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présent à toutes les affaires jusqu'en 1671, et fournit une carrière aussi longue que distinguée : capitaine d'infanterie au régiment de Giey, dont son frère, Pierre Didier, ci-dessous, était le valeureux colonel en chef, le 23 mars 1650, sergent major dans le même régiment, en 1654, lieutenant colonel, en 1657, colonel sous Son Altesse l’Electeur de Bavière, lieutenant du roi de la ville d'Ingolstad.

C. Anne, épousa par contrat du 5 juillet 1628, René de Cordon, écuyer, seigneur de Montguion, gouverneur de Sens, dont elle était veuve le 1er mars 1668. Il était fils de Marc, écuyer, seigneur de Montguion et de Jeanne de Cordon.

Elle en eut entre autres enfants : Henri de Cordon, chevalier de Malte, et Joseph de Cordon, chevalier, seigneur de Veuxaulles susdit, Bussières, Chaudenay, etc.

D. Nicolas DE GIEY d'Arbigny.
E. Claude de Giey d'Arbigny.

VI. PIERRE DIDIER DE GIEY, BARON D’ARBIGNY, né à Hortes près de Langres, le 12 juin 1614, mort le 21 juillet 1676, n'avait qne seize ans lorsqu'il entra au service de Charles de Lorraine, dont il suivit la fortune et sous les ordres duquel il arriva ensuite aux Pays Bas. Les premières dates de ses promotions militaires ne sont pas établies ; toutefois, il était déjà capitaine d'infanterie et commandant du château de Viviers près Delme, Meurthe, au 7 juillet 1642; il fut successivement lieutenant colonel en 1645, colonel en 1648, sergent major de bataille, du conseil de guerre de Sa Majesté, commandant de Leuze, Luxembourg, Saint-Ghislain et gouverneur de Saint Ghislain. Il avait épousé à Gand, le 27 février 1645, Françoise Lucie Isabelle Meynaert, fille de Guillaume, chevalier, et d'Isabelle van der Varent, née à Gand, le 12 décembre 1624, morte à Gand, le 10 juillet 1701, dont dix enfants, savoir :

A. Charles De Giey, mort en bas âge.
B. Guillaume de Giey, mort au berceau.

C. Guillaume Gabriel, qui suit, VII, après la postérité de son frère Ferdinand Philippe.

D. Marguerite, morte au berceau.
E. Marguerite, également morte au berceau.

F. Françoise Marguerite, née à Gand, le 10 décembre 1653, morte à Bruxelles, en 1741, sans alliance.

G. Marie Antoinette, née à Gand, le 18 novembre 1655, épousa, le 14 octobre 1684, à Gand, Ghislain François Balde, seigneur de Wyngaerde, né à Gand, le 5 novembre 1649, mort à Gand, le 12 février 1710, et inhumé aux Augustins, fils de Ghislain et d'Anne de Vuldere, dont postérité.

H. Claude Lamoral de Giey, né à Gand, le 13 janvier 1658, tué au. siège de Vienne, capitaine au régiment de France. Il semble avoir été marié et avoir laissé un fils, capitaine au régiment de Bagny.

I. Ferdinand Philippe de Gier, qui suit, VII.

J. Jérôme DE GIEY, né à Saint Ghislain, le 27 mai 1663, mort capitaineau service de l'Espagne. Il eut pour fils légitime: Jean Dominique, dont le sort est inconnu.

VII. FERDINAND PHILIPPE, BARON DE GIEY, né à Luxembourg, le 19 mars 1661, mort en Italie, brigadier au service d'Espagne et colonel d'un régiment allemand, épousa, en 1695, Marie Claudine de Paperode, née à Bruxelles, morte en Italie, fille de Jean et de Françoise Gheerts, dont un fils, Jean Ferdinand, qui suit, VIII.

VIII. JEAN FERDINAND JOSEPH, BARON DE Gley, seigneur de Vatry, Germinon, Velye, Trécon, Villeseneux et de la baronnie de Conflans, laquelle était jadis un château fort avec ses fossés, son pont levis et ses bastions, datant sans doute de l'époque du moyen âge, comme nous le figure un dessin fait d'après Chastillon, mort à Toul, le 9 septembre 1772, à l'âge de quatre vingts ans, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis, capitaine de cavalerie au régiment d'Asfeld en 1701, de Vaudémont en 1720, 1721, et de Mouchy en 1723. Il épousa, à Choloy près de Toul, Meurthe, le 4 novembre 1720, Anne Françoise Morel de Conflans, née à Toul, le 2 septembre 1689, morte à Toul, le 4 septembre 1774, fillo

d'Étienne, écuyer, conseiller du roi, etc., et de Marguerite Doumengin, baronne de Conflans, dont trois enfants, savoir :

A. Louis Ferdinand de Giey, né à Toul, le 23 août 1721, mort un mois après sa naissance.

B. Marguerite, née à Toul, le 11 mars 1623, morte le lendemain de sa naissance.

C. Anne Françoise, née à Toul, le 10 février 1724, épousa, à Toul, le 4 avril 1747, François Bernard Arthaud, né à Seurre, Côte d'Or, le 18 octobre 1716, capitaine de cavalerie , chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis, conseiller au parlement de Bourgogne, fils de Charles et de Françoise Noirot.

VII. GUILLAUME GABRIEL, BARON DE Giey, d'Arbigny, d'Orthes, etc., chevalier, seigneur d'Hontsocht, né à Gand, le samedi 15 mai 1649, mort à Mons, le 14 février 1733, et inhumé avec sa femme dans le caveau de famille encore existant à l'église des Révérends Pères Récollets conventuels, annonça de bonne heure les plus heureuses dispositions pour l'armée. On le trouve soldat à treize ans, présent à la revue du 19 octobre 1662, dans la compagnie d'infanterie wallonne libre du colonel Pierre de Giey, son père, dont il fit partie jusqu'en 1668, pour passer comme alferez dans celle du colonel baron de Jongen. Il est regrettable que l'attestation des bons services déjà rendus à vingt quatre ans par Guillaume Gabriel de Giey soit perdue : nous y aurions trouvé des détails sur ses premiers grades; nous devons nous borner à le citer comme capitaine dès 1676, c'est à dire avant l'age de vingt huit ans; on le rencontre avec ce grade tant dans l'infanterie que dans la cavalerie, jusqu'à ce qu'en 1689 il fut nommé lieutenant colonel d'un régiment de cavalerie fort de dix compagnies de Néerlandais. En 1697, il devint sergent major et chef de guet de la ville de Mons; quelque temps après, il fut élevé au grade de colonel, pour l'étre, en 1707, à la dignité de lieutenant gouverneur de Mons et de la province de Hainaut, et en 1712, à la charge de maréchal de camp des armées du roi, étant brigadier des troupes de Sa Majesté : cette patente, en date du 23 mai, est une des pièces les plus précieuses pour la carrière de Guillaume Gabriel. Lors de cette nomination, le baron de Giey résidait à Namur, qu'il quitta, le 8 novembre 1713, pour prendre le commandement des troupes de Beaumont et de Chimai.

On doit rendre au baron de Giey, maréchal de camp, cette justice de dire que c'est à lui que sont dues les archives particulières que possède sur ses aïeux et ses membres de France la famille de Giey de Belgique. M. de Saint Maurice, son aide de camp, fut chargé de parcourir les lieux où il espérait trouver des renseignements, et s'acquitta parfaitement de sa mission. Ces recherches furent faites en 1715, alors que la carrière militaire du maréchal de camp, étant parvenue à son apogée, lui laissa quelque trève et quelque réflexion.

Le 10 décembre 1715, Charles Henri de Lorraine daigna délivrer au maréchal de camp baron de Giey un certificat autographe qui trace d'un trait de plume un éloge pompeux de son ancien chef d'armée ; il le signa à Commercy, Meuse, et s'y énonça en ces termes : « Je certifie que M. le baron de Giey a rendu de ma connoissance de tres grands et tres bons services tant dans les employs qu'il a eu que dans les affaires particulieres qui luy ont esté confiees, et cela depuis lannée soixantes et trezes, iusqu'a ma sortie des payis bas pour le Milanois, layant trouvé pendant tout ce temps ausi capable que fidel, cest ce que ie ne puis refuser a la vérité datester, fait a Commercy le 10 décembre 1715.

« Chhenry de lorraine. » LA BELGIQUE HÉRALDIQUE, IV.

De 1715 à 1733, époque de sa mort, la vie du baron de Giey s'écoula paisible dans ses fonctions de lieutenant gouverneur de sa province de Hainaut et ville de Mons, et conservant son titre de maréchal de camp des armées de Sa Majesté. Après plus d'un demi siècle de bons et loyaux services rendus à sa patrie et à son souverain, il avait le droit de prendre du repos.

Il épousa Éléonore Henriette Le Mire, née le 16 février 1659, fille de Jean Baptiste, écuyer, licencié ès lois, conseiller et maître de la chambre des comptes, et de Pétronille Buelens de Steenhault. C'est de ce chef que la seigneurie de Hontsocht à Lembecq sous Hal en Brabant vint à la famille de Giey, dont l'un des représentants habitait encore le château et y mourut en 1846.

Jusqu'en 1855, une énorme pierre sépulcrale couvrait la voûte du tombeau du maréchal de camp baron de Giey et de sa femme; une grande dalle indique encore l'entrée par les mots : Ouverture de ce tombeau ; mais afin de la soustraire à la détérioration à laquelle elle était exposée à raison de sa place, et de conserver à la postérité la mémoire d'un homme qui avait si bien mérité de sa famille, Henri Jean Baptiste, baron de Giey, crut devoir la faire enlever, pour en opérer la restauration et le déplacement; elle fut donc incrustée dans le mur sous le jubé de l'église susdite, et remplacée par une pierre de même grandeur sur laquelle sont gravés les mots : Tombeau des barons de Giey; elle fut surmontée d'un fronton et fixée sur un basement, le tout en pierre d'Écaussines. On y voit les armes de Giey Le Mire en relief et l'inscription suivante :

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Sépulture Deo Messire Guillaume Baron de Giey, Seigneur de Hondschot, etc. Maréchal de Camp et Lieutenant Gouverneur de la

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