Œuvres, Volume 11,Partie 1

Couverture
Giguet et Michaud, 1805
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 289 - Ou plutôt tous les deux ils l'ignoraient encor. Tous deux de leurs beautés déployant le trésor, De leurs sexes divers le plus parfait modèle, Des hommes le plus beau*, des femmes la plus belle, Délices l'un de l'autre, honneur du genre humain, Erraient parmi les fleurs, en se donnant la main. Les soins de leur jardin les...
Page 271 - ... sa tentation en leur persuadant de transgresser l'ordre: il les laisse quelque temps pour en apprendre davantage sur leur état par quelque autre moyen. Cependant Uriel descendant sur un rayon du soleil, avertit Gabriel (qui...
Page 285 - L'une s'épanouit aux doux feux de l'aurore ; Des flammes du midi cette autre se colore, Et, fière d'étaler son calice vermeil, S'ouvre amoureusement aux rayons du soleil ; D'autres, aux bois touffus, au sein des forêts sombres, Dont les épais rameaux rembrunissent les ombres, Aiment à confier leurs modestes attraits, Source de voluptés et bientôt de regrets.
Page 234 - Mais , hélas ! à mes yeux ta lumière est ravie : En vain leur globe éteint et roulant dans la nuit Cherche aux voûtes des cieux la clarté qui me fuit. Tu ne visites plus ma débile prunelle ; Pourtant des chants sacrés adorateur fidèle , Ma muse, chère au ciel, anime encor ma voix; J'erre encor sur ses pas sous la voûte des bois, Au bord du clair ruisseau , sur la montagne altière , Que pour d'autres que moi vient dorer la lumière. Mais c'est vous , vous surtout qui m'avez inspiré ,...
Page 229 - Il n'est point de serpent, ni de monstre odieux, Qui, par l'art imité, ne puisse plaire aux yeux : D'un pinceau délicat l'artifice agréable. Du plus affreux objet fait un objet aimable.
Page 295 - Il épuisa sur toi sa bonté libérale : Hors de toi, cher Adam, est-il rien qui t'égale!" J'aime à me rappeler ce mémorable jour, Ce jour qui commença ma vie et mon amour. Je dormais sur des fleurs ; tout à coup je m'éveille ; De mon être inconnu j'admire la merveille ; J'ignore d'où je viens, qui je suis, dans quels lieux ; J'écoute les objets que regardent mes yeux ; J'entends dans une grotte une onde murmurante : Elle sort, se déploie en nappe transparente ; Je regarde, et du jour,...
Page 195 - Ces postes menaçants, ces nombreux sentinelles » Qui veillent nuit et jour aux portes éternelles, » Quelle force ou quel art saura s'en affranchir ? » Comment les éviter, ou comment les franchir? » Plus la tâche est hardie, et plus notre prudence » D'un choix digne de nous connaîtra l'importance ; » Sur lui tout notre «spoir, tous nos vœux sont placés.
Page 235 - L'oiseau mélodieux chante caché dans l'ombre. Les ans , les mois, les jours , par une sage loi , Tout revient ; mais le jour ne revient pas pour moi : Mes yeux cherchent en vain les fleurs fraîches écloses ; Mes printemps sont sans...
Page 147 - Enfer, ouvrez-moi les gouffres les plus sombres : J'embrasse vos horreurs, lieux terribles ! et toi, Empire ténébreux , accepte aussi ton roi ! Eh ! qu'importe une terre ou riante, ou maudite ? Ce ne sont pas les lieux, c'est son cœur qu'on habite :, Le cœur, de notre sort cet arbitre éternel , Fait du Ciel un Enfer, et de l'Enfer un Ciel. Me plonge encor plus bas ce monarque suprême ; Tous les lieux sont égaux lorsque l'ame est la même.
Page 234 - J'ai de mes pas errants parcouru leurs ténèbres ; De leur voûte brûlante à leurs antres sans fonds, J'allai, j'interrogeai leurs abîmes profonds. Pour...

Informations bibliographiques