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RELATIVE

AUX

TACHES DE

Quant à la coloration en rouge vincux que cide sulfurique employé par Orfila, el l'acide sulfurique froid produit, au dire l'acide oxalique préféré par M. Stas; et d'Orfila, dans la nicotine, nous sommes nous appelons toute l'attention des experts obligés d'avouer que nous ne l'avons nulle- qui auraient, à l'avenir, à rechercher les ment constatée dans le liquide essayé, traces d'un empoisonnement par la nicoquoiqu'il présentât les autres réactions de tine, sur les avantages que nous a para la nicotine.

offrir le chloroforme pour enlever cet alca. Un contraste frappant doit être signalé loïde, aux liquides de lavage ou de mact entre l'intégrité absolue de la cavité buc- ration préalablement et successivement cale et de l'estomac chez le sous-officier N... traités

par l'acide chlorhydrique, l'alcool et les désordres considérables qui ont été concentré, la soude caustique, et soumis à constatés par MM. Marouzé, Zoude et des évaporations et à des filtrations conGosse, lors de l'autopsie de Gustave Fou- venables. gnies. Le rapport médico-legal indique en (Annales d'hygiène publique, avril 1861.) effet toutes les lésions qui résultent de l'ingestion d'un poison corrosif : « lèvres blafardes, racornics, couvertes de croûtes

Médecine légale. d'un brun grisâtre; langue volumineuse ayant presque le double de son volume ordinaire : la membrane muqueuse était OBSERVATION d'un gris noirâtre, détruite dans toute l'é

SANG ; par M. GUIBOURT.

- Un des protendue de sa face supérieure et le long de blèmes de chimie judiciaire qui se préseases bords, il ne fallait que la toucher avec tent le plus souvent est celui de détermibar le dos du scalpel pour l'enlever en petits la nature de taches attribuécs à du sang, lambeaux très-peu consistants. La portion et l'un des essais les plus usités consiste à de la membrane muqueuse qui tapisse la traiter les taches d'une manière parfaiteface inférieure de la langue était rouge et ment décrite dans les ouvrages spéciaux, injectée; tout le reste de la membrane par une petite quantité d'eau distillée. muqucuse buccale était rouge, cautérisé, Cette cau, le cas échéant, dissout la maet sc détachait avec la plus grande facilité. tière colorante du sang et laisse la fibrine La membrane muqueuse palatine était sur le corps qui supportait la tache. Le d'un blanc grisâtre, cautérisée comme la liquide, qui est rouge et transparent, se précédente; celle de la partie supérieure décolore par l'ébullition en formant un du pharynx était rouge, injectée. La mu- coagulum gris que l'on redissout à l'aide queuse de l'estomac offrait un aspect ana- d'une petite quantité de potasse caustique. logue. » (Annales d'hygiène publique et de La liqueur redevenue transparente, prémédecine legale, 1851, t. XLVI, p. 177.) sente alors une couleur verle ou rosée, suiPeut-on expliquer cette différence par les vant la manière dont on se place pour la conditions diverses dans lesquelles s'est regarder. produit l'empoisonnement? D'un côté, une Supposons d'abord que l'on opère dans lutte violente qui prolonge nécessairement un tube de verre étroit, fermé par un bout: le contact du liquide avec les organes de le liquide alcalin, préparé comme il vient la bouche, de l'autre une ingestion rapide, d'être dit, paraitra vert par transmission, la tête étant probablement fortement ren- c'est-à-dire si l'on place le tube entre l'ail versée en arrière, et la nicotine étant dé- et la lumière du jour ; il paraitra rougeutre, glutie d'un seul coup. Quoi qu'il en soit au contraire, si l'observateur se place entre de cette explication, le fait de la possibi- la lumière et le tube, la couleur étant per lité, dans un empoisonnement de cette na- çue du même côté quc les rayons réfléchis. ture, de ne constater aucun effet corrosif

Or, un pharmacien de Bar-le-Due. sur les lèvres, sur la langue, ou à la sur- M. Picquot fils, chargé par la justice de facc des muqueuses de l'æsophage ou de décider si des taches aperçues sur des l'estomac, peut avoir en médecine légale planches trouvées chez un homme accuse unc très-grande importance (1).

d'assassinat, sont des taches de sang, apres Quant à l'expertise chimique, nous fe- avoir obtenu, d'une manière très-nelle, rons remarquer que l'acide chlorhydrique les résultats précédents, s'est trouvé fort pur donne d'aussi bons résultats que l'a embarrassé, en lisant dans la Médecine le

(1) La nicotine est certainement destinée à sor- nement par un mélange de sabine, de rue et d'if; tir de ce groupe ambigu et liétérogène des nar. et l'association de ces Trois poisons, réputés, eui colico-cicres dont l'adinission a été un véritable aussi, narcotico-åcres, n'avait produit sur la mimulheur pour la loxicologie. L'un de nous a eu queuse gastrique aucun effet d'irritation locale, l'occasion de faire, il y a quelques années, une Tous les accidents s'étaient concentrés du cole expertise médico-legale relative à un empoison- du système nerveux.

p. 700 :

gale de M. Devergie, que le liquide alca- Il est nécessaire de faire l'observation lino-sanguin est verdâtre vu pur réflexion dans un tube etroil; car si l'on opère dans et rougeâtre par réfraction (t. III, p. 822). un bullon ou dans tout autre vase d'un M. Gaultier de Claubry est encore plus certain diamètre, le liquide parait rosé de affirmatif; il dit dans sa Chimie légale, quelque manière qu'on le regarde. Si lc

ballon est à moitié rempli et qu'on l'agite, « La liqueur prend alors une teinte le liquide inférieur sera toujours rosé ; verte vue par réflexion, et rosée par réfrac- mais la mousse qui le surnage parait verte. tion.... Cette coloration verle par réflexion, Si le ballon est entièrement rempli, le lirosée ou rougeâtre par réfraction, est l'indice quide, vu du côté de la réflexion, sera rosé certain de la présence du sang. M. Picquot partout; si on l'observe par transmission, trouve qu'il y a là confusion de mots, et je le liquide renfermé dans la partie sphéripense qu'il a raison. D'abord, la couleur que du ballon, sera toujours rosé; mais verte qui se perçoit en plaçant le tube entre celui contenu dans le col, qui est étroit, le jour et l'observateur, par transmission,

sera vert. C'est un effet surprenant, de à travers le liquide, n'est pas évidemment voir un même liquide, dans un même vase, une couleur réfléchie. Ensuite, cette même être rougeâtre dans une partie de sa masse couleur verte est réfractée , puisque les

et vert dans l'autre. Ces variations ne nuirayons lumineux n'ont pu traverser le li- sent en rien à la certitude de la conclusion, quide sans éprouver une première réfrac- aucune autre substance que le sang ne tion à leur entrée dans le liquide et une réunissant les caractères successivement seconde à leur rentrée dans l'air.

observés dans l'essai, savoir : Il n'y a que la couleur rougeâtre, perçuc

1° La couleur rouge du liquide ; du côté d'où vient la lumière, en même 2° Sa décoloration et sa coagulation à la temps que les rayons réfléchis, qui puisse chaleur de l'ébullition ; être dite vue par réflexion ; mais il faut 3. La couleur grise du coagulum et son remarquer qu'elle n'est pas réfléchie direc- entière solubilité dans une petite quantité tement par la surface extérieure du li- de potasse caustique; quide; elle part de tous ses points inté- 4. La couleur rosée du liquide alcalin rieurs, subit un grand nombre de réflexions vu par réflexion, dans un tube de verre intérieures, et est enfin réfractée à sa sor- étroit, et sa couleur verle par transmission; tie, avant d'arriver à l'æil.

jo L'observation distincte et simultanée Il faut, pour être exact, substituer à la des deux couleurs dans un petit ballon à phrase caractéristique de MM. Devergie et col étroit, lorsque la quantité de liquide Gaultier de Claubry, celle que voici : sera assez grande pour en permettre l'ob

Le liquide sanguin obtenu après avoir servation. redissous par la potasse caustique le coa- Le tout, sans préjudice de l'observation gulum formé par la chaleur, ce liquide, microscopique des taches et de la recherobservé dans un tube étroit, parait vert si on che des globules sanguins, qui constiluent le place entre l'ail et la lumière du jour, le caractère essentiel et le signe le plus et rougeâtre si l'observateur se place entre certain de la présence du sang. la lumière et le tube.

(J. de pharm. et de chimie, avril 1861.)

III. BIBLIOGRAPHIE.

TRAITÉ DE LA PUSTULE MALIGNE ET DE L'oe- gnat, sur le Traité pratique de la pustulc DÈME MALIN, OU DES DEUX FORMES DU CHARBON maligne el de l'ædème malin chez l'homme, EXTERNE chez L'HOMME; par M. BOUR- par M. le docteur Bourgeois d'Etampes, GEOIS. NOTE RECTIFICATIVE DE L'ANALYSE inséré dans les numéros de janvier et féDE CET OUVRAGE PAR M. PUTEGNAT, de vrier de votre savant Journal. Les lecLunéville.

teurs auront pu s'apercevoir, malgré A Monsieur le docteur Dieudonné, rédac- quelques louanges données à ce livre, de

en chef du Journal de médecine, de chi- l'espèce d'aigreur peu ordinaire en pareil rurgie et de pharmacologie de Bruxelles.

cas et du peu de bienveillance, pour ne pas

dire plus, qui règne d'un bout à l'autre Monsieur le Rédacteur,

de cette critique. Comme je suis, à n'en Je n'ai eu que tardivement connaissance pas douter, la cause unique de cette irritade l'article bibliographique de M. Pute- tion, je dois ici, et avant toute discussion,

ncr comme

faire connaitre ce qui a pu la produire, et putation est connue, půl tenir autant à son dire d'abord que je suis le médecin innom- malencontreux mémoire sur la pustule mé de Paris qui a été chargé de faire un maligne et sur ce qu'il appelle ses différapport sur un mémoire de notre confrère rentes formes de charbon, croyant d'ailde Lunéville, relatif à la pustule maligne, leurs que notre confrère, qui n'a que de et à ce qu'il appelle le charbon malin in- rares occasions d'en observer, ne pourrait terne et externe. Dans ce rapport à la Société avoir la prétention d’établir à ce sujet impériale de chirurgie de Paris, je ne pus des lois immuables et indiscutables ; il partager l'opinion de M. Putegnat sur des parait que je m'étais bien trompé, votre divisions paraissant peu naturelles, et qui Journal n'est pas la seule voie par laquelle avaient l'inconvénient de replonger ce su- j'ai pu l'apprendre. jet dans la confusion, d'où on avait cu tant Dans cette résutation, qui demandera de peine à le retirer vers la fin du dernier peut-être un certain développement, je siècle, et qui s'appuyaient, d'un autre suivrai aulant que possible pas à pas côté, sur un trop petit nombre de faits, l'auteur de la Notice bibliographique. lesquels même n'avaient pas été suivis de- Après un long préambule où M. Putegnat puis leur origine, chose des plus impor- accumule force citations qui prouvent sa tantes, pour être admises sans contesta- vaste érudition, mais semblent completetion. Toutefois, n'ayant pas l'expérience ment étrangères à son sujet, et où le critipersonnelle suffisante, relativement à ce que trouve le moyen de se citer lui-mène genre de mal qu'on ne rencontre que très- un grand nombre de fois, comme ayant exceptionnellement dans nos grands cen- par ses écrits contribué à renverser une tres de population, j'avais cru devoir m'a foule de vieilles idées qui avaient cours dresser à mon ancien collègue d'internat avant lui, il tombe à bras raccourci sur le et ami, le docteur Bourgeois, auteur d'un médecin d'Etampes, en lui reprochant son mémoire sur la pustule maligne, publié il outrccuidance, et d'avoir osé ne pas opiy a dix-huit ans dans les Archives géné

ceux qui l'avaient précéde rales de médecine, lequel avait fait alors dans la carrière qu'il parcourt; parmi une grande sensation, et dont les idées ceux-ci, il ne manque pas, bien entendu, nouvelles avaient été généralement adop- de se mettre, ct en bonne ligne; enfin, técs. Le livre tout récent de M. Raimbert, d'avoir un excès de confianee dan: son inne contenant rien qu'on ne trouve déjà, dividualité....., qu'il est éternellement avec quelques légères variations dans le vrai le proverbe évangélique des Festo ménoire précité, si, on cn cxcepte quel- et trabes ! Quelle singulière contradieques données historiques et anatomo-pa- lion!.... Tout à l'heure nous voyous un thologiques, dont quelques unes sont pro- écrivain qui se donne comme ayant cherpres à l'auteur, mon confrère d'Etampes ché à renverser des vieilleries, puis l'esme répondit en m'envoyant le manuscrit pèce d'exorde où se trouve cette eitation a du traité en question sans aucun commen- surtout pour but de reprocher à un autre taire, lequel,on le conçoit,dut m'aider beau- de se poser en législateur et de ne pas étre coup dans mon travail. J'ai donc été la tout à fait de l'avis de ses deranciers, cause indirecte de la publication de cette quand cet autre a publié, il y a dir-huit importante monographie, qui n'est plus ans, un travail des plus importants sur la un simple mémoire, mais un livre complet, matière en question, que depuis il n'a résumant trente années de pratique dans cesse de l'étudier, et que pendant trente un pays où le mal qui en est l'objet est ans il s'est trouvé, sous ce rapport, dans plus commum que partout ailleurs en une position ou nul autre n'avait été avant France, et qui est basé sur au moins un lui; encore il est si peu absolu dans ses opimillier de faits de cette nature tous ob- nions, non en ce qui regarde les fails, mais servés par l'auteur, ouvrage bien plus en ce qui a rapport aux déductions qu'on complet que son premier travail, dont il peut en tirer, qu'il divise son traité en ne fait au reste, chose assez rare après deux parties, la première consistant seuledịx-huit années d'intervalle, que complé- ment dans l'exposition plus ou moins bica ter toutes les idées. C'est donc, M. le Ré- rendue, comme il le dit lui-même, de la dacteur, le principal motif qui me porte à marche naturelle du mal charbonneux, at venir vous prier d'insérer cette note, que je la seconde ayant trait à tout ce qui regarde crois devoir appeler rectificative.

l'interprétation à laquelle il parait tenir Je ne pensais pas, en faisant mon rap- fort modérément, puisqu'il la donne port, que M. Putegnat, écrivain distingué, comme étant fort sujette à discussion. Ce auteur d'un grand nombre de publications genre d'exposition tout à fait neuf et qui a médicales fort estimécs, et dont la juste ré- l'avantage, comme on le voit, de ne pas seler les fails propres aux affections décrites ser certaines idées reproduites dans les avec les déductions que chacun peut en trujtés généraux de la plupart de ces autirer est cependant fort blåmée par l'au- teurs qui les avaient, tous, prises et acceptour de l'article, qui trouve qu'elle est ar- tées de leurs prédécesseurs, n'ayant pas unc tificielle et qu'elle rend plus difficile les re- expérience spéciale suffisante pour les mocherches. J'avais cru le contraire, et je de- difier et n'ayant surtout pas vu le mal mande d'ailleurs quelle est la méthode plus sous toutes ses formes et avec toutes ses conforme à la raison et qui rend plus fa- variantes. Le médecin d'Étampes n'a fait cile l'étude des maladies? Si toutes ne sont ici que ce que font ceux qui ont l'avantage pas plus ou moins artificielles, celle-là peut- de venir en dernier licu, et je dois ajouter ètre moins que d'autres ? Du reste, elle qu'il l'a fait avec tout le respect et la désén'avait pas encore été tentée que je sache, rence qu'on doit à ceux qui ont écrit avant c'eût été peut-être un motif pour trouver vous (page 5). Où serait le progrès ? Quel grâce devant un juge moins exigeant. avantage l'humanité aurait-elle à vicillir,

M. Putegnat, contrairement à son con- s'il n'était pas permis d'ajouter à l'histoire frère, aurait divisé ce traité en trois par des maladies ce qu'on a pu voir soi-même, et ties. Une première sur la pustule maligne, surtout comme, dans l'espèce, quand on est une seconde sur l'adème charbonneux, et dans la position de M. Bourgeois; du reste, une troisième sur le charbon interne; on les auteurs ci-dessus ont dû se trouver si voit que notre Aristarque ne perd pas ses peu lésés que l'un des plus élevés dans la idées de vue. Du moment qu'il est prouvé pratique de notre art, M. le professcur Néque l'ædème charbonncux n'est qu'une laton, écrivait à notre confrère d'Étampes simple variété de forme de la pustule, et en 1887, à propos de la discussion sur la qu'il ne diffère de celle-ci qu'à son origine; pustule maligne qui allait s'engager desa cause, ses effets sur l'économie, son pro- vant l'Académie, une lettre que sa monostic, son traitement étant presque abso- destie ne lui avait pas permis de me comlument les mêmes, ne valait-il pas mieux, muniquer jusqu'à ce jour, tant elle est élocomme M. Bourgeois l'a fait, après chacun gieuse, et il ne s'agissait encore que du médes chapilres affectés à l'étude de cette moire de 1843; M. Nélalon lui écrivait, dernière, relater les légères différences dis-je, une lettre dans laquelle on remarque l'ædème malin pouvait présenter avec que entre autres, le passage suivant : « Ce elle, que de recommencer de nouveau, au travail est le seul qui ait véritablement grand ennui du lecteur et sans véritable fait progresser la science depuis un demiutilité, les généralités qui sont communes

siècle. ) aux deux espèces de charbon externe? Pour ce qui regarde M. Raimbert, son Quant au charbon interne, celui décrit Traité des maladies charbonneuses, quelpar M. Putegnat, le médecin d'Étampes, que important qu'il soit, n'est pas, dans le même après avoir lu le mémoire de ce der- sens absolu du mot, une véritable mononicr, ne sait pas trop de ce dont il est ques. graphic, puisqu'il renferme l'étude de toution. Il y a bien le charbon interne de tes les affections charbonneuses; il n'y a Fournier, mais il n'a rien de commun avec donc rien d'étonnant qu'il ne s'étende pas la pustule maligne; tous les auteurs qui aussi longuement que M. Bourgeois sur la ont écrit sur celle-ci en ont parlé à pro- pustule maligne qui fait l'objet exclusif du pos du diagnostic, encore bien qu'aucun livre de ce dernier. D'ailleurs, l'ouvrage ne l'ait vu; M. Bourgeois tout comme les du confrère de Châteaudun est infiniment autres, sans y croire beaucoup, prouve moins original et ne renferme guère, en qu'il n'est pas aussi irrévérencieux pour fait de choses pratiques, que ce qu'on a pu ses devanciers qu'on veut le faire paraitre. lire dans le mémoire de 1843, sauf quelLa division trilogique proposée ne pou- ques variantes peu importantes. L'Acadévait donc venir à l'idée de l'auteur du mic des sciences en a jugé ainsi, car elle Trailé pratique, puisqu'il en ignorait le vient de lui accorder une mention, sculege terme.

ment pour avoir mieux cxposé l'histoire Je ne sais en vérité à quel passage du livre de l'ædème charbonneux qu'on nc l'avait a trait le passage suivant, où l'auteur est re- fait jusqu'à lui; or, on sait que la découprésenté comme un professeur cathédrant, verte de celle importante forme appartient dogmalisant froidement et cherchant, du à M. Bourgeois. On ne peut donc nullehaut de sa chaire, à foudroyer Enaux et ment comparer ces deux traités Chaussier, Boyer, Vidal, MM. Raimbert, moins dire avec M. Putegnat, dans le sens Nélaton, etc., etc. Je n'y vois absolument qu'il attribue évidemment à sa phrase, rien de semblable, à moins qu'il ne veuille que le livre du médecin d'Étampes ne fera dire que M. Bourgeois cherche à renver- pas oublier celui de son confrèrc.

encore

n

Le médecin de Lunéville reproche en- répètent tous à ce sujet, il n'avance qu'une suite à M. Bourgeois de ne pas avoir fait assertion dont chacun de nous connait un traité tout à fait ex professo, au lieu l'exacte vérité; je le dis de nouveau, il d'une auvre essentiellement pratique, n'est personne en effet qui ne sache comcomme si chacun de nous n'avait pas ses bien est rare la pustule charbonneuse dans aptitudes spéciales, et suivant le milieu les grands centres de population, notamoù il se trouve, la liberté de publier ce ment à Paris que ces écrivains habitaient qu'il sait le mieux ? Tous n'ont pas l'éru- tous ou presque tous. La petite malice de dition de M. Putegnat, et au fait, quelle M. Putegnat, en mettant dans une note grande extension peut-on donner au pré- que ceci est l'adresse de MM. tels ou tels, eis historique du traité en question, qui est est donc purement gratuite. au resle à peu près celui du médecin de Si notre confrère de Lunéville avait bien Châteaudun, puisque ce mal u'est guère voulu lire attentivement ce que M. Bourdifférencié que depuis trois quarts de siècle geois dit du délire dans l'affcction charde ceux qu'on pouvait confondre avec lui: bonneuse, il aurait pu voir que celui qu'il sans doute, les anciens paraissent bien nomme de réaction, et qui fait émettre à en a voir cu quelque notion, mais il est si M. Putegnat une tirade contre l'hippocrapeu ou si mal indiqué dans leurs æuvres, tisme n'est pas aussi étrange qu'il lui paqu'il n'y aurait pas cu un grand avantage rait, et qu'il est bien certainement un effet à écrire de longues pages à cet égard. exagéré, il est vrai, dc l'effort salutaire de

Le critique dit ensuite, assertion qui l'économie pour se débarrasser du printendrait à rejeter les maladies charbon- cipe septique qui menace de l'anéantir. neuses dans le chaos d'où les avaient tirées C'est seulement alors que le malade comavec peine Saucerotte, Monfils, Chambon, mence à aller notablement micus, que ce Enaux et Chaussier, qu'à côté de la pus- genre de délire survient, quand le pouls tule maligne, il aurait dû être question de reprend de l'énergie et de l'ampleur, que ses charbons, de la fièvre charbonneuse de les vomisscments ont cessé, que la face MM. Salmon et Maunoury, fièvre dont ces devient rouge, turgescente, brûlante, de auteurs distingués n'avancent que bien ti- pâle et de froide qu'elle était auparavant, midement l'existence, et dont les faits car il n'est jamais qu'unc conséquence de qu'ils fournissent nc mc paraissent rien la pustule maligne de cette dernière parmoins que concluants.

tie. Il est brusquement accompagné d'une Quant à la tumeur charbonneuse, com- vive et même d'unc violente agitation; me l'écrivait en 1857 à M. Bourgeois, M le tandis qu'au contraire celui qui apparail professeur Nélaton, si on ne la voit pas, c'est comme conséquence de l'aggravation des qu'on ne veut pas la voir; elle est tout symptômes et qui est excessivcment rare, simplement un des caractères du processus quoi qu'en aient dit certains auteurs, est de la pustule maligne, elle n'existe que calme, peut survenir dans les charbons de dans les premiers jours du mal et se con- tous les points du corps et n'est accompafond plus tard avec le gonflement ambiant. gné d'aucun signe de réaction inflammaMais quand un homme aussi accoutumé à toire. Ce dernier est d'une gravité extreme, voir le charbon que le médecin d'Étampes, l'autre est plus effrayant que dangereus. avance un fait de cette nature, quelle que Le même étonnement devrait aussi se masoit la négation d'autres praticiens, se- nisesler en présence de l'énonciation des raient-ils encore plus exercés que lui, il abcès que cite notre confrère, comme suite faut y regarder à deux fois, pour dire qu'il également d'une trop forte réaction, mais a mal vu, alors surtout que ses contradic- M. Putegnat semble les admettre avec cette teurs, comme MM. Salmon et Maunoury, interprétation, puisqu'il n'en parle pas; habitent la même contrée. Dans ces cas, on ne doit pourtant guère croire que si le tout ce qu'on peut penser, c'est que ces délire ne peut être l'effet d'un effort saluauteurs ne se sont pas compris sur la chose taire, des collections purulentes en soient en question. Du reste, loin d'en faire un elles-mêmes unc conséquence. caractère constant et sine qua non, M. Bour- Personne n'est plus intimement congeois dit qu'elle manque dans un certain vaincu que le médecin d'Étampes, des nombre de cas, principalement dans ceux nombreuses variétés que peut offrir la où le mal repose sur des points de la pustule maligne, parce que peu de pratipeau voisins des os et où il n'y a guère de ciens ont eu l'occasion de la voir un aussi chairs sous-jacentes.

grand nombre de fois, mais est-ce une raiQuand l'auteur du livre en question dit son pour admettre des divisions en espèces que ceux qui ont écrit des traités géné- distinctes basées sur telle ou telle apparaux n'ont fait qu'entrevoir ce mal et se rence extérieure ? N'observe-t-on pas de

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