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semblables variétés dans toutes ou presque avoir des manifestations fort diverses qui Toutes les maladies, qu'elles soient exter- ne sont, au reste, que l'expression de cet nes ou internes? Est-ce que tel érysipele, axiome si vrai, l'unité dans la diversité. comparé à tel autre, n'est pas aussi dispa- Lorsque M. Bourgcois dit, dans tel ou ratc que les boutons charbonreux les plus tel passage, que le charbon a été souvent extrêmes? N'en est-il pas de mème dans mal vu, incomplétement observé, il ne met la variole, toutes les fièvres éruptives, etc.? en regard de son assertion aucun nom Je ne parle ici que des accidents locaux, d'auteurs, ce n'est qu'une proposition gécar pour les symptômes internes, ils ont nérale; s'il n'était pas permis d'agir ainsi, entre cux la plus grande similitude, à l'in- surtout quand on démontre en quoi ceux tensité près. M. Pulegnat admet une pus- qui vous ont précédé ont mal vu, où serait lule maligne qui guérit d'elle-même, par le progrès possible ? Il n'est besoin dang exemple, mais a-l-elle des caractères aux- ces cas, comme le fait notre confrère, que quels on puisse la reconnaitre sûrement. Ne d'éviter les personnalités offensantes; gépourrait-on pas dire la même chose d'une néralement au reste, ce sont plutôt les variole discrète comparati ement à la conséquences tirées et les explications donforme confluente et mortelle de cette fièvre nécs que cherche à rectifier M. Bourgeois; cxanthématique? N'est-il pas plus conforme ainsi, pour la crépitation citée si souvent à la logique, à la vérité, de dire que le par les pathologistes, et qu'il n'a jamais mal charbonneux peut guérir naturelle- rencontrée non plus que M. Raimbert, il ment, que d'en faire non une variété, mais fait voir que si on l'observe à la suite du une cspèce distincte? | reconnait avec boulon malin, elle n'est que le résultat MM. Salmon et Maunoury une espèce ino- d'accidents secondaires (obs. 16) et tient culable, et l'autre qui ne l'est pas; ici en- à un érysipèle ou à un phlegmon de nacore, où sont les signes différentiels de ces ture gangreneuse, dont le charbon était deux pustules? Ignore-t-on que dans des bien la cause, mais non la cause forcéc; circonstances complétement identiques, les en un mot, ce n'est pas là un symptôme, produits pathologiques d'un même mal mais une conséquence possible, de même charbonneux ne se communiquent pas à que le tétanos qui survient quelquefois, tous les animaux, chez lesquels on cherche sans qu'on puisse, bien cntendu, en faire à les transmettre. La même pustule serait un signc propre à notre affection. donc inoculable et non inoculable ? Dans Le médecin de Lunéville blâme son conla pratique, oseriez-vous, pour agir, atten- frère d'Étampes d'avoir dit qu'on voyait dre le résultat de votre expérience, et en- quelquefois le charbon se développer dans core si elle ne réussissait pas, seriez-vous des familles qui ne possèdent que des anibien assuré que le mal serait intransmis- maux sains, et il en conclut que c'est là sible? D'autres observateurs n'ayant géné- unc prouve que la pustule maligne peut ralenient vu qu'un petit nombre de maux se développer spontanément; mais si cc charbonneux, sc sont hátés, d'après cer- sont ces bêtes qui la communiquent, pourtaines apparences extérieures, d'y assigner quoi ne pourrait-elle pas, dans ces circondes noms plus ou moins en rapport avec stances venir aussi bien par le dehors que ces mêmes aspects; de là les pustules ma- par le dedans? Est-on bien assuré, d'aillignes plates, élevées, gangreneuses, etc. leurs, que les excréments des animaux Rien dans les nombreuses pustules char- susceptibles de transmettre à l'homme les bonneuses qu'a vues M. Bourgeois ne l'a affections malignes n'aient pas, dans quelautorisé à admettre, comme signes distinc- ques circonstances, des propriétés virutifs d'espèce, toutes les légères modifica- lentes, bien que les bestiaux paraissent tions que je viens d'indiquer, car elles ne sains? A-t-on bien examiné s'ils ne prénous apprennent rien sur la marche future sentent pas quelque plaie d'où suinte une de la maladie, sa terminaison, son traite- matière purulente, qui peut elle-même ment, en un mot, sur tout ce qui a rapport transmettre le bouton, comme semblent le à elle, et agir ainsi suivant ce médecin, démontrer d'une manière péremptoire les avis que je parlage, c'est encombrer une obs. 6 et 36. Quand on sait avec quelle sascience déjà si embarrasséc ct rendre plus cilité se décomposent les produits sécrétés diflicile l'étude d'une affection qui demande , par les lésions extérieures, on ne sera point déjà beaucoup d'altention et de perspica- surpris que la chose puisse arriver. cité, tant elle est souvent insidieuse.

Avec la minorité des auteurs et on peut En médecine comme dans les arts, le dire avec les moins autorisés, M. Putegnat perfectionnement consiste dans la simpli- croit que le charbon qu'il distingue de la fication, et il faut bien reconnaitre qu'une puslule maligne, je ne sais d'après quels cause, quelque spécifique qu'elle soil, peul signes, peut naitre spontanément dans

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T'organisme humain; s'il s'agit d'autre lion ; de plus la prophylaxie devrait en chose que de la pustule charbonneuse elle- ¢prouver elle-même une modification immême, nous n'avons rien à dire, nous portante, puisque les soins de propreté ignorons de quoi il est question ; si c'est pris par ceux qui travaillent les dépouilles bien au contraire cette dernière qui est en des bestiaut morts d'allections charboncause, nous laisserons parler M. Bour- neuses, ne les en préserveraient pas. » geois : « Il serait très-extraordinaire, dit- Ces preuves me paraissent assez conil, que le charbon ne se développât, dans cluantes pour n'admettre moi-même qu'une I immense majorité des cas, quc sur les scule manière de communication de la parties découvertes, bien qu'il soit suscep- pustule charbonneuse, c'est-à-dire par des tible de se montrer partout; qu'on le ren- matières virulentes appliquées sur un contrật très-fréquemment sur les bras, les point quelconque du tégument externe. jambes, le cou des gens qui tiennent habi- Si M. Bourgeois compare le virus chartuellement ces endroits exposés à l'air; bonneux à ceux de la peste, de la vaqu'au contraire il y apparùt très-rarement riole, clc., ce n'est assurément qu'en luidès qu'ils viennent à les couvrir, que ce même, dans son essence, et non dans son inal suive toujours la même marche géné- mode de pénétration dans l'économie, ou rale, qu'il soit possible de saisir le moment dans sa manière de s'y comporter. Chose de son inoculation sur la peau, comme il assez bizarre, M. Putegnal, après avoir ren'est pas rare de le faire, et que par con- proché à l'auteur du traité pratique de ne séquent, on ne puissc douter qu'il ne soit pas admettre que l'affection charbonneuse alors de cause externe, et qu'on soit auto- puisse procéder du dedans au dehors, risé à admettre en même temps qu'il puisse vient dire lui-même qu'il ne peut affirmer ctre le produit, la manifestation d'une af- que la pustule maligne puisse être le réfection interne préexistante, ne serait-il sultat d'une absorption interne (pag. 194, donc pas surprenant au point de devenir lig. 25), maiz M. Bourgeois n'a jamais eu absurde qu'on lui reconnût constamment, en vue que cette dernière, il ignore com. variétés à part qui sont les mêmes daus plétement, même après avoir lu le métoutes les circonstances données, qu'on lui moire de son critique, ce qu'il entend J'econnût une première période plus ou par charbon interne malin. J'avoue que je Juoins longue, pendant laquelle aucun re- suis dans le même cas; ce reproche si soutentissement ne se manifeste dans la con- vent reproduit tombe donc à faux. Il est stitution, pas le plus petit signe d'impré- évident que ni mon confrère d'Étampes, gnation, puis une seconde où au contraire ni moi, ne pouvons admettre qu'une cause le principe vénéneux pénètre dans l'éco- identique puisse produire des résultats nomic. Je le demande à tous ceux qui aussi différents que le charbon interne voudront bien réfléchir sans parti pris sur malin de M. Putegnal, ses deux formes de cet important sujet, serait-il possible que pustule maligne et son charbon externe. le bouton, procédant tantôt du dedans, tan- Quelle habileté il faudrait pour les distòt du dehors, pùt offrir cxactement les mêmes phénomènes. Nul doute, du reste,

Après avoir hésité à croire que la pusque cette divergence de quelques-uns ne tule maligne puisse débuter par des symptienne à ce qu'il est difficile et rare d'assis- tômes généraux, M. Putegnat, à l'exemple ter au dépôt de la matière contaminante de Bayle et d'après sa se observ., avance et aux premières phases de la maladie. Je qu'il n'est pas douteux qu'il en soit ainsi. d'attacherais encore qu'une importance S'agit-il de son charbon interne ou de la secondaire à cette manière d'envisager les pustule charbonneuse elle-même? Ce n'est choscs, si le traitement, reconnu on peut pas clair. dire par tout le monde comme le plus efli- Je viens de dire que, dans une foule de cace, n'on devait être profondément modi- passages, le médecin de Lunéville reprofié; car, si la pustule vient du dedans, à che à celui d'Étampes d'avoir dit, comme quoi bon tant se presser de la détruire, s'il avait le premier avancé ce fait, que la puisque c'est l'organisme entier qui est pustule maligne était toujours locale à son souffrant? Si au contraire, suivant l'opi- début, c'est-à-dire qu'elle était, dans lous nion la plus généralement admise et qui les cas, consécutive à une inoculation cume parait la seule vraie, elle est d'abord tanée; mais il ne revendique nullement locale, on voit quel avantage il y a à l'a- le bénélice de cette opinion, il la partage

y néantir avant que l'absorption du venin seulement avec les auteurs les plus émiqu'elle recèle et qu'elle élabore sans cesse nents qui ont écrit sur l'affection charbonn'ait commencé ou n'ait été assez complète neuse; ceux d'un avis contraire sont en pour cmpoisonner gravement la constitu- petit nombre, et il affirme que toute sa

cerncr.

pratique l'a convaincu que c'était la seule lution on évite, en grande partie du moins, admissible.

ces pénibles difformités qui suivent le traiSi le passage de Baglivi cité par notre tement local de l'affection maligne, quand confrère est vrai, ce ne peut être dans les elle siége à la face ou au cou, ou même sur cas où l'apparence de l'assection est si va- d'autres parties apparentes. Il ne s'arrête riable qu'il faut l'observer un bien grand pas non plus sur l'étude si importante et si nombre de fois pour arriver à en connaitre neuve des cicatrices que pour dire dédaitous les aspects, toutes les variétés, et à

gneusement

qu'elle occupe 17 pages. s'en faire une idée générale exacte. Rien Quant aux 40 guérisons sur 40 cas, que le n'empêche du reste qu'au numeranda on docteur Lopez a obtenus à l'aide du sune joigne le perpendendæ.

blimé, le médecin d'Étampes pourrait y M. Bourgeois pense avec raison, suivant opposer des séries du double opérées par sa moi, que la pustule charbonneuse est plus méthode, sans aucun insuccès et avec des fréquente dans les pays secs, découverts, cicatrices très-peu difformes, ce qui ne peut à sol calcaire, argilo-calcaire et à sous-sol arriver avec le caustique mercuriel qu'on très-absorbant, que dans les contrées arro- abandonne sous un emplâtre, et qui n'est sées, froides, à sol argileux ou siliceux, nullement conduit de l'æil et de la main, pendant les saisons chaudes que durant les comme la potasse employée par dilution. froides ; il en trouve la preuve manifeste Puis, revenant sur le soi-disant mépris chez lui, habitant sur les confins de la que M. Bourgeois parait avoir pour ses Bcauce et de l'ile de France ; elle se mon- devanciers, il déplore qu'un médecin placé, tre très-fréquemment dans la première de comme ce dernier, ait pu agir de la sorte. ces deux provinces; clle est fort rare au Si ce n'était un véritable parti pris de contraire dans la seconde. M. Raimbert critiquer quand même, je demanderais où exerçant aussi, partie en Beauce, et partie M. Putegnat a lu ce qu'il dit à ce sujet. dans la Perche, a fait la même remarque.

Comme tous ceux qui, pendant la plus D'ailleurs, les autres provinces de France grande partie de leur vie, ont recueilli de où on rencontre l'affection charbonneuse nombreux matériaux sur une matière qui sont toutes plus ou moins sèches, dénu- n'est pas entièrement mûre, quoique endées et à sol calcaire porcux; au contraire, core incomplétement étudiée, notre conelle n'apparait guère dans les pays boisés frère d'Étampes a cherché à démontrer que du centre de la France, dans les provinces l'histoire de la pustule maligne laissait fraîches du Nord, en Normandie et en Bre- beaucoup à désirer; il a donc cherché et à tagne, dans les montagnes toujours d'une remplir les nombreuses lacunes et à recti. température moins élevée et plus arrosées. fier certaines opinions qui lui semblaient Le contraire avait toujours été admis, contraires aux nombreux faits qu'il avait

Si M. Putegnat avait pris la peine de été à même d'observer, mais, comme je l'ai lire le mémoire de 1843, il y aurait vu que déjà dit, sans y mettre de morguc et sans M. Bourgeois avait le premier signalé la être aucunement agressif pour ses devanprésence du pus, comme un signe diagnos- ciers. Ce dernier reproche tombe, au reste, tiquc absolument négatif de la pustule de lui-même devant le chapitre qui tercharbonneuse.

mine l'ouvrage, et où notre confrère de la Notre critique passe bien légèrement sur Beauce, qui n'a cu surtout en vue que la une partie des plus importantes du livre maladie charbonncuse de sa contrée, fait de son confrère, je veux parler du long appel à tous les médecins qui habitent des chapitre consacré au traitement, ce qui pays où règne le charbon, et les engage est malheureusement assez rare dans les de toutes ses forces à publier le résultat de traités modernes, quoique, en dernière ana- leur pratique: Peut-être qu'ainsi, dit-il, une lyse, ce soit le point le plus véritablement grande partie des dissidences qui existent utile et le but final de toute publication entre les auteurs sera expliquée, et qu'on médicale. Il aurait pu voir que le mode de pourra , après cela, posséder une histoire cautérisation, préconisé par M. Bourgeois, complète de ce mal si grave et si insidieux. et qui lui réussit si bien, est des plus sim- Enfin notre critique finit comme touples, súr dans son application qui est fa- jours, par un petit liniment calmant opiacé cile et incapable de produire, comme le sel pour faire passer ce qu'il y a de cuisant mercuriel, des symptômes d'intoxication dans sa notice. impossibles à distinguer de ceux du virus La dale de l'article bibliographique de charbonneux, et qu'on met nécessairement M. Putegnat, qui est celle du moment où a sur le compte de ce dernier, quand ils ne paru le traité du médecin d'Étampes, se bornent pas à une simple salivation; m'explique, en partie du moins, la critique qu'avec lu cantérisation potassique par di vive, je puis même dire passionnée, qu'il

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en fait. Il n'y avait pas longtemps que j'a- L'anginE COUENNEUSE ET LE CROUP. - Mévais lu mon malencontreux rapport devant MOIRE SUR LES AFFECTIONS DIPHTHÉRITIQUES. la Société de chirurgie, et que je l'avais pu- NOUVELLE MÉTHODE DE TRAITEMENT EXPÉblié dans le Moniteur des sciences, la plaie RIMENTÉE DANS UNE ÉPIDÉMIE (1857), par le était encore vive et saignante, car il m'a- Dr W. ZIMMERMANN. vait été impossible d'admettre et même de

Réponse aux observations et objections préne pas combattre ses idées; or, comme M. Putegnat avait pu penser, il l'indique

senlées à la Société des sciences médicales

et naturelles de Bruxelles, au sujet du lui-même, que le médecin d'Étampes n'é

traitement préconisé dans cet ouvruge. tait pas étranger aux opinions émises par moi, c'était une heureuse circonstance pour Dans les séances de la Société des scienexprimer son mécontentement et donner ces médicales et naturelles de Bruxelles, cours à son ire. Je ne prétends pas dire du 5 novembre 1860, du 4 février et du pourlant que notre confrère qui, après 5 mars 1861, plusieurs membres de celle tout, est un homme fort distingué et assez honorable compagnie ont émis leur opinion riche d'autres cuvres, ait eu l'intention sur ma méthode de traitement des aflecformelle de nuire, sans raison, à l'ouvrage tions diphthéritiques. Les doutes que l'on du médecin d'Étampes, mais animé, comme manifesta sur la gravité du mal épidémij'ai appris qu'il l'était de ce que je n'avais que que j'eus à combattre, et sur la realite pu partager sa manière de voir, il aura dù des succès que j'ai signalés, enfin, les resc représenter facilement, comme contraire proches immérités, qui ont été faits à mon à la vérité, tout ce qui ne cadrait pas avec traitement par l'un de mes confrères, scs vues. Pour ne pas donner cependant à m'imposent le devoir de répondre aux allesa critique une couleur trop personnelle, gations qui s'y sont produites. il met à chaque instant son adversaire aux M. Crocq dit : « M. Zimmermann a emprises avec ses prédécesseurs, derrière lcs- ployé son traitement avec succès dans une quels il se cache quoique assez mal. Cepen- épidémie d'angine diphthéritique. Or, ce dant je suis assez persuadé de la justice de qui réussit dans une épidémie échoue notre confrère pour penser qu'aujourd'hui, parfois dans d'autres. Je crois done que le temps ayant dû refroidir son irritation, nous devons faire quelques réserves quant il mettrait plus d'impartialité, s'il était ap- aux succès signalés, et qu'il faut, pour pelé de nouveau à rendre compte d'une pouvoir apprécier l'utilité des moyens prémonographie des plus remarquables, qui conisés, les employer dans des circonstann'a jusqu'ici été citée qu'avec éloge, et est ces différentes. » lc fruit de trente années d'observation non Je n'ai rien à dire contre des réserves interrompue, dans un pays où l'affection ainsi formulées ; au contraire, je les apcharbonncusc est non-seulement endémi- prouve entièrement, et je suis d'avis que que, mais rendue beaucoup plus commune l'on fasse des expériences suivies et rigouencore par l'accumulation des dépouilles de reuses, avant de se prononcer d'une mala plus grande partie des aninaux morts du nière positive sur la valeur réelle de mon sang en Beauce, monographie comme il traitement. En faisant connaitre les nouest regrettable de ne pas en posséder sur veaux moyens thérapeutiques et les heuun grand nombre de maladies.

reux résultats qu'ils m'ont procurés, mon D'un autre côté, sachant que le travail scul but fut de provoquer l'expérimentaactuel du médecin d'Étampes n'était qu'une tion de ces moyens sur une grande échelle, sorte d'amplification de sou mémoire d'il y et de les soumettre ainsi à une épreure a 18 ans, que tout ce qu'il renfermait sérieuse. Laissons donc au temps, ainsi était, on peut le dire, propre à l'auteur, il que le pense M. Crocq, le soin de contirncchercherait

pas à le mettre en parallèle, mer les heureux résultats obtenus ; je suis semblant même nc lui accorder que la se- sous ce rapport tout à fait d'accord avec conde place, avec le livre important sans lui. Mais pourquoi vouloir atténuer à doute de M. Raimberl, qui, s'il émane d'un l'avance l'importance de ces résultats el éminent praticien, et s'il résume d'une suspecter leur réalité, en éveillant des manière utile et fructueuse ce qui a été doutes sur la gravité du mal épidémique fait avant lui, ne contient cependant rien que j'ai cu à combattre, et sur l'exactitude de neuf ct d'original.

du diagnostic, ainsi que l'a fait mon honoVeuillez agréer, monsieur le Rédacteur, rable confrère ? l'assurance de ma considération très-dis- M. Crocq dit qu'il n'a jamais experimentinguée. Le docteur Boinet

té mon traitement, mais qu'il se propose Membre de la Société de chirurgie de Paris, ete.

de le faire dès qu'il en aura l'occasion, comme c'est, ajoulc-t-il, le devoir de tout praticien. Mais il me semble que le mettre ne possède pas cet optimisme et qu'une en suspicion, n'est pas le moyen d'encou- » expérience de quarante années pousse rager les praticiens à l'expérimenter et » fréquemment dans une voie toute cond'arriver par là à la connaissance de la » traire, » ne s'arrête pas là. Pour s'assurer vérité.

de l'exactitude des faits signalés dans mon M. Crocq parait disposé à croire que je mémoire, M. Daumerie propose un moyen suis tombé sur une série de cas d'angine a qui est peut-être un peu anormal, comme couenneusc bénigne, dont tout traitement » il dit, et qui pourrait peut-être aussi fait justice, et que, par erreur de diagnos- » blesser la susceptibilité (sic) de M. le doctic, j'ai pris de simples laryngites pour de » leur Zimmermann ; » il propose d'aller véritables croups; ceci me prouve qu'au aux renseignements dans l'arrondissement moment où il fit ces remarques, il n'avait de Valenciennes, où ces choses se sont pasencore lu qu'une partie de mon ouvrage,

sécs! car autrement il lui eût été impossible de Néanmoins, il n'oblint pas les suffrages s'abandonner à de pareilles suppositions. de ses collègues, qui pensèrent que nonEn lisant le chapitre qui traite de l'histoire seulement il était toujours excessivement de la maladie, et particulièrement les pa- délicat de s'assurer de pareilles choses, ragraphes concernant la symptomatologic, mais encore que le moyen proposé était l'angine maligne, le diagnostic différentiel fort chanceux et donnait trop peu de gade l'angine diphthéritique et de plusieurs rantie pour atteindre le but. autres affections gutturales qui la simulent, Quant à ce qui me regarde personnelleen lisant, enfin, les trente observations ment, je den ande à M. Daumcrie ce qui relatées dans la quatrième partie de mon l'autorisc à mettre en doute la sincérité et ouvrage, il aurait vu que j'ai eu asfaire à la véracité de mes assertions, et pourquoi une des plus formidables épidémies, à de il ne m'accorde pas autant de confiance et véritables angines diphthéritiques, à des de considération que tout confrère accorde angines maligncs de la pirc espèce, ainsi à un confrère dont l'honorabilité n'a jamais qu'à des croups des plus confirmés, et non élé mise en doute. — Pour toute réponse, pas à des affections qui cèdent à des moyens je me borne à rappeler à M. Daumcrie les homeopathiques ou à des pilules de mic paroles prononcées à cette occasion par un de pain ; il aurait reconnu, j'ose m'en flat- des membres de la docte compagnie : « Si ter, que je ne suis pas assez novice dans » l'on ne croit pas M. Zimmermann, l'on l'art du diagnostic, pour ne pas savoir dis- » ne doit pas en croire d'autres. ) -— M'aptinguer un vrai croup d'une innocente puyant sur l'authenticité des faits que j'ai laryngite striduleuse. M. Crocq aurait eu recueillis et relatés avec l'exactitude la aussi peut-être assez d'égard pour son col- plus minuticuse possible, je laisse à juger lègue, pour ne pas parler dans la même si le travail que j'ai livré à la publicité est séance où l'on discutait son traitement, de un travail consciencieux et sérieux, ou un « ces guérisseurs de croup, qui ne savent produit de l'invention et de l'imagination. » ou ne veulent pas le distinguer de la Les objections faites par le troisième de o simple laryngite suraiguë, » expression mes contradictcurs sont d'une nature plus d'ailleurs peu académique et encore sérieuse. Dans la deuxième des séances moins confraternelle, mais qui pourtant que je viens d'indiquer, M. Henriette dé.. trouva un écho complaisant dans la bou- clara avoir expérimenté mon traitement en che d'un autre confrère, M. Henriette, trois occasions et avoir chaque fois échoué. qui, pour compléter la penséc de M. Crocq, De plus, il dit que chez ces trois malades crut devoir ajouter : « Il y a des méde- les frictions iodo-bromurées ont provoqué » cins qui prétendent guérir toujours le au cou un érysipèle d'une telle intensité » croup, même quand il a revêtu la forme que dans l'un de ces cas il hâta la mort, et diphthéritique. »

qu'il empêcha dans un autre de pratiquer M. Daumerie se montre encore plus la tracheotomie. M. Henriette, en appesceptique et moins scrupuleux à mon lant toute l'attention de ses confrères sur égard que M. Crocq. M. Daumerie nc con- ces terribles effets de la teinture d'iode teste pas précisément, il est vrai, les nom- iodo-bromurée, les conjure avec instance hreux faits que j'ai rapportés et qui tendent de ne jamais s'en servir, s'il entrait dans à établir la vérité de ce que j'avance, mais leurs vues de faire la tracheotomie, parco il le fait indirectement, en exprimant ses qu'ils se mettraient dans l'impossibilité de regrets de voir que la plupart de ses col- la pratiquer. « Il est bon, sc récrie à la fin lègues sont disposés à admettre toujours » de son discours M. Henriette, que les et partout dans la presse médicale sincérité ► médecins soient instruits des résultats et véracité. Mon honorablc confrère « qui » que le traitement de M.Zimmermann nous

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