Correspondance de P.-J. Proudhon, Volume 2

Couverture
A. Lacroix et ce, 1875
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 201 - Dieu, après avoir démoli tous les dogmatismes a priori, ne songeons point à notre tour à endoctriner le peuple ; ne tombons pas dans la contradiction de votre compatriote Martin Luther qui, après avoir renversé la théologie catholique, se mit aussitôt, à grand renfort d'excommunications et d'anathèmes, à fonder une théologie protestante.
Page 178 - D'après les nouvelles connaissances que j'ai faites cet hiver, j'ai été très-bien compris d'un grand nombre d'Allemands, qui ont admiré le travail que j'ai fait pour arriver seul à ce qu'ils prétendent exister chez eux. Je ne puis...
Page 201 - J'applaudis de tout mon cœur à votre pensée de produire un jour toutes les opinions ; faisons-nous une bonne et loyale polémique ; donnons au monde l'exemple d'une tolérance savante et prévoyante, mais parce que nous sommes à la tête du mouvement, ne nous faisons pas les chefs d'une nouvelle intolérance, ne nous posons pas en apôtres d'une nouvelle religion, cette religion fût-elle la religion de la logique, la religion de la raison. Accueillons, encourageons toutes les protestations,...
Page 257 - Pendant un mois, je me suis trouvé en rapport journalier avec quarante députés, pour demander au gouvernement 2,000 chevaux avec lesquels MM. Gauthier frères offraient d'opérer la remonte des blés sur le Rhône, et d'approvisionner tout l'Est de la France, à un prix de voiture cinq fois moindre que celui des Compagnies. Il en serait résulté que le prix du pain aurait été dès le 15 février réduit partout à 20 centimes le kilogramme, au lieu de 40 et 50 ; c'était, pour tout le pays,...
Page 289 - Avec la Belgique la Suisse, l'Italie bientôt, il y aura une fédération de Républiques assez imposante pour rendre la guerre étrangère à peu près impossible.
Page 260 - Bergmann, que tu n'aies cédé sur ce point à la mauvaise humeur, car je persiste à croire que les questions sur Dieu, sur la destinée humaine, sur les idées, sur la certitude, en un mot que toutes les hautes questions de la philosophie font partie intégrante de la science économique, qui n'en est après tout, que la réalisation extérieure, comme le phénomène est l'expression du noumène172.
Page 204 - G*** et Ewerbeck travaillent à entretenir le feu sacré chez les Allemands qui résident à Paris, et la déférence qu'ont pour ces Messieurs les ouvriers qui les consultent me semble un sûr garant de la droiture de leurs intentions.
Page 202 - Je dois vous dire en passant que telles me semblent être aussi les dispositions de la classe ouvrière de France ; nos prolétaires ont si grande soif de science, qu'on serait fort mal accueilli d'eux, si on n'avait à leur présenter à boire que du sang. Bref, il serait à mon avis d'une mauvaise politique pour nous de parler en exterminateurs; les moyens de rigueur viendront assez; le peuple n'a besoin pour cela d'aucune exhortation.
Page 202 - ... partagée, je vous avoue que mes dernières études m'en ont fait complètement revenir. Je crois que nous n'avons pas besoin de cela pour réussir ; et qu'en conséquence, nous ne devons point poser l'action révolutionnaire comme moyen de réforme sociale, parce que ce prétendu moyen serait tout simplement un appel à la force, à l'arbitraire, bref, une contradiction.
Page 159 - Paris et autres dadas révolutionnaires : les communistes, qui ne se figurent pas comment de deux principes contradictoires (propriété et communauté), on peut former une synthèse qui les absorbe et les transforme, me regardent presque comme un juste-milieu. Je suis dans la condition la plus malheureuse : il faut que j'aie raison contre tout le monde à la fois, sinon je suis perdu. Et ce qui achève de me désespérer, c'est, d'une part, le retard où se trouve le public français, relativement...

Informations bibliographiques