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n'en devait point être ainsi en 1854; que ces sociétés devaient apporter leur contingent dans les travaux utiles du congrès de Poitiers; ils ont pensé qu'une réunion préparatoire composée des députés des différentes sociétés savantes des départemens du nord du royaume, auxquels s'associeraient librement tous les amateurs des sciences et des arts répandus dans cette circonscription , devenait nécessaire pour se concerter sur les communications à faire au congrès de Poitiers, soit en lui faisant part des recherches et des découvertes déjà faites par nous, soit pour lui soumettre nos idées et nos observations sur les actes du congrès de Caen ou pour lui en présenter de nouvelles.

La ville de Douai se présentait tout naturellement pour y convoquer le congrès provincial et préparatoire; elle possède plusieurs sociétés savantes, une foule d'hommes de mérite et riches de savoir ; enfin, comme chef-lieu judiciaire et universitaire, elle méritait la préférence. Des ouvertures furent faites à ce sujet aux autorités, elles les accueillirent ; malheureusement les élections , en fixant sur d'autres intérêts l'attention de toute la France , ont em pêché qu'on ne remplit d'une manière complète les formalités commandées par les convenances envers la ville qui devait nous accueillir; mais nous comptons trop sur le patriotisme éclairé et sur le goût des sciences des habitans de Douai et de l'honorable société qui veut bien nous prêter son sanctu

aire, pour craindre qu'ils attachent plusd'importance que la chose n'en mérite à un manque involontaire de formalité causé par un malentendu que la précipitation et la circonstance des élections expliquentet excusent, et qu'ils ne verront en nous que des amis, sincères appréciateurs de leur mérite et désirant nous joindre à eux dans l'intérèt des sciences, des arts et des lettres, tout en procurant un avantage réel à leur ville en y attirant des étrangers.

De tous côtés on se demande, et partout dans nos salons j'entends reproduire la même question : Qu'est-ce donc qu'un congrès ? quel en est le but, l'utilité? C'est tout simplement une réunion d'amis et de parens , qui se rassemblent pour s'entretenir de leurs intérêts de famille. Toutes les sciences en effet ne sont-elles pas sœurs ? ne composent - elles pas une grande famille ? Là il n'est point question de faire des phrases sonores, des discours d'apparat. Présenter ses idées d'amélioration et de progrès dans l'intérêt de la science , avec simplicité, clarté et précision ; développer sa pensée ou discuter l'avis des autres avec modération , un grand esprit de concorde et l'amour du bien général , voilà les seules conditions d'existence d'un congrès. Voilà, je dois le dire, le tableau touchant que celui de Caen a présenté à la France et à l'Europe ; voilà ce que nous devons chercher à imiter. Si les congrès généraux peuvent être comparés , en quelque sorte , au cœur d'où partent les sources

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pal, suffisamment instruit en diplomatique, et auquel serait imposée l'obligation de dépouiller et cataloguer son dépôt. Son traitement serait supporté par le budget municipal.

Lesdits archivistes, on le répète, seraient des hommes spéciaux , trouveraient dans leur traitement fixe une position qui leur permettrait de se vouer à ce genre d'étude souvent ingrat dans les détails, et demeureraient responsables des documens confiés à leur garde et exploration.Ils devraient d'ailleurs à certains jours et heures fixés, les tenir à la disposition du public, et les communiquer sans déplaC6/726/lt,

Quant aux dépôts qui ne sont pas assez considérables pour qu'un archiviste permanent y soit attaché, MM. les préfets sont priés de les faire successivement explorer par un inspecteur duement commissionné, qui devrait aussi en faire le dépouillement et le catalogue raisonné, et accomplir sa mission dans un tems donné. Cet inspecteur serait rétribué, soit sur les fonds du département, soit sur les fonds mis par les chambres à la disposition du ministre de l'instruction publique. On pourrait d'ailleurs leur assurer une indemnité sur le budget municipal de chaque commune où ils travailleraient temporairement.

Comme mesure de sûreté et de conservation , le congrès émet le Voeu que tous les titres et documens reposant dans les archives , soient timbrés d'une griffe particulière.

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départemens du Nord et du Pasde-Calais.

XI. Congrès futurs. — Il y aura à l'avenir, chaque année un congrès provincial , composé principalement des députations les plus nombreuses possible de toutes les sociétés savantes du Nord de la France. Il se tiendra successivement dans les villes ou existent des sociétés savantes.

XII. Le congrès de 1855 , est indiqué à Douai, dans la première quinzaine de juin. Le jour d'ouverture sera annoncé au moins deux mois d'avance. On y désignera la ville qui recevra le congrès de 1856. On s'y occupera de toutes les branches des connaissances , ainsi que l'a fait le congrès général de Caen en 1853.

XIII. Une commission permanente demeure chargée de l'exécution des délibérations du congrès actuel, et de préparer le congrès prochain. Sont désignés pour en faire partie : les membres du bureau, MM. Le Glay, Quenson, de Givenchy, Brnneau ; et en outre MM. Germeau, s.-préfet de Douai, Béquet de Mégille, président de la Société royale et centrale, Taillart et Bigant, conseillers; Duthillœul, juge de paix et bibliothécaire ; Leroy, de Béthune, avocat; Avignon, professeur de physique et mathémathiques; Mangin, docteur médecin ; Wallez, professeur de dessin. Elle s'occupera avec un soin particulier des relations à établir entre le congrès et les sociétés saVanteS.

LES FIANCAILLES ET LES NOCES. — Dans un moment où l'histoire s'empare de tout ce qui peut contribuer à la rendre plus intéressante ; où les documens qui peuvent concourir à l'illustration des peuples et à l'extension des connaissances humaines , sont recherchés avec une avidité louable par ceux qui se vouent à la littérature ; où tant d'hommes , aussi instruits que laborieux, s'empressent à dérouler les vieux parchemins ensevelis dans la poussière des archives, et que les dé couvertes, résultat de ces investigations scientifiques, se succèdent d'une manière aussi rapide que glorieuse ; enfin, dans un moment où nous-mêmes nous pouvons mettre au jour les immenses matériaux que nous sommes parvenus à réunir et qui peuvent être d'un intérêt majeur, surtout pour notre histoire locale, nous croyons qu'il ne sera pas hors de propos de publier un document inédit qui, par la singularité des dispositions qu'il contient et par son ancienneté, mérite d'être connu. Il est consigné dans un registre des statuts de la ville d'Ypres, et intitulé : Ce sont les 4eures des mariages, 1 294.

Art. 1". On a ordonne ke tout chil ki mangeront à nueches 1 sour le iour ke lî fianchies 2 espousera se femme paieront chascun pour lui xij s. paresis sans nul relai et en secke 5 monnoie anchois 4 ke pains soit mis a table.

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