Images de page
PDF
ePub

21

DES

Nombre des
ménages de
chaque série.

ou non.

puée No 12

[ocr errors]

en

[ocr errors]

No 1. - PAROISSE DE SAINTue des Ar

qui en a si DATES RUES

Maitres

Qualité de

Qua
des
pauvres

l'air, sa dis- et qu: Roch, sont

de chaque
CONPOSANT LES SÉRIES.
VISITES.

tribution

de l' série.

suffisante

potahyres, dont

ée à l'état

M. Van
Décembre. Rue de la Coupe.

Bonne et

45 Tilborgh.

Bonn's maisons

suffisante. suffisa
4 Rue des Bateaux.

M. De
Décembre. » de la Noix de Faine. Hemptinne.

25 Id.

Id. et froide Marché aux Moules.

la famille, Rue des Chapeliers. Petite rue de la Violette. M.

Is montra Décembre. Sale Ruelle.

Dupont.

Id.

Id.
Marché aux Fromages.

fit gravir Rue d'une personne.

inte de 6 Impasse Canal de Louvain. Tete de beuf.

e pouvait Grande Place.

I coucher Allée des Roses.

Viciée
5 Marché aux Peaux.

M.
Décembre. Rue de la Fourche. Schuermans.

37

partie Id. Impasse Schudwel.

et

aler jusdes Veaux.

insuffisante Rue des Feuilles.

e absolu » du Cornet. Petite rue au Lait.

och sont Rue des Trois Pigeons.

ue Nuit-
6
du Balai.

M.
Décembre. » Porte d'Uccle.

quoique Allart.

29
Id.

Id.
Marché aux Poissons.

l'avons
aux Tripes.
Rue du Cabas.
7
>> des Morts.

M.
Bonne

ous veDécembre. » au Lait.

Crotheux.

10
et

Id.
» au Beurre.

suffisante.

illance Marché aux Poulets.

lus néRue du Cerfeuil.

les de» du Fer.

M.
7
» Middeleer.

Crotheux
Décembre. » des Pierres.

25 Id.
pour

Id.
Petite rue des Pierres. M. Crabbe.

Saint-
Impasse des Pierres.
Petite rue des Bouchers.

204

trouN° 2. PAROISSE DE SAINT-JACQUES SUR Ont,

à Rue Borgendael.

Bonne

molir » Caudenberg

et
» du Pépin.

suffisante.
28
Cour de l'Ange.

M.

Insuffisante Bonne
Novembre. Rue des Petits-Carmes. Palme. 30

et
» Verte.

suffisante. n de Namur.

Suffisante.

arait » des Aveugles.

des29 Rue des Armuriers.

M.

Mauvaise
Novembre. N. pairs de 2 à 24.
Nollen. 34

"imet insuffis.

Id. Malpr

eux
29
Novembre,

N. pairs de 26 à suivants. M.
N. impairs de 25 à suiv. Van Veersen. 19

Id.

Id.
10 In.
Décembre.
N. impairs de 1 à 23.

M.
Impasse do (von.

PI
g. Toutes les maisons d

bwi sunt privées de sorte que la pompe publique qui se trouve dans cette rue ne peut

e fai

i une

Printa

Même rue.

[ocr errors]

Même rue.

[ocr errors]

20

autres par leurs

La maison N cour est un cloa nation par suite manent d'infect décombres, car intérieures. 11 les réparations

L. c. La plus dans les sàcheu ral, L. b, ci-de distinguent par le mailre des p

L. d. La mi réunisse toules sans air ni lum Jeurs. 3 enfants est dans le plus

L'impasse du nouvelé, serait nenle, en pers laquelle elle es

L. e. Les ha née privés d'ea assuré, et de la

Les maisons giéniques; la d dans le plus g l'étançonner; plafonds sont comple plus d vent entassés demeures don assainissement

Dans la rue ment ou à peu scurs, à latrine et vivant dans quer par lous

Toute cette r ruelles étrois cipaux, bâtimer

[ocr errors]

's deux couloirs et en perçant la communication dont à l'occasion de l'impasse du Cygne, L. d. Cette

nous v

percée qui mettrait la rue des Carrières en rapport direct avec la rue des Armuriers serait aussi fort utile à l'assainissement de cette dernière qui en a si grand besoin.

L. f. Les No. 6 et 8 de l'impasse si bien surnommée trou de Saint-Roch, sont deux assemblages de demeures encombrées par 14 ménages pauvres, dont plusieurs croupissa: t dans la saleté et sur de la paille en partie passée à l'état de fumier, constituent autant de foyers d'infection. Bien d'autres maisons encore de cette impasse sont mauvaises et mal disposées ; celle marquée No 12 se distingue entre toutes : là, après avoir visité la chambre humide et froide du rez-de-chaussée et nous ètre informé du lieu où couchait toute la famille, puisque nous ne voyions aucun vestige de lit ou de paillasse, on nous montra une pelile lucarne au-dessus de la porte de la chambre; on nous fit gravir quelques marches dégradées et nous élions à l'entrée d'une soupente de 6 pieds carrés sur 4 de hauteur, n'ayant d'autre jour et d'air que ce que pouvait lui en fournir la petite lucarne, et servant cependant de chambre à coucher au père, à la mère et à quatre enfants !

Un vice capital et que nous avons eu rarement l'occasion de signaler jusqu'à présent, se rencontre dans celte triste localité. C'est le manque absolu d'eau, soit de source, soit de pluie. Les habitants de l'impasse Saint-Roch sont obligés, la plupart du temps, d'aller en chercher à la pompe de la rue Nuitet-Jour; car celle de la rue des Trois-Têtes, un peu plus voisine, quoique encore bien éloignée, se trouve souvent hors d'état, ainsi que nous l'avons déjà fait observer.

Malgré toutes les conditions défavorables de cette localilé, et dont nous venons de signaler les principales, il est remarquable combien la surveillance active du maitre des pauvres de cette série, habilée par la classe la plus nėcessileuse, a pu obtenir de propreté chez ceux de ses habitants dont les demeures pouvaient s'y prêter.

Nous venons de voir combien l'aération est vicieuse dans le trou SaintRoch. Il serait cependant facile de corriger beaucoup ce vice, si on ne le faisait complétement disparailre, et voici comment : entre les N 6 et 8 se trouvent deux murs séparés par une ruelle fermée, de nul usage, appartenant, à ce qu'il parait, à la ville et encombrée d'immondices. Il s'agirait de démolir ces murs,

ainsi que la voûte qui conduit au No 8, el l'on obliendrait ainsi une circulation d'air bien plus large. Une ventilation continue et fort avantageuse pourrait aussi peul-être s'établir en ouvrant le passage qui me parait exister au fond de l'impasse et se diriger vers la rue des Sols. Ensuite, la descenle vers la rue des Carrières, espèce d'escalier constamment inondé d'immondices et en fort mauvais état d'entretien, devrait être réparée et mieux eplretenue. Enfin, une pompe , à élablir, compléterait, avec les réparations auxquelles les propriétaires des maisons seraient obligés, les améliorations possibles de cet endroit si insalubre.

L. g. Toutes les maisons de la rue Nuit et Jour sont privées de pompe, de sorte que la pompe publique qui se trouve dans celte rue ne peut suffire à la

nombreuse populalion qui l'occupe, d'autant plus qu'elle est fort souvent mise à contribution par

les

pauvres du trou Saint-Roch qui n'ont pas d'eau du lout. La plupart des demeures de la même rue n'ont point de cours et sont encla-vées entre d'autres bâtiments, disposition qui est des plus vicieuses. Elle empêche notamment l'ouverture de fenêlres qui devraient être percées dans des murs mitoyens et donneraient direclement chez les voisins. De là nécessairement défaut de lumière, d'air et de ventilation. Enfin, les lieux d'aisance, presque parlout placés sous les escaliers, viennent par leurs émanations concentrées augmenter encore l'insalubrité.

Les maisons No. 6, 19, 25, 33 et 35, méritent plus particulièrement d'être signalées, car elles sont les plus vicieuses. Au défaut de cours, de caves, d'air, de lumière, viennent se joindre le plus grand délabrement, des constructions des plus mauvaises, telles qu'escaliers sombres, lortueux, lipissant par des échelles conduisant à de mauvaises mansardes sous les tuiles et cependant habilées; enfin des latrines infectes placées au premier étage sur de pelils paJiers sans air ni jour contre des chambres dont elles ne sont séparées que par une cloison en planches et qui cependant sont habitées par des ménages enliers. Ainsi aux No. 33 et 35, toutes ces masures devraient élre fermées et condamnées complétement, car ce sont de vrais cloaques encombrés d'habitants et formant des foyers d'infection d'autant plus dangereux qu'ils se trouvent dans un des centres les plus populeux de la ville.

L'impasse dite Allée des Radis exige aussi une mention particulière. Unecour mal pavée où, à défaut d'un bon égoul, croupit toujours de l'eau sale, une latrine dégoûtanle qui s'y trouve, entretiennent un état permanent d'humidité et d'émanations miasmatiques, puanles, qui infectent les trois demeures principales de celle impasse.

Il est impossible de rencontrer ailleurs plus de causes d'insalubrité réunies et ce cloaque est cependant habité par 40 individus au moins, dont huit sont parfois entassés dans le même réduit ! Il constitue avec la rue Nuit et Jour, que nous venons de parcourir, l'une des localités les plus malsaines de la paroisse.

Pour améliorer cette série dont la position centrale mérite la plus grande atleotion, il n'y aurait d'autre moyen, me parait-il, que d'abattre au moins toutes les maisons d'un des côtés de la rue Nuit el Jour, et de préférence les numéros impairs.

Il serait cependant bien préférable encore de voir s'élablir une large communication entre le carrefour de la rue de la Pullerie et la rue de l'ImpéraIrice par la démolition des deux rangées de maisons de la rue Nuit et Jour.

Je ne puis oublier de signaler ici le zèle de M. le maitre des pauvres de cette triste série, dont l'activité et la surveillance lullent en vain contre les obstacles insurmontables qui s'opposent à l'entretien de la propreté chez les malheureux confiés à ses soins. Il m'a remis un tableau indiquant la plupart des vices qu'il avait remarqués depuis longtemps dans sa série et que je viens de vous dénoncer, après en avoir vérifié, avec lui, l'exactitude.

Il m'a communiqué également, comme renseignement utile, les noms et les dresses des propriétaires des plus mauvaises habitations de la série sous le apport de leur entretien. Ce sont les suivants :

Rue Nuit et Jour, n° 6, propriétaire M. Coulon, demeurant même rue.

Même rue, no 19, propriétaire M. Fr. Van Haelen, marchand de briques, hors la porte Louise.

Même rue, no 25, propriétaire M. Myhout, plombier, demeurant au coin de la place des Wallons.

Même rue (impasse du Radis), no 27, propriétaire Mme V. Herman, rue des Vaches.

Même rue, no 33, propriétaire Mme Ve Klerckx, rue du Nord.
Même rue, no 35, Mme V. Coulon, rue de la Régence.

L. h. La plupart des demeures de celle série n'offrent point de prise à la critique; celles des no 6 et 9 de la rue des Sols sont exceptées. Toutes deux sont humides, mal éclairées, mal aérées, trop encombrées d'habitants. La première est composée de 15 chambres qui sont habitées par autant de ménages. La seconde, également trop habitée, nous a offert dès son entrée deux conduits de latrines en si mauvais état qu'ils laissent suinter une partie des malières qu'ils contiennent et ajoutent ainsi à l'infection de cette localité déjà trop insalubre par une foule d'autres causes.

L. i. Tous les ménages de cette série, dont le plus grand nombre habitent deux chambres, sont propres et bien tenus. La seule demeure du maréchal Hancquart, vieillard asthmatique de 70 ans, logé au n° 9, s'écarte de cette règle générale. Toute la famille de cet artisan, n'ayant d'autre réduit qu'un alelier de forge placé au fond d'une petite cour, humide et mal aérée, grimpe le soir sur une échelle fort dangereuse pour aller se blottir la nuit dans une de ces soupentes sans élévation, sans air et obscures comme nous en avons déjà signalé quelques-unes.

Les rez-de-chaussée des autres maisons de cette rue sont, du reste, lous humides, et il n'est pas étonnant que les enfants scrofuleux et rachitiques y dominent comme dans les autres localités du même genre. Une ventilation permanente en perçant, si possible, une communication avec la rue Neuve du Pépin, améliorerait considérablement les habitations multipliées de celle étroite ruelle où se presse une nombreuse population pauvre.

CONCLUSION ET CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.

Il résulte de la revue que nous venons de faire des quartiers et des demeures de la classe indigente des trois paroisses que j'ai desservies en 1848 comme médecin des pauvres.

1° Que c'est dans la paroisse de Notre-Dame de Finisterre el puis dans celle de St-Jacques-sur-Caudenberg, que se rencontrent les plus nombreuses et les plus graves infractions aux règles hygiéniques et à celles d'une bonne police médicale ;

« PrécédentContinuer »