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qu'au moment même où ils curent recours de l'arthrite; la maladie reste bornée aux à cette opération barbare que l'on appelle parties molles, et pendant sa durée, il se ovariotomie. Ces erreurs de diagnostic, forme souvent des abcès. Quelquefois, cebien que plus rares aujourd'hui qu'autre- pendant, l'articulation ne suppure pas et fois, sont encore possibles, une foule de la guérison a lieu avec une gêne variable maladies pouvant être confondues avec dans les mouvements, ou mème avec une l'hydropisie de l'ovaire. Il ne suflit pas, ankylose complète résultant de la formad'ailleurs, de savoir que l'on affaire à tion de brides fibreuses entre les surfaces une tumeur ovarique : il importe de con- osseuses. uaitre les détails du cas, c'est-à-dire la na- La seconde forme, coxalgie fémorale, ture du kyste, sa conformation , ses rap- est celle dans laquelle la maladie débute ports avec les organes voisins, etc., afin dans l'épiphyse supéricure du fémur, sa que l'on puisse faire choix entre les moyens marche est très-insidieuse; ses symptômes de traitement simplement palliatifs et ceux n'ont rien de bien marqué; elle se renqui sont du domaine de la chirurgic. Le contre, en général, chez de jeunes ennouveau moyen proposé et déjà expéri- fants, et est, je crois, de nature tubercufuenté avec de bons résultats par M. Grai- leuse; on trouve, en effet, une substance ly Hewitt, remplit cetle indication. Il est, jaune, mollasse et friable, remplissant les d'ailleurs, exempt d'inconvénients. Voici aréoles osseuses de la tête et du col du féen quoi il consiste.

mur, semblable, et je dirai mème identiToutes les fois qu'il y a raison de soup- que aux dépôts tuberculeux que l'on voit conner qu'une tumeur fluctuante et volu- dans les autres parties du corps. Cette vamineuse a pour siége l'ovaire, l'auteur riété de coxalgie s'accompagne inévitablepropose de faire unc ponction exploratricement de la formation d'abcès dans les parau moyen d'un petit appareil instrumental ties molles qui avoisinent l'articulation, et consistant en une canule ordinaire munic surtout à la partie externe de la cuisse et de son trois-quarts, et une seconde canule, dans la région fessière ; elle entraine parplus petite ct pouvant s'adapter à la pre. fois la destruction des surfaces articuwière, surmontée d'une plaque en caout- laires, une carie de la lète fémorale, avec chouc percée à son centre une ouverture, luxation de celle-ci, raccourcissement et à travers laquelle peut passer une sonde déviation du membre, et se termine génémétallique et flexible, longue de 14 centi- ralement par la mort du malade, qui suicmètres, et graduée comme les sondes uté- combc soit à l'épuisement, soit à la fièvre rines. La ponction faite au lieu d'élection, hectique. au moyen du trois-quarts muni de la La troisième forme est celle que j'apgrande canule, on retire le poinçon et on pellerai coxılgic cotyloïdienne ; son siège introduit la petite canule. Pendant cette primitif est dans les os du bassin ; dans ce substitution il s'écoule nécessairement une cas, il se forme des abcès qui tantôt s'oucertaine quantité du liquide renfermé dans vrent dans la cavité pelvienne, à la face la poche kystique. On passe alors la sonde interne de l'os, tantôt se dirigent en degraduée à travers le trou de la plaque en hors, à travers les muscles, et viennent caoutchouc et on s'assure si le kyste est s'ouvrir le plus souvent dans la région puuniou multiloculaire, quel est son volume, bienne, au-dessus du ligament de Poupart. quels sont ses rapports avec les organes Dans ces cas la luxation du fémur est assez voisins, etc. Si au lieu d'une tumeur en- rare; quelquefois cependant, la cavilé cokystée on avait affaire à une ascite, la tyloïde est le siège d'une altération si proméprise serait immédiatement reconnue, fonde, qu'elle finit par être entièrement ainsi que les complications qui pourraient détruite et par livrer passage à la tête du exister dans ces cas.

J. O. fémur qui pénètre alors dans le bassin. La Transuct. of the obstr. soc., 1860, 1, p. 55.) luxation est surtout fréquente dans les cas

où la maladie a débuté par la tête du fé

mur et détruit cette portion de l'os; à parDES DIFFÉRENTES SORTES DE COXALGIE. tir de ce moment, les muscles qui entouM. le professeur Erichsen admet trois va- rent l'articulation n'étant plus génés dans riétés principales de coxalgie.

leur action, entrainent facilement le seDans la première variété, ou coxalgic mur hors de sa position normale. arthritique, les parties molles, ligaments, C'est principalement dans cette variété membranc synoviale, cartilages, etc., sont de la coxalgie, où la maladie est bornée à seules atteintes au début; cette forme s'ac- la tête et au col du fémur et à la racine du rompagne ordinairement d'une inflamma- grand trochanter, que la chirurgie conserlion aiguë, et présente tous les symptômes vatrice trouve de nombreuses applications,

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ne

d'où il est aisé de comprendre toute l'im- ricure de l'os iliaquc. Telle est la marche portance qu'il y a bien distinguer cette ordinaire de la maladie, quand la lête du forme de la maladie des deux autres. fémur est le siège principal de l'affec

tion. Caractères distinctifs des trois variétés de la 2° Fistulcs. Un examen attentif de la cosulgie.

position et de la direction de ces fistules a

une grande importance pour la détermiAvant de nous occuper de la question nation du siège de l'altération osscuse, d'opérations, question qui ne doit être dont on peut reconnaitre la nature et l'édiscutée que dans les formes graves et dans tendue à l'aide d'un stylet, mais il y a enles périodes les plus avancées de la mala

core quelques difficultés dans cette explodie, il est de toute nécessité de savoir re- ration, car un os nouveau peut se former connaitre à quelle variété de la coxalgie et recouvrir l'os malade, comme cela ason a affaire, ou, en d'autres termes, s'il rive souvent pour le grand trochanter, ou s'agit de la forme cotyloïdienne, et dans ce bien encore la portion d'os altérée peut cas, quel est l'état des os du bassin ; ou de être recouverte par un dépôt plastique la forme fémorale, et quelle est alors l'é- épais qui masque complétement l'état des tendue de la lésion de la tête et du col du choses. fénur ; ou enfin de la forme arthritique, Ces fistules s'observent dans trois posiauquel cas il est rare que l'on ait besoin

tions principales qui varient suivant leur de recourir à une opération.

point d'origine de l'abcès et d'après le La solation de cette question qui n'est siége de l'altération osseuse; aussi est-il pas facile ni même parfois possible, est très-important de bien reconnaître le siége beaucoup simplifiée quand on peut suivre ct la direction des trajets fistuleux : le malade ou que l'on a un récit bien exact 10 quand une fistule s'ouvre à deux ou trois des accidents antérieurs. Mais si l'on a af

pouces au-dessous et un peu en avant du faire à une maladic déjà ancienne, ou si le trochanter, à peu près au niveau de l'inmalade un enfant par exemple sertion du muscle tenseur de l'aponévrose peut donner les renseignements néces- de la cuisse, la maladie a presque invasaires, on peut le plus souvent, en exami- riablement pour point de départ l'extrénant avec les différents points que nous. mité supérieure du fémur ; 2° les fistules allons passer en revue, arriver à préciser existent-elles à la région sessière, elles se d'une manière assez exacte le siége et l'é- rattachent ordinairement à une altération tendue de l'altération osseuse. Ces points des os du bassin, quelquefois cependant à à étudier sont au nombre de trois : 1° il y la coxalgic fémorale; dans ce cas, la cavité a ou non luxation; 2° les fistules, leur po- glenoïde ou une portion de la face postésition, leur étendue; 3° l'état de l'os que rieure de l'os iliaque est le siège de la mal'on sent au fond des trajets fistuleux, les ladie ; 3° les fistules peuvent s'ouvrir à la os du bassin étant plus généralement at- région pubienne, soit au-dessus soit auteints de nécrose que de carie, tandis que dessous du ligament de Poupart; elles se le contraire a lieu pour le fémur.

rattachent alors d'une manière presque 1o Luxation. Elle est rare dans la certaine à une lésion des os du bassin, et forme arthritique de la coxalgie, qui se surtout de la cavité cotyloïde; s'ouvrenttermine ordinairement par une ankylose elles au-dessus du ligament, elles mènent fibreuse ou parfois osscuse.

probablement à un abcès intra-pelvien; Dans la forme cotyloïdienne, la luxation au-dessous du ligament, elles sont l'indice est encore assez rare, la tête du fémur d'une maladie de la branche du pubis ou restant dans sa cavité, bien que les carti- de l'ischion. lages d'incrustation aient disparu.

La situation et la direction de ces fisAu contraire, elle est très-fréquente tules donnent donc, comme on le voit, au dans la forme fémorale de la coxalgie, la diagnostic du siège et de l'étendue de la tête du fémur étant généralement détruite lésion osseuse une certitude assez grande; ou profondément altérée; c'est-à-dire que tout au moins mettent-elles souvent le chile tissu spongieux se ramollit sous l'in- rurgien sur la voie dans les cas où le scfluence de la carie et se brise en petits questre est invaginé ou recouvert de mafragments qui peu à peu sortent avec le

tière plastique, où le trajet fistuleux est pus; comme en même temps les ligaments étroit et sinneux, et par conséquent inacsont le plus souvent détruits, l'extrémité

cessible à l'exploration à l'aide d'un supérieure du fémur glisse hors de la ca- stylet. vité cotyloïde, et se déplaçant en haut et zo Mais le plus grand avantage qui réen arrière, va se loger sur la face posté- sulte de l'examen allentif de ces fistules,

CERTAIN DES LU'XATIONS

c'est la connaissance presque certaine de quel que soit le gonflement des parties Ja nature de la lésion osseuse. Dans la va- molles voisines. Ce symptôme est basé sur riété fémorale de la coxalgie, cette altéra- ce fait que, dans toute luxation les mouvetion est le plus souvent la carie; les fis- ments normaux de l'articulation sont entratules qui existent à la partie supérieure du res ou abolis, tandis que dans la simple fi'mur indiquent donc une carie de l'épi- contusion ces mouvements persistent, et physe supérieure de cet os, tandis que que, dans la fracture, aux nouvements celles qui se trouvent au niveau du pubis normaux s'en ajouteut d'autres insolites. ou du ligament de Poupart: indiquent une Or, voici un malade qui, au milieu nécrose de la cavité cotyloïde ou des os du d'une pleine santé, éprouve un accident bassin, points dans lesquels la carie est du côté de l'épaule. Est-ce une luxation, rare.

une contusion simple ou bien une fracture (Journal des Connaissances médicales, du col ou de la tête de l'humérus? - Prenez 10 déc. 1860.)

le bras, essayez de lui faire exécuter les mouvements habituels de l'articulation. Si

ces mouvements sont impossibles ou trèsSIGNE DIAGNOSTIC

limités, nul doute, c'est une luxation. S'ils DE L'ÉPAULE. (Clinique de M. MAISONNEUVE, sont intacts, soyez sûrs que la luxation à l'hôpital de la Pitié). A l'occasion de n'existe pas, et cherchez s'il existe ou non deux malades affectés de luxations à l'é- raccourcissement et crépitation, pour sapaule, M. Maisonneuve a fait part à son voir s'il s'agit d'une fracture ou d'une conauditoire de considérations pratiques du tusion simple. plus haut intérêt et qui rendront certaine- Des quatre malades que vous venez de ment service à bien des praticiens. voir, il en est deux, le n° 86 de la salle

Très-souvent, dit M. Maisonneuve, il des hommes et le n° 19 de la salle des arrive que des chirurgiens même expéri- femmes, qui sont atteints de fracture du mentés hésitent à se prononcer sur l'exis- col; vous avez vu avec quelle facilité nous tence d'une luxation de l'épaule, et vous avons pu mouvoir le bras dans tous les connaissez tous les savantes dissertations sens, comment même nous avons pu proauxquelles a donné lieu le diagnostic diffé- duire certains mouvements insolites et dérentiel de ces luxations et des fractures du terminer la crépitation ; il en est deux col de l'humérus, voire même de la simple autres, le 53 et le 36 de la salle des contusion ; vous savez que de nombreuses hommes, qui sont atteints de luxation; vous pages ont été consacrées dans les auteurs pouvez constater quelle fixité singulière les plus modernes à cette importante dis- présente chez eux l'articulation scapulocussion, et bien certainement, après les humérale, combien sont limités et difficiles avoir lues et méditées, vous avez dù rester les mouvements les plus simples d'abducpersuadés que ce diagnostic est un des tion, de rotation, de projection en avant plus délicats et des plus difficiles de la chi- ou en arrière, ou même d'adduction. rurgie.

A ce signe scul vous pouvez diagnostiCe n'est pas cependant que l'énuméra- quer une luxation. Maintenant, si vous tion des symptômes relatifs à chaque lésion voulez pénétrer plus profondément dans soit incomplète; bien au contraire, symp- l'étude des symptômes , libre à vous de les tomes réels et symptômes trompeurs, analyser en détail, de constater l'aplatissesymptômes précis et symptômes vagues,

ment et la dépressibilité du moignon de tout y est accumulé de telle sorte, que le l'épaule, la saillie de la tête humérale dans plus habile a peine à s'y reconnaitre et que le creux de l'aisselle, l'allongement du l'humble praticien ne sait plus du tout à miembre, toutes choses qui vous indiquent quoi s'en tenir.

les nuances de la luxation sous-coracoï Puisque l'occasion se présente de voir dienne ou autre; mais le diagnostic était réunis dans le même moment deux malades déjà hors de doute par le fait de l'abolition atteints de luxation, deux autres de frac- des mouvements. fure du col de l'humerus et un de contu- (Journal des Connaissances médicales, sion violente de l'épaule, j'en profiterai

10 novembre 1860.) pour vous faire apprécier un symptôme bien simple et bien facile à constater qui vous servira partout et toujours pour rc- SUR UNE

NOUVELLE ESPÈCE DE connaitre d'une manière certaine non-seu- BÉNIGNES DES OS OU TUMEURS A MYÉLOPLAXES ; lement la luxation de l'épaule, mais encore par M. le docteur Eugène NÉLATON. toutes les luxations possibles, du coude, Nous devons tout d'abord expliquer le seul de la cuisse, du genou, de la mâchoire,etc., mot de ce titre qui pourrait embarrasser

TUMEURS

le lecteur : on nonime myeloplaxes (de que est une coloration sanguine tirant sur revidos, moelle, et adat, plaque, lamelle), le rouge brun, et que l'on a coniparée avec des éléments normaux du tissu médullaire raison, car elle est très-variable, à celle de des os; ce sont « de grandes plaques ou divers autres tissus très-différents, à celui lamelles aplaties, tantôt polygonales, tantòt du cour, du gésier des gallinacées, de la irrégulièrement sphériques, ayant au rate, du foie, du poumon hépatisé ou cormoins cinq millimètres à huit millimètres nifié, du rein, de la bouc splénique ; à celle de diamètre. Ces plaques sont finement de la betterave cuile, de la lic de vin, etc. granuleuses et sont remarquables par les La consistance varie de celle du tissu noyaux, au nonbre de six à dix, qui sont fibreux à celle d'une pulpe charnue et contenus dans l'épaisseur des plaques et d'une bouillie épaisse; cette différence leur donnent un cachet tout spécial. Ces dans la consistance dépend du degré de noyaux ont neuf millimètres de longueur l'évolution du tissu morbide, auquel on sur cinq millimètres de large; ils sont peut distinguer deux états principaux : ovoïdes et contiennent un ou deux nucléo- l'état de crudité et l'état de ramollisscJes accompagnés de petites granulations ment. moléculaires. » ¡Ch. Robin.)

A la coupe du tissu à l'état de crudité, La production exagérée, l'hypergenèse on sent quelquefois de fines granulations de ces éléments peut donner lieu à la for- résistantes, que l'on sent quelquefois créination de tumeurs spéciales; c'est dans piter sous le bistouri; ce sont de fines aices tumeurs que les myéloplaxes furent guilles osseuses, une sorte de réseau trisd'abord observées par M. Lebert; plus délié, vestige de la trame osseuse dans tard, elles furent découvertes dans le tissu laquelle la tumeur a pris naissance. osseux normal par M. Robin, qui les a Ontre les myeloplaxes, on trouve dans bien décrites.

ces tumeurs des éléments fibreux, fibroCes tumeurs se rencontrent assez fré- plastiques, graisseux, de la matière amorquemment, et elles ne sont pas nouvelles phe, des vaisseaux capillaires en quantité dans le sens absolu du mot; ce n'est que variable. récemment qu'elles ont pris rang dans la Tous les os du squelette peuvent être science, sous ce nom nouveau qui indique le point de départ de ces tumeurs, et c'est leur véritable nature; leur histoire se rat- principalement dans leur partic spongieuse tache à celle des tumeurs érectiles des os , qu'elles prennent naissance. Dans le plus des anévrismes des os , dont l'existence de- grand nombre des cas, on les a rencontrées vient même contestable depuis qu'on a dans les os maxillaires, puis dans les exétudié la structure de ces tumours à myelo- trémités épiphysaires des os longs , et surplazes ; celles-ci ont été l'objet d'une étude tout la tête du tibia et les condyles du prolongée, attentive, consciencieuse de la fémur; on les a trouvées, mais bien plus part de M. Eugène Nélaton, qui termine rarement, dans les os du tarse et du métades réflexions préliminaires fort intéres- tarse, dans le sternum, les côtes, la clavisantes par la conclusion suivante : « La cule, les vertèbres, dans une phalange de plupart des tumeurs signalées dans la science l'index, peut-être dans les os iliaques. Elles sous le titre générique de tumeurs sanguines sont généralement uniques, et leur volume des os, ou au moins un très-grand nombre varie de celui d'un haricot à celui d'un d'entre elles, n'étaient autre chose, dans le cuf; on en a vu, par exception (dans les fait, que des tumeurs à myeloplares mécon- extrémités épiphysaires), acquérir le vonucs, plus ou moins vasculaires, tantól à lume d'une tête de fætus à terme. l'état de crudité (tumeurs dites érectiles), Il faut distinguer également le siège de tantôt ramollics et laissant à la place de ces tumeurs, relativement à l'os : il en est leurs matériaux solides , désagrégés et résor- qui sont extéricures, et celles-ci sont enbés en tout ou en partic, une vaste cavité kystées ou infiltrées, mal limitées; consiouverte au libre accès du sang (anévrisme dération fort importante au point de vue des os). »

du traitement. Nous ne pouvons donner ici une analyse Symptomatologie, diagnostic. - Les complète d'un travail aussi étendu; aussi symptômes des tumeurs à myeloplaxes nous présérons nous borner à donner un sont communs à un certain nombre des abrégé très-succinct de l'histoire patholo- lumeurs des os; elles sont violentes, suigique de ces lumeurs; ces quelques lignes vent une marche graduelle, assez rapides seront connaitre les particularités les plus au début, rarement stationnaires ; on y importantes de cette histoire.

perçoit quelquefois des pulsations accomAnalomie pathologique. Le caractère pagnées ou non d'un bruit de souffle. Par le plus remarquable du tissu myéloplasi- la palpation, les sensations perçues sont

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différentes, suivant que la tumeur est sous- ments au moyen de la rugination ou mieux périostique ou intra-osseuse ; quelquefois de la cauterisation potentielle au moyen la coque amincie peut être brisée comme de la pâte au chlorure de zinc. Ces méune coquille d'æuf, et on la sent crépiter thodes conviendront aussi pour les tumeurs sous le doigt; dans le premier cas, on sent myeloplaxiques périosteuses ou sous-péplus facilement la consistance propre de la riosliques; mais lorsqu'on aura affaire à tumeur qui varic depuis celle du tissu des tumeurs intra-osseuses ou enkystées, fibreux jusqu'à celle de lipomes; on peut, on sera obligé presque toujours d'emdans quelques cas , obtenir une fluctuation ployer la résection ou même l'amputation. capable d'induire en erreur. Le meilleur Nous avons cherché à présenter dans symptome, qui manque souvent malheu- cette courte analyse les principaux caracreusement, est celui liré de la couleur de tères de ces tumeurs, d'après l'étude que la tumeur, lorsqu'on peut la voir à travers nous avons pu en faire et d'après le trades tissus amincis, comme à travers la vail de M. E. Nélaton; mais nous renvoyons muqueuse buccale pour les tumeurs des le lecteur, pour une étude plus complète, à maxillaires.

ce mémoire intéressant où sont, en outre, On comprend combien le diagnostic est discutées avec soin des questions d'une difficile avant l'opération; il ne peut guère grande importance en chirurgie, la nature être fait que lorsqu'on perçoit le dernier du cancer, la malignité des tumeurs. symptôme que nous venons d'énoncer; (Journal des Conn, médicales , No 23.) sinon, on ne peut, par voie d'exclusion, arriver qu'à une présomption plus ou moins avancée.

Des ABCÈS PÉRI-URÉTHRAUX, par M. le Dr Étiologie. – On pourra également uti- N. VENOT. L'auteur décrit sous ce liser pour le diagnostic la considération de nom deux variétés d'abcès qui peuvent se l'âge du sujet : c'est dans la première pé- produire comme complication d'une blenriode de la vie, principalement de quinze à norrhagie et dont une seule mérite le nom vingt-cinq ans, que se montrent le plus d'abcès péri-urélhraux, tandis que dans ordinairement ces tumeurs; il est rare, l'autre il s'agit d'une inflammation des après trente ou trente-cinq ans, d'en obser- glandules muqueuses de l'urethre. Ces ver des types bien caractérisés. C'est deux variétés, distinctes par leur siége et dans l'enfance et la jeunesse que les mye leur marche, le sont surtout au point de loplaxes du tissu cellulaire sont plus abon. vue du pronostic. Dans la première, l'abcès dants et plus faciles à découvrir.

siége dans le tissu cellulaire péri-urethral. Pronostic. Ainsi que l'auteur l'a Pendant son développement et à sa période énoncé dans le titre, ces tumeurs sont de d'état, le malade n'éprouve d'autres sen. nature bénigne; plusieurs malades ont pu sations que celle qui est produite par l'abêtre observes longtemps, et on a constaté cès en lui-même; il urinera aussi facilequ'après l'ablation des tumeurs, celles-ci ment que le permettra sa blennorrhagie, ne récidivaient pas. Dans quelques cas, il y car tout se passe en dehors de l'urethre. a eu récidive immédiate dans le cas d'abla- La tumeur fait saillie à l'extérieur, la pean tion incomplète ; mais jamais on n'a vu de devient rouge et luisante; il se fait de récidive maligne, coinme celle du cancer. l'empátement tout autour, et l'on arrive Ces tumeurs ont pu persister pendant plu- ainsi à la terminaison obligée, la suppurasieurs années sans entrainer de graves lion. Si l'on n'ouvre pas avec le bistouri, conséquences ; elles n'ont presque aucune la peau se persore d'elle-même, et queltendance à l'ulceration ; les ganglions lym- quefois par deux ou trois petits pertuis. phatiques voisins restent dans une inté- Enfin, le pus évacué, le travail de réparagrité parfaite.

tion se fait comme ailleurs, et quand la ciTraitement. Le traitement est tout catrice est obtenue, tout est terminé sous chirurgical et comprend les diverses nié- tous les rapports. thodes employées pour les tumeurs du Dans cette première variété, l'ouverture tissu osseux en général, c'est-à-dire l'ex- de l'abcès se faisant au dehors, on n'a pas cision, l'extirpation, la rugination, la cau- à craindre les accidents sérieux résultant térisation, la résection, l'amputation. de la perforation de l'urèthre. Il n'en est

Les premières méthodes ne seront guère pas de même dans la seconde variété. Le applicables qu'à quelques tumeurs des diagnostic de celle-ci est parfois difficile maxillaires, et surtout à celles qui vien- au début. Il faut chercher avec beaucoup Dent faire saillie sous la muqueuse buccalc. de soin la saillie, ou plutôt la sensation de On devra alors faire l'excision de la masse dureté constatée à la palpation, car le maet détruire son pédicule et les prolonge- lade ne s'aperçoit lui-même de ce qui se

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