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n'est point repoussé par l'école de Paris ! » cultive ; elle donne pour ainsi dire sa L'on a vu se remplacer les unes les autres: » mesure (9). » le naturisme d'Hippocratc; la doctrine des Chose plus extraordinaire! c'est que, quatre éléments de Galien ; l’animisme de dans ce volume où Sydenham est si dureStahl; la doctrine mécanique de Borelli, ment traité, on voit citée en témoignage, de Boerhaave; la doctrine physique; celle dans maints endroits (10), ainsi l'exige la chimique de Sylvius, de Fourcroy, de M. cause, l'autorité de Sydenham. Poggiale; le principe vital de Barthez ; le Cet excès de confiance en son individuasolidisme de Cullen et de Pinel ; l'asthénic lité, que nous rencontrons dans de nomde Brown ; l'irritation de Broussais; le dy- breux excellents ouvrages, ainsi dans namisme italien ; l'humorisme de Tied- le Traité de chirurgie de Boyer, dans les mann, Magendie, de MM. Dumas, Bouchar- @uvres de M. Piorry, dans le dernier vodat, etc.

lume de M. Forget et que nous allons reMM. Andral, Bouillaud, Cruveilhier, trouver dans la Monographie de M. BourRochoux et tutti quanti ont nić la conta- geois, ne favorise pas le progrès de la gion de la fièvre typhoïde; laquelle, ce

science. pendant, est universellement admise au- De ces quelques tristes vérités, que jourd'hui grâce aux travaux consciencieux nous venons d'exposer, nous sommes en de plusieurs praticiens, au nombre des droit de conclure : qu'il est peu d'écriquels nous figurons (1).

vains, même parmi les plus laborieux et Un spirituel et savant professeur a sou- les plus honnêtes qui apprennent à bien tenu, en 1841, dans un ouvrage, dicté par penser; et que Deslandes à eu raison d'éune respectable et profonde croyance (2), crire ces mots : « Il faut examiner sérieuque l'élément primordial de la fièvre ty- » sement les motifs de crédulité que les phoide est la lésion intestinale, et mainte- » auteurs proposent, et quel degré de nant il place l'intoxication sanguine avant force ont les raisons qui doivent porter l'élément lésion intestinale (3).

» à croire et à ne pas croire. Il faut déQui ne sait avec quelle adresse, quelle ► mêler la vérité des vraisemblances, la finesse d'arguments, quel choix heureux » certitude des probabilités; l'évidence des d'observations et quelle conviction, M. » fausses lueurs qui n'ont qu'un éclat pasRicord a soutenu la non-contagiosité des >> sager (11). accidents secondaires syphilitiques, la- La vérité, cette espèce d'essence de la quelle n'est plus admissible depuis les divinité, suivant Cicéron et Port-Royal, nombreux faits contradictoires, publiés par est quelque chose de si délicat, de si relebeaucoup de praticiens, parmi lesquels vé et de si supérieur, que le praticien a nous comptons (4)!

besoin, parfois, de toute son attention, de N'ai-je pas vu, il y a fort peu de temps, toute son intelligence et de tout son jugedeux professeurs de l'école de Clermont, nient, pour la saisir. MM. Imbert et Bourgade, décrire et expli- En rendant compte de la monographie quer la respiration saccadée eomme je l'ai de M. Bourgeois, nous aurons égard à ces fait en 1839 (5)!

considérations que nous n'avons jamais Un professeur de Montpellier publie un perdues de vue dans nos publications et traité d'hygiène thérapeutique, basé néces- nos articles de bibliographic. sairement sur le naturisme et dans lequel L'année 1860 a vu paraître des travaux l'Hippocrate anglais est cité comme une importants sur les maladies charbonneuhaule et puissante autorité (6); peu après ses, ce qui prouve, ainsi que nous l'avons un professeur de Strasbourg qualifie ce dit ailleurs, que les monographies de mėme Sydenham de grand charlatan (7) el, Chambon, de Thomassin, de Régnier, d'Ean s'appuyant sur Cabanis (8), lequel, ce- naux et Chaussier ont vieilli et que la frépendant, a écrit ces paroles : «L'illustre quence et la gravité des affections carbon

Locke était l'ami de Sydenham. L'ami- culeuses méritent l'attention de tous les tié d'un tel homme indique suflisam- praticiens qui, par leur position, sont à

ment la tournure d'esprit de celui qui la même de les étudier.

(1) Putegnal. Nature, contagion el génie épi-
drmique de la fièvre lyphoide. l'aris, 1830. Ou-
Vrage deux fois couronné.

(3) Traité de l'entérile folliculeuse.
(3) Principes de thérapeutique, 1860, page 380.

(4) Pulegnal. Histoire el ihérapeutique de la syphilis des nouveaux-nes et des enfants a la mawlle. Paris, 1854. I volume in-8o.

(5) l'utegnat. Pathologie interne du système

respiratoire; fre édition. Paris, 1839, tome 1, page 22 et lomc II, page 200 et 210.

(6) Voir, par exemple, les pages 77, 2155, etc. 17) Voir la p. 80 des Principes de thérapeulique. (8) Voir la page 351 du même ouvrage.

(9) OEuvres complèles de Cabanis. Paris, 1823, tome ), page 132 (10) Voir, par exemple, les p. 58, 258, 350 et 390. (11) Histoire de la philosophic, lome III.

A l'excellent traité de M. Raimbert, scntencieux, laissant voir une férule, de dont nous avons publié une analyse détail- laquelle il sait frapper, comme pourraient lée, dans le numéro de mars 1860 du le témoigner MM. Raimbert (1), Boyer, Journal de la Société des sciences médicales Vidal, Bérard, MM. Nélaton et Denonvilde Bruxelles, ont succédé : 1° notre mé- liers (2), Ancelon, Bayle, Dupont, Chausmoire, intitulé : Considérations cliniques sier, Enaux, Raynal, Renault (3) et tutti sur le charbon mulin et la pustule maligne; quanti (4) au nombre desquels nous pou20 l'importante monographie de M. Bour- vons fort bien figurer, attendu que nous gcois.

savons que le manuscrit de notre mémoire Le dernier ouvrage, seconde édition sur les maladies charbonneuses a été com(l'un savant travail, publié en 1843 dans muniqué à M. Bourgeois par un médecin les Archives de médecine, est une bonne de Paris. fortune pour les praticiens.

Fort de son immense expérience et de M. Bourgeois a divisé sa monographie en l'autorité qu'il s'est justement acquise dans deux parties principales, précédées d'une la connaissance des maladies charbonneupréface et suivies d'une récapitulation gé- ses et qu'il aime à rappeler (5), notre aunérale, faite à l'exemple de celle de M. leur imitant, en cela, Dupuytren dans ses Rainbert, et qui sullit, à elle seule, pour leçons et Boyer dans son Traité de chirurdonner une idée de la valeur de l'ouvrage. gic, néglige 'érudition.

Disons le tout de suite : cette division Bien que ses raisons ne me soient point ne nous semble point heureuse, malgré les inconnues, parce que je suis aussi un praraisons sur lesquelles s'appuie l'auteur ticien de petite localité (6), cependant je (page 129). Nous ne comprenons pas, en pense qu'un médecin, apprécié comme l'est eflet, que notre honoré confrère ait eu M. Bourgeois, n'a pas entièrement rempli besoin de créer une seconde partie, pour sa mission en ne se rendant utile qu'aux y exposer la nature, les variétés, le dia- praticiens. A mon avis, il doit encore sergnostic, le pronostic et le traitement d'une vir la science, en discutant les travaux et surtout de deux formes de maladie, dont consciencieux de ses contemporains et prél'étiologie, la symptomatologie et l'anato- décesseurs. mie pathologique viennent d'être tracées. Si M. Bourgeois, dont nous honorons le

Nous appuyant sur l'autorité des maitres savoir et surtout la vaste et spéciale expéanciens et modernes, nous ne devons point rience, cùt rempli cette lacune que nous approuver cette innovation, qui, dans le lui soumettons, nous obscur pionnier de cas présent, n'a abouti qu'à rendre plus la science, il eùt ajouté un fleuron à sa pénible la tâche de l'auteur, son æuvre

couronne. moins claire et moins agréable au lecteur. Je le crains fort : ce volume que vient

A notre avis du moins, puisque M. Bour. de faire paraître M. Bourgeois, tant soit gcois voulait une division, il aurait peut- peu aiguillonné par celui du médecin de ètre mieux fait d'étudier son sujet dans Châteaudun, quoique éminemment pral'ordre suivant : dans la première partie il tique, sera peut-être moins goûté que celui aurait traité de la pustule maligne; dans de M. Raimbert, par les quelques considéla seconde, il se serait occupé de l'ædème rations que je viens d'exposer. charbonneux; dans une troisième, il se Le traité de M. Bourgeois a profité de seraitfoccupé du charbon interne; dans une celui de M. Raimbert, lequel a su tirer un dernière il aurait fait entrer toutes les bon parti des premières publications du questions secondaires ; enfin, serait arrivée praticien d'Étampes. la récapitulation générale.

Si ces deux volumes laissent encore à Arrêtons-nous encore à quelques géné- désirer comme monographies de la pustule ralités. Pour bien apprécier un tableau, il maligne et de l'ædème charbonneux, à plus faut étudier son ensemble avant les détails. forte raison quand il s'agit des autres ac

En lisant le volume du savant médecin cidents carbonculeux, tels qne : le char«l'Élainpes, d'aucuns croiraient entendre bon externe, d'abord local, suite d'une un orateur dogmatisant (Prospexit de ex- inoculation, comme nous en avons raprelso sancto suo); d'autres se représente- porté deux exemples (observation 1° et 2“); raient un professeur, au style sec, froid et le charbon interne, décrit par Régnier ; la

(1) Préface, page vii, et les pages 145 et 311. qui n'a pas l'échine Nexible, et n'importe son (2) Pages 47, 135 et suivantes.

mérite reconnu, est oublié dans la distribution (5) Page 148.

des emplois et honneurs. Il ne sollicite rien di(4) Page 160 el suivantes.

rectement et indirectement, aussi il n'est rien (5) Page vıı de la présace.

quistime des gens de cæur el des travailleurs. (6) Dans certaines peliles villes, le praticien,

fièvre charbonncuse indiquée par MM. (obs. 9) ct même manquer (obs. 10). Cette Salmon et Maunoury et dont nous avons exception est très-importante à connaitre, encore rapporté des observations (les 6e, car tout un chacun n'ignore pas que l'es7e et 8"); accidents, il est vrai, à peu près carrhe, qui est quelquefois molle, trèsniés par M. Bourgeois, comme d'autres souvent dure, habituellement d'une épaisphénomènes, parce qu'il ne les a pas ren- seur de deux à trois millimètres, est le contrés dans sa clientèle.

caractère le plus significatif de la pustule Nous aurons grand soin de revenir sur charbonneuse. ce point.

L'article 7 de ce chapitre contient la Maintenant que nous avons exposé description de ce symptôme, que M. Bourquelques-unes des réflexions générales, geois appelle tumeur charbonneuse. Suique nous a inspirées la lecture de la mono- vant cet observateur, c'est dans cette tugraphie de M. Bourgeois, nous allons, en meur que le virus se concentre et s'élaborc quelque sorte, suivre pas à pas, notre peut-être avant de passer dans la circulaauteur, ou entrer dans les longs détails tion. Cette induration, bien limitée, dont qu'exigent l'importance et la haute autorité la grosseur varie depuis celle d'un pois, de ce volume.

jusqu'à celle d'un auf de poule, est bossePuissions-nous, attendu notre extrême léc irrégulièrement, couverte de phlyctènes franchise, ne blesser aucun observateur, et peu douloureuse. Elle s'enfonce dans la faire apprécier la grande valeur pratique chair et met ordinairement deux à trois du traité de M. Bourgeois, et nous nous jours à se former. Suivant notre auteur, trouverons largement récompensé de notre elle ne manque que lorsque la pustule travail.

siége sur des parties peu charnues. (obs. Le chapitre, dans lequel M. Bourgeois 2, 5 et 11). expose l'historique des maladies charbon- Nous devons faire remarquer que M. neuses, est aussi incomplet que celui de Raimbert ne décrit point ce symptôme, que M. Raimbert. C'est, à nos yeux, une la- MM. Salmon ct Maunoury non-seulemet cune qui ne peut que nuire aux progrès ne le rencontrent pas dans la pustule made la science.

ligne de leur contrée, mais même s'appuient Le chapitre 11, qui donne le tableau gé- sur son absence pour différencier la pustule néral de la pustule maligne, est écrit de charbonneuse du furoncle. Nous ajoutemain de maitre. Rien de plus clair quoique rons que d'autres praticiens, ainsi MM. très-concis.

Gaujot (1) et Putegnat (2) ont vu de vériLe chapitre m est consacré à l'analyse tables pustules malignes mortelles, qui n'ont des symptômes, divisés en externes ou lo- point présenté ce symptome ; d'où il suit, caux, en internes ou généraux et en phé- nécessairement, que ce n'est point dans nomènes réactionnaires. Cette partie est cette tumeur que le virus se concentre et bien supérieure à tout ce que nous avons s'élabore, comme est porté à le croire lu jusqu'à ce jour sur ce point : aussi nous M. Bourgeois; et que les symptômes même allons nous y arrêter quelques instants. les plus caractéristiques suivant de bons

M. Bourgeois, qui n'a jamais rencontré observateurs, peuvent faire complétement la tache primordiale, admise par lout le défaut, dans certaines localités. Ce fait démonde, a vu une pustule maligne débuter montre déjà que la pustule maligne a népar un tubercule (obs. 6). L'on sait que cessairement des variétés. C'est un point M. Girouard, au dire de M. Maunoury, a de toute évidence pour nous, sur lequel observé une pustule maligne, sur la plaque nous avons insisté dans notre mémoire et charbonneuse de laquelle, au lieu de vési- sur lequel nous aurons à nous expliquer cule, on voyait une tache irrégulière, plus loin. d'apparence ecchymotique. Une chose rare M. Bourgeois, comme M. Raimbert, encore, puisqu'elle n'est indiquée par au- comme nous et plusieurs autres praticiens, cun auteur et que M. Bourgeois n'a ren- n'a pas rencontré, dans la tumefaction , la contrée qu'une seule fois (obs. 7): c'est crépitation décrite dans certains livres. que la vésicule, grisâtre d'habitude, peut « Jamais, dit notre auteur (p. 47), je n'ai ètre remplacée par une ampoule, jaune, » vu le gonflement de la pustule charbonambrée, bien remplie, reposant sur une » neuse offrir la sensation de crépitation surface dénuée de derme, pâle et sans du- >> qu'on rencontre dans l'emphysème, ce reté. Notre auteur signale encore la parti- » que les auteurs des traités généraux , qui cularité suivante, qui n'est pas indiquée » ont à peine entrevu le mal, répètent par M. Raimbert : l’escarrhe, dont le diamètre de la surface a de 1 à 10 millimètres

(1) Observations et riflerions sur la pustule mao en se copiant les uns les autres (1). » COMPENDIUM D'ÉLECTRICITÉ MÉDICALE; par

ligne. Paris, 1859, brochure in-8". en général, peut n'être que superficielle (2) Voir notre mémoire cilé.

D'après la remarque, faite par Thomas- M. le docteur H. VAN HOLSBEEK, 2e édisin, que la gangrène envahit lc tissu cellu- tion, revue et augmentée, vol. in-12 de laire sous-cutané avant de se montrer à la 700 p., avec 15 gravures intercalées dans surface des téguments, M. Raimbert le texte, Bruxelles et Paris, A. Schnée, (p. 62) pense que les vésicules secondaires, librairc-éditeur. qui, pour M. Bourgeois (p. 80) ne sont L'apparition d'un livre utile est toujours pas de nouvelles pustules, résultent de la accueillic avec sympathie, surtout lorsque gangrène sous-cutanée, laquelle est un effet ce livre s'occupe d'un sujet peu connu et d'une cautérisation soit insuffisante, soit riche en résultats pratiques. Tel est le cas trop active.

pour le Compendium d'électricité médicale Cette opinion est erronée sinon au qui a obtenu un grand succès, non-seulemoins exagérée, car nous avons rencontré ment dans le pays, mais encore à l'étrances ampoules avant la cautérisation (voir ger, puisque la première édition a été notre obs. 13°), car on en trouve à quinze épuiséc en quelques mois; et c'est justice, centimètres de la pustule (voir notre 13e car de l'avis unanime des organes de la obs. et la 10e de M. Bourgeois) et même presse médicale, c'est le meilleur guide que sur un membre opposé comme l'a vu M. nous possédions pour les applications de Gendrin. Pour MM. Bourgeois, Salmon et l'électricité en médecine. Maunoury, ces pustules ne sont qu'un in- L'électricité est devenue un des agents dice de l'intoxication de l'économie. Nous les plus importants de la thérapeutique et aurons à revenir sur ce point.

personne aujourd'hui n'a plus le droit de M. Bourgeois, comme M. Raimbert, la dédaigner; aussi s'étonnc-t-on avec raiadmet que l'absence de la douleur est un son que pour les maladies contre lesquelles symptôme précieux, cependant nous de- l'excitation électrique est d'une efficacité vons dire que nous avons rencontré une

reconnue, quelques praticiens s'obstinent fois une douleur assez forte (obs. 13e). encore à soumettre leurs malades à des

Notre auteur, d'accord avec M. Raim- traitements longs, dispendieux et souvent bert, n'attribue rien de spécial, ni de ca- nuisibles, quand quelques électrisations ractéristique aux trainées inflammatoires

sufliraient pour les guérir. Mais la science qu'on désigne improprement, dans le peu marche et le temps n'est pas éloigné où les ple, sous le nom de racines de charbon et plus récalcitrants devront bien se rendre à que M. Hureaux prétend, à tort, être un l'évidence. indice de la pustule maligne. C'est spécia- La deuxième édition du Compendium lement aux membres inférieurs que ce d'électricité médicale de M. Van Holsbeek symptôme se montre.

est divisée en quatre parties. Nous allons Les phénomènes généraux, dont parle les analyser rapidement. le médecin d'Étampes, sont un malaise re Partie. Aperçu historique sur l'égénéral, des frissons, des troubles dans la lectricité. Notions générales. Aperçu caloricité, la circulation, les appareils die historique et bibliographique de l'électricité gestif, musculaire et nerveux.

médicale. Ce chapitre est terminé par la descrip- Cette première partie, bien que renfertion des phénomènes bons et mauvais, que mant des faits dont la plupart sont acquis M. Bourgeois nomme réactionnaires: ainsi, à la science, n'en est pas moins digne d'atl'inflammation phlegmoneuse, la gangré- tention, car elle retrace au lecteur, sans neuse (qu'il ne faut point confondre avec phrases et sans digressions l'histoire de celle primitive), le délire, qui, cependant, l'électricité et les propriétés du fluide élecpeut être primitif, lorsquc la pustule siége trique. Le dernier chapitre, relatif à l'hissurtout au visage.

toire de l'électricité médicale, renserme Tous ces phénomènes sont, dit l'auteur, des matériaux précieux et dignes d'être des signes évidents de secours naturels. consultés. L'auteur signale, par ordre de Comment ! le délire est un effort de la na- date, les principaux écrits qui ont paru ture medicatrix! L'on comprend que l'hip- sur l'électricité médicale, et, prenant cette pocratisme soit accusé d'entrainer l'immo- science au moment de sa naissance, il la bilité ! Dr PutegnAT. suit pas à pas dans ses développements

a (La fin au prochain No.) successifs pour arriver aux belles décou(1) Ceci va directement à l'adresse de Boyer,

vertes qui illustreront notre époque. Vidal (de Cassis), de Bérard, de MM. Nélaton ei C'est vers 1740, que l'électricité quitta Denonvilliers, des auteurs du Compendium de le domaine de la magie pour entrer dans médecine et de ceux de la Biblibliothèque du decin praticien, elc.

celui de la thérapeutique, où elle démontra sa vertu par de remarquables résultats.

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Selon Van Troostwyk, c'est le savant la nécessité de posséder de bons instruKratzenstein qui opéra la première cure ments, car trop souvent nous avons vu les par l'emploi de l'électricité. Toutefois le mauvaises conditions de ces derniers, être professeur Jallabert doit être considéré cause non-seulement de l'insuccès du traicomme le véritable propagateur de ce tement, mais encore donner lieu à des acmoyen thérapeutique.

cidents. En 1772, l'abbé Sans répéta les expé- Nous admettons encore avec l'auteur riences de Jallabert. Il conclut que l'é- que les appareils volta-électriques delectricité dirigée convenablement est un vraient être exclusivement employés en remède souverain contre la paralysie. médecine, car seuls ils remplissent toutes Huit ans plus tard, l'abbé Bertholon de les indications qui peuvent se présenter Saint-Lazare conseilla l'électricité contre dans les applications électro-médicales. Ils les affections cutanées et les engorgements ont lo deux sortes de courants, un courant consécutifs aux fièvres, contre les spasmes de premier ordre et un courant de second et les convulsions et contre la dyspnée et ordre; 20 des intermittences lentes ou rales paralysies. C'est à la même époque que pides à volonté et go unc graduation le docteur Mazars de Cazèles opéra des exacte. cures réellement remarquables à l'aide de L'auteur décrit ensuite les appareils et l'électricité.

les instruments dont il se sert et fait conDe 1771 à 1785, Sigaud de la Fond et naitre d'une manière très-détaillée les apTibère Cavallo, publièrent leurs travaux pareils volta-électriques les plus usités. sur l'électricité médicale.

Le chapitre II qui concerne les propriéEn 1828 , Fabré-Palaprat traduisit le tés des courants électriques mérite unc alremarquable ouvrage du docteur Labaume, tention particulière; après avoir décrit la et quelques années après, Sarlandière pu- manière dont sont établis les courants de blia ses mémoires sur l'électricité et l'élec- premier et de second ordre dans les appatro-puncture.

reils dont il fait usage, il énumère les

proDans ces dernières années enfin, les priétés physiques, chimiques et physiolotravaux de MM. J. Cloquet, Sandras, giques de ces courants. Amussat, Duchenne, Becquerel, Valérius, On sait que quelques auteurs n'admetBriquet, Boulu, Middeldorff, Althaus, tent pas que les deux courants dont nous Desparquets, Guitard, etc., ont donné un venons de parler aient des propriétés disnouvel et puissant essor à cette importante tinctes ; c'est pour répondre aux objections branche de lit thérapeutique. Les nom- présentées par ces auteurs que M. Van breuses observations consignées dans les Holsbeék a fait des expériences et c'est en annales de la science par ces habiles et se fondant sur les résultats qu'il a obtenus courageux expérimentateurs, nous démon- qu'il établit que les propriétés physiques, trent les avantages que l'art de guérir peut chimiques et physiologiques des courants retirer de l'emploi de l'électricité.

du premier et du second ordre sont essenNous le répétons, ce chapitre du Com- tiellement différentes. Après avoir lu ce pendium d'electricité médicale est fort inté- chapitre, il serait difficile de douter encore ressant et d'une utilité incontestable, M. de la distinction qui y est établie d'une maVan Holsbeek a été bien inspiré en traçant nière aussi claire que péremptoire. un tableau exact et complet de l'histoire L'auteur arrive à ces conclusions : que de l'électricité médicale, dont la connais- le courant de premier ordre a une vertu sance est indispensable à quiconque veut hyposthénisante ou sedative incontestable

. faire une étude profonde de cette partie de et que le courant de second ordre est un la science thérapeutique.

agent d'excitation sans parcil, que le cou 2e Partie.-Appareils et instruments rant de premier ordre a une action élective Propriétés des courants électriques. - Action sur la contractilité musculaire, celui de des courants électriques sur les tissus. second ordre sur la sensibilité cutanée et Mode d'administration de l'électricité médi- la rétine; enfin que le courant de second cale. - Indications ct contre-indications ordre a une pénélration plus facile dans relatives à l'emploi de cet agent dans le trai- l'organisme. tement des maladies.

Le chapitre que l'auteur consacre aux Pour appliquer l'électricité avec succès, modes d'administration de l'électricité médit l'auteur, il faut avoir à sa disposition dicale et celui où il traite des indications des appareils et des instruments qui peu- et des contre-indications, relatives à l'emvent remplir toutes les indications élec- ploi de l'électricité dans le traitement des tro-médicales.

maladies, seront lus avec intérêt. M. Van Holsbeék a raison d'insister sur Ze Partie. Clinique médicule. - Cli

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