Images de page
PDF

de masquer l'odeur de l'axonge dont on se sert comme excipient. Nous croyons devoir les prévenir que la blancheur de cette pommade dépendra du choix de l'aromate. En effet, nous avons noté que s'ils prescrivent d'ajouter à ce médicament l'essence de zeste de citron, obtenue par expression, et surtout celle préparée par distillation, on aura un mélange d'une couleur jaune si foncée qu'on sera en droit de croire à une erreur de la part du pharmaC10Il. Les essais que nous avons entrepris à ce sujet nous ont conduit à eonclure que, dans la circonstance, l'essence de citron réagit sur l'iodure de potassium à la manière des acides minéraux; qu'il isole l'iode · de la base salifiable, et qu'une fois le mé, talloïde mis à nu, il reprend sa couleur pour la communiquer au corps gras. On peut se convaincre de l'exactitude du phénomène, en ajoutant au mélange un peu d'amidon, qui à l'instant même se colore en bleu. L'essence de citron n'est pas la seule essence quî ait une action sur l'iodure de potassium : l'essence de térébenthine produit le même effet; les essences de Portugal, de bergamote, de cédrat, de cannelle, et quelques autres encore, ont le pouvoir d'altérer la pommade d'iodure de potassium, mais à un moindre degré. Ces remarques n'ont pas seulement une valeur au point de vue de la médecine pratique, elles montrent encore qu'on pourrait utiliser les essences de citron et de térébenthine comme des réactifs certains de l'iodure de potassium; réactifs précieux en ce qu'ils n'exigeront pas l'intervention d'un acide. (Bull. de thérap., 15 mai 1860.)

[merged small][merged small][ocr errors][merged small]

La combinaison s'effectue à mesure que l'oxyde de fer et l'huile elle-même absorbent l'oxygène de l'air. J'ai constaté que l'hydrate de sesquioxyde de fer précipité d'un persel mêlé à l'huile fraîche se dissout à peine, tandis qu'il se dissout de plus en plus lorsque, le mélange restant exposé à l'air, l'huile rancit ; j'en ai conclu que l'oxydation du corps gras est la condition de la dissolution. La formule'ci-dessus m'a paru présenter les meilleures conditions pour obtenir un beau produit toujours identique, le sesquioxyde de fer se trouvant à l'état naissant en contact avec le corps gras qui doit le dissoudre. Cette huile, parfaitement limpide et d'un beau rouge grenat, n'est pas d'une saveur ni d'une odeur beaucoup plus désagréables que l'huile de foie de morue; elle se conserve sans altération en vase clos, mais elle rancit facilement au contact de l'air, et même elle se résinifie en peu de jours. Elle contient 1 pour 100 de son poids de sesquioxyde de fer. Je propose de s'en servir pour ajouter à l'huile de foie de morue ordinaire la dose d'oxyde de fer qu'on jugera convenable d'administrer, en se souvenant que chaque gramme de cette huile de foie de morue ferrée représente 1 centigramme d'oxyde ferrique. (Ibid., 50 mai 1860.)

[blocks in formation]
[merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small][ocr errors][ocr errors][merged small]

leur alvéole et amène leur ébranlement et leur chute. Comme médicament, ces pastilles seront utiles contre les digestions lentes et pénibles, contre les éructations qui suivent les repas trop copieux ou indigestes, contre les borborygmes, contre les gastralgies diverses, contre le pyrosis ou fer chaud, enfin contre les vomissements nerveux. L'usage de ces pastilles ou de toute autre composition analogue nous semble indispensable aux fumeurs et à ceux qui ont une mauvaise haleine Ces pastilles seront encore utiles à tous ceux qui sont soucieux de conserver une bonne dentition : on doit, dans ce cas, se servir matin et soir d'une ou de deux pastilles comme poudre dentifrice. Quand on veut s'en servir comme médicament, on doit en prendre une ou plusieurs, soit le matin ou le soir, soit avant ou après les repas. (Revue de thérapeutique médico-chirurgicule, 1er juin 1860.)

DE LA PRÉPARATIoN DU CHLoRURE DE zINC EN CYLINDREs. — La forme cylindrique, pour certains topiques, prend de l'extension. Nous avons les nitrates d'argent blanc et noir, la potasse caustique et le sulfate de cuivre. M. Sommié conseille de préparer des cylindres de chlorure de zinc de la manière suivante : On ramollit de la gutta-percha dans l'alcool bouillant et on l'incorpore, dans un mortier de porcelaine chauffé, avec du chlorure de zinc bien divisé. Le mélange se fait à parties égales. On le roule rapidement sur un porphyre à la manière des pastilles. Le cylindre étant réduit au diamètre d'une plume est divisé en plusieurs longueurs et chaque fragment est effilé à ses cxtrémités. On les tiendra enfermés dans des flacons à large ouverture, au milieu de la chaux pulvérisée. Ces flèches se maintiennent rigides, d'une causticité régulière, faciles à manier. Elles fonctionnent comme une éponge qui exsuderait lentement le chlorure de zinc, se liquéfiant au contact de l'air et de la peau. Pour la pâte de Canquoin ou chlorure de zinc en plaque, le gluten est † à la farine comme excipient ; il est plus élastique et moins hygrométrique. (Bullet. génér. de thérap., 15 juin 1860.)

[merged small][ocr errors]

de fer a été employé depuis plus de deux siècles, surtout en Allemagne, non-seulement comme tonique, corroborant à la manière des autres préparations de fer, mais spécialement en vue de ses propriétés styptique, astringente, hémostatique : témoin l'huile de mars des vieux chimistes, le spécifique astringent de Colbatch si célèbre autrefois contre les hémorrhagies, l'eau styptique de Looff (muriate de fer liquide), etc. On se souvient des belles applications qui en ont été faites dans ces derniers temps par M. le docteur Pravaz. Depuis les travaux de ce dernier auteur sur les anévrismes, le chlorure ferrique est revenu en honneur et occupe maintenant parmi les astringents inoffensifs la place qu'il mérite. Il y a plus : d'après les expériences de M. le docteur Deleau, il faudrait encore le considérer comme un excellent antisyphilitique. Enfin, pendant la dernière discussion sur les agents désinfectants à l'Académie des sciences, M. Terreil a fait connaître que le perchlorure de fer, en cédant du chlore aux substances organiques putréfiées, les désinfectait d'abord, et par suite les préservait contre toute altération subséquente. Sous tous ces rapports et en raison de tous ces titres, le perchlorure de fer est l'un des agents les plus utiles de la thérapeutique. Aussi son mode d'emploi mérite-t-il la plus sérieuse attention. Il ne faut pas perdre de vue qu'il y a des médicaments incompatibles avec certaines formes pharmaceutiques. Dans cette note je me bornerai à retracer les observations que j'ai faites sur le sirop de perchlorure de fer. Et d'abord, le sirop de perchlorure ou sesquichlorure de fer est-il un médicament officinal ou magistral ? En d'autres termes, doit-il être préparé à l'avance ou extemporanément ? Les formulaires de MM. Béral, Cadet-Gassicourt et Foy donnent des formules de sirop de perchlorure de fer, mais dans aucun de ces ouvrages il n'est parlé de la conservation de ce sirop. Plus récemment M. le docteur Deleau a publié diverses préparations de perchlorure de fer, et, au sujet du sirop, il affirme positivement qu'il se conserve sans altération.Je regrette que certains faits, observés avec soin, me forcent d'être en contradiction avec l'opinion de M. le docteur Deleau. Je ferai remarquer que mes observations sont basées uniquement sur un sirop que j'ai préparé moi-même en suivant la formule suivante :

[merged small][ocr errors]

Lorsqu'il vient d'être préparé avec du sesquichlorure chimiquement neutre, ce sirop offre une couleur jaune d'or; sa saveur est d'abord très-astringente, puis atramentaire. J'insiste à faire remarquer que la principale impression, c'est l'astringence. Il coagule l'albumine. Placé dans une cave on le retrouve, au bout de quarante à soixante jours, pâli au moins de moitié, en comparaison de sa couleur initiale ; sa saveur est déjà moins astringente ; essayé par le ferrocyanure de potassium et le ferrocyanide, ces deux réactifs y produisent séparément des précipités de bleu de Prusse. Quelques semaines plus tard ce sirop est devenu complétement incolore : arrivé à cet état, il ne conserve plus aucune saveur styptique, il a le goût des sels de fer au minimum légèrement acidulés ; le seul cyanoferride de potassium y détermine un précipité bleu. Ainsi, comme on le voit, au contact du sucre le perchlorure de fer se réduit aisément en chlorure ferreux. Il ne coagule plus l'albumine. A ce premier phénomène que je viens de signaler vient s'ajouter une seconde altération qui , à proprement parler, n'est que la conséquence du premier : tandis que le chlorure se réduit au milieu et au moyen du sirop, celui-ci, on le suppose, doit être, par là même, modifié.

Il y a deux raisons probables : 1° la réaction acide du sel ferrique, même lorsqu'il est chimiquement neutre : 2° le chlore, en quittant partiellement le fer, se fixe aux molécules du sucre (1) et contribue ainsi à l'altération de ce principe. Effectivement, c'est ce que les réactifs démontrent. Ainsi le sirop d'iodure ferrique décoloré ne renferme plus que du glucose au lieu de sucre ordinaire. Je n'ai pas étudié optiquement à quelle variété de glucose on doit le rapporter, cette question étant en dehors du sujet ; il m'a suffi de constater que le sirop mêlé avec une solution de potasse, se caramélise immédiatement à la première ébullition. On comprend que je n'ai pas eu recours à la liqueur de Frommerhz, parce que le réactif cupropotassique étant également réductible par les protosels de fer, induirait en erreur dans cette circonstance.

Le sirop de perchlorure de fer est donc complétement altérable, même en un lieu obscur et froid ; a fortiori, s'il est soumis à l'influence de la lumière, sa décoloration est assez rapide ; c'est ce qui arrive ordinairement chez les malades où je l'ai vu

(1) Le chlore seul sans acide ainsi que l'iode, d'après mes expériences, convertit très-facilement le sucre de canne en glucose,

se décomposer entièrement au bout de huit, dix, quinze jours, suivant des conditions variables dont chacun peut maintenant se rendre compte. Pour compléter ce sujet, j'ajoute que l'ayant exposé aux rayons solaires par une belle journée d'été, je l'ai vu se décolorer du matin au soir ; enfin, la décoloration a lieu en quelques secondes lorsqu'on porte ce sirop à l'ébullition dans un ballon de Verre. En résumé le sesquichlorurè de fer, en présence du sucre de canne, dans le sirop, se réduit à l'état de protochlorure incolore (vert insensible). Le sirop de sucre lui-même est converti en sirop de glucose (1). Comme conséquence physiologique et thérapeutique, ce sirop, ne coagulant plus l'albumine, ne pouvant plus fournir aux liquides et aux solides de l'organisme l'élément chlore dont il s'est dépourvu au profit du sucre, a perdu forcément et l'astringence et l'action antivirulente, antisyphilitique, antiputride; on ne doit plus le diriger contre les hémorrhagies internes, etc. En dernière analyse, c'est un sirop ferreux analogue au sirop de lactate de fer. Mais on pourrait le remplacer avec certitude par la solution suivante qui serait prescrite au besoin.

[merged small][ocr errors][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small]

'!) Dans un travail présenté récemment à la $oriété de pharmacie, M. Comar a traité le même sujet et est arrivé aux mêmes conclusions.

Les expériences de M. Comar ont été faites dans le courant de l'été dernier, et ont marché orallèlement avec celles de M. Duroy. L'altéraon du sirop ferrique et sa conversion progres"e en sirop ferreux ; la modification du sucre de onne et son changement successif en sucre inoerti sont autant de phénomènes qui ont été onnus et judicieusement appréciés.

Le travail de M. Comar est donc la confirmation oe et entière de celui de M. Duroy , aucun ouie ne peut plus rester sur l'exactitude d'un

sait par M. Teichmann que du sang rouge d'une provenance quelconque donne avec de l'acide acétique, des cristaux microscopiques rouges qu'il a appelés cristaux d'hémine afin de les distinguer des cristaux d'hématoïdine observés dans du sang abandonné à lui-même. Ces cristaux d'hémine sont rhomboïdaux et s'obtiennent à coup sûr; aussi les produit-on dans les expertises médico-légales, même là où il n'y a plus que des traces. Pour cela on introduit la pièce tachée, dans un tube à essai et l'on fait bouillir avec de l'acide acétique glacial, puis on en prend quelques gouttes que l'on fait évaporer dans un verre de montre à 40 ou 60° C. et on place le résidu sous le microscope. L'acide acétique ordinaire peut servir au besoin ; cependant l'auteur donne la préférence à l'acide glacial ou monohydraté. Lorsque les taches sont anciennes et surtout lorsqu'elles ont été lavées, on ne réussit qu'en ajoutant un peu de sel marin, l'excès de ce sel se sépare ensuite sous la forme de cubes. Il y a bien quelques matières colorantes qui, dans ces circonstances, se comportent à peu près comme le sang ; toutefois la confusion n'est guère possible. Ainsi la murexide donne des cristaux semblables à l'hémine même sans le concours de l'acide acétique et d'ailleurs ses dissolutions bleuissent au contact de la potasse, tandis que la dissolution d'hémine donne lieu à une coloration d'un vert sale. Traité parl'acide acétique, l'indigo donne également lieu à des cristaux microscopiques d'après M. Virchow ; il est vrai que ces cristaux sont bleus. D'après M. Merck, qui en a préparé une notable quantité avec du sang défibriné, ces cristaux d'hémine contiennent 85 pour 100 de matière organique, 15 pour 100 de sesquioxyde de fer, une certaine proportion de chlorures alcalins, ce qui peut expliquer l'utilité de l'intervention du sel marin (2). L'auteur pense que ces cristaux résultent de l'union de l'hématine avec l'acide acétique, car il a obtenu ces mêmes cristaux en traitant par de l'acide acétique glacial et un peu de sel marin, de l'hématine débarrassée de globuline, de fibrine et de sérum. Ces cristaux cessent de se produire avec de l'hématine dont on a enlevé le fer au moyen de l'acide sulfurique. Toutes les espèces de sang rouge peuvent donner lieu à des cristaux d'hémine ; ce caractère ne peut donc pas servir à distinguer le sang humain du sang d'animaux. (Journal de pharmacie et de chimie, mars 1860.)

fait observé à la fois par deux praticiens aussi distingués. H. B. (2) L'emploi du chlorure de sodium n'est pas à conseiller, puisque comme l'a vu M. Landerer, il peut, par l† avec l'acide acétique glacial, donner lieu à une cristallisation microscopique capable de produire de la confusion. L'acétate de soude lui-même peut amener des résultats de ce genre, aussi † être bien sûr de l'acide acétique que l'on emploie; car l'acide pyroligneux renferme d'ordinaire des matières salines et notamment de l'acétate de soude provenant du sel qui a servi à sa préparation.

SUR LES MÉTAUx QUI PEUvENT ExIsTER DANS LE sANG oU LEs vIscÈREs, ET sPÉCIALEMENT sUR LE CUIvRE PHYsIoLoGIQUE; par M. BECHAMP, professeur à la Faculté de médecine de Montpellier. — (Suite et fin. Voir notre tome XXX, p. 622.)

Mais comment ces métaux arrivent-ils dans l'organisme vivant ?

M. Dumas (1) a depuis longtemps démontré sans réplique que les végétaux constituent le grand laboratoire où se produit la matière organique, toute la matière organique à l'aide de laquelle les animaux créent leurs organes : matières azotées de nature albuminoïde (albumine, fibrine, caséine) et matières non azotées leur viennent de là. Cette magnifique démonstration par les faits naturels, cette admirable vue d'ensemble du grand chimiste, à la fois philosophique et scientifique au plus haut point, a trouvé sa démonstration, d'abord dans ses propres travaux, et ensuite plus directement dans les expériences de M. Berthelot, qui, à l'aide d'une simplicité de méthode inouïe, nous a montré comment avec du charbon, de l'oxygène, de l'eau et quelques composés minéraux comme auxiliaires, la potasse, l'acide sulfurique, on pouvait de toutes pièces créer les rudiments de la matière organique, et par leur concours les termes les plus complexes. Or, les végétaux, comme l'a admirablement fait ressortir M. Dumas, sont des appareils de réduction (je dis appareil dans le sens chimique de ce mot) d'une rare puissance, dans lesquels l'acide carbonique, l'eau, l'ammoniaque, en présence des éléments minéraux pris au sol, finissent par produire, je ne dis pas l'infinie, mais l'indéfinie variété des combinaisons organiques. Sous leur influence, les éléments des roches deviennent partie constituante de ma

(1) Leçons sur la statique chhnique des étres organises.

tière organique et organisée. C'est là aussi et surtout que les animaux prennent, en même temps que la matière organique essentielle, la plus grande partie des substances minérales dont ils ont besoin, le reste leur étant fourni par l'eau. En effet, on trouve dans les végétaux, généralement dans les aliments organiques et dans les eaux, toutes les substances minérales que l'on a retrouvées dans le sang ou dans les viscères. Tous les végétaux complétement brûlés, incinérés, laissent des cendres pour résidu : c'est un fait vulgaire. De quoi sont formées ces cendres, et dans quel état les composés minéraux qu'on y rencontre se trouventils dans les végétaux ? Dans un grand travail intitulé : « Recherches sur les répartitions des éléments inorganiques dans les principales familles du règne végétal (2), » MM. Malagutti et Durocher ont trouvé que dans les cendres, en moyenne, le chlore a varié de 0,15 à 20,5, l'acide sulfurique de 0,5 à 15,5, l'acide phosphorique de 2 à 18, l'acide silicique de 0,5 à 44, la potasse de 9 à 45, la soude de 0,26 à 16, la chaux de 4 à 69, la magnésie de 1,8 à 11,5, l'alumine, les oxydes de fer et de manganèse réunis, de 0,47 à 6,05. Les cendres des végétaux contiennent donc tous les éléments minéraux dont les animaux ont normalement besoin.Ajoutons que ces divers éléments s'y trouvent dans l'état le plus avantageux pour l'assimilation ; car on peut affirmer que, sauf un petit nombre d'exceptions, toutes les bases s'y trouvent à l'état de sels à acides organiques, ou combinés avec d'autres principes, comme le mucilage, les gommes ou les principes azotés des plantes; la potasse, la soude, la chaux, sont ordinairement combinées avec les matières albuminoïdes végétales, lesquelles contiennent, dans leur molécule, la plus grande partie du phosphore ou du soufre. Le chlore seul paraît n'exister qu'en combinaison avec quelque métal, comme si le Créateur avait voulu que les animaux ingérassent, indépendamment de l'apprêt culinaire, les chlorures nécessaires à la formation du plasma. Tous ces éléments minéraux viennent du sol, et voici comment MM. Malagutti et Durocher, dans le mémoire cité, ont exposé cette question : « Nous avons vu se manifester de la manière la plus évidente l'influence de la nature du sol sur la végétation : ainsi, quand les plantes croissent sur des terrains argileux, elles renferment

(2) Annales de chimie et de physique (5), LIV (1858), page 257.

[ocr errors]
« PrécédentContinuer »