Porte-feuille volé

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Debray, 1805 - 246 pages
 

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Page 108 - Et les feux roulans sur sa tête. Le myrte arrosé de ses pleurs Par un faible et naissant murmure Semble répondre à ses douleurs. Prodige heureux ! L'écorce dure Se soulève , et prend sous sa main L'albâtre et les contours du sein. Une bouche naît sous la sienne , Et soudain une fraîche haleine Se mêle à ses soupirs brûlans.
Page 114 - Du haut des airs qu'elle colore , La jeune Iris descend encore : Myrtis la reçoit dans ses bras. , Elle se livre à ses caresses , Et pourtant elle dit tout bas : Si je tarde , les deux déesses « Pourront croire.... Séparons-nous. » Suivent des baisers longs et doux. « Je ne puis prononcer entre elles, Dit enfin le berger. — Pourquoi ? — Également elles sont belles : Et la plus aimable , c'est toi.
Page 75 - Myrtis la prière est vaine. D'un pas rapide vers la plaine Les Dryades fuyaient toujours. Une seule un moment s'arrête, Fuit encore, en tournant la tête, Et du bois cherche les détours. Seize printemps forment son âge; Un simple feston de feuillage Couronne et retient ses cheveux. Des Eurus le souffle amoureux Soulève et rejette en arrière Sa tunique verte et légère; Et déjà Myrtis est heureux.
Page 76 - L'or entoure son cou de lis, Et serre ses bras arrondis; La pourpre forme sa ceinture; Et sur le cothurne brillant, De ses pieds utile parure, Sa tunique à longs plis descend. Myrtis en silence l'admire. « Je fuis un tyran détesté, » Lui dit-elle avec un sourire; « Donne-moi l'hospitalité. » — Embellissez mon toit modeste. » Des joncs tressés forment mon lit; » II est pour vous. — Où vas-tu? reste; •
Page 83 - IJERGER , j'appartiens à Diane : « Pourquoi toujours suis-tu mes pas ? « Je hais Vénus ; fuis donc , profane ; « Crains cette flèche et le trépas». Elle dit , et sa main cruelle Sur l'arc pose le trait léger : Mais Myrtis , qui la voit si belle , Sourit , et brave le danger. Un fossé profond les sépare ; Avec audace il est franchi. Imprudent ! d'un regret suivi , Le trait vole , siffle et s'égare. La Nymphe de nouveau s'enfuit. Le berger toujours la poursuit. Dans une grotte solitaire...
Page 228 - De' ton figuier mange le fruit ; Et ne va pas durant la nuit Du voisin grignoter la figue ». On pense bien que Salomon , Avec une telle morale , De la tendresse conjugale Donna l'exemple dans Sion.
Page 99 - II touche une gorge élastique Et d'autres charmes arrondis. Sa main rattache la ceinture , Trop haut d'abord et puis trop bas : La bergère en riant murmure , Et cependant ne l'instruit pas. A son humide chevelure On rend le feston de bluets Qui toujours forme sa parure. Les brodequins viennent après : Long-temps incertaine et craintive , Elle rougit, enfin s'assied, A Myrtis présente son pied , Et sa rougeur devient plus vive. Dans ce moment heureux, Phébus Était au haut de sa carrière : Le...
Page 88 - En disant ces mots , dans la plaine Elle fuyait devant Myrtis , Et déjà du berger l'haleine Vient humecter son cou de lis. Elle échappe à sa main ardente. Plus rapide il vole , et deux fois Saisit sa tunique flottante , Qui se déchire entre ses doigts.
Page 100 - Sur les flots mugissans s'abaisse ; II s'entr'ouvre , et d'-une déesse Les bras enlèvent le berger. Tremblant , il garde le silence ; Un baiser dissipe sa peur. Neptune jusqu'aux cieux s'élance...
Page 106 - Mot fatal ! Son âme alarmée Le rétracte, mais vainement : Entre les bras de son amant Elle est en myrte transformée.' Il recule, saisi d'horreur; II doute encor de son malheur; D'une voix éteinte il appelle La jeune vierge; avec frayeur II touche l'écorce nouvelle; Ses pleurs coulent, et sa douleur Maudit la déesse inflexible : Dans le bois il entend du bruit; II embrasse l'arbre insensible, S'éloigne, revient, et s'enfuit.

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