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et il se dépose immédiatement une poudre brun foncé qui devient d'un beau rouge par le refroidissement, et qui renferme de l'iodure mercurique et de l'iodure cuivreux. Le caractère saillant de ce composé, en suspension dans l'eau ou desséché, est de devenir de plus en plus foncé lorsqu'on le chauffe, pour reprendre sa couleur rouge par refroidissement, sans qu'il subisse d'altération par ces changements successifs de température.

M. Meusel considère ce corps comme un mélange de deux iodures. Nous pensons, au contraire, qu'il constitue une combinaison bien définie. La couleur de cet iodure à froid est plus foncée que celle de l'iodure mercurique, et il est difficile de concevoir qu'un mélange d'iodure rouge de mercure et d'un iodure aussi peu coloré que l'iodure cuivreux puisse être plus foncé que l'iodure mercurique. Bien plus, l'iodure mercurio cuivreux, traité à froid par l'iodure de potassium, n'est décomposé que très-lentemeut, et l'on sait pourtant avec quelle facilité l'iodure de potassium dissout l'iodure mercurique. Si l'on chauffe, au contraire, l'iodure mercurique se dissout et il reste de l'iodure cuivreux.

Soumis à l'analyse, l'iodomercurate cuivreux nous a donné des résultats s'accordant assez bien avec la formule Hg (Cu2)/*, correspondant à celle de l'iodomercurate de potassium en dissolution dans l'eau. L'analyse a été faite en décomposant l'iodure par une lame de zinc, précipitant la liqueur filtrée par l'azotate d'argent, et redissolvant les métaux dans l'acide nitrique; le mcrcure a été séparé du cuivre soit en le précipitant à l'état de calomel, soit en traitant les sulfures par l'acide azotique, qui ne dissout que le sulfure de cuivre. En outre, on a déterminé la quantité d'iodure mercureux restant après l'action de l'iodure de potassium à l'ébullition. La formule HgCa24 exige 45,56 % d'iodure cuivreux, et nous avons obtenu 46,4.

Ce qui nous porte encore à croire qu'il y a réellement combinaison, c'est que lorsqu'on traite cet iodure par l'ammoniaque, on obtient deux espèces de cristaux, renfermant l'une et l'autre du mercure et du cuivre. Lorsqu'on fait bouillir l'iodomercurate cuivreux avec l'ammoniaque, on obtient une solution bleue et un liquide brun très-dense qui se prend en masse par un faible abaissement de température. La liqueur bleue filtrée laisse déposer par le refroidissement de longues aiguilles bleues

qui sont un composé ammoniacal d'iodure mercurio-cuivrique; la formation d'un composé cuivrique s'explique facilement par la mise en liberté de mercure métallique qui reste mélangé à la masse fondue. Nous n'avons pas encore achevé l'étude de ce composé ammoniacal, étude rendue difficile par la présence presque constante des cristaux suivants.

La masse fondue, reprise par de l'eau bouillante légèrement ammoniacale, fournit des cristaux verts renfermant également du mercure et du cuivre, mais ce dernier à l'état de couperose. Ces cristaux verts paraissent être simplement un produit de l'addition de l'ammoniaque à l'iodure mercurio-cuivreux. En effet, exposés à l'air ou traités par un acide, ils reproduisent l'iodure double rouge à bid, brun noir à chaud, qui leur a donné naissance, et cela sans perdre l'iode. Les cristaux bleus, au contraire, qui se transforment aussi en iodure double par la dessiccation à chaud, perdent de l'iode avant même d'avoir perdu toute leur ammoniaque. (Journ. des connaiss. médic. et pharmac.)

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Les fragments de cette substance que j'ai l'honneur de présenter à l'Académie, proviennent d'un calcul que M.Cruveilhier fils, professeur à la Faculté de médecine de Paris, m'a récemment prié d'analyser. Ce calcul se composait d'une couche superficielle, formée de phosphate de chaux mélangé de phosphate ammoniaco-magnésien, de 1 millimètre d'épaisseur seulcment; d'une seconde couche, aussi mince que la précédente, composée d'oxalate de chaux; et enfin d'une dernière couche, constituant la masse du calcul, formée de xanthine associée à une petite proportion d'urate de chaux.

Cette couche de xanthine est formée d'une masse amorphe de couleur brun can

nelle, qui acquiert l'éclat de la cire quand on la frotte avec un corps dur. Il a été facile de constater sur elle tous les caractères de cette substance. Sa dissolution dans l'acide chlorhydrique a fourni, par évaporation lente, de magnifiques cristaux de chlorhydrate de xanthine en lames hexagonales.

Le moyen généralement indiqué pour chercher la xanthine, consiste à soumettre un fragment de la masse à analyser à l'action successive de l'acide nitrique et de l'ammoniaque. Si le calcul contient de l'acide urique, il se manifeste une belle couleur rouge, due à la formation de la murexide; s'il contient de la xanthine, il se produit une coloration jaune.

Ce caractère différentiel est excellent quand la xanthine est pure, mais quand elle est mélangée d'acide urique ou d'urates, substance qu'il est bien rare de ne pas rencontrer dans les calculs, il perd toute valeur. La coloration rouge due à la présence d'une proportion d'acide urique, même très-minime, masque complètement, en effet, la coloration jaune que produirait la xanthine. C'est peut-être même pour cette raison que xanthine, substance relativement commune dans l'économie, n'a été que si rarement constatée dans les calculs.

Le moyen que j'ai mis en usage pour séparer l'acide urique de la xanthine, est fort simple: il est fondé sur la solubilité de la xanthine dans l'acide chlorhydrique, et sur l'insolubilité de l'acide urique dans le même liquide. Il suffit, dès lors, pour obtenir la séparation des deux corps, de faire bouillir avec de l'acide chlorhydrique un fragment de calcul réduit en poudre, puis de filtrer le mélange. La partie insoluble se compose d'acide urique; la partie dissoute, de xanthine. On peut alors trèsfacilement constater la nature de ces deux substances, par leurs réactions.

(Journal de pharmacie et de chimie.)

Recherches sur la formation de l'acide

gallique; par M. SACC. Depuis les travaux de Pelouze on admet que l'acide gallique a la formule C'HI3O3,HO, et qu'il dérive de l'acide tannique par simple dédoublement, avec formation de sucre, en présence de l'eau. Si le fait était vrai, il est clair qu'on devrait obtenir moins d'acide gallique qu'on n'aurait employé d'acide tannique; or il y a longtemps déjà

que M. Stenhouse a trouvé que l'acide tannique donne un poids d'acide gallique égal an sien. Si le fait est vrai, il y aurait, dans la fermentation de la noix de galle, production d'acide carbonique et d'alcool; or ni l'un ni l'autre ne prennent naissance. Pour éclaircir cette question, j'ai épuisé par l'éther 100 grammes de noix de galle, et obtenu 43 grammes d'acide tannique sec et pur.

D'autre part, 500 grammes de la même poudre de noix de galle, mise à fermenter pendant trois mois, avec 2 litres d'eau, ont produit, au bout de ce temps, 252 gramm. d'acide gallique pur et sec, soit 50 grammes pour 100 de noix de galle employée.

Or comme, d'après cette expérience, l'acide tannique augmente de poids lorsqu'il se change en acide gallique, on doit en conclure qu'il n'y a là qu'une simple hydratation, et que l'acide tannique n'est probablement que l'anhydride de l'acide gallique. (Ibid.)

Sur la synthèse des glucosides; par M. H. SCHUTZENBERGER. Par les noms de glucosides et de saccharides on désigne d'une manière générale les éćthers composés des sucres envisagés comme alcools polyatomiques.

On n'a réalisé jusqu'à présent la synthèse de glucosides qu'avec quelques acides organiques monobasiques (acides acétique, butylique, stéarique, benzoïque): 1o par l'action directe des deux composants (sucre et acide hydraté), avec le concours d'un contact prolongé et d'une température comprise entre 100 et 120 degrés (Berthelot); 2o par l'action de l'anhydride acétique sur les sucres (Schutzenberger). Cette dernière méthode, moins générale que la première, a sur elle l'avantage de fournir en très-peu de temps une transformation totale.

J'ai cherché à utiliser la facile production des dérivés acétiques des sucres pour préparer, par voie de double décomposition, des glucosides plus complexes et plus rapprochés par leur composition des produits naturels (salicine, amygdaline, quercétine, rhamnine, etc., etc.). Voici en résumé les faits que j'ai observés jusqu'à présent, en dirigeant mes expériences dans cette voie.

1o En chauffant avec de la benzine un mélange de saligénine sodée, C'H13NaO3, et de glucose triacétique, à la température

d'ébullition de la benzine, il se forme de la salicétine monoacétique C1H11(CHO)02 du glucate de sodium ou un sel analogue, de l'acétate de sodium et enfin une petite quantité d'un produit soluble dans l'eau, l'alcool, la benzine, précipitable par l'acétate de plomb, que l'ébullition avec l'acide sulfurique étendu dédouble nettement en salicétine et en glucose. En remplaçant la glucose triacétique par la glucose diacétique, par la saccharose diacétique, on obtient des réactions du même ordre. Dans ces conditions le sucre acétique et la saligénine sodée échangent leur acétyle et leur sodium; une faible partie des corps mis en présence réagit dans un autre sens en produisant de l'acétate de sodium et un glucoside qui contient les éléments de la saligénine.

2o On arrive à des résultats plus avantageux en chauffant en présence de l'eau un mélange de glucose acétique et du composé plombique de la saligénine. La quantité de glucoside saligénique formé cst alors notablement plus grande. Je n'insiste pas sur la composition centésimale de ce produit, car n'ayant pu l'amener sous forme de cristaux, je ne sais si j'avais entre les mains un composé unique et défini.

5o J'ai chauffé à 10 degrés une solution aqueuse de saccharose acétique avec la combinaison plombique de la rhamnétine. La rhamnétine est, comme on le sait, complètement insoluble dans l'eau et s'obtient par le dédoublement de la rhamnégine, matière colorante de la graine de Perse.

Dans ces conditions, il se forme de l'acétate de plomb et un glucoside colorant soluble dans l'eau et l'alcool, teignant en jaune les tissus mordancés à l'alumine.

Le glucoside colorant est précipité par l'acétate de plomb formé en même temps que lui, et c'est en décomposant par l'hydrogène sulfuré le dépôt jaune qui reste après l'expérience qu'on l'obtient à l'état de pureté.

Le pigment jaune soluble se dédouble, par l'ébullition avec les acides minéraux étendus, en glucose et en rhamnétine insoluble.

4o Les sucres acétiques, l'amygdaline, la salicine, le tannin acétique, chauffés avec une solution aqueuse de benzoate de sodium, fournissent de l'acétate de soude et des dérivés benzoïques correspondants, dont l'étude fera l'objet d'une prochaine communication.

En résumé, il résulte des faits signalés

plus haut que la méthode de double décomposition appliquée aux dérivés acétiques des sucres réussit partiellement et pourra, convenablement appliquée, servir à la synthèse des glucosides complexes. (Ibid.)

Recherche et dosage du glucose; par M. J. LOEVE. Si l'on mélange de glycérine la solution d'un sel de cuivre, elle cesse d'être précipitable par les alcalis, l'hydrate d'oxyde de cuivre étant soluble dans ce véhicule. On peut tirer parti de cette propriété pour préparer une liqueur alcaline bleue, qui, comme les tartrates de cuivre alcalins, possède la propriété d'être réduite par les matières sucrées. D'après l'auteur, cette solution alcalino-glycérique de cuivre est beaucoup moins altérable que les liqueurs de Fehling ou de Barreswil, et comme elle peut être obtenue très-rapidement, elle devrait être employée de préférence pour la recherche et le dosage du glucose. Voici comment on prépare la liqueur titrée dont il conseille de faire usage. On dissout 16 grammes de sulfate de cuivre cristallisé dans 64 grammes d'eau, et l'on ajoute peu à peu 112 gr. de lessive de sonde; il se forme un précipité d'hydrate de bioxyde de cuivre. On ajoute 6 à 8 grammes de glycérine; aussitôt le précipité se dissout et l'on obtient une liqueur bleu céleste. Si cette liqueur a été bien faite, elle ne doit pas se troubler par l'ébullition, non plus que par l'addi. tion des deux tiers de son volume d'eau. On peut encore préparer à part de l'hydrate d'oxyde de cuivre en ajoutant de la soude à du sulfate de cuivre ammoniacal, laver ce précipité, le sécher sur l'acide sulfurique; c'est alors une matière susceptible d'être conservée; pour faire la liqueur, il suffit d'en peser 6 grammes que l'on dissout dans un mélange de 50 gramnies d'eau, 56 grammes de lessive de soude et de 6 à 8 grammes de glycérine. La liqueur préparée par cette seconde méthode, assez pénible il est vrai, présente l'avantage de ne pas se troubler par l'addition de l'alcool ou d'un trop grand excès d'eau. D'ailleurs il est toujours facile de remédier à cet inconvénient par l'addition d'un mélange de glycérine et de lessive de soude.

Pour doser le glucose avec ces liqueurs, on commence par les titrer avec du glucose pur, puis on opère comme avec les solutions de tartrates. (Ibid.)

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Première synthèse d'un alcaloide naturel (synthèse de la conicine); par M. HUGO SCHIFF. Dans une série de recherches relatives à l'action de l'ammoniaque et des ammoniaques composées sur les aldehydes, M. Hugo Schiff, professeur à l'Institut de Florence, a été amené, vers la fin de 1869, à étudier les dérivés ammoniacaux de l'aldéhyde butyrique normale, CHO. En laissant en contact à la température ordinaire ou à une température inférieure à 100o, de l'alcool ammoniacal et de l'aldéhyde butyrique, il a obtenu deux bases, la tétra-butyraldine et la dibutyraldine, dont on peut représenter la formation par les équations suivantes : C32H29 AZ02=4C8H80o + AzH3 3H2O* Tétrabutyraldine. Ald. butyrique. C16H17 AZ02 2C8H80*+ AzH3 H202 Dibutyraldine. Ald. butyrique.

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La première de ces bases forme la plus grande partie du produit de la réaction. On peut d'ailleurs la séparer de la seconde en profitant de la différence de solubilité de leurs chloroplatinates.

Si on soumet ces deux alcalis artificiels, ou bien même leurs chloroplatinates, à la distillation sèche, de l'eau se trouve éliminée et de nouveaux composés alcalins, oléagineux, volatils, doués d'odeurs trèsénergiques, prennent naissance.

Dans le produit de la distillation sèche de la dibutyraldine, on trouve plusieurs corps liquides neutres, des composés alcalins plus condensés, et enfin une base énergique qui présente toutes les propriétés de l'alcaloïde de la ciguë, de la conicine. La formation de cette dernière peut être représentée par la relation

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CH-CH2-CH2-C'H

CaH — C2H2— C2H2 — C2H—AzH (1).

Il continue ses recherches; nous aurons donc occasion de revenir sur son travail qui, il est presque inutile de le faire remarquer, présente un intérêt des plus considérables. (Ibid.)

De l'extraction de la quinidine de la quinoïdine du commerce; par le docteur J.-E. DE VRY. Il y a cinq ans j'ai dit comment on pouvait extraire des quantités plus ou moins considérables de quinidine de la quinoïdine, au moyen de l'iodure de potassium. Cependant la purification de l'hydriodate de quinidine, ainsi obtenu, étant assez difficile et compliquée à causé des grandes quantités d'eau qu'on doit employer, une méthode plus simple était désirable. Je l'ai trouvée en appliquant à l'extraction de la quinidine de la quinoïdine la propriété bien connue que possède le bitartrate de quinine de se dissoudre difficilement dans l'eau froide et très-facilement, au contraire, dans l'eau chaude. On procède de la manière suivante :

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ment la dissolution en frottant les parois du vase avec une baguette en verre, et on laisse reposer. Si la quinoïdine employée contient de la quinidine, ce qui a presque toujours lieu, la liqueur forme, après quelques jours, une pâte cristalline plus ou moins épaisse qu'on recueille sur une toile. Le liquide brun sirupeux s'étant écoulé autant que possible, on en sépare le liquide restant en exprimant légèrement la masse dans la toile. Après quoi on dissout la masse exprimée dans quatorze fois son poids d'eau bouillante, et on filtre la liqueur encore chaude.

Par le refroidissement, le bitartrate de quinoïdine se sépare en cristaux encore colorés qui deviennent entièrement incolores par des cristallisations réitérées. De cette manière j'ai obtenu 2 et 3 grammes de cristaux bruns de bitartrate de quinidine, de 12 gram. de quinoïdine Howard, qui sont devenus d'un blanc pur après plusieurs recristallisations. De même j'ai extrait aussi ce sel de la quinoïdine de Zimmer, sans pouvoir toutefois en déterminer la quantité.

(Bull. de la Soc. royale de pharmacie.)

Essais des quinquinas ; par M. SCOTT.

On mélange environ 15 grammes du quinquina à essayer avec 2 grammes de bisulfate de potasse et on ajoute assez d'eau distillée chaude pour former du tout une pâte un peu claire. On fait digérer au bain-marie pendant plusieurs heures et l'on a soin de remplacer l'eau à mesure qu'elle s'évapore, à moins d'opérer en vase clos, ce qui est certainement préférable. On ajoute ensuite quelques gouttes d'acide chlorhydrique, puis environ 100 gr. d'eau acidulée chaude. Alors on laisse macérer douze ou quatorze heures, ou, à défaut, on maintient la température à 90° pendant quelque temps. On filtre, on lave le résidu à l'eau acidulée. Pour séparer la matière colorante et quelques autres matières, on emploie une solution mixte d'acétate de plomb et d'acétate d'alumine. La liqueur claire est réduite à un petit volume par évaporation; on lui ajoute alors un léger excès de soude caustique pure. On peut séparer les alcaloïdes en agitant le liquide à plusieurs reprises avec de l'éther pur.

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La fluorescence des sels de quinine solubles fournit une méthode facile d'évaluer la teneur en quinine des divers échan

tillons de quinquina. On compare la liqueur qu'ils fournissent avec des liqueurs d'épreuve contenant des poids déterminés d'alcaloïde pur.

(Journal de pharmacie et de chimic.)

Sur l'agoniadine; par M. PH. PECKOLT. Au Brésil, on utilise comme fébrifuge sous le nom d'agoniada l'écorce du Plumeria lancifolia. Faisant l'analyse de cette écorce, l'auteur en a extrait une matière cristallisée, qui se dépose de ses solutions en aiguilles soyeuses et à laquelle il a donné le nom d'agoniadine. Cette matière est à peine soluble dans l'éther, mais soluble dans l'alcool et le sulfure de carbone. Quelques réactions indiquées dans la note donnent à penser que l'agoniadine est un glucoside. Une analyse faite par M. Geuther correspond à la formule C2oH1112 : l'agoniadine semble être un corps trèsvoisin de l'arbutine, glucoside existant dans l'Uva ursi et dont la constitution a été étudiée par M. Strecker. (Ibid.)

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Falsifications, etc.

Sur la sophistication de l'opium; par GIOVANNI RIGHINI. L'auteur expose de la manière suivante les observations qu'il a eu l'occasion de faire sur une espèce d'opium, provenant d'une maison de commerce très-respectable, étiquetée Opium de Smyrne de Are qualité.

L'opium qui me fut adressé se présentait sous forme de petites masses du poids de 100 grammes environ, bien enveloppées dans des feuilles minces, adhérentes à leur surface. L'odeur était franchement vireuse, ou plutôt narcotique, telle qu'on l'observe sur le meilleur opium du commerce. Ayant cassé par le milieu l'un de ces petits pains d'opium, je le trouvai tant soit peu mou, non réductible en poudre; l'odeur était identique à celle du véritable opium; sa saveur était amère; il présentait au centre une masse pâteuse et élastique. Dans l'intérieur on découvrait des petits globules ronds, de couleur fauve. De petits fragments de feuilles d'un vert obscur étaient mélangés à la pâte. Ces caractères me démontrant une véritable sophistication de l'opium en question, j'en fis dissoudre environ 200 grammes dans une quantité d'eau distillée suffisante pour séparer les matières

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