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Cette pièce provient d'un soldat de vingt gastrique, mais point de lésion osseuse. el un ans, fortement constitué. A la suite Le lendemain, on constata de la matité d'entorses répétées du pied, il fut atteint au-dessus du pubis, il survint des vomisde tumeur blanche de l'articulation tibio- sements de matières noires , et une constitarsienne, qui nécessita l'amputation. pation opiniâtre; la miction ne s'opéra

Les cartilages de l'astragale et des os de plus et le cathétérisme donna issue d'abord la jambe présentent des érosions partiel- à un mélange d'urine et de sang, puis les qui laissent apercevoir le tissu osseux à de l'urine pure. Bientôt apparurent tous altéré ; les parties non érodées sont amin. les signes d'une péritonite et le malade cies et ramollies. Le tissu osseux des épi- succomba le 9 au matin. physes du tibia et du péroné, celui de Nécroscopie. Dans la fosse iliaque l'astragale, présentent les altérations de la gauche existe un épanchement de sang li. carie.

quide dont la quantité peut être évaluée à PAR M. TAIBAUT. Plusieurs tumeurs cent vingt grammes environ. Le tissu celAbreuses de l'utérus. Cette pièce a été Julaire qui unit la vessie au pubis est détrouvée sur une pensionnaire de l'hospice chiré et la vessie est rejetée en arrière. de l'Infirmerie, morte à l'âge de quatre- Derrière la symphyse et la branche horivingts ans.

zontale droite du pubis on voit une cavité Les principaux phénomènes présentés accidentelle limitée en avant par le pubis, par cette femme durant son séjour à l'hos- à gauche par la vessic, en arrière et à pice, étaient relatifs à une ancienne hémor- droite pas des caillots sanguins et conte. rhagie cérébrale : hémiplegie à droite, dé- nant de l'urine et de petits caillots. La viation de la bouche et de la langue, décu- vessie est revenue sur elle-mènie, et ses bitus dorsal, assoupissement permanent, parois renferment un épanchement de intelligence presque nulle, miction et défé- sang entre la tunique fibreuse et la tunication involontaires, infiltration des extré- que musculeuse. mitės inférieures. Il y avait de plus un Le col de la vessie est déchiré dans ses souffle au cœur.

deux tiers antérieurs et ne se continue plus A l'autopsie on a trouvé un ancien foyer avec le canal de l'urethre que dans son apoplectique dans la partie moyenne du tiers postérieur. Il offre ainsi une ouverlobe gauche du cervelet et des concrétions ture presque circulaire, à bords nets, meerétacées dans la valvule mitrale.

surant environ deux centimètres. Le canal Une tumeur volumineuse et plusieurs de l'urethre est lui-même déchiré longitupetites tumeurs remplissaient une grande dinalement à sa partie antérieure et près partie de la cavité pelvienne. La tumeur de son origine. Par le cathétérisme on péprincipale s'est développée dans la paroi nétrait dans la poche accidentelle et non postérieure de l'utérus, et les petites tu- pas dans la vessie. meurs, dont le volume varie depuis celui Les reins, les urctères et les os du bassin d'une noisette jusqu'à celui d'une grosse sont intacts. nois, occupent les autres parties de l'or- On remarque des traces de peritonite à gane.

la partie antérieure et inféricure du périLa tumeur principale est bosseléc et toine pariétal. présente quinze centimètres de longueur PAR M. Max. Une tumeur sarcomasur huit de largeur ; sa plus grande cir- teuse. Cette tumeur provient d'un conférencc mesure vingt-cinq centimè- homme opéré par M. Seutin, et siégeant à tres.

la région cervicale, derrière le muscle La structure de ces tumeurs est absolu- çléido-mastoïdien du côté gauche. ment celle des fibroïdes de l'utérus. Il faut Par l'aspect extéricur, celle tumeur resnoler seulement que la grande tumeur semble tellement aux lipomes, qu'il serait contient beaucoup de matière calcaire. impossible de l'en distinguer sûrement

Par M. Kops. Un cas de rupture du sans l'aide du microscope : elle est lobucol de la vessie. Le 5 mai au soir, un lée, jaunâtre, brillante; sa consistance est garçon de six ans, fut renversé par un un peu plus grande que celle des tumeurs chariot portant une charge de quatre-cent adipeuses. kilogrammes, et l'une des roues du véhi- Au microscope on y distingue des glocule passa sur lui, de la partie supérieure bules pourvus d'un noyau contenant un ou et antérieure de la cuisse droite au flanc plusieurs nucléoles ; quelques-uns de ces gauche.

globules sont allongés. L'élément qui y Transporté à l'hôpital, on ne put décou- prédomine, ce sont des fibres, les unes alvrir qu'une légère écorchure de la peau, longécs, les autres fusiformes. une sensibilité très-grande à la région hypo- PAR M. A. PIGEOLET. -- 1° Un kyste vo

VAUX.

lumineux de l'ovaire, provenant d'une fille Cet homme a succombé à une gangrènc âgée de vingt ans seulement et n'ayant sénile qui avait envahi tout le pied droit et jamais eu d'enfants.

une partie du pied gauche. Une vaste esCe kyste est multiple et chacune des carrhe occupait la région sacréc. nombreuses loges dont il est formé contient A l'autopsie on a trouvé la crosse de de la matière colloïde. Ses parois sont très l'aorte considérablement développée; de épaisses. Lorsque cette fille se présenta plus, l'aorte présentait de grandes plaques pour la première fois dans le service de ateromateuses dans toute son étendue et M. Pigeolet, le ventre était énormément principalement vers sa bifurcation. distendu par une ascite, et ce n'est qu'a- La tumeur a le volume d'un petit poing; près avoir pratiqué la paracentèse qu'on elle est bosselée ; son diamètre longitudinal put constater l'existence dans l'abdomen mesure 8 centimètres et demi et son plus d'une tumeur très-volumineuse.

grand diamètre transversal est de 5 centiDans l'espace de deux ans, la paracen- mètres et demi. Son enveloppe est extrêtèse fut pratiquée de vingt à vingt-cinq mement mince, presque transparente, et fois, ct chaque ponction donna issue à renferme un liquide très-fluide. douze ou quinze litres de sérosité. Jamais La tumeur n'a pas été ouverte, pour le kyste lui-même n'a été ponctionné. pouvoir être conscrvée dans les collections.

Le deuxième ovaire était également en- Par M. JOTTRAND, au nom de M. Delvahi par un kyste, mais beaucoup moins

Un cas de déchirure du cour, grand que le premier. De nombreuses végé

survenue chez un homme d'une cinquantations et des traces non équivoques d'in- taine d'années, et qui a déterminé la mort flammation existaient sur la face interne de subite. ce kyste.

Le péricarde était rempli de sang noir, La malade a succombé à une péritonite coagulé. La solution de continuité occupe survenue huit jours après la dernière ponc- la face antérieure du ventricule droit, est tion, mais du côté opposé à celui où la pa- oblique, longue de plus d'un centimétre, racentèse avait été pratiquée. La peritonite et présente des bords déchiquctés. Le cæur était due à l'extension du travail inflamma- a subi une transformation graisseuse trèstoire développé dans le plus petit des deux notable. Dans le point de la déchirure et kystes.

aux environs la paroi de l'organe est amin2. Une pseudarthrose du tibia, résultant cic, flasque, et présente un écartement d'une fracture complète de la jambe sur

des fibres. venue depuis plusieurs années. Le siége M. Poelman, professeur à l'Université de de cette fausse articulation est au quart Gand, fait parvenir à la Société une coupe supérieur de l'os. La fracture est oblique transversale mince d'une tumeur cornée déde haut en bas et d'arrière en avant; le veloppée sur la tête d'une femme de vingtfragment inférieur est remonté derrière lc huit ans. La description de cette tumeur a fragment supérieur. La fracture du péroné paru dans le numéro de janvier 1860 des est consolidée.

Annales de la Société de médecine de Gand, Par M. Van Roey. Une tumeur ence- M. le Dr Van HOLSBEÉK envoie à la Sophaloïde du testicule gauche.

ciété un lænia solium, provenant d'un Cette tumeur a été extirpée par M. Dc homme de trente-cinq ans et expulsé à la Roubaix à un homme âgé de trente-sept suite de l'administration du kousso. Ce ver, ans. Son développement a duré deux ans, qui a été examiné par M. d'Udekem, n'est pendant lesquels elle n'a occasionné que pas complet, la tête manque. peu de douleurs. Elle n'offre rien de par

M. Thibaut, interne à l'hôpital Saintticulier.

Jean, présente un épithelioma de la lèvre, Par M. REGHEM. Le squelette d'une extirpé par M. Rossignol. Cette tumeur tumeur blanche du coude, provenant d'un offre tous les caractères physiques et mihomme de soixante-trois ans.

croscopiques des tumeurs épithéliales ou Le début de l'assection remontait à un cancroïdes. Les cellules sont irrégulières, an avant l'amputation. Les os présentent aplaties, mesurant 0mm, 02 à Omm,035 de une quantité considérable de stalactites et longueur sur 0mm,018 de largeur, et renles altérations de la carie.

ferment un noyau arrondi de Omm,007 de Par M. DELVAUX. Un kyste séreur, diamètre. Ces cellules sont remarquables développé sous la membrane fibreuse dú par la longueur et le nombre des proloncolon transverse, chez un homme mort à gements que la plupart d'entre elles pos. l'hospice de l'Infirmeric à l'âge de quatre

sèdent. vingt-dix ans.

Académie de médecine de Paris. bles et comme réprimées dans les dernières

périodes du travail.

9. Des signes de souffrances du fætus à Séance du 30 octobre 1860.

une époque avancée du travail, surtout les NOUVELLES RECHERCHES SUR LA BRIÈVETÉ parties fætales étant profondément engaET LA COMPRESSION DU CORDON OMBILICAL. gées dans le bassin. M. C. DEVILLIERS lit un mémoire dont les 10° Une terminaison quelquefois brusconclusions ont été consignées dans un pli que de l'accouchement et précédée ou cacheté déposé par l'auteur le 18 mai accompagnée d'une légère hémorrhagie. 1838, et dont, sur sa demande, M. le se- Les signes 1, 3, 4, 6 sont les plus caraccrétaire perpétuel donne lecture. Voici la téristiques. leneur de la note renfermée dans ce pli : Lcur présence doit toujours engager

La brièveté, soit naturelle, soit acciden l'accoucheur à se tenir prêt à agir s'il le telle du cordon, est l'un des accidents du faut. travail de l'accouchement, dont le diagnos- Le danger de la brièveté naturelle ne se tie présente le plus d'incertitude et de diffi- manifeste que vers les dernières périodes culté.

du travail et est rare. Presque tous les signes considérés par Le danger de la brièveté accidentelle se les auteurs comme indiquant cet accident, manifeste plus tôt et provient principaleHe s'appliquent pas directement à lui, et ne ment de la compression du cordon. se rencontrent que très-rarement dans la Au reste, le dernier accident (qu'il y ait pratique.

ou non brièveté du cordon ombilical), est Je me propose de démontrer, dans un pour l'enfant une cause de danger plus travail (c'est celui que M. Devilliers com- m- fréquente qu'on ne le croit généralemunique aujourd'hui) basé sur un grand ment. » gombre d'observations, dont la première Quant au traitement, M. Devilliers, décisive remonte au 28 février 1858, que dans la note qu'il a lue aujourd'hui à l'Ales signes indicateurs de la brièveté du cadémie, recommande de pratiquer des cordon ombilical sont :

frictions avec la belladone, sur le col uté4°Un amoindrissement subit des mouve- rin, dans le but de diminuer la rénitence ments du fælus, à une époque plus ou des parois de l'utérus et de son orifice; moins rapprochée du terme dans la briè- aussitôt qu'on le peut, de chercher à déveté accidentelle ; ou des mouvements peu gager ou à relâcher les anses du cordon, étendus pendant une grande partie de la ou, si cela n'est pas praticable, de couper grossesse, et surtout vers la fin, principa- cc cordon en froissant l'extrémité fælale et lement dans la brièveté naturelle.

terminer de suite l'accouchement. L'auteur 2. Quelquefois des douleurs utérines rejette la version comme irrationnelle et prématurées.

dangereuse. (Commissaires MM. Morcau, 3. L'élévation conservée du fond de Danyau, Depaul.) l'utérus, au moment du travail et chez les femmes dont le bassin est bien conformé,

Séance du 6 novembre 1860. et dont l'enfant se présente d'une manière SUR L'APOPLEXE PULMONAIRE PAR CONGESnormale.

TION. — M. HOUSSARD, correspondant de 4. Pendant tout le travail de l'accouche l'Académie à Avranches, après avoir rapment, une sorte de rigidité des parois de porté un fait d'apoplexie pulmonaire qu'il l'utérus; même entre les douleurs et jus- à eu l'occasion d'observer il y a une quinqu'à l'expulsion du fætus.

zaine d'années environ, trace l'histoire de 8. Quelquefois une douleur rapportée à l'apoplexie pulmonaire congestive, qu'il un point fixe du fond de l'utérus au mo- distingue de l'apoplexie pulmonaire ordiment des contractions.

naire, décrite par les auteurs, dans la6° La présence du souffle ombilical sur quelle les malades expectorent plus ou un ou plusieurs points de la surface de moins abondamment du sang noir, à la suite l'utérus, surtout après la rupture des mem- d'une véritable déchirure du tissu pulmobranes, mais dans les cas de brieveté acci- naire, et qui entraîne rarement une mort dentelle seulement.

immédiate, « apoplexie ressemblant en 70 Souvent une marche lente du travail cela, dit-il, à l'apoplexie avec hémorrhagie de l'accouchement avec affaiblissement suc- cérébrale. » La forme qu'il décrit est l'apocessif des contractions utérines dans les plexie pulmonaire par congestion, anacas de brièveté très-prononcée (sans autres logue à l'apoplexie cérébrale aussi par causes apparentes).

congestion, sans déchirure du tissu pul8. Des douleurs terminales très-sensi- monaire, pouvant entrainer la mort immé

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diale, et l'entrainant en effet très-souvent, quables ; il faut tenir compte en plus de mais pouvant aussi se guérir en très-peu l'accroissement marqué de cet appareil cirde temps, en quelques heures et moins. culatoire pendant la grossesse.

A l'occasion de cette lecture, M. Dever- L'action contondante du produit qui se gie rappelle qu'en 1834 ou 1836 il a donné fait sentir sur des parties déjà si favorablelecture à l'Académie d'un mémoire sur les ment prédisposées, constitue la cause ettimorts subiles, mémoire basé sur quarante-ciente habituelle; cinq ouvertures de corps, et tendant à dé- 6° Le diagnostic des thrombus, quand il truire cette opinion, accréditée jusqu'alors cst périnéal, ne présente aucune disliculté. en médecine, que la mort subile est due à Les erreurs signalées dans ce genre d'épanune apoplexie cérébrale dite foudroyante, chement ne sauraient être justifiées. tandis qu'il n'en est qu'une de ce genre,

Dans les thrombus sus-périnéaux, le celle qui résulte de l'épanchement sanguin diagnostic est loin de se présenter dans les dans la protuberance annulaire. La grande mêmes conditions de simplicité. Nous nous généralité des morts subites provient d'une sommes cfforcé de tracer la symptomatocongestion pulmonaire ; elle s'observe logie de cette forme d'épanchement. trente-neuf fois sur quarante-cinq cas de Le thrombus vaginal intra-pariétal se mort subite.

reconnait facilement; THROMBUS DE LA VULVE ET DU VAGIN. Les thrombus peuvent offrir toutes les M. Laborie lit un mémoire intitulé : His terminaisons signalées dans les autres tutoire des thrombus de la vulve et du vagin, meurs sanguines; spéciulement après l'accouchement. Considé- 80 On peut résumer l'indication domirations anatomique sur le siège des thrombus nant toute la thérapeutique des thrombus et sur leur traitement. Voici, sous forme de en deux mots : il faut inciser ou ne pas propositions, le résumé de ce travail : inciser.

1° Le thrombus de la vulve ou du vagin L'incision, applicable à tous les cas de survenant après l'accouchement constitue thrombus, peut cependant ètre différée une affection toujoure grave, puisqu'elle sans inconvénient, et quelquefois être évipeut compromettre la vie des malades; tée dans les différentes variétés de throm

2° La gravité de celte affection varie bus périnéaux. Elle est constamment ursuivant le siège occupé par l'épanchement gente dans les thrombus sus-périnéaux en sanguin;

voie de progrès. jo On peut, en se scrvant des notions L'incision peut, en outre, étre impéanatomiques, diviser l'épanchement en rieusement indiquée lorsque le thrombus, trois catégories. Le thrombus, en effet, même superficiel, gêne ou entrave complépeut être périnéal, sus-périnéal, ou va- tement les fonctions des organes pelviens. ginal intra-parietal;

Séance du 13 novembre. 4o Chacune de ces divisions principales comprend des variétés qui méritent au Eaux MINÉRALES. M. 0. Henry, au point de vue pratique une attention spé- nom de la commission des eaux minérales, ciale.

Ainsi, les thrombus périnéaux peuvent 1• Un rapport sur l'eau minérale acidule avoir leur siége au dehors de l'aponévrose gazeuse de Quezac (Lozère). Cette cau est superficielle, dans le sac dartoïque, entre froide, acidule, bicarbonatée, sodiquc et l'aponévrose superficielle et la moyenne, calcaire, sensiblement ferrugineuse; elle entre l'aponévrose et la profonde.

est analogue à l'eau de Pougues; elle peut Les thrombus sus-périnéaux peuvent servir aux mêmes usages médicaux. La être situés entre l'aponévrose profonde du commission propose de répondre au minispérinée et l'aponévrose pelvienne ou au- tre que rien ne s'oppose à ce que l'autoridessus de cette dernière.

sation de continuer l'exploitation de celle Chacune de ces variétés peut être dia- source soit accordée à son propriétaire. gnostiquée, car elle présente des symp- 2° Un rapport sur l'eau minérale de tomes spéciaux;

Miral (Drôme). Celle eau est minéralisée 5L'étiologie du thrombus est obscure; par des chlorures alcalins et terreux, des il est impossible, en effet, d'admettre l'in- sulfates et bicarbonates de chaux, de mafluence prédisposante d'affections préexis- gnésie et de fer, des iodures et des brotantes, comme, par exemple, cela a été mures, etc. Elle appartient, par consé.. dit pour les varices. Les seules causes pré- quent, à la classe des eaux salines iododisposantes doivent être recherchées dans chlorurées. La commission propose de la structure anatomique des parties, dont répondre au ministre qu'il y a lieu d'acla richesse vasculaire est des plus remar- corder l'autorisation d'exploiter celle

lit :

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source au point de vue médical, à la con- M. LE PRÉSIDENT annonce que, dans la dition pour le propriétaire de faire exécu- séance de mardi prochain, l'Académie se ter les travaux de captage nécessaires. formera en comité secret, immédiatement EPIDÉMIES.

M. JOLLY, au nom de la après la lecture du procès-verbal et le décommission des épidémies, donne lecture pouillement de la correspondance, pour du rapport annuel des épidémies pour l'an- entendre le rapport de la section d'accounéc 1859.

chements sur les titres des candidats insPURPURA HEMORRHAGICA. · M. Devergie crits. Les portes de l'Académie seront roufait un rapport verbal sur un mémoire de vertes au public après la lecture et la disM. le docteur Dubourg, correspondant de cussion de ce rapport. l'Académie, relatif au purpura hemorrha

M. Martei donne lecture d'un mémoire gica.

intitulé : De plusicurs points d'obstétrique Ce travail, envoyé à l'Académie à peu les faits n'étant pas en harmonie avec les près à la mème époque que celui de M. principes généralement reçus, demandent Pize (de Montélimart), renferme trois ob- de nouvelles études. servations recueillies par l'auteur durant

L'auteur résume ce travail dans les conune période de vingt-deux ans. Dans un

clusions suivantes : de ces cas le purpura était survenu pen

1° L'accouchement étant une fonction dant la convalescence d'une fièvre typhoïde physiologique, il devrait se faire toujours traitée par les émissions sanguines. Dans spontanément dans les conditions de la le deuxième cas, il s'agit d'un homme santé pour la mère et l'enfant; c'est-à-dire atteint d'une hypertrophie du cæur et

d'une manière prompte, facile et heureuse, affaibli par des saignées répétées et une ce qui n'a pas lieu le plus souvent chez la dyspepsie gastralgique. Le troisième est femme civilisée et surtout dans les grands relatif à une dame que les chagrins pro

centres de population. longés et une gastralgie invétérée avaient 20 Pour l'obtenir artificiellement, je réduite à un état voisin de l'épuisement.

mets autant que possible la femme de la M. Devergie fait remarquer avec l'au

ville dans les conditions où se trouve la teur, relativement à l'étiologie de cette femme de la campagne, et ces conditions affection, que le purpura hemorrhagica touchent à la grossesse, à l'accouchement et est généralement lié à un état d'appauvris.

aux suites de couche. sement du sang. Chez le premier sujet, la

3° Pendant la grossesse, j'augmente aumaladie a duré trois mois; le deuxième a tant que possible la plasticité du sang et succombé (probablement à son affection du les forces générales de la femme par des cæur), et chez la troisième malade, le pur- moyens hygiéniques ou thérapeutiques ; pura, après avoir duré dix-huit mois, fut mais, surtout, je combats la souffrance et la très-avantageusement modifié par le per- congestion utérine, qui sont la cause princhlorure de fer. Avant l'usage de ce médi- cipale des phénomènes sympathiques et pacament, cette malade, comme les deux au- thologiques de la gestation. tres, avait été traitée par les moyens ordi

4° Par des maneuvres externes, soit naires (lactate, carbonate de fer, ratan- pendant la grossesse, soit au début du trahia, etc.)

vail, je ramène les présentations des pieds, M. Devergie termine en proposant :

du tronc et de la face à celle du sommet 1° D'adresser une lettre de remerciment de la tête , qui est la seule naturelle. à M. Dubourg ;

$• Je facilite tous les temps du travail 2° De renvoyer son mémoire au comité par des manœuvres inoffensives qui en de publication. (Adopté.)

abrégent considérablement la durée ; et

si malgré cela, la sortie de l'enfant n'a pas Séance du 20 novembre 1860.

lieu trois ou quatre heures après la rupM. LE SECRÉTAIRE PERPÉTUEL offre à l'A- ture de la poche, j'applique mon léniceps cadémie, de la part de M. le Président, 6° Les faits que j'avais déjà obtenus à deux ouvrages devenus très-rares Bastia et les deux cents observations préjourd'hui : 1° les Découvertes sur la lu- sentes, que j'ai recueillies à Paris, me mière; 2° les Recherches sur l'électricité, permettent de dire qu'en agissant ainsi, au publiées par le fameux Marat, en 1782, licu d'avoir un enfant mort sur trente, ni alors qu'il était médecin des gardes du corps même sur cinquante, comme le donnent de monseigneur le comte d'Artois.

au

les statistiques les plus avantageuses, l'enM. BOUILLAUD présente, au nom de l'au- fant naît vivant là où il était en vie av:int leur, un volume intitulé : Recherches sur le travail; à moins de complications ou le rhumatisme articulaire aigu, par M. Au- d'accidents graves provenant de la mère

ou de l'enfant,

burlin.

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