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travail intitulé : Description et valeur méiotique de quelques symptômes des maladies du foie. Dans ce mémoire, l'auteur étudie la fièvre et les hémorrhagies. Il a trouvé que la fièvre hépatique, c'està-dire affectant le type intermittent ou rémittent, existe « dans les congestions inflammatoires, dans la suppuration, dans le ramollissement phlegmasique du foie, dans la phlébite de la veine porte et dans les phlegmasies de l'appareil d'excrétion biliaire ; elle manque, au contraire, dans l'ictère spasmodique, saturnin, dans l'hypertrophie simple, l'état gras, les kystes, les indurations, les hydatides et le cancer. » Les hémorrhagies ont été rencontrées par l'auteur « dans les congestions inflammatoires accompagnées d'ictères, dans l'hypertrophie avec induration de tissu, dans le cancer (plus fréquemment que dans toute autre lésion), dans la phlébite de la veine porte, dans la cirrhose chronique avec atrophie et induration. Ces hémorrhagies peuvent se faire par la plupart des tissus, mais surtout dans le tube intestinal et ses dépendances. Les hémorrhoïdes fluentes ont avec les maladies du foie des rapports bien connus et indiqués par les anciens.

Séance du 22 octobre.

FIÈVRE INTERMITTENTE : EMPLOI DE LA RAcINE DE L'ADANsoNIA DIGITATA.—M. BoUv1ER communique, au nom de M. Chatin , une lettre qui lui a été adressée par M. Dermigny, pharmacien à Péronne, et dans laquelle l'auteur expose des faits relatifs à l'administration de l'écorce d'adansonia digitata comme fébrifuge, observés par le chirurgien-major du 59° de ligne et lui. Dans ces faits au nombre de six l'écorce d'adansonia a complétement échoué, tandis que le sulfate de quinine donné ensuite a pleinement réussi. HYGIÈNE PUBLIQUE : EMPLoI DE L'oxYDE DE zINC EN PEINTURE. — M. BoUCHUT, médecin du bureau central des hôpitaux, lit un mémoire sur l'industrie et l'hygiène publique de la peinture au blanc de zinc. Voici les conclusions qui résument ce travail : L'oxyde blanc de zinc est une substance utile aux arts, qui forme la base d'une peinture murale éclatante, solide et inaltérable, infiniment supérieure à la peinture au blanc de plomb. La préparation en est facile, rapide et d'un prix égal à celle de la céruse. Son emploi est plus économique, car au

même prix de vente la même quantité en poids couvre un tiers de plus en surface. La fabrication n'entraîne aucun des dangers qu'on observe dans les fabriques de céruse, et les phénomènes morbides qu'elle peut faire naître sont d'un ordre tout différent, caractérisés par des troubles nerveux, spécifiques, éphémères, sans gravité et incapables de causer la mort, ou par l'irritation du pharynx et des bronches par suite de la poussière qui s'y introduit. C'est une substance très-usitée en médecine, qu'on fait prendre même à des enfants à 50 centigrammes par jour, et qu'on donne sans inconvénient à des adultes, à la dose de 5 à 6 grammes en vingt-quatre heures. Les préparations de plomb, au contraire, sont toutes dangereuses, quelle que puisse être leur voie d'introduction dans l'écon0mie et quelle que soit leur dose; qu'elles pénètrent par la peau, par la muqueuse pulmonaire, ou par la surface de l'intestin. le résultat est le même et les cérusiers éprouvent des accidents douloureux et prolongés. souvent suivis de mort, qui annoncent d'une manière incontestable la présence du poison dans leurs viscères. Enfin un seul moyen nous a paru capable de remédier à ces terribles accidents, c'est le patronage de la peinture au blant de zinc par l'autorité. Il suffirait de circonscrire à l'emploi de cette substance les adjudications de la peinture des édifites publics, laissant d'ailleurs les particuliers libres de leur choix dans la peinture de leurs appartements. (Commissaires, MM. Rayer, Grisolle et Chevallier.) TRAITEMENT DE LA PHTHIsmE PULMONAIRE : EMPLoI DE LA vAPEUR D'IoDE. — M. CHARTRoULE lit sous ce titre un mémoire dont voici les conclusions : 1° L'emploi de l'iode administré sous disférentes formes peut avoir dans la curation des tubercules en général, et dans celle des tubercules des poumons en particulier, une grande utilité; il ne présente aucun inconvénient. 2° C'est vers les poumons qu'il est sur tout utile de porter ce médicament, dont l'extrême volatilité rend l'emploi facile. 5° L'usage de l'iode en vapeur n'exclu! pas celui de la teinture en friction et de l'iodure de potassium à l'intérieur.

4° On peut se servir avec avantage ct des appareils contenant de l'iode et des cigarettes contenant une certaine proportion de cette snbstance.

5° Il est préférable d'employer l'iode qot l'huile de foie de morue, car cette huile, dont le goût est détestable, est moins effcace que l'iode lui-même, auquel elle parait devoir ses propriétés curatives. 6° L'usage de l'iode n'exclut en rien celui d'un régime réparateur, de la respiration d'un air chaud et sec, en un mot, de tous les autres moyens qu'il peut être utile de prescrire aux phthisiques. NoUvEAU PRoCÉDÉ D'ABLATIoN DE LA LANGUE. — M. HUGUIER présente un malade auquel il a pratiqué l'ablation de la base de la langue affectée de cancer. Pour faciliter cette opération , qui sans cela eût eté probablement impossible, M. Huguier a eu l'idée de pratiquer une incision le long de la ligne médiane de la lèvre inférieure et du menton, de diviser le maxillaire par un trait de scie et d'en écarter les fragments, de manière à ouvrir momentanément une large brèche, à travers laquelle les manœuvres nécessaires pour l'amputation en question furent exécutées avec une grande facilité. Les parties se sont rejointes et il ne reste aujourd'hui d'autre trace de cette opération qu'une cicatrice linéaire sur la partie médiane de la lèvre et du menton. REsECTIoN DU CoUDE AvEC CoNsERvATIoN BE ToUs LEs MoUvEMENTs. — M. MAIsoNNEUvE présente une femme chez laquelle il a pratiqué la résection du coude pour une tumeur blanche de nature fongueuse. Malgré cette mutilation, l'avant-bras a conservé en grande partie sa mobilité, et cette femme exécute du côté opéré les mouvements de flexion, d'extension, de supination, avec presque autant de facilité que du côté sain.

Séance du 29 octobre.

GoITRE ET CRÉTINIsME. — M. FERRUs lit la première partie d'un mémoire sur le goître et le crétinisme; en voici des extraits :

Après avoir cherché à établir, par l'historique de la question et par une esquisse des traits généraux de l'histoire du goitre et du crétinisme, que cette affection a beaucoup perdu en fréquence et en intensité dans le Valais, où elle est endémique, bien que la composition chimique des eaux du terrain, à laquelle on en a attribué l'origine, n'ait point changé, l'honorable académicien résume en ces termes la description générale des crétins qu'il a eu l'occasion d'observer en 1857, dans l'hospice de Sion, qui leur est spécialement consacré :

La taille des crétins est communément très-petite. Parcourant, en 1815, les montagnes du Valais et de la Maurienne, j'en ai vu plusieurs chez lesquels elle n'excédait pas trois pieds : leurs jambes sont courtes

et proportionnellement très-grosses; leur ventre est proéminent, leur tête, à l'opposé de celle d'une partie des idiots, est presque toujours volumineuse, la face rétrécie, les pommettes saillantes; la peau du corps, en particulier du visage, est rugueuse, plissée; les yeux, remarquablement petits, sont enfoncés dans les orbites et cachés sous des paupières saillantes; les narines sont largement échancrées, les lèvres épaisses et pendantes, surtout l'inférieure, ainsi que la face, où se retrouvent les abajoues, remarquées chez certaines espèces d'animaux, et qui présente de nombreux rapports avec celle que les naturalistes ont attribuée à la race jaune ou mongolique; ils ont le visage sillonné, non de rides, qui supposent en général quelque activité musculaire, mais de plis flasques et profonds; leurs traits sont bouffis au lieu d'être accusés, et gardent jusqu'à un certain point la physionomie de l'enfance. Les sens des crétins sont d'ailleurs obtus et fréquemment incomplets. Quant à leurs instincts, ils demeurent vivaces, mais dépravés. La plupart de ces malheureux sont lascifs, gloutons, voleurs et adonnés à l'onanisme. On doit ajouter à cette réunion de signes caractéristiques, une dépression sus-orbitaire signalée par l'observation judicieuse de M. Cerise, et qui, à mon avis, leur est commune avee les idiots : un thorax étroit, une respiration rauque, sifflante, gutturale, une parole confuse, grimacée, convulsive, des membres sans ressort, presque sans usage, des organes génitaux entourés de poils courts et rares, d'une grosseur ou d'une exiguité insolites, un ventre tombant vers les cuisses, et une telle laxité des téguments qu'ils peuvent à peine soutenir les intestins dans la cavité abdominale. Ces parias de la nature rappellent, cn un mot, la forme humaine dans ses conditions les plus abjectes. Il faut noter, du reste, que ces caractères ne se présentent point, chez les crétines, d'une manière aussi générale. Trente de ces malheureuses, que j'ai examinées à l'hôpital de Sion, m'ont offert des types distincts. Dans l'un, identique à celui du crétin, taille ramassée, membres trapus, extrémités grossièrement sculptées, col court et gros, cràne volumineux, face plate et dure, joues molles et cellulaires, lèvres boursoufflées, rides profondes. Le second type, au contraire, se distinguait par l'élancement du tronc, la gracilité des membres, la flexibilité du col et la forme anguleuse du visage. La saillic de la bouche qui, dans le type précédent, se trouvait déterminée par la charnure des lèvres, reconnaissait ici pour cause le prolongement de l'os incisif supérieur, ce qui, joint à l'obliquité du front, à des rides convergentes aux commissures des lèvres et des paupières et à une chute légère des joues, rappelait involontairement les individus les plus élevés de l'ordre des quadrumanes. Les plus vieilles de ces femmes avaient les glandes mammaires atrophiées, les plus jeunes des seins petits et mous, mais non les mamelles volumineuses et tombantes que certains auteurs leur ont attribuées sans distinction. Une seule était remarquable par la longueur et la flaccidité de ces organes. Une exacte classification du crétinisme entraînerait des difficultés immenses et presque insurmontables, cette affection se rattachant à de nombreuses variétés qui commencent presqu'à l'état normal pour se terminer à l'existence purement végétative. Il importe d'ailleurs de remarquer que le crétinisme ne constitue point un fait pathologique simple, affectant un seul appareil, mais qu'il offre, au contraire, des groupes de symptômes qu'on ne rencontre jamais parfaitement isolés dans le même individu. On doit remarquer encore que tel crétin, physiquement affreux, n'est pas toujours parvenu à un état aussi avancé de dégradation morale. De cette description, M. Ferrus passe aux considérations topographiques qui se rattachent aux causes et à la nature du crétinisme. Cette affection, dit-il , revétant accidentellement une forme sporadique, s'est rencontrée dans les contrées et sous les altitudes les plus diverses : fait digne d'attention , et qui semblerait assigner à l'hérédité, dans le crétinisme, une part énorme et prépondérante. Endémique, il faut au crétinisme, pour se produire, certaines conditions de sol et de température, un concours de causes physiques plus ou moins appréciables. Cette réunion d'éléments se rencontre, surtout en Europe, dans les régions méridionales et occidentales.Chez nous la Bretagne, les Pyrénées, les bords du Rhin et le Jura français sont d'actifs centres pour le crétinisme endémique. C'est d'ailleurs sur les deux dernières provinces qu'ont porté mes observations. Plusieurs écrivains, Ramond entre autres, ont pensé que le crétinisme était perpétué par voie de transmission directe, et de génération en génération par descendancè d'une race qui n'existc plus.

Or, pour qu'une telle opinion reposât sur une base sérieuse, force serait tout d'abord d'admettre qu'une telle race a été bien nombreuse, puisque les vestiges s'en sont conservés dans les Alpes, en Suisse, dans les Pyrénées, sur les bords du Rhin, dans la forêt Noire, la Transylvanie, la Styrie, les monts Krapacks et dans une soule d'autres localités. Par quelle singulière coïncidence, d'ailleurs, les crétins de tous les pays eussent-ils élu domicile dans des lieux dont la configuration, les conditions géographiques et géologiques se trouvent présenter une identité constante?Ignore-ton, en outre, que les races transmettent leur caractère indélébile à tous les individus qui en sont issus, non sans doute que ces individus en offrent au même degré les caractères généraux, et surtout réunis ; mais aucun d'eux du moins n'est-il entièrement dépourvu de ces traits révélateurs qui sont le cachet des familles et le sceau de la race entière ? Telle n'est point la marche du crétinisme : on le voit, comme dans toutes les maladies où l'hérédité joue un grand rôle, s'attaquer isolément aux individus, sauter plusieurs générations, reparaître là où il avait sévi, frapper dans une famille un ou deux enfants dont les père et mère sont parfaitement sains de corps et d'esprit, et qui ont des frères et des sœurs entièrement exempts de cette infirmité. On ne peut donc pas retrouver dans les crétins les restes d'une race disparue. Au nombre des causes qui, par leur action isolée et directe ou par leur influence collective, nous semblent propres à engendrer cette affection, on a dû ranger l'hérédité, les conditions de l'acte générateur, le goître, la configuration du sol, l'absence ou la nature des vents, la direction des vallées, le voisinage des gorges montagneuses, la qualité des eaux, l'insalubrité des habitations, l'alimentation, l'abus des liqueurs spiritueuses, l'allaitement, la cohabitation pendant l'ivresse, l'onanisme, un mauvais système d'éducation physique et les habi tudes tant nationales que privées. Les obstacles apportés maintenant aux rapports sexuels, soit entre crétins, soit entre la population valide et ces malheureux, ne permettent point d'apprécier d'une manière aussi exacte qu'on aurait pu le faire autrefois l'influence de l'hérédité; il reste démontré pourtant que des parents crétins n'ont jamais que par exception des enfants pleinement intelligents. Presque toujours le père transmet au fils une emo preinte plus marquée de crétinisme. Les bègues ou les individus congénitalement privés de quelques-uns de leurs sens, sont aptes également à engendrer des crétins, et les prédispositions héréditaires cessent d'être l'objet d'un doute, quand on remarque que beaucoup d'enfants apportent en naissant les traits caractéristiques du crétinisme. Quant aux conditions atmosphériques et telluriques des localités, certaines vérités générales acquises ne permettent pas de mettre en doute l'influence ou salutaire ou nuisible qu'elles exercent sur l'organisation humaine. L'humidité est une des causes les plus actives dans le Valais et les Pyrénées. On voit, en remontant la vallée du Rhône, que ce fleuve, dont les débordements sont surtout fréquents en été, par suite de la fonte des neiges, envahit les terres et force certaines cultures à se réfugier sur la montagne. Le sol, en plusieurs lieux, se trouve recouvert d'eaux croupissantes que le Rhône abandonnc en rentrant dans son lit, etc. : d'où il résulte des effluves marécageuses qui déterminent des fièvres intermittentes, dont la fréquence coïncide, en certaines localités , avec celle du crétinisme. Toutes choses égales d'ailleurs , la différence de hauteur des lieux apporte des diversités sensibles dans l'intensité de cette affection. Ce fait est tellement connu dans le Valais, qu'on y attribue la décroissance du crétinisme à l'habitude, beaucoup plus fréquente parmi les paysannes, d'aller habiter la montagne pendant leur grossesse, ou d'y porter les nourrissons prédisposés à cette maladie. Une hygiène mieux entendue des localités a, dans ces dernières années, contribué à ce résultat. Ainsi, à Sion, bâti en amphithéâtre du sud au nord, la partie la plus haute se compose d'habitations salubres occupées par une population saine et valide. Malheureusement les plans inférieurs sont recouverts de maisons humides, obscures, que séparent des rues étroites et qu'habitent des individus chétifs et pauvres. Des observateurs, non sans quelque hésitation toutefois, ont attribué le crétinisme du Tyrol à la crudité des eaux, à l'abstinence de vin et à l'usage d'un pain dans lequel entrerait abondamment la graine de pavot, etc. Quelques auteurs ont paru donner une place importante dans cette étiologie à la polenta, aux pommes de terre et aux autres aliments peu nutritifs et peu excitants dont se nourrissent les populations pauvres du Valais. Loin de méconnaître l'influence de l'alimentation sur les facultés physiques et morales de l'homme,

je n'ai point hésité à déclarer, dans un travail antérieur sur les maladies endémiques, qu'une alimentation constamment uniforme pouvait faire prédominer dans un pays et y rendre permanentes certaines affections. Toutefois, en ce qui se rapporte au crétinisme , mes recherches personnelles sur l'alimentation ont été assez nombreuses et me semblent assez décisives pour considérer son influence comme très-secondaire, la majeure partie de nos paysans les plus sains et les mieux constitués n'étant guère mieux nourris que ceux du Valais. Les vices de l'alimentation sont d'ailleurs, de toutes les causes morbifiques, celle dont l'habitude peut le plus sûrement atténuer l'effet; il est infiniment plus difficile de vivre dans un air vicié, même avec de bons aliments, que dans une atmosphère pure avec les plus grossiers légumes. Saussure, Fodéré et M. de Rambuteau, alors qu'il était préfet du Valais, ont pensé avec raison, selon moi, qu'on ne devait pas attribuer une sensible influence à la qualité des eaux résultant de la fonte des neiges et des glaciers; car les habitants des hauteurs sont moins favorisés, sous ce rapport, que ceux de la vallée : ils font un usage habituel de ces eaux et n'ont pourtant pas de crétins. Enfin, de l'examen du crétinisme dans les Pyrénées, M. Ferrus est conduit à formuler cette proposition que la nature et la qualité des eaux semblent avoir une influence marquée sur la production du goître et du crétinisme, sans qu'il soit permis pourtant, à l'exemple de M. Grange, d'en faire la cause unique de ces maladies. NÉCEssITÉ DE L'ExTRACTIoN DEs coRPs ÉTRANGERs DANs LE TRAITEMENT DEs PLAIEs PAR ARMEs A FEU. — M. HUTIN dépose un mémoire sur la nécessité d'extraire les corps étrangers et les esquilles dans le traitement des plaies par armes à feu. Les communications faites à l'Académie à la suite des événements de juin 1848 , n'ont pas amené, dit l'auteur, les discussions que l'on eût désiré voir surgir ; elles ont laissé en litige la question si importante de l'extraction. Des hommes célèbres la recommandent, tandis que d'autres non moins illustres la proscrivent; en sorte qu'au moment d'agir le chirurgien reste indécis, quand une expérience personnelle ne guide pas son raisonnement et sa main. J'ai voulu établir par des faits cliniques les dangers de la non-extraction. Convaincu qu'en médecine on doit procéder par démonstration et non par assertion,j'ai réuni une centaine d'observations qui forment la base de ce travail trop volumineux pour être lu en séance. (Commissaires : MM. Bégin et Gimelle.) RÉsECTIoN PARTIELLE DU MAxILLAIRE sUPÉRIEUR , sANs INcIsIoN A LA PEAU. — M. MAIsoNNEUvE présente une jeune fille sur laquelle il a enlevé sans incision extérieure les os maxillaires supérieurs. Le résultat de l'opération est concluant, puisque la malade est guérie depuis un an.

Société des Soiences médicales et naturelles de Bruxelles.

Bulletin de la séance du 4 novembre 1850.

Président ; M. DELsTANCHE. Secrétaire : M. HENRIETTE.

Sont présents : MM. Van den Corput, Leroy, Pigeolet, Henriette, Delstanche, Gripekoven, Bougard, Joly, Dieudonné et Mouremans.

Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté.

Ouvrages présentés :

1. Les pharmaciens belges et les récompenses du gouvernement. — L'Académie royale de médecine de Belgique et le rob de Laffecteur. Anvers, 1850, br. in-8°. 2 à 25. Divers journaux de médecine et recueils scientifiques périodiques. M. Pigeolet, tant en son nom qu'en celui de M. Joly, donne lecture d'un rapport sur un travail manuscrit de M. le docteur Martin, intitulé : Tumeur abdominale de nature douteuse ; engorgement chronique du foie et de la rate. La commission conclut au renvoi de ce travail au Comité de publication. — Adopté. M. Mouremans, en son nom et en celui de MM. Delstanche et Joly, donne lecture d'un long rapport sur une brochure de M.

le docteur Dresse, de Liége, intitulée : Intérêts sociaux, devoir du corps médical de prendre part à la politique, aux questions sociales et à l'élaboration des lois, ou mission générule du corps médieal. Une discussion s'engage sur ce rapport ; plusieurs membres, avant de voter sur les conclusions, expriment le désir de prendre connaissance du rapport et de la brochure de M. Dresse. M. Dieudonné insiste pour que l'assemblée prenne des conclusions formelles, par la raison que la Société de médecine de Liége a invité la Compagnie à lui faire connaître si elle adhérait aux principes posés par M. Dresse dans sa brochure. Dans tous les cas, il ne pense pas que la Société doive se prononcer d'une manière catégorique sur les propositions contenues dans cette brochure, parce qu'elle n'a pas l'habitude de s'occuper de questions politiques ou sociales, mais bien de science; il demande donc que la commission veuille bien rédiger ses conclusions dans ce sens. M. Joly appuie la proposition de M. Dieudonné : la commission dont il fait partie formulera des conclusions dans le sens indiqué par l'honorable membre. La proposition de M. Dieudonné étant mise aux voix est adoptée à l'unanimité. M. Joly, tant en son nom qu'au nom de MM. Mouremans et Leroy, donne lecture d'un rapport sur un travail manuserit présenté par M. le docteur D'Harveng, d'Ecaussines-d'Enghien, sous le titre de : Observation d'un cas remarquable de calcul intestinal. Les conclusions sont d'adresser des remerciments à l'auteur, de lui conférer le titre de membre correspondant et de publier son travail dans le journal de la Société. Ces conclusions sont adoptéesM. Pigeolet donne ensuite lecture d'une notice bibliographique sur un opuscule du docteur Trompeo, intitulé : Regie terme d'Acqui. — L'assemblée ordonne l'insertion de cette notice dans son journal.

AVIS. — Nous continuerons dans nos prochains cahiers la Relation médico-légale de

l'assassinat de la comtesse de Gœrlitz et les Lettres si intéressantes de M. Ricord sur la syphilis. Nous publierons aussi le discours que M. le docteur Didot a lu à l'Académie sur

le secret en médecine et dont la reproduction nous a été demandée par plusieurs confrères.

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