Poésies complètes: Contes d'Espagne et d'Italie ; Poésies diverses ; Un spectacle dans un fauteuil ; Poésies nouvelles

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Charpentier, 1841 - 436 pages
 

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Page 305 - Regrettez-vous le temps où le ciel sur la terre Marchait et respirait dans un peuple de dieux ? Où Vénus Astarté, fille de l'onde amère, Secouait , vierge encor, les larmes de sa mère , Et fécondait le monde en tordant ses cheveux...
Page 351 - Prends ton luth ! prends ton luth ! je ne peux plus me taire. Mon aile me soulève au souffle du printemps. Le vent va m'emporter ; je vais quitter la terre. Une larme de toi ! Dieu m'écoute ; il est temps. LE POÈTE.
Page 393 - Je ne puis; — malgré moi l'infini me tourmente. Je n'y saurais songer sans crainte et sans espoir ; Et, quoi qu'on en ait dit, ma raison s'épouvante De ne pas le comprendre, et pourtant de le voir.
Page 348 - O paresseux enfant! regarde, je suis belle. Notre premier baiser, ne t'en souviens-tu pas, Quand je te vis si pâle au toucher de mon aile, Et que, les yeux en pleurs, tu tombas dans mes bras? Ah ! je t'ai consolé d'une amère souffrance ! Hélas! bien jeune encor, tu te mourais d'amour. Console-moi ce soir, je me meurs d'espérance ; J'ai besoin de prier pour vivre jusqu'au jour. LE POÈTE Est-ce toi dont la voix m'appelle, O ma pauvre Muse!
Page 352 - Lorsque le pélican, lassé d'un long voyage, Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux, Ses petits affamés courent sur le rivage En le voyant au loin s'abattre sur les eaux. Déjà, croyant saisir et partager leur proie, Ils courent à leur père avec des cris de joie En secouant leurs becs sur leurs goitres hideux.
Page 388 - ... nom écrit sur une pierre , Non pas même le tien , mais celui d'un époux , Voilà ce qu'après toi tu laisses sur la terre , Et ceux qui t'iront voir à ta maison dernière, N'y trouvant pas ce nom qui fut aimé de nous, Ne sauront pour prier où poser les genoux.
Page 285 - J'aime surtout les vers, cette langue immortelle. C'est peut-être un blasphème, et je le dis tout bas ; Mais je l'aime à la rage Elle a cela pour elle Que les sots d'aucun temps n'en ont pu faire cas, Qu'elle nous vient de Dieu, qu'elle est limpide et belle, Que le monde l'entend et ne la parle pas.
Page 352 - Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux. Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte; En vain il a des mers fouillé la profondeur; L'Océan était vide et la plage déserte; Pour toute nourriture il apporte son cœur. Sombre et silencieux, étendu sur la pierre Partageant à ses fils ses entrailles de père...
Page 382 - C'est là, le croiras-tu, chaste et noble poète, Que de tes chants divins je me suis souvenu. 0 toi qui sais aimer, réponds, amant d'Elvire, Comprends-tu que l'on parte et qu'on se dise adieu? Comprends-tu que ce mot, la main puisse l'écrire, Et le cœur le signer, et les lèvres le dire, Les lèvres, qu'un baiser vient d'unir devant Dieu? Comprends-tu qu'un lien qui, dans l'âme immortelle, Chaque jour plus profond, se forme à notre insu; Qui déracine en nous la volonté rebelle, Et nous attache...
Page 320 - Point d'amour ! et partout le spectre de l'amour ! Cloîtres silencieux, voûtes des monastères, C'est vous, sombres caveaux, vous qui savez aimer ! Ce sont vos froides nefs, vos pavés et vos pierres, Que jamais lèvre en feu n'a baisés sans pâmer. Oh...

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