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incontestable. On peut dès lors, il me sem- dans le sous-sol ou vers les fleuves par les ble, s'expliquer fort aisément comment ces torrents de pluie, et de là un rendement en affections se sont montrées rares celte an- sucre plus fort des jus de betteraves qui née, par suite même de la quantité consi- ne renferment que très-peu de sels capadérable de pluie qui a lavé le sol. Ce la- bles d'empêcher le sucre de cristalliser. vage du sol, en entraînant les matières M. PIGEOLET. Les points dont je me proorganiques qui s'y étaient accumulées, et posais de parler, ont été traités par dont la décomposition a été reconnue MM. Daumerie et Van den Corput; je ne comme l'une des causes déterminantes des m'étendrai donc pas longuement sur ceraffections que je viens de citer, a produit tains d'entre eux. M. Daumerie nous dit une purification salutaire de l'atmosphère. que dans la localité qu'il habite, et qui Il a dû résulter de là une différence d'ac- cst marécageuse, il y a eu de plus nomtion hygiénique analogue à peu près à celle breux cas de fièvres intermittentes, penqui existe entre un cours d'eau et un marais dant les années de sécheresse et de grande contenant des caux stagnantes dans les chaleur telles que 1857, 1858 et 1859, quelles la fermentation putride s'opère sur- ce qui n'a pas eu lien cette année qui tout sous l'influence d'une certaine ehaleur. a été constamment humide, brumeuse

Cette année, en même temps qu'une et pluvieuse. Je crois que cela est en rapquantité abondante d'eau a delayé le sol, port avec les observations de tous les temps on entrainant tous ses éléments solubles et de tous les lieux. Dans les terrains huvers les grands cours d'eau, nous avons mides, quand la chaleur et la sécheresse cu absence presque complète de l'élément surviennent, il y a une évaporation qui solaire, et c'est pourquoi les décompositions porte nécessairement sur des parties aqueuorganiques ont été peu actives. Mais nous scs contenant en dissolution une grande aurions vu éclater en grand nombre des quantité de ma:ières végétales. En suppofièvres putrides et intermittentes, peut- sant qu'un marais soit desséché, de ce terêtre même des dyssenteries, si, après les rain s'exhale une humidité qui entraine pluies, nous avions eu un été très-chaud. une grande proportion de matières orgaCette observation vient encore donner niques en décomposition qui sont absorl'explication du fait que citait tout à l'heure bées par tous les corps qui respirent cet M. Leroy,lorsqu'ildisait que, contrairement air, et dès lors, vous avez une cause de à ce que l'on devait attendre, la betterave fièvres intermittentes nombreuses. On le cette année avait donné beaucoup de sucre. sait tellement bien que, dans les pays maEn effet, on a observé que quand les bet- récageux, on se garde bien de voyager à teraves sont cultivées dans un sol renfer- une époque de la journée où la tempéramant du chlorure de sodium elles rendent ture permet à l'air imprégné de miasmes fort peu, et la chimie explique ce fait par de rester condensé à la surface du sol. La Ja raison que le sel marin forme avec le plupart du temps, dans une terre sablonsucre une combinaison très-soluble. Il neuse, la chaleur du soleil ne vient pas desuffit d'une partie de sel pour diminuer de velopper les mêmes conditions; il n'y a plus 7 pour 100 le rendement de la betterave; de fermentation, il s'y trouve beaucoup de il se fait alors un sucratc de chlorure de matières végétales, mais elles ne se trousodium incristallisable, qui est entrainé vent pas en dissolution. Si des pluies surilans les mélasses. C'est pour cela qu'une viennent on se trouve alors dans des confabrique de sucre que l'on avait établie, il ditions favorables pour la décomposition y a quelques années, aux bords de la mer, de ces matières; si elles ne sont pas submera dû complétement cesser ses travaux. Or, gées, elles donnent lieu à des fièvres interles fortes pluies que nous avons eues ont mittentes, c'est ce que nous avons remarenlevé les moindres traces de chlorure de que cette année; dans les terres argilcuses sodium très-soluble que renferment pres- au contraire il n'y a pas eu cette année que tous les terrains. En outre, il est d'ob- beaucoup de fièvres intermittentes par suite servation que les betteraves rendent égale- de l'humidité. ment moins dans les sols qui ont été forte- J'avais une observation à présenter, ment fumés, parce que le sucre forme relativement à la qualité des fruits. Ils ont aussi une combinaison soluble avec le ni- été très-abondants et volumineux, mais trate de potasse qui résulte de la décom- sans saveur. Je crois qu'on doit attribuer position de ces matières organiques. Il se cela en partie non pas seulement à l'huproduit alors une combinaison analogue à midité mais à l'absence du soleil, à la pricelle du sucrc avec le chlorure de sodium. vation de la lumière, car on en rencontre Cette année, les nitrates solubles formés quelquefois de très-bons. J'ai remarqué, dans les terres arables ont été entrainés par cxemple, que les fruils provenant des

espaliers bien situés, placés au midi , ont La mauvaise saison de cette année, la ete de meilleure et quelquefois de très- saison pluvieuse, m'a paru excessivement bonne qualité.

fertile relativement au nombre des malaCe qui m'a le plus frappé depuis ces dies des membranes sércuses ; j'ai rencontrois annécs de sécheresse, car je fais par- tré un nombre exceptionnel de pleurésies, tir ces dispositions de cette époque, c'est la de méningites et de périlonites d'un caracquantité d'affections diphthéritiques, dont, lère comme on n'en rencontre pas ordipour ma part, j'ai rencontré un grand nairement; ces maladies se résentent uombre de cas bien caractérisés et très- sans avoir été produites par des influences prononcés. J'en ai cu cette année pendant déterminantes; elles se produisent orditoutes les saisons, en mars, en mai, en juil- nairement sans qu'il y ait eu prédisposilet, j'en ai encore un qu'aujourd'hui seu- tion à la pleurésic, et le symptôme princilement, je considère comme sauvé; j'ai pal, la douleur, ne mettait pas toujours mėme du pratiquer la trachéotomie, une sur la voie de l'existence de la maladie; seule fois, il est vrai, cette année sans j'ai rencontré plusieurs cas de méningites succès. Je vous dirai encore, messieurs, qui offraient des caractères analogues. que le dernier cas que j'ai traité m'a donné Il y a un point en dehors de ccux-ci que one fois de plus la conviction que le chlo- M. Daumerie a traité, c'est l'espèce d'anrate de potasse pouvait être fort utile dans tagonisme qui existe entre la phthisie ces cas-là, ainsi que le sulfate de quinine. pulmonaire et les fièvres intermittentes ; J'ai eu des couennes de plus d'une ligne je crois que peut-être dans certaines locad'épaisseur sur les amygdales, sur la Jités cette circonstance se présente telle, et lueite, sur le fond du pharynx; j'ai pu il en est ainsi dans le pays habité par M. les enlever, malgré leur épaisseur. J'ai pu Daumerie. Je me rappelle avoir entendu remarquer qu'il y a un retour dans la for- citer par M. Daumeric lui-même, à diffémation de ces fausses membranes, retour rentes reprises, que les personnes atteinqui parait assez périodique. Dans quel- tes de fièvres intermittentes ne contracques cas la maladie a duré au moins quinze taient jamais de phthisic pulmonaire, ou du jours. Sous l'influence du chlorate de po- moins que ce cas était très-rare. Il y a des lasse la fausse membrane se rétractait, localités où le contraire se présente proplissait et revenait sur elle-même, se sépa- bablement. Pour mon compte, je connais rait de la muqueuse; le lendemain l'enfant une localité qui est située sur un petit paraissait guéri mais souffrait encore, ce ruisseau, la Woluwe; j'ai été dans le cas de n'est que lorsque le sulfate de quinine a soigner des malades qui habitaient le long été administré que le mal a été écarté dé- de ce ruisseau et parmi lesquels j'ai renfinitivement; il a décliné comme le serait contré plusieurs poitrinaires. Ces maladies une fièvre intermittente sous l'influence avaient débuté par une fièvre intermittente du sulfate de quinine.

qui n'avait pu être guérie à cause de l'haL'aflection diphtéritique que nous avons bitation qu'occupaient ces malades. Il est ede présente beaucoup d'analogie avec vrai que c'était habituellement dans des ter celle qui s'est présentée à différentes re- rains excessivement bas que ces habitations prises en France, lors des inondations le se trouvaient, et que les malades étaient par long de la Loire. Cette affection a présenté conséquent sous une influence paludéenne un caractère particulier qui n'est pas

cclui constante et qu'ils avaicnt contracté depuis qu'elle avait autrefois; il y a dix ans, je longtemps l'état toxique, en quelque sorte ne me rappelle pas avoir rencontré tant cachectique, qui constitue l'intoxication d'affections croupales. Autrefois il nous paludéenne et produit les fièvres intermitarrivait de temps à autre un croup laryn- ientes rebelles. Eh bien! chez ces persongé, le pharynx ne présentait rien d'anor- nes j'ai donné des soins dans plusieurs mal, mais l'année dernière, c'était presque circonstances où les accès intermittents ont toujours le pharynx où l'on pouvait re- cédé la place à un développement des tumarquer le début de l'affection ; c'était bercules pulmonaires; les sujets ont sucparticulièrement à la face latérale des combé à la phthisie. amygdales qu'on voyait un petit godet, de J'ai cru devoir citer ces faits, non pas en la grosseur d'un pois chiche et présentant contradiction avec ceux qu'a cités M. Dauun developpement assez considérable dans meric, car j'admets que des localités difféle principe, gagnant en profondeur, et en- rentes puissent produire des cas opposés vahissant les voies respiratoires.

à ceux que je viens de rapporter et j'acJe crois que, précisément en raison de la cepte comme vraies les observations de saison, cette affection se présentera encore M. Daumeric; seulement je voulais établir, et régnera sans doute tout l'hiver.

que ce fait n'était pas général et qu'on

a

pouvait rencontrer des conditions toutes sur l'étiologic de la pneumonie exsudative différentes.

des bètes bovines. – Renvoi à l'avis de MM. Vu l'heure déjà avancée, M. Daumerie Thiernesse et Verheyen. renonce à la parole, se réservant de reve- MM. les docteurs Poot, Guillery, P.-J. nir dans une autre séance sur le même Marinus, Snellaert, Van Bambeek, Stocksujet.

man, Coffee, Eug. Cogen, Van Peteghem, La séance est levée à huit heures et Lambrechts, et Kayser, pharmacien , retrois quarts.

mercient l'Académie de l'initiative qu'elle a prise au sujet des récompenses decer

nées aux médecins pour services rendus Académie royale de médecine do

pendant les épidémies. Belgique.

L'Académie se forme en comité secret à onze heures trois quarts.

Après quelques communicalions du buSéance du 24 novembre 1860. reau, l'Académie a adopté, après discus

sion, un projet de règlement à proposer

à President : M. VLEMINCKX.

au gouvernement pour l'exécution de l'arSecrétaire : M. MARINUS.

rêté royal qui a institué un prix quinquenLa séance est ouverte à onze heures et nal en faveur des sciences médicales. un quart.

Elle a ensuite procédé successivement à Sont présents: MM. Carlier, Burggraeve, la nomination des quatorze membres à Chandelon, Craninx, Delwart, Didot, Fal- présenter au gouvernement pour l'institulot, Fossion, Gaudy, Hairion, Hubert, Lc- tion du jury chargé de l'examen des oubeau, Lequime, Marinus, Mascart, Michaux, vrages admis à concourir pour l'obtention Pétry, Seutin, Soupart, Tallois, Thiernesse, du prix quinquennal, et à celle de la comVan Coetsem, Verheyen et Vleminckx. mission de comptabilité instituée par l'ar

Le procès-verbal de la séance précé- ticle 19 des statuts de la compagnie. Cette denle est lu et approuvé.

dernière commission se compose de MM. M. V. Pasquier remercie l'Académie de Seutin, Tallois et Thiernesse. l'avoir promu à l'honorariat.

Les membres élus pour la nominalion MM. les docteurs Leroy, à Soignies, du jury à instituer par le gouvernement Jules Ansiaux, à Liége; Hahn, à Aix-la- pour décerner le prix quinquennal sont : Chapelle; Debout ct Barthez, à Paris, re- MM. Chandelon, Didot, Fallot, Fossion, mercient également la compagnie de les Hairion, Hubert, Marinus, Mascart, Miavoir associés à ses travaux, le premier chaux, Seutin, Soupart, Tallois, Verheyen comme membre honoraire, les autres et Vleminckx. comme membres correspondants.

L'Académie a procédé enfin à l'examen M. le docteur A. Wasseige fils, à Liége, du rapport de la commission chargée d'exa. communique une observation sur un cas miner la proposition de MM. Lequime et de monstruosité rencontrée sur un enfant consorts relative à la révision de l'art. 5 mort-né.-Renvoi à l'avis de MM. Fossion des statuts. Cet examen sera continué à la et Spring

prochaine séance. En offrant à l'Académie le deuxième vo- La séance est levée à trois heures. ume de son Traité de médecine légale et de jurisprudence médicale, M. le docteur Dambre, de Courtrai, rappelle la demande

Société anatomo-pathologique de Bru. qu'il a faite d'être associé à ses travaux. M. le docteur Kluyskens, de Gand,

xelles, séant à l'Université libre. transmet une note supplémentaire à celle qu'il a présentée sur un mode de panse- Compte-rendu des travaux par M. Sacré, ment prompt et facile pour le transport secrétaire adjoint (mois d'avril, mai, juin des blessés. Renvoi à la troisième sec

et novembre 1860). tion chargée de l'examen du premier travail.

Les pièces suivantes ont été présentées: M. Schoonbroodt, pharmacien à Liége, PAR M. E. Allix. 1° Unc fructure in envoie des considérations à l'appui de ses complète du radius, trouvée sur le cadavre recherches sur la conversion du sucre en d'un enfant àgé d'un an. La fracture est substance albuminoïde. Renvoi à M. située au tiers inférieur de l'os; elle est Marlens.

entièrement consolidée, mais la continuitė M. Couturier, médecin vétérinaire, à du canal médullaire n'est pas encore rélaWalhain-Saint-Paul, présente une note

blie.

a

une pe

2. Une tumeur mixte, congénitale du tes- rougeâtre et brunålre par places, ct sc ticule, provenant d'un enfant âgé de vingt- montre formée par une masse de globules six mois. (l'observation a été publiée plus cancéreux, le plus souvent sphériques haut, p. 38.)

(Omm, 01 à Omm,015 de diamètre), quelquezo Une colonne vertébrale déformée par le fois allongés, à contours irréguliers, prémal de Poti. Cette pièce provient d'un sentant tous un ou plusieurs noyaux. enfant de neuf ans, mort à l'hôpital Saint- Ceux-ci sont volumineux (Omm,007), graPierre, dans le dernier degré de marasme, nuleux, très-distincts et remplissent en Les corps de huit vertèbres dorsales sont grande partie l'intérieur des globules. Il y affectés de carie tuberculeuse; deux d'en- a encore quelques fibres fibro-plastiques tre eux sont presque entièrement détruits. dans plusieurs points, des noyaux libres, Il en est résulté un affaissement du rachis mais

pas

de graisse. et une cyphosc angulaire. Deux apophyses La partie inférieure de la tumeur est épineuses sont soudées entre elles. On grisâtre, de consistance charnue, fournit compte treize côtes de chaque côté : les un suc lactescent abondant et présente des côtes surnuméraires sont formées aux dé- éléments cancéreux analogues à ceux de la pens des apophyses transverses de la sep- partie supérieure, mais plus grands, plus tième vertèbre cervicale.

granuleux, plus serrés en quelque sorte et Cette pièce est exceptionnellement inté- pas de fibres fibro-plastiques. ressante, parce qu'on ne trouve aucune trace Au centre de la masse, on voit un corps d'abcès ni de fusées purulentes;

jaunâtre, arrondi, du volume d'un auf de tite quantité de pus mélangé de matière poule, d'aspect phymatoïde et qui montre tuberculeuse ramollie entoure les parties au microscope de grandes cellules mères , cariées.

de Omm,045 de diamètre, avec plusieurs Pendant la vie il n'existait aucune para- noyaux, remplies et entourées d'une masse lysie.

ponctuée, de granules graisseux que l'éther PAR M. Tirifany. 1° Un cancer cncé- dissout. phaloide du testicule droit. Cette tumeur En pratiquant de nouvelles incisions a été enlevée à un homme de quarante dans la tumeur, on découvre d'autres ans; elle apparut, il y a neuf ans, sous la corps jaunâtres et phymatoïdes, semblaforme d'un petit corps dur développé sur bles à celui qui est placé au centre. Dans le testicule.

tout cela on ne trouve pas de traces du tesAvant l'opération on a constaté l'exis- ticule. L'enveloppe qui limite la tumeur tence d'une hydrocèle du même côté. La est fibreuse, et au milieu du tissn, des tumeur avait un poids considérable et était faisceaux de fibres circonscrivant de vérile siège de douleurs lancinantes très-vives. tables sinus veineux dans lesquels l'extréLa constitution du malade ne paraissait mité d'un stylet peut être introduit, on point encore altérée : la peau avait sa co- trouve des éléments cancéreux. Dans une loration normale, les ganglions inguinaux préparation de ce tissu pris à la base de la n'étaient pas engorgés et aucune tumeur tumeur, M. Allix a vu deux bouts de can'était appréciable dans les viscères. nalicules séminifères. Il n'en a pas ren

La tumeur a été examinée par M. Allix. contré ailleurs. Elle a le volume des deux poings réunis. 2° Un lipome de la cuisse extirpé par M. Elle est dure à la base ct semble ramollic Seutin à une femme de soixante et douze au sommet. Le feuillet pariétal de la tunin ans. La tumeur siégeait au membre abdoque vaginale adhère au feuillet viscéral minal gauche et s'étendait depuis le pli de dans une grande étendue; en haut et en la fesse jusqu'à la région poplitée. Elle était arrière seulement, la cavité séreuse est indolore et n'incommodait que par son conservée et renfermait environ 120 gram- poids. Il n'y avait ni gêne de la circulation, mes de liquide sanguinolent. Le cordon ni veines variqueuses, ni ædème du spermatique paraît sain et peut être suivi membre. jusqu'à l'union du tiers supérieur avec le Quoique l'opération ait été pratiquée tiers moyen de la tumeur dans laquelle il avec succès, la mort est survenue deux se perd. Celle-ci, divisée par une coupe jours après, sans que l'autopsie en ait réverticale, se montre composée de trois par- vélé la cause. La plaie avait été badigeonties d'aspect bien différent, et limitée par née avec environ deux onces de teinture une enveloppe très-résistante, épaisse de d'iode, mais les symptômes propres à l'emplus d'un centimètre à la base et s'amincis- poisonnement iodique ont complétement sant vers le sommet. La substance qui fait défaut. Vingt-quatre heures après forme la moitié supérieure de la tumeur se l'opération, il est survenu du délire à la laisse facilement écraser, est de coloration suite duquel la maladc est tombée dans un assoupissement qui a persisté jusqu'à la amené le décollement de l'épiphysc infémort.

ricure et l'ostéomyélitc. Par M. DESGUINS. Un cas de carie de PAR M. E. PIGEOLET. 1° L'estomac el l'extrémité inférieure du fémur, survenue à une partie du duodénum d'un homme qui la suite d'une fièvre typhoïde.

s'est empoisonné en avalant plusicurs onces Le sicur V..., âgé de vingt-deux ans, d'acide chlorhydrique. soldat au régiment des grenadiers, est entré La muqueuse de l'estomac et celle qui à l'hôpital militaire le 1er janvier 1860, tapisse le sommet des valvules conniventes atteint d'une fièvre typhoïde. La maladie de la première partie de l'intestin grèle eut une marche régulière et le 31 janvier présentent une coloration noire, due à une le malade était en pleine convalescence. escharrification qui occupe toute l'épaisAu commencement du mois de février sur- seur de ces muqueuses. Les muqueuses vint une diarrhée intense, colliquative, buccale et æsophagienne n'offrent pas cette sanguinolente. Le 14 février, le malade coloration noire, mais elles sont comme accusa une douleur sourde dans le genou raccornies. gauche, et l'on constata un empátement Les symptômes principaux ont été : une assez considérable et de la difficulté dans diarrhée sanguinolente et des douleurs les mouvements de l'articulation. Bientòl atroces dans le ventre; le moindre attoula douleur devint extrêmement vive, il chement aux parois abdominales arrachait apparut deux collections purulentes à la des cris au malade. Il est remarquable partie inférieure de la cuisse, l'une plus qu'après l'ingestion d'une aussi grande vaste à la partie externe et postérieure, quantité d'acide chlorhydrique, cet homme l'autre antérieure et interne. Le foyer pu- n'ait point eu de vomissements. rulent, le plus grand, fut ouvert par une La mort est survenue douze heures après large incision. Il s'en écoula une grande l'ingestion du liquide corrosif. quantité d'un pus séro-sanguinolent. Le 2° Le larynx et la trachée-artère d'un doigt introduit dans l'ouverture circonscri- homme de vingl-trois ans, morl à la suite vait entièrement le fémur jusqu'à une hau- du croup. teur assez considérable.- Ensuite survin- La muqueuse de ces parties est rouge et rent tous les symptômes de la pyoémie à recouverte de cylindres de fausses memJaquelle le malade succomba.

branes peu adhérentes. Il est joint à cette A l'autopsie on a trouvé : 1° un abcès pièce des tubes membraneux extraits d'un de l'articulation sterno-claviculaire gau- des poumons et reproduisant exactement che; 2° du pus dans l'épaisseur du bras l'arbre bronchique, jusqu'aux ramifications gauche ; 3° des cicatrices d'ulcerations in. de quatrième et cinquième ordre. testinales et 4° les altérations suivantes du Par M. Croco.— Un rein présentant une fémur gauche : cetos est privé de son hydronéphrose calculeuse. périoste jusqu'à 15 centimètres au-dessus La substance rénale est complétement des condyles ; il est entouré d'un détritus atrophiée ; l'uretère est oblitéré. d'un vert porracé, d'une odeur très-fétide Le calice et les bassinets dilatés foret provenant de la décomposition des par- ment une énorme poche subdivisée par ties molles. La partie inférieure de l'os cst des cloisons en plusieurs loges qui commucariée et la diaphyse est entièrement sépa- niquent entre elles, et qui contiennent plurée de l'épiphyse. Immédiatement au-des- sieurs calculs volumineux, ramifiés, à sursus du point de séparation on remarque face brune et rugueuse. la raréfaction de la partie compacte de Le malade, ågé de quarante à cinquante l'os. De plus il y a ostéomyélite passée à ans, n'a séjourné que trois jours à l'hôpila suppuration; le canal médullaire est tal. Depuis six semaines il éprouvait des rempli de pus, de même que l'articulation. douleurs par tout le corps, sans accuser de Des ostéophytes existent en plusieurs douleur plus forte dans les régions rénapoints.

tes. Les bruits du cour n'étaient pas altéContrairement à l'opinion émise par M. rés; il existait une dyspnée intense. Le Desguins, qui considère flection osseuse malade est mort dans le marasme. comme primitive, plusieurs membres de A l'autopsie on n'a trouvé qu'un peu la Société ont pensé que dans ce cas il s'est d'emphysème pulmonaire pour expliquer développé un phlegmon profond de la ladypsnée. Le cæur était sain. La substance cuisse, suivi bientôt de périostite et de du deuxième rein est en partie atrophiée, nécrose superficielle, mais non point de et contient dans son intérieur un kyste carie. L'inflammation suppurative du pé- séreux. rioste se serait étendue au périchondre du Par M. Semal. Une lumeur blanche cartilage diarthrodial ramolli et aurait de l'articutation tibio-larsienne.

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