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en général plus d'acides sulfurique, phos- deux sources : des végétaux et des aliments phorique et silicique, plus de potasse, de en général. magnésie, d'alumine, d'oxydes de fer et de Le cuivre, le plomb, l'arsenic, l'argent, manganèse; quand elles végètent sur des le manganèse ont été trouvés dans les censols calcaires, elles contiennent plus d'aci dres de végétaux et d'animaux servant ou des organiques, un peu plus de soude, et non à l'alimentation de l'homme. (Meisssurtout elles se distinguent éminemment ner, Sarzcau, Malagutti, Durocher, Despar la prédominance de la chaux, qui y champs, Chevreul, Boutigny, Chevallier entre presque toujours pour plus d'un et Duchesne, Bouchardat, etc.) tiers, et quelquefois pour plus de la moitié Enfin, il a été démontré que très-soudu poids total de la cendre dans les plantes vent, si ce n'est presque toujours, nous buherbacées, et pour plus des deux tiers dans vons de l'eau, du vin, de la bière, du ciles arbres....)

dre, etc., qui contiennent du cuivre et du Les bases jouent, du reste, un rôle plomb. Il n'est pas jusqu'à la vaisselle dans très-important dans la végétation, indépen- laquelle on apprête nos aliments, qui ne damment de la destination future des vé fournisse son contingent de ces métaux à gétaux qui les contiennent, et ce rôle est l'état de combinaisons plus ou moins assirelatif à la génération des matières organi- milables. ques : c'est un axiome en chimie que, sous Les voies par lesquelles nous arrivent les l'influence des bases, les acides se forment métaux étrangers à l'économie, sont donc plus facilement; elles sont les incitatrices très-nombreuses, mais aussi les quantités qui déterminent les combinaisons à se for- qu'elles apportent sont très-variables; quoi mer, les corps à s'unir; et si l'on veut bien d'étonnant dès lors que les proportions de remarquer que les matières albuminoïdes ces métaux que nous retrouvons dans notre sont toutes des substances qui font fonc- sang et dans nos viscères, soient ellestion d'acide, on comprendra la portée de mêmes si variables ? Si la quantité de cuicette observation. Le fait est certain : une vre, de plomb, de manganèse, s'abaisse plante qui germe dans un sol qui ne lui jusqu'à zéro dans nos aliments, le sang et fournit pas de bases, et généralement de par suite les viscères en sont dépourvus. celles que nous avons dit exister dans les De ce que les végétaux ne contiennent cendres, se développe, produit de la ma pas nécessairement du cuivre, on peut tière organique, mais nc fructifie pas, conclure légitimement que les animaux qui c'est-à-dire ne produit pas les matières puisent toute leur substance à cette source, albuminoïdes qui sont nécessaires à la for ne doivent pas non plus en contenir nécesmation et au développement de la graine. sairement. Dans la nature, tout a été Ces conclusions dérivent avec la dernière ordonné pour une fin; ou bien, si l'on n'est évidence des études de M. le prince de pas partisan des causes finales, dans la Salm-Hortsmar (1). Le manganèse est utile nature les choses se passent de telle sorte quand il y a trop peu de fer (car une base, que l'existence des végétaux est indispendans certaines limites, peut être substituée sable à celle des animaux; si bien que l'on à une autre); or, quand il y a du fer dans ne conçoit pas, dans l'ordre actuel, la péun terrain, on est presque sûr de trouver rennité des animaux sans la pérennité andu manganèse à côté. Dans la formation térieure du règne végétal. des fruits, il lui a paru que la soude ne C'est un fait digne d'être admiré, que saurait remplacer la potasse. MM. Mala- dans aucun végétal alimentaire, le soufre, gutti et Durocher ont constaté que les cen le chlore, le fluor, le phosphore, la silice, dres des graminées contiennent une quan- la potasse, la soude, la chaux, la magnésie, tité de soude qui forme du tiers à la moitié l'oxyde de fer, ne puissent manquer. Pour (lu poids de la potasse. Ce fait de la pré- qu'une eau soit potable, il faut également sence dominante de la potasse mérite d'être qu'elle contienne certains éléments minéDoté.

raux plutôt que d'autres. Pourquoi est-ce Nous venons de voir que les végétaux une chose si rare que de trouver dans les fournissent aux animaux, non-seulement plantes d'autres métalloïdes et d'autres méla matière organique, mais encore les élé taux ? ments minéraux les plus importants ; mais D'abord, le sol en contient rarement; d'où leur viennent le cuivre et le plomb, en second lieu, pour des raisons chimiques dont l'importance au point de vue de la qu'il serait trop long de dire ici, la plumatière organique est si contestable? Dc part des combinaisons de ces autres corps

!! Recherches sur la nutrition de l'avoine, par Annales de chimie et de physique (3). XXXII , ficulièrement en ce qui concerne les matières inor page 461 (1831), ci XXXV, page 54.1852). ganiques qui sont nécessaires à celle nutrition,

et fin.

seraient nuisibles, elles entraveraient la nent les êtres animés sont susceptibles, formation de la matière organique, loin de de même que les lois du monde planétaire, la favoriser. Si, prenant la théorie pour de certaines déviations assez légères pour guide, on cherchait quelles bases il faudrait que les perturbations puissent passer inamettre dans le sol et dans l'eau pour acti- perçues et ne pas déranger l'harmonie de ver le développement de la matière orga- l'ensemble. (Annales d'hygiène publique et nique, on n'en découvrirait pas d'autres de médécine legale, janvier 1860.) que celles que l'on trouve naturellement dans les cendres des végétaux. La réponse tirée des causes finales, qui a bien aussi sa MÉMOIRE SUR QUELQUES APPLICATIONS NOUvaleur et qui n'est pas le moins du monde VELLES DE L'EXAMEN MICROSCOPIQUE A L'ÉTUDE en contradiction avec l'interprétation chi DE DIVERSES ESPÈCES DE TACHES, par MM. mique, est que ces combinaisons métalloï- Cu. ROBIN et A. TARDIEU, membres de ques ou métalliques ne sont pas nécessaires l'Académie impériale de médecine. (Suite aux animaux et plus spécialement à l'hom

Voir notre tome XXX, p. 625.) me, fin dernière de la création. Il est un point qu'en finissant je désire Nole sur des taches de sang mélangées d'épiderme

el de poils du duvel d'un nouveau-né. ne pas laisser passer inaperçu. Nous avons dit en commençant que la toxicité d'une Le microscope montre daris les taches substance dépendait du mode de combinai- sanguines les éléments anatomiques mèmes son. Or, toutes les combinaisons qui peu- qui constituent le sang, et ainsi permet de .vent se former, dans l'état physiologique, déterminer leur nature avec plus de préentre les divers éléments minéraux que cision que les moyens fondés sur de simnous venons de mentionner, sont d'une ples phénomènes de coagulation et de coparfaite innocuité. Supposons le phosphore loration; mais il permet en outre de reacidifié pendant l'acte de la respiration; connaitre la nature des corps étrangers au cet acide, en tant que caustique, est un sang, qui peuvent être mêlés à la matière poison ; uni à la potasse, à la soude, il pro des taches et fournir parfois de précieuses duit un purgatif que l'on peut employer à indications médico-légales, dans des cirtrès-haute dose; avec la chaux, la magné- constances où la nature de ces corps s'opsie, le peroxyde de fer, il forme des com pose à ce que les réactifs chimiques puisbinaisons absolument inertes. Supposez, au sent en déceler la présence. lieu du phosphore, de l'arsenic, son plus Le fait suivant dans lequel nous avons proche voisin en propriétés chimiques, été appelé avec M. Lesueur à déterminer vous obtiendrez les arséniates de potasse, si un nouveau-né avait été enveloppé dans de soude, de chaux, de magnésie, etc. ; un jupon, est un exemple frappant à l'apor, tous ces arséniates sont de violents pui des remarques précédentes, qui s'appoisons. Admettons enfin que, dans le pliquent à des cas dont le nombre est susmême acte, le soufre ait été oxydé en acide ceptible de se multiplier beaucoup. sulfurique, et que cet acide, au lieu de se Sur le jupon qui nous a été remis, nous combiner avec l'une des bases normales de avons vu que des taches qu'il porte, les l'organisme, ait trouvé du bioxyde de cui unes sont roussâtres plus ou moins påles, vre : il aurait engendré un poison, au lieu comme celles formées par un mucus ou une d'innocentes combinaisons.

sérosité sanguinolents, ce sont les plus Donc encore, en se plaçant au point de grandes. La plupart empèsent un peu le vue chimique et physiologique, on com linge; les autres taches, plus petites, sont prend que l'arsenic, le cuivre ne pouvaient d'un rouge brunâtre foncé comme sont les remplacer le phosphore et le fer. En d'au- taches un peu anciennes formées par du tres termes, les plantes ne devaient fournir sang pur. Beaucoup d'entre elles sont suaux animaux que des produits dont les perposées aux précédentes et tranchent éléments, en subissant des métamorphoses, sur elles par leur teinte plus foncée; en en passant par le grand acte de la respira- outre elles empèsent fortement le linge et tion, en s'oxydant, ne pussent produire quelques-unes même font croûte. Il n'est aucune combinaison capable d'agir comme pas difficile de reconnaitre, pour les perpoison.

sonnes habituées à la pratique des accouEn résumé, le cuivre, le plomb, ni d'au chements en particulier, que beaucoup de tres corps capables de produire des com ces taches reposent sur de plus larges tabinaisons oxygénées vénéneuses, ne peu- ches, très-pâles, à contours diffus, faiblevent faire normalement, nécessairement, ment jaunâtres, comme les taches formées partie de nos organes. Mais, par une ad- par l'urine ou les eaux de l'amnios. Elles mirable providence, les lois qui gouver- répandent en outre une odeur urineuse,

ayant quelque chosc de fade, comme le a montré des globules rouges de sang, les mélange de l'urine et des eaux de l'accou uns intacts, biconcaves, circulaires, les auchement, odeur très-prononcée, qui s'exa- tres un peu gonflés, devenus presque sphégère lorsqu'on laissc ce jupon roulé pen- riques et un peu dentelés, comme ils le dedant vingt-quatre ou quarante-huit heures viennent dans le sang exposé à l'air; mais ils dans un lieu légèrement humide. Quel- étaient encore nettement reconnaissables. ques-unes des taches sanguinolentes su Ces taches nous ont présenté en outre perposées à ces taches d'odeur et d'aspect une quantité assez considérable de fibrine, urineux, ont leurs bords pâles fondus avec que l'action de l'eau pure nous a permis celles-ci, comme si du sang avait taché le d'isoler et de décolorer en la débarrassant linge pendant qu'il était mouillé et s'était des globules rouges du sang, de manière mélangé immédiatement à l'humidité de ce à reconnaitre nettement son aspect fibrildernier.

laire. Dans cette fibrine existaient quelLa partie postérieure du jupon porte ques globules blancs du sang, peu nomdes taches sanguinolentes et urineuses de breux, bien reconnaissables. Or, on sait même apparence que les précédentes ; seu que la fibrine ne forme pas des caillots lement elles sont plus larges qu'elles et fibrillaires dans le sang menstruel qui leurs bords sont plus fondus ensemble. coule normalement et se mélange au mucus Ces taches sont principalement situées vers de la matrice, et qu'on ne trouve pas de le milieu de la hauteur du jupon, de cha- fibrine dans les taches produites sur les que côté de la couture verticale qui le tra- étoffes par le sang des règles. D'autre part, verse, et rappellent par leur situation et nous n'avons trouvé dans la matière d'au-. leur disposition générale celles que pro cune des taches pâles ou foncées que nous duiraient les fesses mouillées par un liquide avons examinées, les globules blancs dits sanguinolent d'une personne assise ou cou globules de mucus, qui accompagnent en chée. De ce côté encore, mais plus bas, grand nombre le sang des règles, et qui se plus près du bord du jupon se voient en trouvent facilement dans les taches qu'i core quatre grandes taches irrégulières, forme en quantité d'autant plus considélarges de 4 à 12 centimètres ; l'une est à rable qu'elles sont plus påles, plus mugauche de la couture du milieu du jupon qucuses et moins sanguinolentes. ct les trois autres à droite. Elles sont rous Les taches roussâtres, plus pâles que sátres, comme celles formées par du sang les précédentes, et ne formant pas croûte qui coule sur un linge humide, et leurs sur le linge, qu'elles empèsent cependant bords sont comme lavés, fondus avec les un peu, nous ont présenté des globules larges taches faiblement jaunâtres et d'o- rouges caractéristiques du sang comme les deur fortement urineuse, dont presque taches précédentes; mais elles ne renfertoute cette partie du jupon est comme im maient pas de fibrine, ni des globules prégnée. Elles empèsent également le linge blancs du sang. d'une manière notable. Toutes ces taches La matière de ces taches nous a montré traversent la toile, mais sont plus marquées en outre des éléments qui, bien que produ côté du jupon tourné vers le corps que

venant de la surface du corps humain et du côté opposé.

de ses membranes, sont étrangers au sang. Le côté extérieur du jupon est sali par Ce sont des cellules épithéliales, polygodes trainées et des taches de boue grise, nales, finement granuleuses, pourvues d'un provenant manifestement de ce qu'il a été noyau ovoïde, la plupart isolées, quelquesfrotté contre de la boue ou contre la terre unes pourtant réunies en lamelles par suite ou la poussière pendant qu'il était encore de leur imbrication, Ces cellules sont semmouillé.

blables à celles du vagin et des voies géniAprès avoir découpé des bandelettes tales externes de la femme. Elles peuvent convenables, prises sur chacune des prin en avoir été entrainées par le fait de l'acripales taches, nous les avons fait tremper couchement et déposées sur le jupon soit dans autant de verres de montre contenant par le sang qui s'écoule en pareil cas, soit une solution concentrée de sulfate de soude lors du passage de l'enfant. Elles sont, il avec addition de quelques gouttes de gly- est vrai, semblables aussi à celles qu'on cérine. La substance des taches une fois trouve dans le sang des règles; mais elles ramollic et gonflée peu à peu par imbibi- n'étaient pas accompagnées, sur les taches tion sans ètre dissoute, a été enlevée avec de ce jupon, par les globules du mucus soin par le råclage et soumise à l'examen qui les accompagnent toujours en grand microscopique.

nombre dans le sang des règles. La matière des taches les plus foncées, Dans la matière de ces taches se troules plus épaisses et formant croûte, nous vaient encore d'autres cellules épithéliales,

pavimenteuses, minces, transparentes, à Nous avons dû étudier attentivement bords påles, non granuleuses, les unes une tache irrégulièrement ovale, large de plissées, les autres marquées de stries is. 12 millimètres, qui existait sur le large régulières très-fines. La plupart étaient ourlet du bas de ce jupon. Elle était d'un réunies en Jambeaux ou lamelles épider- noir verdâtre, devenant plus verle encore miques, larges de 1 à 5 dixièmes de milli- lorsqu'on la raclait. Ces caractères extémètre. Ces lambeaux ou lamelles étaient rieurs étant de ceux qu'on trouve sur les plus grands et plus nombreux que ceux taches formées par le méconium, nous qui, détachés naturellement du corps de l'avons étudiée d'après les procédés usités l'homme, restent adhérents à la face de dans l'examen de ces dernières. Nous y ses vêtements contiguë au corps d'une ma avons trouvé des cellules polyédriques, nière immédiate. Sur les plus épais de ces pleines d'une matière d'un brun verdâtre lambeaux, qui étaient formés de plusieurs et grenue. Ces cellules avaient tous les carangées de cellules superposées, les plus ractères de celles du parenchyme des profondes étaient plus petites que les au- plantes ; les unes étaient isolées, les autres tres et pourvues d'un noyau. Ce sont là encore réunies en nombre variable; des des caractères qui appartiennent à l'épi- faisceaux de vaisseaux ponctués et de traderme encore mince du fætus quand il est chées des plantes herbacées, tels que ceux enlevé par un frottement un peu rude ou qu'on trouve dans l'oseille, les épinards, le raclage, et qu'on ne retrouve pas sur ou le parenchyme de feuilles diverses écrales lamelles épidermiques détachées natu- sées et broyées ou cuites. Cette tache ne rellement de la surface du corps de l'hom- renfermait aucun des éléments du mécome; ces dernières ne montrent en effet nium, et sa couleur était due aux grains jamais de cellules pourvues de noyaux. de chlorophylle ou matière colorante verle

Avec ces petits lambeaux épidermiques, des plantes, signalée dans les cellules dont que leur structure porte à considérer nous venons de parler, et ayant, par la comme provenant de la surface du corps dessiccation, perdu en partie la vivacité d'un fætus, se trouvaient quelques poils de sa coloration verte. du duvet libres, détachés de leur follicule, En résumé, de l'examen qui précède il peu nombreux, mais bien reconnaissables. résulte que : 1° les taches de ce jupon renCes poils avaient les caractères de ceux ferment, outre du sang, des éléments qui qu'on trouve à la surface du corps du fæ ne peuvent y avoir été mêlés que par le tus lors de l'accouchement. Ils étaient contact immédiat des parties sexuelles påles, incolores, légèrement striés en long, d'une femme; 2° la disposition de ces tasans matière colorantc dans leur épaisseur, ches en arrière au niveau des fesses, la larges de 3 centièmes de millimètre seule- présence de largés taches également en ment, sans canal médullaire, à extrémité arrière, bien plus bas que les organes gépointue, un peu irrégulière, à racine petite nitaux, démontrent que toutes ou presque et effilée. Ces caractères, comme on le sait, toutes ces taches proviennent de sang qui ne sont point ceux des poils du duvet du a coulé des parties génitales d'une percorps humain adulte, dont le diamètre sonne qui était couchée lorsqu'elles ont été varie de 6 à 8 centièmes de millimètre, formées; 3•la présence de ces taches sur de dont l'extrémité libre est un peu aplatie, grandes maculatures, påles, d'une odeur la substance pourvue de matière colorante, fade très-prononcée, analogue à celle du et le centre d'un canal médullaire inter- mélange d'urine et de liquide amniotique, rompu ou continu et plein d'une moelle jointe à la présence dans la matière de ces granuleuse plus ou moins opaque.

taches, de lambeaux d'un épiderme semNous avons trouvé en outre dans la ma blable à celui du sætus et surtout de poils tière de ces taches, ainsi que dans celle de du duvet de fætus montrent que ces taches toutes les autres dont il nous reste à par- proviennent du sang d'un accouchement, ler, quelques grains d'amidon et des gra et qu'un fætus doit avoir été en contact nules irréguliers, de volume variable, que plus ou moins longtemps ou même enveles réactifs appropriés nous ont montrés loppé avec le jupon qui les porte. être de nature minérale. Ces divers corpuscules se trouvant dans presque toutes les poussières d'origine étrangère au corps Examen d'une sache présumée de la nature du humain; nous nous bornerons à en signaler meconium et formée par la matière des expec

torations bronchique et pharyngienne. l'existence, sans nous y arrêter davantage, car aucune induction ne peut ètre fondée Dans l'expertise mentionnée au parasur leur présence pas plus que sur leur graphe précédent et dont nous avions été abscnce.

chargé avec M. Lesueur, un drap de lit

TACUIES DE MUCUS.

TACHES DE SPERME.

pans

sur lequel on présumait qu'avait eu lieu Ces caractères étant ceux qu'on trouve l'accouchement, présentait une tache que dans les produits de l'expecloration phason aspect et diverses circonstances men- ryngo-bronchique, et non dans le méconium tionnées dans l'instruction portaient à et autres matières muqueuses, nous en considérer comme formée par du méco avons conclu que cette tache avait été pronium. Après avoir observé les caractères duite par un crachat tombé accidentelleextérieurs de cette tache, nous avons pro- ment sur le bord du drap. cédé à son examen en suivant la marche que nous avons tracée dans un précédent travail (1). A 12 centimètres du bord du drap, exis

Noles sur les caractères distinctifs des taches de

sperme et des taches de matières fécales. tait une tache irrégulièrement circulaire large de 2 centimètres; elle était d'un Des taches présumées de nature sperjaune pâle verdâtre. La portion d'étolle matique avaient été trouvées sur la chequi la portait fut découpée, et une extré- mise d'une petite fille de moins de onze mité du linge étant plongée dans l'eau elle ans;; elles étaient accompagnées de taches s'est ramollie et gonflée notablement lors d'un autre aspect, qui, dans un premier que le liquide fut arrivé jusqu'à clle par rapport, avaient été considérées comme imbibition. L'examen à l'aide du micros- dues à un suintement naturel et physiologique cope nous a montré alors qu'elle était com des organes genitaux de la femme. Partant posée : 1° d'un mucus homogène, transpa- de cette idée, le premier expert en avait renl, strié comme celui des crachats vis conclu que ces taches siégeaient toutes sur queux, se produisant dans les cas de le pan du devant de la chemise. laryngite chronique et dans les crachats Nous fûmes commis judiciairement, sur dits du hem; il ne tenait en suspension la demande du premier expert, à la vérifiqu'un petit nombre de granulations molé- cation de la nature de ces taches. Sur l'un culaires; 2o ce mucus tenait en outre en des de la chemise, près du bord, nous suspension des cellules épithéliales pavi- avons trouvé deux taches grisâtres, pâles, menteuses, semblables à celles du pharynx irrégulières, légèrement empesées, traveret de la bouche, mais en petit nombre; sant l'élosle par imbibition, mais plus mar5•d'autres cellules épithéliales sphériques, quées sur la face tournée contre le corps larges de 2 à 5 centièmes de millimètre, que sur la face extérieure. L'une était dont quelques-unes étaient très-granuleu- large de 5 millimètres, l'autre étroite, denses et ne montraient leur noyau central telée sur ses bords, avait cette même larqu'après l'action de l'acide acétique, qui geur sur 32 millimètres de long. Sur le pålissait ou dissolvait les granulations. Ces pan opposé de la chemise, nous avons cellules se trouvent toujours plus ou moins Trouvé une grande tache, irrégulièrement abondamment dans les crachats provenant demi-circulaire à partir du bord de la chedes bronches, du larynx et de l'arrière- mise comme base, et large de 13 centimègorge; 4° ce mucus contenait surtout un tres sur 11 de hauteur. Autour d'elle sur grand nombre de leucocytes, dits globules une étendue de 10 centimètres environ, du mucus, irrégulièrement sphériques, mais au-dessus principalement existaient larges d'un centième de millimètre. Ils beaucoup de petites taches variant pour étaient accumulés soit en amas irréguliers, la grandeur de quelques millimètres à soit en trainées plus ou moins longues, 2 centimètres. Leur forme était peu réguparallèles aux stries du mucus. Leurs lière et leur contour sinueux ou dentelé noyaux caractéristiques, d'abord invisibles, par places. Les plus rapprochées de la se sont montrés de la manière la plus nette grande tache se confondaient avec elle par des le contact de l'acide acétique. Ce der- place, ce qui en rendait le contour irrégunier acide a rendu le inucus plus nette- lier. Ces taches étaient påles, grisâtres, à Inent strié et lui a donné un aspect fibroïde peine plus foncées au bord que vers le cenplus prononcé que celui qu'il avait aupa- ire et sans teinte jaunâtre. Elles s'aperceravant. Ce réactif a cn cffet la propriété vaient plus facilement la nuit à la lumière de modifier ainsi les mucus, ce qui permet de la lampe qu'à celle du jour, parce de distinguer ceux qui sont demi-solides qu'elles tranchaient alors davantage sur le ou concrets de la fibrine coagulée; car il ton de l'étoile, sans briller toutefois. Ce gonfle la fibrine, lui fait perdre son aspect caractère se retrouve sur diverses taches strié et sa disposition fibrillaire.

produites par les liquides muqueux de (1) Ch. Robin et A. Tardieu, Mémoire sur l'ero de l'infanticide. (Ann. l'hyg.el de med. lig. Paeen microscop.des taches formues par le meconium ris, 1837, 2e série, t. VII, ei Journ.de med. publie et l'enduit fieial, pour servir a l'hist, medico-legale par la Sociéie, 1. XXIV, p. 576, et 1. XXV, p. 65.)

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