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Tous ces opiums me paraissent très-remarquables par leur très-grande pureté ; j'entends par là l'absence à peu près complète des matières étrangères insolubles dans l'eau et dans l'alcool. Mais leur couleur peu foncée, la proportion relativement très-grande de narcotine et de glycose qu'ils contiennent peuvent faire affirmer que ce ne sont pas des produits naturels ; il pourrait bien se faire qu'on y eût ajouté de la narcotine et de la pulpe d'abricots. Les opiums dont je viens de faire connaître la composition pourraient être substitués à l'opium ordinaire comme opium brut, mais pour les préparations pharmaceutiques et notamment celle des extraits, des laudanums, des teintures, etc., il faudrait bien se garder de faire cette substitution; car les opiums de Perse laissent par l'eau moins de 20 pour 100 de résidu. On obtiendrait avec eux des extraits moins riches en alcaloïdes que ceux que l'on prépare en opérant avec les opiums de Smyrne et de Constantinople, lors même que ceuxci ne renfermeraient que 6 pour 100 d'alcalis organiques. Dans un rapport présenté à l'Académie de médecine de Belgique sur les mémoires envoyés au concours concernant l'essai des opiums, M. Victor Pasquier a signalé le fait suivant : « Il est à remarquer que l'on se trom» perait beaucoup en posant le principe » général et absolu qu'un opium plus riche » en morphine qu'un autre doit être pré» féré à ce dernier pour toutes les prépara» tions pharmaceutiques dont il formera la » base ; il pourra au contraire se faire, » non-seulement qu'un opium moins riche » en morphine doive mériter la préférence, » mais que le plus chargé d'alcaloïde ne » puisse même pas servir au même » usage. » Dans le Journal de pharmacie d'Anvers (avril 1860), nous trouvons une note qui rendra plus claire le passage du rapport de M. V. Pasquier que nous venons de transcrire. Soit, par exemple :

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mais encore de la solubilité des divers principes de l'opium dans les différents véhicules que l'on fait agir sur lui. Les analyses que nous venons de faire connaitre démontrent une fois de plus toute l'importance qu'il y a à ne pas doser les alcalis organiques de l'opium à l'état brut. Aujourd'hui plus que jamais la séparation de la morphine et de la narcotine devient indispensable; celle-ci s'opère bien au moyen du chloroforme ; si l'on opère par l'éther, il faut reprendre plusieurs fois et s'assurer par l'évaporation des liquides des derniers lavages qu'ils ne contiennent plus aucun corps en solution. Mais il est important encore de ne compter comme morphine que ce qui est soluble dans l'alcool (après la séparation de la narcotine); sans cette précaution on s'exposerait à doser comme morphine ce qui ne serait que du phosphate de chaux, ou du phosphate ammoniaco-magnésien lorsque la précipitation de la morphine aura été opérée par l'ammoniaque. Il parait hors de doute aujourd'hui que l'on fabrique des opiums, avec des résidus d'opium auxquels on ajoute diverses substances extractives vireuses et de la narcotine ; j'ai eu l'occasion d'analyser récemment un de ces opiums qui ne présentait d'ailleurs aucun des caractères des bons opiums du commerce; il renfermait 7,6 pour 100 d'alcalis organiques solubles dans l'alcool concentré bouillant. Ces alcalis organiques étaient formés de 2,1 de morphine et 5,5 de narcotine. Avant de terminer cette note, nous devons dire que dans toutes les analyses que nous venons de faire connaitre nous avons eu le soin d'opérer sur des opiums qui avaient été tenus pendant vingt-quatre heures dans une étuve dont la température avait été maintenue entre 55 et 40°. Les résidus laissés par l'eau ou par l'alcool ont été placés dans les mêmes conditions pendant le même temps avant d'être pesés. (Journ. de pharm et de chim., août 1860.)

RÉcoLTE DU MAsTIC A CHios. — La patrie du mastic, ou plutôt de la plante qui le produit, Pistacia lentiscus, est surtout l'Afrique septentrionale, ainsi que quelques iles de l'Archipel grec et surtout l'ile de Chios, que les Turcs appellent pour cela Sachis adassina, c'est-à-dire l'ile du mastic. Quoique cette plante se trouve partout en Grèce et dans toutes les iles de l'Archipel, et que l'expérience ait démontré que par des incisions on en obtienn° toujours du mastic, on la néglige cepen

dant partout, excepté à Chios, d'où vient par conséquent tout le mastic du commerce. Les villages dont les habitants s'occupent exclusivement de la récolte de cette résine, sont appelés mastichochôra, villages du mastic. On fait les incisions au mois de juin avec de petits couteaux spéciaux, et vers la fin d'août on récolte le mastic, qui, s'étant desséché sur la plante, s'en détache plus facilement. Pour le recueillir à l'état de pureté, on étend sous les arbustes du linge ou des couvertures de coton, comme aussi quelques jours auparavant on a eu soin de nettoyer le sol, pour que cette substance ne s'attache pas au sable et aux autres impuretés du terrain. · Le mastic le plus petit, qui est blanc et transparent, est destiné au sérail du Sultan et aux dames du harem, qui tuent le temps en mâchant cette résine, et c'est à cause de cet usage qu'on l'appelle mastic, du verbe grec : massaomai. La qualité la plus choisie, appelée mastic pour le sérail, Fliskari, coûte le triple et le quadruple de ce que coûte le mastic ordinaire, dont on se sert aussi pour préparer différentes confitures appelées Mastix glyko. On emploie en Orient une infusion de mastic, mastico-nexon (eau de mastic)contre le choléra infantile, consistant en diarrhée et vomissements, maladie dont meurent beaucoup d'enfants à l'époque de la dentition, et contre laquelle les médicaments n'ont souvent pas d'effet. Les Grecs emploient encore le mastic sous forme de cataplasmes, faits avec du vin rouge et du pain, qu'ils appliquent sur le bas-ventre ; ces cataplasmes sont appelés Krasocóma, de krasi, vin, et de cômi, pain. On ne falsifie le mastic qu'en le mélangeant avec du plus ancien, et la fraude consiste en ce que ce dernier a perdu avec sa transparence son odeur et sa saveur. Le mastic est toujours un article assez cher, et à Chios même l'okka monte jusqu'à deux cents à trois cents piastres et plus. La mastication étant une habitude générale, les pauvres ont recours à une autre production végétale qu'on appelle Pseudomastir, et qui consiste en excrétions gommeuses qui se trouvent entre les feuilles du calice de l'Atractilis gummifera, plante assez commune en Grèce et en Orient. Il est curieux qu'on se serve toujours comme cure-dents du Lentiscus comme du temps des Romains, qui les appelaient dentiscalpia ou cuspides lentisci. (Echo médical, juillet 1860 )

Pharmacie.

OBsERvATIoNs PRATIQUEs sUR L'ExTRAIT DE TIGEs DE LAITUE oU THRIDACE, par LÉoN MALENFANT, ancien interne des hôpitaux de Paris, pharmacien à Châlons-surMarne. — Il n'est peut-être pas de produit pharmaceutique qui présente une composition aussi variable dans le commerce de la droguerie que la thridace. J'en ai vu qui renfermait presqu'un tiers de gomme ; d'autre qui n'avait aucune saveur et d'autre odeur que celle d'une matière extractive brûlée. C'est sans doute à l'emploi de ces mauvaises préparations que quelques praticiens ont cru reconnaître que la thridace était inerte. C'est une opinion que l'on doit réfuter, car, préparée comme je l'enseignerai plus tard, elle possède réellement des propriétés sédatives et rafraîchissantes. Ce produit doit donc rester dans la pratique médicale, où il sera apprécié bien certainement. Mais pour cela il faut, comme pour beaucoup d'autres préparations thérapeutiques, que le pharmacien le prépare lui-même. Il est convenable, ici, de passer rapidement en vue les différents procédés qui ont été indiqués par d'honorables praticiens pour l'obtention de ce produit. Le Codex donne le procédé suivant : Prenez: « Laitue (Lactuca sativa) montée, prête à fleurir, » quantité suffisante. « Rejetez les feuilles de la laitue , pilez » les tiges; exprimez-en le suc et faites» le évaporer sur des assiettes à l'étuve, » comme il a été dit pour l'extrait de » ciguë avec fécule. » Obtenu par ce procédé, cet extrait de tiges de laitue renferme beaucoup de chlorophylle, de l'albumine végétale, de la cire, du caoutchouc et des sels de chaux, substances inertes et insolubles. Lorsque le médecin prescrit de la thridace dans une potion, celle-ci est tellement trouble et désagréable à l'œil qu'il n'est pas possible de l'admettre sous cette forme. Veuton préparer le sirop de thridace, on est obligé de séparer toutes les substances insolubles inertes par la filtration, avant de mêler la matière extractive au sirop de sucre. Ce procédé n'est donc pas avantageux, surtout ici, que la thridace, quoique ayant des propriétés sédatives et rafraichissantes, ne peut pas être comparée à l'extrait de ciguë, par exemple. Voici ce que dit M. le professeur Chevallier dans son Manuel du pharmacien, p. 995 : « Thridace, lactucarium. Le Dr François » a'ainsi nommé le suc épaissi de laitue, préparation qui avait été désignée sous le nom de lactucarium, par Duncan. On l'obtient de la manière suivante : Lorsque la laitue cultivée (Lactuca sativa) est sur le point de fleurir, on fait avec une lame d'argent des incisions à la tige depouillée de ses feuilles. Il en découle un suc laiteux qui se concrète très-rapidement, brunit, devient dur et cassant ; mais ce produit attire fortement l'humidité de l'air. Ce procédé d'extraction est le même que celui qui est employé pour obtenir un bon opium. Mais, dit M. Chevallier, comme il ne fournit que des quantités minimes de thridace, on peut obtenir cet extrait en pilant, dans un mortier de marbre, la tige de laitue coupée par tronçons et cueillie après une forte insolation. On fait évaporer jusqu'en consistance d'extrait, dans une étuve au-dessous de 40°. » Comme on le voit, dans le premier cas, on n'obtient qu'une minime quantité de produit, et c'est à ce produit que l'on a donné le nom de lactucarium, différent, comme on le sait, de la thridace qui est l'extrait de tiges de laitue. Dans le second cas, c'est le procédé du Codex qui laisse à désirer, on l'a vu précédemment. M. Lalande fils, pharmacien à Falaise, a légèrement modifié le procédé de M. François, et c'est ce procédé que donne notre maître et habile praticien M. Guibourt, dans sa Pharmacopée. Voici le mode opératoire : « On enlève avec un couteau » d'ivoire l'écorce dans laquelle réside le » suc laiteux, on pile seulement cette » portion de la tige et l'on fait évaporer. » Ce travail est excessivement long et presque impossible quand il s'agit d'opérer la décortication de deux cent cinquante à trois cents pieds de laitue garnis de leurs nombreuses petites branches flexibles remplies de suc propre. L'extrait obtenu ainsi n'est pas soluble. M. Desnos, pharmacien à Alençon, conseille le procédé suivant : « On incise transversalement les tiges par petits tronçons que l'on reçoit dans de l'eau distillée de manière que le suc puisse exsuder par le plus grand nombre de surfaces possible. Par l'agitation de ces tronçons dans l'eau, le suc propre s'y divise et même s'y dissout en partie, de telle sorte que ce liquide prend d'abord une apparence laiteuse, puis finit par brunir au bout de quelques instants ; on sépare par filtration ces tronçons du véhicule où on les a laissés macércr. Le li

quide obtenu soumis à la distillation, fournit, si la quantité de laitue est notable, une eau distillée de laitue possédant une odeur vireuse qui ne le cède en rien à celle de l'eau de laitue recohobée plusieurs fois. Ce qui reste dans la cucurbite, devenu trouble par suite de la séparation du caoutchouc qui se coagule par la chaleur, est de nouveau filtré et exposé ensuite à la vapeur de l'eau bouillante jusqu'à consistance d'un extrait sec que l'on conserve dans des » flacons soigneusement bouchés. »

A la longueur de ce procédé, il faut joindre la minime quantité de produit blanc qui est le lactucarium (obtenu par voie humide) et non l'extrait des tiges de laitue. D'ailleurs, on peut se demander si le lactucarium est plus actif que l'extrait de tiges de laitue bien préparé. En effet, d'après l'analyse de M. Klink, le lactucarium obtenu du suc laiteux renferme sur cent parties :

22,50 de caoutchouc.
8,75 de cire.
7,50 de résine.

Masse de substances inertes et insolubles.

M. Leroy, pharmacien à Bruxelles, dit que la proportion de caoutchouc est quelquefois si considérable que le lactucarium en devient presque inerte. Alors, dit M. Guibourt avec juste raison, la thridace l'emporterait sur lui.

Depuis quinze ans que je suis pharmacien, j'ai essayé à différentes époques tous les procédés énumérés précédemment, et en définitive voici le procédé qui m'a donné les meilleurs résultats sous tous les rapports. C'est le seul que j'emploie depuis deux ans.

Je récolte, comme il est dit, ma laitue prête à fleurir par un temps sec.Je monde les feuilles que je mets de côté et je coupe avec un hache-paille, pour la jeter, toute la partie inférieure de la tige, jusqu'audessous des premières ramifications. Les feuilles étant mises de côté pour être distillées plus tard, et la partie inférieure de la tige étant jetée comme inutile, je coupe par petits tronçons la portion résultante de la tige et des petites branches que je pile dans un mortier en marbre.Je soumets le tout à la presse dans des sacs en coutil et reçois le suc dans une terrine.Je porterapidement à l'ébullition pour arrêter la sermentation que ce jus pourrait éprouver, et quand surnagent d'abondantes écumes de chlorophylle, d'albumine, de caoutchouc, etc., je les enlève avec une écumoire.

Quatre à cinq minutes d'ébullition suffisent. Ce suc refroidi marque alors 5° au pèse-sirop. Il possède une légère réaction acide. On sait que le suc de laitue renferme de l'acide lactucique qui a été découvert par Plaff. Mais les propriétés chimiques et médicamenteuses de cet acide ne sont pas connues. Ce travail serait certainement intéressant à faire, et j'avoue que si je n'étais pas à l'époque de l'année où tout arrive à faire en même temps, j'essayerais de faire, sinon un travail complet, du moins quelques recherches, en vue de savoir notamment si l'acide lactucique est libre ou combiné à une base et existant alors à l'état de sel acide. C'est peut-être à la présence de cet acide qu'est due la propriété rafraîchissante de la thridace. Je reprends mon opération, où elle en était : aussitôt le suc clarifié comme je l'ai dit, je le fais sur-le-champ concentrer au bain-marie, comme suit : Je pèse ou je mesure le liquide que je soumets dans le bain-marie d'un alambic ; mon appareil étant monté, je distille, et quand il y a environ les deux tiers d'eau de distillée, je démonte l'appareil et décante le liquide demi-sirupeux dans une terrine de grès de forme conique. Je le laisse cn repos pendant douze heures dans un lieu frais. Ce liquide froid marque de 16 à 18° au pèse-sirop. Après douze heures de repos, je décante la partie liquide avec soin, je la filtre au papier, et je fais évaporer rapidement au bain-marie jusqu'à consistance d'extrait mou que j'enferme dans des vases parfaitement bouchés. La thridace obtenue par ce procédé est blonde, comme dorée, vue en couche mince étalée sur les bords d'un vase en porcclaine ou sur une carte blanche, d'une odeur vireuse, d'une saveur amère, et est complétement soluble dans l'eau distillée. Voici les avantages que je reconnais à ce procédé pour la préparation de l'extrait de tiges de laitue ou thridace. Opération prompte, par conséquent diminution des chances d'altération des principes au contact de l'air. L'eau de végétation de la portion de la tige conscrvée et des branches sert de véhicule pour dissoudre et entrainer le suc propre. La prompte clarification du suc s'oppose à une altération de plusieurs matières inertes comme la chlorophylle, l'albumine végétale, le caoutchouc, la cire, etc., et permet de soumettre le tout à la distillation du bain-marie,laquelle marche alors plus régulièrement et plus promptement.

Le liquide concentré à 16 ou 18°(pesé à froid) au pèse-sirop, à la faveur du bainmarie, laisse déposer, étant placé dans un lieu frais, des substances insolubles diverses, des sels calcaires surtout, qui sont inertes. La filtration, appliquée à ce moment de l'opération, assure que l'extrait sera parfaitement soluble et dépouillé des matières inertes. L'évaporation au bain-marie dans un alambic préserve le liquide du contact de l'air et fournit une eau distillée très-odorante, que je redistille sur mes feuilles de laitue contusées, ce qui me donne une eau d'une odeur vireuse très-prononcée. L'extrait que j'obtiens, ou thridace, est entièrement soluble et peut être employé directement, soit dans les potions, soit pour le sirop de thridace. C'est un excellent excipient pour les pilules ; ses propriétés sont rafraichissantes et sédatives. Le rendement est assez abondant et toujours identique. (J. de pharm. et de chimie, août 1860.)

SUR LA coMPosITIoN DE LA PoUDRE GRIsE (hydrargyrum cum creta); par M. le professeur REDWOOD. — M. Redwood s'est demandé quelle était la véritable composition de la poudre grise si employée en Angleterre, et qu'on prescrit quelquefois en France à la dose de 5 à 10centigrammes contre la diarrhée bilieuse des enfants.

On l'a jusqu'ici considérée comme un mélange de craie, de mercure métallique parfaitement éteint et d'un peu d'oxyde noir de mercure; mais jamais, selon M. Redwood, on n'a estimé à plus d'une fraction de centième la quantité d'oxyde qu'elle renferme, et l'on ne s'en préoccupait guère, car le protoxyde est considéré comme peu dangereux. Cependant on a souvent discuté pour savoir si l'action de la poudre résidait dans l'oxyde de mercure ou dans le mercure éteint.

M. Redwood, ayant vu dans plusieurs cas la poudre grise préparée par la trituration à la vapeur produire des effets trèsénergiques, pensa qu'elle contenait plus d'oxyde que celle qui était préparée par l'ancien procédé. Pour s'en assurer, il traita le mélange par l'acide acétique à une température assez élevée, filtra et obtint d'abondants cristaux d'acétate de mercure. Après avoir ainsi enlevé le protoxyde, il traita par l'acide chlorhydrique, qui démontra la présence de grandes quantités de bichlorure de mercure. Ceci expliquait parfaitement l'énergie du médica

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NoUvEAU MoDE DE PRÉPARATIoN DE L'oxvnE DE CUIvRE NoIR. — Les résultats obtenus avec l'emploi de la pommade à l'oxyde de cuivre noir ont engage quelques ophthalmologistes à introduire cet agent résolutif dans le traitement des maladies oculaires. Cette nouvelle destination de ces topiques a engagé MM. Vogel et Reischauer à fournir un meilleur produit à la pratique médicale ; au procédé suivi, la calcination du nitrate de cuivre, ils proposent de substituer le suivant : On prend une solution de nitrate de cuivre qu'on divise en deux parties égales. Dans l'une on ajoute de l'ammoniaque liquide jusqu'à ce que le précipité, d'abord formé, se soit redissous. On y verse alors la seconde moitié de la solution. Celle-ci détermine la précipitation d'un sel basique bleu ; mais il reste assez d'ammoniaque dans la dissolution pour que, en portant la liqueur à l'ébullition, le sel basique soit décomposé et le précipité transformé en oxyde de cuivre noir. L'ébullition se fait sans difficulté au bain de sable, et l'oxyde cuprique se dépose rapidement. Comme le nitrate d'ammoniaque qui surnage contient un peu de cuivre, on précipite celui-ci en versant dans la solution un peu d'hydrosulfate d'ammoniaque. Le nitrate d'ammoniaque est alors très-pur et peut servir pour les mélanges réfrigérants. (Bulletin gén. de thérap., 15 oct. 1860.)

SIRoP DE CHLoRURE DE soDIUM. — Aux diverses préparations pharmaceutiques du sel marin destinées au traitement de la phthisie, M. Pietra-Santa propose d'ajouter un sirop ; MM. Mialhe et Grassi conseillent les proportions suivantes : Eau distilléc . . . . . 200 gramm. Chlorure de sodium. . .. 125 grainm. Sucre . . . . . . 400 gramm. Eau de laurier-cerise. . 50 gramiu 50 grammes de ce sirop contiennent sensiblement 5 grammes de chlorure de sodium, dose à laquelle on donne ce médicament. L'usage du sel ayant surtout pour but de stimuler l'appétit et de faciliter la digestion, on fera bien, toutes les fois que cela sera possible, de continuer à administrer cet agent en nature, dissous dans une petite tasse de bouillon que l'on fera prendre au début des repas. (lbid.)

DE LA GLYCYRRHIzINE, oU PRINCIPE sUcRÉ DE LA RACINE DE RÉGLIssE; par M. ST. MAR

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