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vens, morte également avant le 24 septembre 1466. Pistolet de Saint Ferjeux lui donne pour frère Nicolas de Giey, dernier prieur de Saint Geosmes, vivant en 1487. Jean de Giey eut de Guillemette Peuillot six enfants, savoir :

A. Louis de Gier, écuyer , épousa Louise Geoffroy ou Joffroy de Gray.

B. Pierre, qui suit, II. C. Etienne de Giey, prieur commendataire de Saint Geosmes. D. Frère Pierre de GIEY, prieur de Saint Amâtre. E. Guyotte, épousa : 1° Philippe Thiébaut, dont postérité; 2° Nicolas Thomassin, seigneur de Mortaulx.

F. Jeanne, épousa Jean de Sacquenay, écuyer, seigneur de Sacquenay.

II. PIERRE DE Gley, licencié ès lois, bailli de Langres, lieutenant général au bailliage de Chaumont, seigneur de Briaucourt, Roôcourt, Marnay, Verseilles le Haut et le Bas, fut en Italie avec Louis XII et assista à la bataille de Fornoue. Il épousa : 1° en 1466, Jeanne Petit, qui portait de gueules au massacre d'argent ramé d'or, fille d'Anselme, écuyer, et deBonne de Germinet ou de Germiny; 2° Colette de Hennequin, fille de Jean, écuyer, seigneur de Lentages, et de Jeanne Baillet. En 1468 et en 1478, Pierre de Giey fit des dénombrements partiels de ses terres de Verseilles le Haut et le Bas. En 1469, il était prisonnier de guerre à Lille et ne recouvra sa liberté qu'en payant aux Flamands et aux Bourguignons une forte rançon.

Il eut du premier lit trois enfants, savoir :

A. Gilles DE GIEY, mort en 1545, chanoine de Saint Mammés à Langres, doyen du chapitre de Chaumont, en 1503, licencié ès droits, prieur du prieuré du Saint Gengoul, fonda la fête de Saint Gilles dans l'église de Langres. Gilles de Giey céda, le 29 mai 1501, conjointement avec son frère Nicolas de Giey, à Simon de Giey, leur frère germain, qui suit, III, toute la part et portion qui pouvait leur compéter dans la succession mobilière et immobilière de leur mère Jeanne Petit, ainsi que celle de leur aïeule maternelle Bonne de Germigny. Cette cession eut lieu avec les charges existantes sur les biens à l'époque du transport,'et sous la condition que le cessionnaire Simon de Giey ne pourrait les vendre ni les aliéner sans le gré des cédants, du moins quant aux biens immobiliers ; pour le cas où Simon de Giey mourrait sans postérité, les parts cédées devaient retourner aux cédants. Ce transport se fit de l'assentiment de leur père Pierre de Giey, et il fut stipulé qu'au décès de ce dernier, soit qu'il arrivât ayant ou après la mort des cédants eux-mêmes, ledit cessionnaire Simon de Giey aurait à partager par portions égales avec ses frères et sæurs consanguins, enfants nés ou à naître du mariage de leur père avec Colette Hennequin, toute la succession mobilière et immobilière qui pouvait revenir aux cédants du chef de leur père susdit. Ainsi les chanoines de Giey abdiquèrent leurs droits à leurs héritages légitimes, en faveur de leur frère Simon, qui devait continuer la famille et en perpétuer le nom.

B. Nicolas DE GIEY, prieur de Saint Geosmes, en 1510, licencié en décrets, assista au concile de Lyon, en 1527.

C. Simon, qui suit, III.

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D. Jean De GIEY, mort en bas âge.

E. Maurice de Giey, seigneur de Briaucourt, chanoine, grand archidiacre de Troyes et d'Auxerre, prieur de Venouse.

F. Antoinette, épousa Adrien le Tartier, dont postérité.

G. Bonne, épousa par contrat du 26 juin 1504, Didier Petit, écuyer, seigneur de Beuillon, qui portait d'azur à trois glands d'or. Ils étaient morts avant 1535, demeurèrent à Langres et eurent postérité.

Parmi leurs descendants on doit citer Robert Petit, écuyer, licencié ès lois, garde sceau aux contrats de la prévôté de Chaumont, dont le contre scel était écartelé aux armes de Giey.

FI. Anne, baptisée à Chaumont, ayant pour marraine Anne de Beaujeu, femme de N. de Baudricourt, maréchal de France, épousa Claude Pierin ou Perrin, selon les uns, et Jean Perretin, selon les autres, dont postérité.

I. Jeanne, qui, selon le Dictionnaire de la Noblesse de Lachesnaye des Bois, VII, 231, aurait épousé François Girault, écuyer, seigneur de Récourt, capitaine d'une compagnie franche, et en aurait été la seconde femme.

J. Marguerite, épousa Nicolas Bonnevie, prévôt de Chaumont, dont

postérité. En 1512 et 1516, on la retrouve mariée à Gilles Boursault, licencié és droits et avocat du Roi en l'élection de Langres.

K. Catherine, épousa Toussaint de Bar, écuyer, seigneur de Jubenville, demeurant à Ligny en Barrois, dont postérité.

L. Claire, épousa, en 1525, François de Grand, écuyer, seigneur de Briaucourt, fils de Jean et de Bonne Pierin, dont six enfants.

III. SIMON DE Gigy, écuyer, seigneur de Verseilles, entra comme homme d'armes dans la compagnie de M. de Baudricourt, maréchal de France. Il épousa, le 19 novembre 1514, Bénigne de Vingles, fille de Pierre, seigneur de Quemigny et de Lempas, et d'Isabelle de Tarnay. Les deux époux moururent d'une affection de choléra en 1531, Bénigne de Vingles le 10 janvier, et Simon de Giey le 6 février suivant; ils furent enterrés dans l'église de Verseilles le Haut, au milieu, près de la marche pour monter à l'autel : leur épitaphe existe encore.

Ils eurent douze enfants, savoir :

A. Jeanne, née à Verseilles, le 1er novembre 1515, épousa Jean Geneyois. Elle vivait encore en 1550.

B. Gilles de Gier, né à Verseilles, le 5 février 1517, écuyer, seigneur de Verseilles, demeurait à Châteauvilain où il fut inhumé. Il avait épousé, en 1556, à Châteauvilain, Guillemette de Mont Saint Léger, sa veuve en 1585, fille de Jean, seigneur de Moustier en l'Isle, et de Claudine de Franaulx.

C. Nicolas DE GIEY, né à Verseilles, le 25 avril 1518, mort vers 1590, chanoine de Langres, prieur commendataire de Saint Gengoul, vicaire général de monseigneur l'évêque de Langres, maître administrateur de l'église et Maison Dieu de Tronchoy, archidiacre de la cathédrale de Langres, chancellier en la même église, l'un des hommes importants qu'ait possédé le chapitre de Langres, dont il fut le bienfaiteur. Plusieurs fondations furent faites par Nicolas de Giey, nommé, en 1580, archidiacre du Barrois.

D. Isabelle, née à Verseilles, le 15 septembre 1520.

E. Claudine, née à Verseilles, le 8 octobre 1521, épousa Pierre Landey, écuyer, avec qui elle vivait en 1562.

F. Arnulphe De Giey, né à Verseilles, le 4 février 1523.

G. Jean DE GIEY, seigneur de Verseilles le Haut en partie, de Poilly en l'Auxois, etc., né à Verseilles, le 1er juin 1525, épousa Anne de Formetz, cousine de Pierrette, ci-dessous.

H. Bonne, épousa François de la Ferté, écuyer, seigneur d'Aisey, dont postérité.

I. Etienne de Giey, vivant en 1550. J. Louis de Giey, vivant à la même époque, épousa Nicole... | K. Antoinette, née à Verseilles, le 21 septembre 1529, morte avant 1562, épousa Nicolas de la Ferté, dont une fille. L. Pierre, qui suit, IV.

1.75 girIV. PIERRE DE GIEY, seigneur de Verseilles le Haut en partie, né à Verseilles le Haut, le 28 décembre 1530, épousa, par contrat du 3 novembre 1563, Pierrette de Formetz, fille de François, seigneur de Cussy le Chastel, Lesdaurez, Poilly, etc., et de Jeanne de Massey, dont cinq enfants, savoir : filios

A. Pierre de GIEY, seigneur de Verseilles le Haut pour le tout, depuis Ie 6 novembre 1599, mort ainsi que sa femme, avant 1636, vivait encore et avait soixante-dix ans quand, en 1635, la seigneurie de Verseilles passa aux Voinchet. Il épousa, par contrat du 26 décembre 1597, Claudine Legoux ou Legouz, fille de Pierre, seigneur de Vallepelle, conseiller d'Henri IV et d'Henriette des Bares, dont, entre autres enfants connus, il eut deux fils :

a. Nicolas DE GIEY, des chevaux légers de Chalencey, en 1622. b. Jean DE GIEY,

B. Nicolas de Giey, chanoine à l'église de Langres dès 1595, alors qu'il n'était que sous diacre, prêtre l'année suivante, grand vicaire du prieur de Saint Geosmes, auditeur des comptes du chapitre de Langres dont il eut à traiter les affaires, surtout à Paris. Jeune encore, Nicolas de Giey demanda à être déchargé de ses fonctions, parce qu'il se sentait la santé trop affaiblie, mais il ne put obtenir sa retraite; trois ans après, en 1608, au mois d'avril, il succomba à ses fatigues à Paris.

C. Bénigne, qui suit, V.

D. Edme on Edmond De Giey, nommé par le Saint Siege chanoine à l'église de Saint Mammés, à Langres, n'étant que sous diacre en 1601, fut mis en possession de son canonicat en 1608. Il fit ses études de droit à Paris. Prieur commendataire de Bourbonne, député dui clergé, aussi chargé de diverses missions à Paris, Dijon, Lyon et ailleurs, et auditeur des comptes du chapitre en 1620, il mourut à Paris, chargé d'affaires du chapitre, le 31 juillet 1622.

E. Jean De Giey, seigneur d'Arbigny en partie, vivant en 1642, épousa, à Arbigny, par contrat du 18 octobre 1640, Antoinette de Croitey. Le 2 mai 1641, il fit preuve de noblesse à Langres devant la commission députée à l'effet d'exécuter l'édit de novembre 1640.

V. BÉNIGNE DE Gley, seigneur d'Arbigny, Hortes, de la Motte de Marc à Balesmes, homme d'armes de la compagnie de N. de Dinteville, souffrit considérablement des guerres civiles et internationales qui affligèrent les règnes de Henri IV et de Louis XIII. Il fut tellement mêlé à tous les faits d'armes de son époque, et il s'était tellement dévoué à ses souverains que ses ressources pécuniaires furent complètement épuisées : il dut même recourir à la faveur royale pour obtenir des lettres d'atermoiement, nonobstant lesquelles il ne put échapper à la saisie et à la vente de sa seigneurie d'Arbigny dont le prix d'achat avait été stipulé payable par termes.

En 1603, Bénigne de Giey habitait Champigny, plus tard Hortes, puis Arbigny. Il avait épousé, le 24 avril 1605 (le contrat date du 28 février), Marguerite de Gevigny de Pointes, fille d'Antoine, écuyer, seigneur de Chaudenay, etc., et de Jeanne de Montigny : elle fut, pendant plus de quatre ans, souffrante d'une maladie qui l'enleva de bonne heure à l'affection de son époux et de ses enfants, et qui aura été sans doute aggravée par le désastre de leur fortune; elle était morte en 1628. Bénigne de Giey, au contraire, atteignit un âge fort avancé. Ils eurent cinq enfants, savoir :

A. Pierre Didier, qui suit, VI.

A. Antoine Africain de Giey d'Arbigny, né vers 1613, mort le 28 avril 1686, à l'abbaye de Vergavillez, près Dieuze, Lorraine, et ayant testé à Veuxaulles, près de Châtillon sur Seine, Côte d'Or, le 1er mars 1668, servit dans les armées de Sa Majesté Catholique dès 1644, fut

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