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qui font de vains efforts pour uriner, sans tômes. Le 19, le spahis de la tente où était qu'on ait pu, jusqu'à ce jour, donner de ce mort l'étranger fut atteint, ainsi que son fait une explication satisfaisante. On était jeune fils; ils moururent tous les deux le porté à croire que cette turgescence du 20. Des ordres furent aussitôt donnés pour gland devait être comparée à l'état de plé- que les tentes fussent éparpillées dans la nitude où se trouve l'ensemble du système plaine, à une centaine de mètres les unes veineux lorsqu'un effort quelconque en. des autres. Chaque famille fit dans l'intétrave l'aspiration du sang des veines par rieur des fumigations de soufre ; depuis ce les organes thoraciques.

moment aucun nouveau cas ne s'est maniOn pouvait encore l'attribuer à une ir- festé. (Commiss. du choléra.) ritation sympathique.

AMAUROSE NÉPHRÉTIQUE. — M. LANDOUZY Voici, je crois, comment on peut expli- annonce l'envoi d'un deuxième mémoire quer ce phénomène :

sur l'amaurose néphrétique, qui se termine Sous l'influence de l'irritation de la par les conclusions suivantes : membrane muqueuse urethrale, le muscle

40 Les troubles de la vue sont un sympbulbo-caverneux se contracte, et pressant tôme presque constant de la maladie de le bulbe, il pousse le sang vers le gland et Bright. l'y maintient tant que dure sa contraction. 2o Ces troubles constituent une nouvelle

Voici une autre application du fait phy- espèce d'amaurose, qu'on peut appeler nésiologique que je viens de signaler à l'Aca- phrétique ou albumineuse. démie : tout le monde sait que, dans les ré- 3. L'amaurose néphrétique ne peut être trécissements avec inflammation chronique attribuée à la détérioration des forces. de la membrane muqueuse urethrale, les 4. Elle annonce souvent la maladie avant malades, lorsqu'ils pissent, laissent tomber l'invasion des autres accidents pathognomodans leur culotte quelques gouttes d'urine niques. qui séjournent dans le canal de l'urethre 5° Elle parait, disparait et revient, sans tant que la verge est dans une position ho- suivre exactement les phases du dépôt alburizontale. Eh bien ! l'explication de ce fait mineux des urines et de l'ædėme. nous semble une conséquence naturelle de 6° Elle doit porter à considérer la néce que nous avons dit plus haut. N'est-il phrite albumineuse comme le résultat pas évident, en effet, que la membrane d'une altération du système nerveux ganmuqueuse, venant à s'épaissir et à s'indu- glionnaire. rer, offre une résistance insurmontable à la TRAITEMENT DE LA PATHISIE : NOUVEAU pression par laquelle le sang du bulbe tend SIGNE OBTENU PAR L'AUSCULTATION; STÉTHOSà mettre en contact les deux parois oppo- cope DIFFÉRENTIEL. M. GRISOLLE lit, en sées du canal de l'urethre,

son nom et en celui de MM. Louis et Patis

sier, un rapport sur un mémoire de M. le Séance du 15 octobre.

docteur Goin, relatif à l'inhalation du gaz

acide carbonique dans le traitement de la CONTAGION DU CHOLÉRA. M. le docteur phthisie, à un signe nouveau d'auscultation BRUARD, chirurgien-major de spahis , pour reconnaitre la présence des tubercules adresse de Blidah la relation du fait sui- latents, et à un stéthoscope différentiel. vant, qui lui paraît militer en faveur de la Dans ce travail, l'auteur a eu spécialecontagion du choléra.

ment pour but de démontrer l'efficacité des Dans le mois de septembre 1850, le cho- inspirations de gaz acide carbonique dans léra épidémique existait sur un assez grand le traitement de la phthisie pulmonaire. Il nombre de points de l'Algérie; Blidah et a indiqué ensuite un signe d'auscultation ses environs en étaient exempts. A deux propre, suivant lui, à faire reconnaitre les lieues de Blidah, dans la plaine de Mitidja, tubercules commençants, et peut-être même trente spahis avec leurs familles étaient la prédisposition à la maladie; enfin il a établis sous la lente, réunis en smala. Le proposé un nouveau stéthoscope qu'il 17 septembre, un Arabe étranger, venant nomme différentiel. du côté de Milianah, où le choléra régnait, D'après M. Goin, l'acide carbonique voreçut l'hospitalité dans la tente de nos spa- lontairement inspiré par la bouche seulebis. La famille était composée du spahis, ment, ne serait pas délétère et ne comprode sa femme et d'un fils de 12 ans. L'étran- mettrait pas même l'hématose, mais il ger mourut dans la nuit, après avoir déterminerait une excitation particulière du éprouvé de la diarrhée et des vomissements poumon , il imprimerait une activité plus très-forts, des crampes, un froid général et grande au jeu pulmonaire, et cette espèce une cyanose bien marquée. Le 18, une de gymnastique aurait pour effet ordinaire femme de la lente voisine fut atteinte et l'élimination et même la résorption du promourut rapidement avec les mêmes symp- duit morbide.

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M. le rapporteur, après avoir analysé les séquent révéler une prédisposition à la faits que l'auteur rapporte à l'appui de cette phthisie, ni surtout la présence de tuberpremière proposition, conclut en disant cules dans le parenchyme pulmonaire. que rien, dans le travail de M. Goin, ne Enfin, le stéthoscope différentiel de M. démontre que les inhalations de gaz acide Goin se compose de trois cônes creux,

deux carbonique combinées ou non à l'usage in- plus petits qui se placent symétriquement térieur des eaux gazeuses , aient quelque sur les parties de la poitrine que l'on veut utilité dans le traitement de la phthisie. On explorer; le troisième, plus grand, sert à comprend pourtant, ajoute M. Grisolle, contenir le pavillon de l'oreille. Du somque l'emploi des boissons gazeuses puisse, met des deux petits cônes partent deux ludans certains cas , être utile en réveillant bes en caoutchouc qui viennent se fixer au l'activité des fonctions digestives, si souvent troisième. On peut, de cette manière, endiminuées ou éteintes dans le cours de la tendre simultanément les bruits qui se prophthisie; mais là se borne leur action. duisent des deux côtés correspondants de

Quant à la question de savoir si les ins. la poitrine, pirations d'acide carbonique ne sont jamais M. le rapporteur, après avoir signalé les nuisibles, comme le prétend M. Goin, M. le inconvénients et le peu d'efficacité de cet rapporteur pense qu'il ne saurait être in- instrument, termine en ces termes : different pour personne et sortout pour un Quoique la commission n'ait pu adopter individu dont l'organisation est minée par aucune des conclusions proposées par une lésion grave, de suspendre l'hématose M. Goin dans son travail, clle n'en rend ou de la rendre de temps en temps assez pas moins entière justice au talent de l'auimparfaite pour exciter de l'orthopnée. Il leur et à son zèle. Elle propose donc d'écrire considère donc que proclamer avec M. une lettre de remerciments à ce médecin, Goin, d'une manière absolue, l'innocuité du et de déposer son mémoire dans les argaz acide carbonique, c'est émettre une chives. doctrine fausse et périlleuse.

M. PIORRY présente à cette occasion quelDans la deuxième partie de son travail, ques considérations sur des stéthoscopes l'auteur propose un signe d'auscullation imaginés dans un but analogue et qui ne propre à faire reconnaitre les tubercules à lui ont pas paru susceptibles d'une applical'état latent et même la simple prédispo- tion ulile. Il pense que celui de M. Goin ne silion à la maladie. Ce signe consisterait en sera pas plus heureux. Il appuie par conune crépitation plus ou moins nombreuse séquent les conclusions du rapport. qu'on percevrait au moment du réveil dans Ces conclusions sont mises aux voix et les premières inspirations, et qui disparaî- adoptées. trait bientôt pour se reproduire de nouveau ÉTIOLOGIE DE LA TUBERCULISATION EN GÉle lendemain après un sommeil prolongé et NÉRAL. — M. PIORRY lit le rapport suivant non interrompu. Suivant M. le rapporteur, sur un mémoire de M. le docteur Wanner le phénomène que M. Goin signale comme sur ce sujet. révélant la tuberculisation latente ou la M. le docteur Wanner ayant avancé il y prédisposition tuberculeuse, serait inexpli- a six ans cette opinion : que les substances cable dans cette hypothèse. Cependant ce calcaires sont la principale cause des tuberphénomène est réel, mais M. Goin lui a cules pulmonaires, a poursuivi cette idée, donné une valeur qu'il n'a pas. Voici com- et invoque à l'appui de sa manière de voir ment M. Grisolle en donne l'explication. que dans plusieurs parties de la Sologne ou

Les médecins qui ont la louable habitude le sol est entièrement composé jusqu'à la d'ausculter indistincleinent tous leurs mala- profondeur de 8 mètres de silice et d'aludes, constatent souvent, surtout à la partie mine, il n'y a pas rencontré de phthisiques, postérieure et inférieure des poumons, une de scrofuleux, ni même de calculeux. crépilation sèche et nombreuse qui ne se re- Les sels de chaux formeraient, suivant produit plus après la première ou la deuxiè- M. Wanner, les noyaux des tubercules, et me inspiration. Ce phénomène doit dépen- ceux-ci se rencontrent en abondance et plus dre de ce que, dans les inspirations pro- que dans d'autres contrées, dans les régions fondes que sont les malades qu'on ausculte, de la Sologne où de la chaus existe en l'air pénètre dans les vésicules qui, pendant grande proportion. le repos et le calme de la respiration, L'opinion empruntée par M. Wanner avétaient restées inactives ; le bruit insolite rait une grande importance hygiénique et que l'on entend lors de la pénétration de thérapeutique si elle était complétement l'air n'est pas à proprement parler un råle, démontrée. Malheureusement il ne nous a mais un simple bruit de déplissement des pas paru que les fails sur lesquels l'auteur cellules pulmonaires. C'est un acte pure. s'appuie pour la formuler soient assez nomment physiologique qui ne saurait par con- breux. Il nous a semblé que, pour établir

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une proposition de celle importance, il règnent à Cherbourg, à Rambouillet, à Re-
faudrait recueillir des relevés statistiques morantin, à Orléans, on rencontre de nom -
dans lesquels on présenterait des tableaux breux phthisiques dans ces diverses locali-
sur les habitants de chaque commune, sur tės. Or, dans ces mêmes pays, on trouve
son sol, sur le nombre des tuberculeux qui en abondance de la craie.
s'y trouvent, etc., et comparer exactement Ce ne seraient donc pas, suivant M.
ce que l'on observerait dans les localités à Wanner, les conditions qui donnent lieu
terrain argileux et dans les lieux où le sol aux fièvres intermittentes, ce n'est pas le
est calcaire.

miasme paludéen (éliose ou miasme des
Nous croyons donc devoir encourager les marais), ce n'est pas la splénie ou l'altéra-
recherches de M. Wanner sur ce sujet et tion du sang, soit primitive, soit consécu-
l'engager à les faire sur une grande échelle. live, en rapport avec cette lésion , qui
Il faut avouer du reste que des causes fort serait la cause du défaut de formation de
différentes de la présence ou de l'absence tubercules ou de phymogénésie, mais le dé-
des sels calcaires pourraient agir dans la faut de craie dans certains pays où règnent
production des tubercules chez les habi- des fièvres d'accès, qui expliquerait l'ab-
lanls de Sologne qui vivent sur des terrains sence de phymis qu'il affirme y avoir ren-
dans lesquels la chaux est abondante; telles contré.
sont les constructions très-insalubres de Le traitement que M. Wanner proposo
leurs demeures, l'état de pauvreté dans pour prévenir la formation de tubercules
lequel ils végètent, les privations qu'ils pulmonaires, consiste dans l'emploi des bi-
éprouvent, la mauvaise alimentation dont carbonates alcalins; mais il avoue que, chez
ils font usage.

les malades alteints de pneumophymie déDu reste, M. Wanner ne se dissimule clarée, les accidents marchaient plus vite, pas que de telles circonstances peuvent alors qu'il administrait des médicaments de contribuer au développement des tuber cette sorte. Il conseille aux phthisiques cules.

l'habitation de pays où la craie n'est pas L'auteur admet avec M. Cruveilhier et abondante ou même n'existe pas. Il citc avec beaucoup d'autres, que des molécules quelques faits, mais sans détails suffisants, solides inspirees, telles que des poussières à l'appui de l'utilité de ce moyen préserde farine, de charbon, de caillou , etc., vatif. La médication proposée par M. Wanpeuvent devenir le noyau de tubercules ; il ner contre la pneumophymie développée, cile même le cas curieux d'un ver qui se ne diffère pas, du reste, de celle qui est en serait introduit dans les poumons d'un général adoptée. Nous avons même éprouvé marsouin, et autour duquel se serait formé quelque surprise en voyant l'auteur emde la matière tuberculeuse.

ployer, dans la curation de la phthisię, le Nous partageons entièrement cette opi- lait, qui contient abondamment des sels nion, à laquelle nous avons depuis long- calcaires, qui est peu d'accord avec sa théotemps donné de l'extension : car pour nous rie étiologique. loute substance inorganisable, mucosités, S'il ne craignait de sortir du sujet qui sang altéré par le contact de l'air, pus, etc., est traité par M. Wanner, le rapporteur de séjournant dans les cellules pulmonaires et la commission que vous avez appelée à s'y introduisant, sont susceptibles, à la lon. vous rendre compte du travail de cet honogue, de devenir les points de départ de la rable médecin, aurait l'honneur de vous tuberculisation. Celle-ci est d'autant plus entretenir de l'action de l'iode en vapeur, facile que les puissances de la respiration en friction et à l'intérieur chez des gens sont plus faibles et que l'expectoration s'o- atteints de phthisie fort grave; il vous parpère avec plus de difficulté.

lerait de succès assez nombreux oblenus Nous nous élendrions davantage sur par cet agent médicamenteux; mais il croit celte manière de voir, nous établirions les plus convenable de mentiooner seulement faits nombreux sur lesquels elle repose, si aujourd'hui ces faits, et de ne vous les prénous n'avions pas surtout à vous parler du senter en détail que si vous le désirez. travail de M. Wanner. Ce médecin est En somme, nous vous proposons, Mes. loin d'adopter l'opinion de M. Boudin qui sicurs, d'adresser des remerciments à M. admet une sorte d'antagonisme entre les Wanner pour son travail, et de l'engager à phymis ou tubercules, et les affections in- recueillir des observations nombreuses , termittentes. S'il est vrai que dans les par- exactes, suivies de relevés statistiques, ci ties de la Sologne où le sol est argileux et cela dans le but d'appuyer sur des bases siliceux les habitants ont peu de tubercules solides l'opinion qu'il défend. et sont très-fréquemment atteints de fièvres Ces conclusions sont adoptées. d'accès tout au contraire, bien que celles-ci MALADIES DU FOIE.-M. MONNERET lit un

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travail intitulé : Description et valeur sé- même prix de vente la même quantité en meiotique de quelques symptômes des maladies poids couvre un tiers de plus en surface. du foie.

La fabrication n'entraine aucun des danDans ce mémoire, l'autenr étudie la fiè- gers qu'on observe dans les fabriques de vre et les hémorrhagies.

céruse, et les phénomènes morbides qu'elle Il a trouvé que la fièvre hépatique, c'est peut faire naitre sont d'an ordre tout difféà-dire affectant le type intermittent ou ré- rent, caractérisés par des troubles nerveux, mittent, existe « dans les congestions in- spécifiques, éphémères, sans gravité et in. flammatoires, dans la suppuration, dans le capables de causer la mort, ou par l'irritaramollissement phlegmasique du foie, dans tion du pharynx et des bronches par suite la phlébite de la veine porte et dans les de la poussière qui s'y introduit. phlegmasies de l'appareil d'excrétion bi.

C'est une substance très-usitée en médeliaire ; elle manque, au contraire, dans

cine, qu'on fait prendre même à des enfants l'ictère spasmodique, saturnin, dans l'hy. à 80 centigrammes par jour, et qu'on donne pertrophie simple, l'état gras, les kystes, sans inconvénient à des adultes, à la dose des indurations, les hydatides et le cancer. » de 8 à 6 grammes en vingt-quatre heures.

Les hémorrhagies ont été rencontrées Les préparalions de plomb, au contraire, par l'auteur « dans les congestions inflam- sont toutes dangereuses, quelle que puisse matoires accompagnées d'ictères, dans l'hy- être leur voie d'introduction dans l'éconopertrophie avec induration de tissu , dans mie et quelle que soit leur dose; qu'elles le cancer (plus fréquemment que dans toute pénètrent par la peau, par la muqueuse autre lésion), dans la phlébite de la veine pulmonaire, ou par la surface de l'intestin, porte, dans la cirrhose chronique avec atro- le résultat est le même et les cérusiers phie et induration. Ces hémorrhagies peu éprouvent des accidents douloureux et provent se faire par la plupart des tissus, longés, souvent suivis de mort, qui annonmais surtout dans le tube intestinal et ses cent d'une manière incontestable la prédépendances. Les hémorrhoides fuentes

sence du poison dans leurs viscères. ont avec les maladies du foie des rapports Enfin un seul moyen nous a paru capabien connus et indiqués par les anciens. ble de remédier à ces terribles accidents,

c'est le patronage de la peinture au blanc Séance du 22 octobre.

de zinc par l'autorité. Il suffirait de circonscrire à l'emploi de celte substance les

adjudications de la peinture des édifices FIÈVRE INTERMITTENTE : EMPLOI DE LA RA- publics , laissant d'ailleurs les particuliers CINE DE L'ADANSONIA DIGITATA.-M. BOUVIER libres de leur choix dans la peinture de communique, au nom de M. Chatin , une

leurs appartements. (Commissaires, MM. leltre qui lui a été adressée par M. Dermi. Rayer, Grisolle et Chevallier.) gny, pharmacien à Péronne, et dans la- TRAITEMENT DE LA PATHISIE PULMONAIRE : quelle l'auteur expose des faits relatifs à EMPLOI DE LA VAPEUR D'IODE. M. CHARl'administration de l'écorce d'adansonia di- TROULE lit sous ce titre un mémoire dont gitata comme fébrifuge, observés par le voici les conclusions : chirurgien-major du 39• de ligne et lui.

1° L'emploi de l'iode administré sous disDans ces faits au nombre de six l'écorce férentes formes peut avoir dans la curalion d'adansonia a complélemént échoué, tandis des tubercules en général, et dans celle des que le sulfale de quinine donné ensuite à

tubercules des poumons en particulier, une pleinement réussi.

grande utilité; il ne présente aucun inconHYGIÈNE PUBLIQUE : EMPLOI DE L'OXYDE DE

vénient. M. Bouchur, médecin

2° C'est vers les poumons qu'il est surdu bureau central des hôpitaux, lit un mémoire sur l'industrie et l'hygiène publique l'extrême volatilité rend l'emploi facile.

lout utile de porter ce médicament, dont de la peinture au blanc de zinc. Voici les conclusions qui résument ce tra

zu L'usage de l'iode en vapeur n'exclu! vail :

pas celui de la teinture en friction et de L'oxyde blanc de zinc est une substance l'iodure de potassium à l'intérieur. utile aux aris, qui forme la base d'une 4. On peut se servir avec avantage et peinture murale éclatante, solide et inalté des appareils contenant de l'iode et des cirable, infiniment supéricure à la peinture garelles contenant une certaine proportion au blanc de plomb.

de cette substance. La préparation en est facile, rapide et 5° Il est préférable d'employer l'iode que d'un prix égal à celle de la céruse. l'huile de foie de morue , car celle buile,

Son emploi est plus économique, car au dont le goût est détestable, est moins effi

.

ZINC EN PEINTURE.

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DE TOUS LES MOUVEMENTS.

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cace que l'iode lui-même, auquel elle pa- et proportionnellement très-grosses ; leur rait devoir ses propriétés curatives. ventre est proéminent, leur tête, à l'opposé

6. L'usage de l'iode n'exclut en rien ce- de celle d'une partie des idiots, est presque lui d'un régime réparateur , de la respira- toujours volumincuse, la face rétrécie, les tion d'un air chaud et sec, en un mot, de pommelles saillantes; la peau du corps, en tous les autres moyens qu'il peut ètre utile particulier du visage, est rugueuse, plissée; de prescrire aux phthisiques.

les yeux, remarquablement petits, sont enNOUVEAU PROCÉDÉ D'ABLATION DE LA LAN- foncés dans les orbites et cachés sous des GUE. -- M. Auguier présente un malade paupières saillantes; les narines sont larauquel il a pratiqué l'ablation de la base de gement échancrées, les lèvres épaisses et la langue affectée de cancer. Pour faciliter pendantes, surtout l'inférieure, ainsi que la . cette opération, qui sans cela cût elé pro. face, où se retrouvent les abajoues, remarbablement impossible, M. Huguier a eu quées chez certaines espèces d'animaux, et l'idée de pratiquer une incision le long de qui présente de nombreux rapports avec la ligne médiane de la lèvre inférieure et celle que les naturalistes ont attribuée à ladu menlon, de diviser le maxillaire

par race jaune ou mongolique ; ils ont le visage trait de scie et d'en écarter les fragments, sillonné, non de rides, qui supposent en de manière à ouvrir momentanément une général quelque activité musculaire , mais large brèche, à travers laquelle les maneu- de plis flasques et profonds; leurs traits vres nécessaires pour l'amputation en ques sont bouffis au lieu d'être accusés, et garlion furent exécutées avec une grande faci- dent jusqu'à un certain point la physiono, lité.

mie de l'enfance. Les parties se sont rejointes et il ne Les sens des crétins sont d'ailleurs obtus reste aujourd'hui d'autre trace de cette et fréquemment incomplets. Quant à leurs opération qu'une cicatrice linéaire sur la instincts, ils demeurent vivaces, mais deparlie médiane de la lèvre et du menton. pravés. La plupart de ces malheureux sont RESECTION DU COUDE AVEC CONSERVATION lascifs, gloutons, voleurs et adonnés à l'o

M. MAISON- nanisme. NEUVE présente une femme chez laquelle il On doit ajouter à celte réunion de signes

pratiqué la résection du coude pour une caractéristiques, une dépression sus-orbitumeur blanche de nature fongueuse. Mal- taire signalée par l'observation judicieuse gré cette mutilation, l'avant-bras a con- de M. Cerise, et qui, à mon avis, leur est servé en grande partie sa mobilité, et celle commune avec les idiols : un thorax étroit, femme exécute du côté opéré les mouve- une respiration rauque, sisante, gutturale, ments de flexion, d'extension, de supina- une parole confuse, grimacée, convulsive, tion, avec presque autant de facilité que du des membres sans ressort, presque sans côté sain.

usage, des organes genitaux entourés de

poils courts et rares, d'une grosseur ou Séance du 29 octobre.

d'une exiguilé insolites, un ventre tombant

vers les cuisses, et une telle laxité des léGOITRE ET CRÉTINISME. M. FERRUS lit guments qu'ils peuvent à peine soutenir les la première partie d'un mémoire sur le intestins dans la cavité abdominale. goitre et le crétinisme; en voici des extraits ; Ces parias de la nature rappellent, cn

Après avoir cherché à élablir, par l'his- un mot, la forme humaine dans ses conditorique de la question et par une esquisse tions les plus abjecles. des traits généraux de l'histoire du goître Il faut noter, du reste, que ces caractères et du crélinisme, que cette affection a beau- ne se présentent point, chez les crélines, coup perdu en fréquence et en intensité d'une manière aussi générale. Trente de dans le Valais, où elle est endémique, bien ces malheureuses, que j'ai examinées in que la composition chimique des eaux du l'hôpital de Sion, m'ont offert des types terrain, à laquelle on en a altribué l'ori- distincts. gine, n'ait point changé, l'honorable acadé. Dans l'un, identique à celui du crétin, micien résume en ces termes la description taille ramassée, membres trapus, extrémitisgénérale des crétins qu'il a eu l'occasion grossièrement sculplées, col court et gros, d'observer en 1837, dans l'hospice de Sion, crâne volumineux, face plale et dure, joues. qui leur est spécialement consacré : molles et cellulaires , lèvres boursoufflées,

La taille des crélins est communément rides profondes. très-petile. Parcourant, en 1813, les mon- Le second type, au contraire, se distintagnes du Valais et de la Maurienne, j'en ai guait par l'élancement du tronc, la gracir vu plusieurs chez lesquels elle n'excédait lité des inembres, la flexibilité du col et la pas trois pieds : leurs jambes sont courtes forme anguleuse du visage. La saillic de la

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