Suite du Répertoire du Théâtre Français: Vaudevilles I-VI

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Pierre Marie Michel Lepeintre
Chez Mme veuve Dabo, 1822
 

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Page 123 - A jeun je suis trop philosophe ; Le monde me fait peine à voir; Je ne rêve que catastrophe, A mes yeux tout se peint en noir. Mais quand j'ai bu, tout change de figure, La riante couleur du vin Prête son charme à toute la nature, Et j'aime tout le genre humain.
Page 295 - Que me font les préjugés , lorsqu'il s'agit d'être heureux ! te voir , t'adorer , est pour moi un besoin aussi indispensable que l'air que je respire. Fanchon , obéis à ton cœur; au nom de l'amour, ne me prive pas de ma félicité , dont tu es depuis long-tems l'unique dépositaire. FANCHON. Que ne puis-je, aux dépens de ma vie, assurer le bonheur de la vôtre ! il me serait plus facile de la sacrifier que de consentir à une union impossible... Oui, colonel, impossible. Voyez Fanchon, au...
Page 247 - J'avais jeté les yeux sur vous..., Mais peignez-vous le paysage? (Bis.] UN RAPIN, écoutant. As-tu fmi? M. PRUDHOMME, s'échauffant. Frondeur audacieux ! Les jeunes gens d'aujourd'hui sont bien mal élevés. Éloignons-nous, madame ; je suis d'un caractère bouillant, et il pourrait arriver des malheurs.
Page 363 - Sont ces fleurs ornements du désert de la vie. Reviens de ton erreur, toi qui veux les flétrir : Sache les respecter autant que les chérir ; Et, si la voix du sang n'est point une chimère, Tombe aux pieds de ce sexe à qui tu dois ta mère.
Page 194 - Quel usage plus délicieux puis-je faire de tout cet or qu'on prodigue à mes faibles talens ! Vous le savez, bon Vincent, le hasard m'a mise à la mode : dans ces brillantes soirées, où tout Paris vient étaler son luxe aux boulevarts , c'est à qui m'entourera , me fera répéter, sur ma vielle, des chansons dont la gailé fait tout le mérite.
Page 296 - ... de la sacrifier que de consentir à une union impossible... Oui, colonel, impossible. Voyez Fanchon, au milieu de votre famille, exposée aux demi-mots injurieux, à mille regards humilians, souffrant des reproches qu'on vous fait, craignant qu'ils ne vous conduisent par degrés à l'indifférence* et peut-être n'éveillent chez vous un repentir. Voyez-moi en public, n'osant me donner le titre de votre épouse , sans voir le sourire amer de tous ces grands qui vous entourent, sans entendre ces...
Page 171 - I l'avait créée avec complaisance : en lui prodiguant tous les charmes de la beauté , elle avait formé son cœur à part; elle s'était plue à le douer de toutes les qualités, à lui donner cette bonté inaltérable qui commande l'intérêt et l'amitié. , Avec quel plaisir nous avons saisi l'idée de mettre en scène une pareille femme ! Les erreurs qu'on lui reproche ne nous ont point arrêtés. Avec notre respect pour les mœurs...
Page 306 - Oui: c'est vous qui m'êtes échappé ce matin, c'est vous qui l'an dernier m'apportâtes cinq cents louis au moment où j'étais forcé de faillir, et cela sans vouloir me nommer la personne généreuse. VINCENT. — Oui, c'est moi qui fus envoyé par cette personne généreuse à qui vous devez l'honneur, le rétablissement de votre commerce.
Page 249 - Vous trouverez pour vos pinceaux des sites charmans, des villageoises fraîches et piquantes... Dans mon pays il y en a de fort jolies. Je me suis aperçue que vous n'aimiez ni le tumulte , ni le grand monde ; votre terre offre la solitude la plus aimable : vous pourrez y promener les plus douces rêveries. Enfln , si , par délicatesse, vous aviez refusé de venir chez Fanchon , c'est maintenant chez vous qu'elle VOU5 Wvrt demande un asile , et la permission d'y passer le reste d
Page 203 - Aux montagnes de la Savoie Je naquis de pauvres parents ; Voilà qu'à Paris on m'envoie, Car nous étions beaucoup d'enfants. Je n'apportais, hélas ! en France Que mes chansons, quinze ans, ma vielle et l'espérance, Et l'espérance.

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