Musique des chansons de Béranger: airs notés anciens et modernes

Couverture
Perrotin, 1854 - 292 pages
0 Avis
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 99 - J'AI vu la Paix descendre sur la terre, Semant de l'or, des fleurs et des épis. L'air était calme, et du dieu de la guerre Elle étouffait les foudres assoupis. " Ah ! " disait-elle, " égaux par la vaillance, Français, Anglais, Belge, Russe ou Germain, Peuples, formez une sainte alliance, Et donnez-vous la main.
Page 146 - Moi, nouveau-né, sachez ce qui m'advint. Rien ne prédit la gloire d'un Orphée A mon berceau, qui n'était pas de fleurs : Mais mon grand-père, accourant à mes pleurs, Me trouve un jour dans les bras d'une fée ; Et cette fée, avec de gais refrains, Calmait le cri de mes premiers chagrins. Le bon vieillard lui dit, l'âme inquiète : " A cet enfant quel destin est promis...
Page 232 - Non, mes amis, non, je ne veux rien être ; Semez ailleurs places, titres et croix. Non, pour les cours Dieu ne m'a pas fait naître : Oiseau craintif, je fuis la glu des rois. Que me faut-il ? maîtresse à fine taille, Petit repas et joyeux entretien. De mon berceau près de bénir la paille, En me créant Dieu m'a dit : Ne sois rien.
Page 146 - Dans ce Paris plein d'or et de misère, En l'an du Christ mil sept cent quatre-vingt, Chez un tailleur, mon pauvre et vieux grand-père, Moi, nouveau-né, sachez ce qui m'advint.
Page 241 - Ta voix résonne, et soudain ma jeunesse Brille à tes chants d'une noble rougeur J'offre aujourd'hui, pour prix de mon ivresse. Un peu d'eau pure au pauvre voyageur. Chateaubriand, pourquoi fuir ta patrie, Fuir son amour, notre encens et nos soins?
Page 258 - Société, vieux et sombre édifice, Ta chute, hélas ! menace nos abris : Tu vas crouler: point de flambeau qui puisse Guider la foule à travers tes débris? Où courons-nous? quel sage en proie au doute, N'a sur son front vingt fois passé la main? C'est aux soleils d'être sûrs de leur route : Dieu leur a dit: Voilà votre chemin.
Page 167 - Charger de fers les muses vengeresses , Et par ses mœurs nous révéler ses dieux. Peins-nous ses feux , qu'en secret tu redoutes Quand sur ton sein il cuve son nectar, Ses feux infects dont s'indignent les voûtes Où plane encor l'aigle du grand César. Ton sexe faible est oublieux des crimes ; Mais dans ces murs ouverts à tant de peurs N'entends-tu pas des ombres de victimes Mêler leurs cris à tes soupirs trompeurs?
Page 22 - J'aime qu'un Russe soit Russe, Et qu'un Anglais soit Anglais. Si l'on est Prussien en Prusse, En France soyons Français. Lorsqu'ici nos cœurs émus Comptent des Français de plus*, Mes amis, mes amis, Soyons de notre pays ; Oui, soyons de notre pays.
Page 67 - Vous vieillirez, ô ma belle maîtresse ! Vous vieillirez, et je ne serai plus. Pour moi le temps semble, dans sa vitesse, Compter deux fois les jours que j'ai perdus ; Survivez-moi; mais que l'âge pénible Vous trouve encor fidèle à mes leçons ; Et bonne vieille, au coin d'un feu paisible, De votre ami répétez les chansons.

Informations bibliographiques