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urines par un dépôt muqueux; les balsa- des, le pouls à peine sensible, la malade miques sont alors administrés; mais les s'éteignail. M. Campbell Jui fit prendre symptomes antérieurs reparaissent, pour dans la journée une bouteille de rhum et s'effacer encore à l'aide des moyens précé- les accidents cessèrent; le lendemain celle demment employés. La teinture de can- semme n'accusait qu'un peu de céphalalTharides ramène de nouveau le sang, et le gie. M. Campbell a répété cette expérience même traitement redevient nécessaire. chez plusicurs autres femmes et toujours Enfin, en même temps que l'état général, sans produire l'ébriété. Il donne ainsi les symptômes locaux s'améliorent et il ne toutes les demi-heures ou tous les quaris reste plus que le catarrhe vésical : l'urine, d'heure un verre à vin de Bordeaux, de complétement incolore, laisse déposer un rhum ou d'eau-de-vie jusqu'au réveil de amas abondant de mucosités opaques. Per- la circulation et de la chaleur. L'action de sistance des mèmes phénomènes, seule- l'alcool est si rapide qu'un demi-litre sullit ment un peu améliorés par des injections ordinairement pour atteindre le but ded'eau froide, jusqu'à la fin de janvier 1859. siré. Dans quelques cas méme la métrorLe 26, commencement du traitement par rhagie s'arrête après l'administration du le perchlorure de fer : injection de deux premier verre d'eau-de-vie. cents grammes d'eau à 15°, additionnée de Comment agit cette médication? on n'en vingt gouttes de perchlorure liquide, in- sait rien. Comme topique l'alcool est un jection qui est renouvelée les jours sui- astringent, mais pris à l'intérieur, il est vants, en augmentant progressivement la stimulant et son action est par conséquent dose, qui, le 22, était portée à trois gram- diamétralement opposée à celle de la digimes du sel de fer. Une douleur persistante tale. Il est vrai quc la digitale ne saurait et assez vive suivait chacune de ces injec- être prescrite quand le pouls radial est tions; mais les grands bains, les bains de insensible et que la vie semble prête : siége en avaient assez vite raison; une s'échapper. Quoi qu'il en soit, dans ces cas seule fois il fallut recourir à une nouvelle

graves de métrorrhagic puerpérale avec émission sanguine locale au périnée, pour syncope, la médication alcoolique est une unc exacerbation qui dura quatre jours, et ressource puissante qu'on est d'autant plus à la suite de laquelle le traitement put autorisé à mettre en pratique qu'elle est être repris ct continué jusqu'au 9 mars , dépourvue de danger. en diminuant graduellement les doses. A (Journal de médecine et de chirurgie pracette date, le malade conservait les urines tiques, janvier 1861.) trois heures, quelquefois plus; toute espèce de douleur avait disparu ; le dépôt total des urines de vingt-quatre heures n'excé- GLYCÉROLÉ AU CHLORATE DE POTASSE COMME dait pas la contenance d'un dé à coudre;

TOPIQUE DÉSINFECTANT. - Des expériences ce dépôt était blanc, pulverulent; il ne instituées à Bicêtre, d'après les indications restait aucune trace de mucosités filantes.

de M. Martinet, dans le service de N. Le malade sortit guéri dans la première Després, dont la chirurgie déplore la perle quinzaine de mars.

récente, ont fait constater des propriétés (Bulletin général de thérapeutique, 15 dé- désinfectantes assez remarquables dans un cembre 1860.)

mélange de glycérine et de chlorate de

potasse, d'après la formule suivante : EMPLOI DE L'ALCOOL CONTRE LES PERTES QUI

Chlorate de polasse en poulre 10 grammes.
Glycérine.

100 SUIVENT LA FAUSSE COUCHE OU L'ACCOUCHEMENT, par M. CAMPBELL.-L'alcool, cm- Melcz. ployé à fortes doses, constituc, à ce qu'il Voici, d'après M. Martinet, les propriétés parait, en Angleterre une précieuse mé- que des essais, multipliés et répétés depuis thode d'hémoslasc chez les femmes qui ont dans d'autres services, ont mis à mème de Sait des fausses couches ou qui sont récem- constater dans cette préparation : ment accouchées. M. le docteur Camp- {• Un pouvoir désinfectant marqué (dù bell, à qui l'on doit l'introduction de cette peut-être seulement, pense-t-il, au chanmédication en France, racontait en ces gement de sécrétion qu'il détermine, à la termes à M. Trousseau la manière dont il modification qu'il imprime à la plaie). l'avait appliquée :

2° La propriété de donner au pus, même Il y a deux mois, cet accoucheur fut séreux, une consistance quelquefois crémandé auprès d'une jeune dame qui, après meuse, mais toujours très-marquée, relala délivrance, avait eu une métrorrhagie tivement à l'état qui en précédait l'emépouvantable. Les extrémités étaient froi- ploi.

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Peut-être, dit M. Martinct, n'est-ce là absolument au-dessus des ressources de qu'un effet physique dù à l'avidité de la l'art, et chez laquelle il avait commencé ylycérine pour l'eau qu'elle soustrairait par essayer du remède de Durande , qui ainsi au pus; il est de fait qu'il a trouvé non-seulement n'avait procuré aucun sousouvent l'appareil de pansement très- Tagement, mais avait exaspéré le mal. humide, alors que le glycérolé n'avait pu

Cette méthode consiste : que mouiller les pièces les plus intéricures. 1° Dans l'usage de pilules où entre Tout en étant disposé à accorder à ce phé- l'oxyde d'or par la potasse, donné par nomène physique une part dans la pro- doses lentement croissantes, associé à l'exduction de l'épaississement du pus, il croit trait de fiel desséché, au savon médicinal cependant qu'il faut l'attribuer aussi en ct à la poudre de scille. partie à la modification favorable qu'é- 2. Aussi dans l'usage de café de pois chirouve en même temps la plaie. Cet épais- ches pris journellement, mais rendu, deux sissement du pus l'a conduit à se deman- ou trois fois par semaine, légèrement purder si le glycérolé au chlorate de potasse gatif par l'addition de la magnésic calne pourrait pas avoir une action préven- cinéc. live dans certains cas d'affection puru- Ceci résume ce qu'il y a de nouveau lente et d'infection putride. Il s'autorisc, dans la méthode. M. Legrand favorise l'acpour faire celle supposition, de ce fait tion de ces deux moyens principaux par souvent observé, que ces deux graves ma- des frictions faites dans la région du foie et ladies semblent en général coïncider avec à l'épigastre avec le baume tranquille ; la présence d'un pus séreux ct mal lie, et par l'usage de l'eau gommée, les bains cusuite de l'opinion de quelques autcurs simples et un régime végétal. comme MM. Hardy et Béhier, qui pen- Sans doute cette méthode est absolusent que le liquide constituerait la partie ment empirique, et M. Legrand ne se le importante du pus, le globule n'ayant alors dissimule pas; sculement elle est, selon qu'une action secondaire. Dans ces circon- lui, d'un empirisme ruisonné. En effet, il stances, lo glycérolé au chlorate de po- élablit, dans le nrémoire précédemment lasse ne pourrait-il agir d'une part en cité, que toutes les persounes qui sont absorbant le liquide, de l'autre en modi- affectées de calculs biliaires ont commence fiant l'état de la plaic? C'est là une hypo- par être gastralgiques, l'ont été longtemps thèse à vérifier.

ct continuent de l'ètre au moment de l'inUn autre avantage du glycérolé, et qui vasion de la première colique hépatique. tient aux propriétés de la glycérine, c'est L'estomac étant dans ces mauvaises cond'empècher les pièces de pansement d'ad- ditions, fournit au foie, qui est chargé de hérer aux bords des plaies. Enfin, M. Mar- les soustraire au sang et de les réunir, les tinet a constaté que le glycérolé de chlo- éléments d'une bile anormale, laquelle a rale de potasse ne convient pas sur des une tendance à se solidifier, et qui, la séplaies d'un rouge vif, ni sur celles qui crétion ne s'en faisant plus normalenient, sont récentes ou de belle apparence.

envahit toute l'économie. (Repertoire de pharmacie, octobre 1860.) Le double but de la méthode, et qu'elle

parait parfaitement remplir, est donc de

débarrasser d'abord l'économie des quanNOUVEAU TRAITEMENT DES CALCULS BILIAI- lités exubérantes de cette bile malade ct

M. A. Legrand a communiqué, à de replacer l'estomac dans des conditions la Société de médecine pratique, une ob- telles qu'il puisse préparer les éléments servation de calculs biliaires guéris par d'une bile normale. La medication combat une méthode qu'il croit nouvelle.

en même temps et le symptôme principal Le sujet avait soixante-seize ans quand et la cause de la maladie. il est entré en traitement; il en a aujour- (Journal des Connaissances médicales, d'hui quatre-vingts, et il y a déjà deux ans décembre 1860.) qu'il n'a plus ressenti la moindre atteinte de sa crucile maladie. Cette observation est venue confirmier les résultats favorables DU TRAITEMENT DES TUMEURS ÉRECTILES PAR qu'il avait déjà obtenus de cette méthode, L'INOCULATION DU VIRUS-VACCIN ET D'AUTRES et qu'il avait fait connaitre dans un mé- AGENTS THÉRAPEUTIQUES; PROCÉDÉ DE M. LE moire lu à l'Académie de médecine le PROFESSEUR RossigOL. La principale 14 février 1854. C'est dans ce mémoire difficulté que le chirurgien éprouve lorsque l'auteur a exposé la méthode qu'il a qu'il veut faire disparaitre les tumeurs instituée en vue d'une malade qui se trou- érectiles par la vaccination, consiste à emvait dans des conditions qui paraissaient pêcher l'expulsion immédiate du virus, car

Ri.

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ces tumeurs donnant lieu à un écoulement

peuvent admettre; le fil doit avoir vingt sanguin considérable dès que leur épiderme à trente centimètres de long et n'être a été entamé, il s'ensuit que le sang qui chargé de vaccin que vers son cxtrémité s'échappe entraine au dehors de la piqûre libre. Pendant que le fil traverse la tule vaccin avant que celui-ci n'ait été ab- meur, le professcur de Bruxclles presse sorbé.

sur celle-ci dans le sens du trajet parcouru, Pour éviter cette expulsion prématurée de manière à arrêter toute effusion sandu virus, on a imaginé différentes métho- guinc; cette compression est continuéc des, et dernièrement encore des journaux pendant quelques secondes encore après de médecine belges ont rapporté, d'après l'arrivéc dans la plaie de la portion de fil les journaux français, la description des chargé de vaccin. On coupe ensuite le fil, deux procédés adoptés par M. Nélaton, et en lui laissant une longueur suffisante dont voici le résuiné succinct :

pour nouer ses deux extrémités entre elles 1° On implante pendant quelques in- ct faire une anse au-dessus de la tumeur. stants à la base de la tumeur, à un inter- Il résulte de cette manière d'agir que le valle d'un à deux centimètres, des aiguilles virus-vaccin arrive en contact avec une à insectes, chargées de vaccin ; l'extrémité plaie fraichement essuyée par la portion libre des aiguilles faisant bouchon empè- sèche du fil qui le précède et où l'épanche l'expulsion du virus;

chement de sang est arrété par la pres2o On obtient à la base de la tumcur des sion. trajets fistuleux au moyen de sélons qu'on Il eût été aisé de citer des observations laisse en place pendant huit jours ; puis on se rapportant à des enfants opérés par M. fait passer par ces trajets fistuleux des fils Rossignol; mais ces observations prouvant chargés de vaccin, en garantissant les ou- moins l'eflicacité de tel ou tel procédé opévertures cutanées au moyen de petites raloire que celle de la vaccination, dont canulcs.

les heureux effets sont depuis longtemps De ces deux procédés, le second est sur- reconnus, je ne rapporterai que l'observatout préconisé.

tion suivante, qui présentera peut-etre M. le professeur Rossignol a cherché à quelque intérêt, parce que le vaccin qu'on atteindre le même but que le célèbre chi- ne pouvait employer en celle circonstance rurgien de Paris, et comme le procédé em- y est remplacé par un autre agent. ployé, depuis plus de deux ans, par le X..., Barbe, âgée de dix-huit mois, professeur de Bruxelles est plus court, d'une bonne constitution, présentait sous moins compliqué et d'un résultat tout l'angle interne de l'æil droit une tumeur aussi certain que le second procédé de érectile de la longueur d'un centimètre et M. Nélaton, il sera également utile de le demi sur un demi de largeur. La tumeur publier.

datait des premiers jours de la naissance. M. le professeur Rossignol fait dans un M. Rossignol voulant essayer les fricpremier temps, au moyen d'une lancette, tions avec le nitrate de potasse qu'on proplusieurs vaccinations à la base de la nait alors (1859), prescrivit à la mère de tumeur, embrassant ainsi le nævus par un faire huit frictions par jour sur la tumeur. collier de piqûres éloignées les unes des Au bout de quinze jours, le résultat ful autres d'un demi-centimètreenviron. Puis, nul. dans un second temps, il traverse la base M. Rossignol se décida dès lors à opé. de la tumeur avec des fils chargés de vac- rer, et l'enfant ayant déjà été vaccinée, cin; ces fils, qui s'entrecroisent mutuelle- l'huile de croton remplaca le vaccin. Une ment au centre du nævus, passent par lancette humectéc de cette huile excoria en leurs extrémités au milicu des intervalles quatre points la peau saine à la base de la limités par les piqûres du premier temps. lumeur; puis un fil imbibé de la même Les fils sont retirés du troisième au qua- huile traversa la tumeur dans le sens de sa trième jour.

longueur; ce fil fut retiré le troisième L'instrument piquant dans le premier jour, et le vingtième il ne restait plus à temps de l'opération n'entame que la peau l'endroit de la tumcur qu'une cicatrice à saine, mais aussi près que possible de la peine visible. base de la tumeur : il s'ensuit qu'il n'y a Unc solution de tartre stibié, la teinture point d'écoulement sanguin et que par de cantharides, le perchlorure de ser ou conséquent l'absorption du virus est cer- tout autre agent fortement irritant, autaine.

raient pu être substitués à l'huile de Dans le second temps, M. Rossignol se croton. sert le plus souvent d'aiguilles à coudre

(La Presse médicale, No 5.) ordinaires et du fil le plus gros qu'elles

:

sucre

Chimie médicale et pharmac. ment après le diaphragme. Voici les traite

ments qu'on a fait subir à ces matières.

I. Recherches sur le foie. — ° L'cau SUR UNE RÉACTION SPÉCIALE AU LIQUIDE DU

distillée, employée pour laver le foie,

dissout une matière qui a la propriété de TUYMUS; par M. TIGRI.

L'humeur lai

réduire le tartrate de cuivre et de polasse, leuse qu'on obtient de la glande thymus et de fermenter au contact de la levure de préalablement incisée, puis comprimée, bière avec production d'acide carbonique présente au microscope des corps sphéroï- absorbable entièrement par la potasse : daux opalins et très-réguliers dont le dia

c'est la matière sucrée qui se trouve dans nètre surpasse de peu celui des globules le foie. rouges du sang et un liquide ou plasma qui tient ces corps en suspension. M. Tigri distillée de manière que les dernières caux

20 Une partie du foie, épuisée par l'eau a soumis cette humeur à l'observation mi

de lavage ne réagissaient plus avec le sel croscopique et est arrivé aux conclusions

de cuivre, a été abandonnée à elle-mème suivantes : 1° Les globules de l'humeur thymiquc tions il s'y est formé une nouvelle quan

pendant plusieurs heures : dans ces condisont formés par une substance spéciale tité de sucre séparable par l'eau. Il existe qui se résout, par le contact de l'eau com

donc dans le foie une matière qui peut se munc, en un corps homogène, demi-trans

transformer en

avec l'action du parent, albumineux. 2. Le fait de la transformation albumi

temps et par le seul contact des substances neuse est de se dissoudre dans le champ du qui se trouvent dans cet organe.

3° Le foie, débarrassé de toutes les mamicroscope par la disparition graduelle des

tières solubles dans l'eau, a été broyé dans globules après qu'ils ont été baignés par l'eau ; ce n'est pas par une action d'endos

un mortier et exposé à l'action d'une cha

leur modérée en présence d'une petite mose et une rupture successive de ceux-ci; quantité d'eau. Il a fourni une solution mais au contraire par la propriété de se dissoudre dans un menstrue aqueux, à la

laiteuse tenant en suspension une matière manière des corps pseudo-solubles; pro

blanchâtre qui passe à travers les filtres à

la manière de la solution d'amidon. Cette priété très-singulière, et sans autre cxcm

solution ne réduit pas les sels de cuivre, ple dans l'histoire des corps globulaires. mais elle se colore avec l'iode et devient

3° Si le thymus ou l'humeur thymique a éprouvé des changements pathologiques,

limpide et transparente au contact de la

salive : dans ce dernier état elle réduit le la réaction caractéristique et physiologique tartrate de cuivre et de potasse et fermente n'arrive plus.

avec la levure de bière. 4• C'est un moyen très-simple d'établir,

4• Cette même matière blanchâtre, lorsdans les autopsics des nouveau-nés, s'il y qu’on la traite d'abord au bain-maric par a cu altération pathologique de la glande quelques gouttes d'acide chlorhydrique et thymus. (Bullet. delle scienze mediche et ensuite par une faible solution de chlorure Gaz, méd. de Paris, 29 déc. 1860.)

de sodium, produit un liquide capable de réduire les sels de cuivre, de fermenter

par la levure de bière, et de fournir, par RECHERCUES CHIMIQUES SUR LE FOIE ET Les une lente évaporation, quelques cristaux MATIÈRES GRASSES PROVENANT DU CONTENU DE contenant une quantité de chlore moindre L'APPAREIL CIRCULATOIRE D'UN INDIVIDU ATTEINT que celle qui se trouve dans le chlorure de D'ATROPHIE DU PANCREAS, par M. S. DE LU- sodium pur. Ces cristaux représentent la CA. — M. le professeur Bartolini, direc- combinaison du glycogène du foie avec le leur de la clinique médicale de l'hôpital de sel marin. Pise, à l'occasion de l'autopsie d'un indi- De tout ce qui précède, on déduit facividu mort par une congestion cérébrale et lement que dans le foie examiné, malgré qui avait le pancréas en partie atrophié, a l'atrophie du pancréas, se trouvent toutes eu le soin de recueillir quelques matières les matières découvertes par M. Claude dans le corps de cet individu et de me les Bernard, ce qui prouverait que la maladic confier pour les soumettre à des recherches du pancréas n'a pas modific sensiblement chimiques. Ces matières consistaient: doen

la fonction glycogénique du foic. unc portion de foie et 2o en un mélange II. Recherches sur la matière grasse du de différentes substances solides et liqui- melange. Le mélange indiqué plus haut, des recueillies dans la cavité droite du formé de matières liquides et solides, fut creur, dans la région de la poitrine et évaporé au bain-marie et séché à 110". dans la veine cave inférieure immédiate- On a obtenu ainsi un résidu scc pesant

.

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.

ne

4 gr.,362 : ce résidu fut épuisé par l'é- se réalise avec une netteté particulière et ther, qui lui a enlevé par le premier trai- l'on trouve comme preuve, à la fin de tement toute la matière soluble, les traite. l'opération, un poids de sulfocyanhydrate ments successifs ne cédaient à ce dissol- d'ammoniaque à peu près égal au poids de vant que quelques traces de matière. Les sulfure de carbone employé. solutions éthérées réunies ont laissé, après Voici les proportions les plus conveleur évaporation, une matière presque nables : Muide à la température ordinaire, pesant

Cent. cube. 1 gr.,795 Cette matière était à réaction Ammoniaque du commerce. 1,500

Sinfure de carbone neutre : la teinture du tournesol mise en

Alcool à Sou cent. .

1,500 contact avec elle, soit directement, soit en dissolvant la niatière dans l'alcool,

On fait le mélange des trois liquides et changeait pas sa teinte; l'eau de baryte le sulfure de carbone se dissout de suite agitée avec cette même matière ne chan- en grande partie ; le mélange se colore en geait pas de titre. Elle était saponifiable jaune orange; on l'abandonne au repos par la baryte avec séparation de glycérine. pendant vingt-quatre heures et au bout 2° Le mélange primitif, épuisé par l'é

de ce temps, on agite; le sulfure de car. ther, cédait à peine quelques traces de

bone achève de se dissoudre, alors on dissubstance à l'alcool ; mais ces quelques tille la masse liquide et on en recueille les traces ne présentaient pas au tournesol

deux premiers tiers qui renferment presdes réactions nettes.

que tout l'alcool, mais fortement chargé zo Après ces deux traitements, par l'é- de sulfhydrate d'ammoniaque. ther et par l'alcool, le mélange primitif,

Dans cet état l'alcool m'a servi encore séché à 110°, représentait à peu près la

à une seconde et à une troisième opéradifférence entre 4 gr.,362 (poids du mé- tion; théoriquenient même il devrait serlange) et 1 gr.,795 (poids du corps gras

vir d'une manière indéfinic; il suffirait de soluble dans l'éther), et constituait une renouveler l'ammoniaque et le, sulfure à substance fibrineuse blanchâtre, mêlée chaque opération. avec une autre matière colorée en rouge

Quant au dernier tiers de la masse librique.

quide restant dans l'appareil distillatoire, On est par conséquent porté à conclure il contient tout le sulfocyanhydrate formé. que dans le mélange examiné n'existaient On observe habituellement, lorsque l'alpas, d'une manière sensible, d'acides gras cool a été presque entièrement chassé par libres, et que la matière grasse n'avait

pas

la chaleur, un trouble très-prononcé dans élé décomposée. Cela pourrait ètre ralta

le mélange qui avait été limpide jusque-là; ché à la maladie du pancréas. On sait que

en même temps il se décolore. Dans tous M. Claude Bernard a montré qu'à l'état les cas on s'arrête lorsque les deux tiers normal le suc pancréatique a la propriété du liquide sont distillés : on relire le derde décomposer les graisses. (Séance du 6 nier tiers, on l'évapore à un feu doux et août 1860.)

la cristallisation se fait dans l'étuve. (Journ. de pharm. et de chim , nov. 1860.) La première cristallisation est confuse

ct souillée par des flocons de soufre ; mais en redissolvant, filtrant et faisant cristal

liser une seconde fois, on obtient le sulfoPRÉPARATION DU SULFOCYANHYDRATE D'AM

cyanhydrate très-pur, cn cristaux longs de MONIAQUE, par M. E. MILLON. Dans

plusieurs centimètres. toutes les circonstances où le sulfure de

(Journ. de pharm. el de chim., déc. 1860.) carbone rencontre l'ammoniaque, il se produit du sulfocyanhydrate d'ammonia que; dans quelques cas, la formation de ce dernier sel est assez abondante, pour

SAPONIFICATION DES CORPS qu'on le considère comme le produit prin

CARBONATES ANHYDRES, par M. SCHEURER

KESTNER. - Tout le monde connait les cipal.

J'ai cherché, dans cette réaction, le beaux travaux de M. Chevreul, sur la samoyen de préparer avec facilité le sulfo

ponification des corps gras pour appliquer cyanhydrate d'ammoniaque et j'ai réussi

ces grandes découvertes à l'industrie. en faisant intervenir l'alcool, avec un

MM. Motard et de Milly ont substitué la excès d'ammoniaque liquide. Dans ces

chaux à la potasse ou à la soude dans la conditions la double decomposition sui- saponification, et parvinrent à empêcher, vante :

par une agitation convenablement dirigec,

la cristallisation de ces produils. C'S' + 4Azll'=C'AzS,.Izıl", US + 2Azllo, IIS

La distillation des produits de la sapo

:

GRAS PAR LES

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