. Aucun habillement ne voile sa beauté, Mais son effroi lui rend sa chasteté. On aurait dans...
Page 70 - Il voulut savoir pourquoi ; ce qui m'embarrassa encore davantage, d'autant plus qu'il me regardait fixement. Il avait des petits yeux enfoncés dans la tête , mais très- perçants, et qui semblaient pénétrer et lire au fond de' l'âme de la personne qu'il interrogeait.
Page 72 - Tourrille, statue en marbre de 2 mètres de proportion, pour le roi. Le maréchal est représenté à l'instant où il fait voir au Conseil de Guerre la lettre du roi qui lui commande de donner le signal d'ordre de bataille. Cette action se passe au mois de mai 1692, suivant les Mémoires du duc de Berwick.
Page 42 - Son nez était d'une beauté mâle, le contour de la paupière supérieure plein de délicatesse , l'expression habituelle de ses yeux sensible et douce; mais lorsque sa tête commençait à s'échauffer, on les trouvait...

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