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l'Oglio une position qui assurât à la sois les derrières de l'armée, et d'où elle pourrait se porter sur tous les points nécessaires pour achever la défaite de l'ennemi dans une bataille générale. Ce qui fut si hardiment prévu et ordonné par le général en chef, fut vigoureusement exécuté par tous les généraux et les corps de l'armée d'Italie. Aux glorieux combats de Brescia, Salo, Lonato, Castiglione, à la victoire de Lonato du 17 thermidor, qui seulement aurait suffi pour immortaliser le général en chef, succède enfin la bataille générale livrée aux Autrichiens à Castiglione, la Chiesa et Modoli, par toutes les divisions républicaines réunies. Le 5° régiment de dragons était alors divisé; une partie était restée avec le général en chef; le reste, qui avait été escorter des objets précieux jusqu'à Borgo-Forte, arriva à temps pour se trouver à la bataille générale du 18 , où il marcha et combattit à la tête de la division du général Serrurier , alors malade. Le commandement fut confié au plus ancien général de brigade, Gardanne. Malgré la difficulté des communications, elle reçut ordre de marcher toute la nuit et de venir attaquer l'ennemi le matin sur les derrières ,

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tandis que le front serait attaqué par les divisions Augereau et Masséna. C'est au village de Modoli que cette division attaqua les Autrichiens; le 5° régiment de dra· gons avait déjà culbuté quelques piquets de houlans sur l'infanterie ennemie.Notre infanterie et notre artillerie, avecle 5° régiment de dragons, attaquèrent sur trois points le village, qui, après une vive résistance, fut enlevé avec 6oo prisonniers. L'infanterie légère, les dragons poursuivirent les fuyards et se portèrent vivement sur les hauteurs où plusieurs batteries leur furent abandonnées avec sept pièces de canon ou obusiers. Le brave capitaine Levasseur chargea à la tête de sa compagnie sur un bataillon qui faisait un feu de file, l'enfonça de toutes parts, tua beaucoup de monde et fit beaucoup de prisonniers. Nous n'eûmes qu'un maréchal des logis blessé et un dragon tué. Levasseur fut nommé chef d'escadron par le général en chef. . L'armée ennemie fut mise en pleine déroute, au moment où la diversion fut opérée vigoureusement sur ses derrières; elle fit sa retraite précipitée sur Borghetto et fut poursuivie jusqu'à la nuit; presque toute son artillerie, ses bagages et trois mille prisonniers restèrent entre les mains des républicains.

RETRAITE DES AUTRICHIENS SUR L'ADIGE.

Le 2o thermidor l'armée républicaine, après avoir balayé, le jour précédent, le Mincio et délivré Peschiera, reprit, par ordre du général en chef, ses premières positions. Bonaparte marcha lui-même avec la réserve et le 5° régiment de dragons sur Vérone. Quelques troupes de partisans, de hussards et de houlans, qui soutenaient la retraite de l'ennemi, furent chassées de la plaine par le 5° régiment de dragons et le 24° chasseurs, et forcées de s'enfermer dans Vérone, dont les portes qu'on refusait d'ouvrir furent enfoncées à coups de canon à dix heures du soir. Aussitôt un détachement du 5° dragons et quelques compagnies de carabiniers et grenadiers poussent dans la ville, pénétrent jusqu'aux portes opposées et font 3oo prisonniers, parmi lesquels se trouvent quelques houlans et quelques hussards démontés. Le 21 thermidor, l'adjudant-général Leclerc et le chef de brigade du 5° dragons sont envoyés avec le régiment à la poursuite de l'ennemi sur la route de la Chiesa, et ramènent quelques centaines de prisonniers.

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MARCHE DES FRANÇAIS DANS LE TYROL

ITALIEN.

COMBAT DE SARRAVALE.

Le 18 fructidor, l'armée française s'ébranla pour marcher à l'ennemi. Tandis que la division Vaubois remonte la rive droite de l'Adige, la balaie et menace le flanc droit de l'armée autrichienne, la division Masséna, où le général en chef se trouve en personne avec tout son état-major, prend la grande route d'Ala ; en même temps la division du général Augereau doit, par une marche forcée, se porter sur le flanc gauche de l'armée autrichienne et tâcher de gagner ses derrières, au lieu de la couper par le centre en s'enfonçant dans des gorges qui conduisent à Trente.

Le 5° régiment de dragons reçut l'ordre du général en chef de marcher à l'avant-garde de la division Masséna, avec cent hussards du premier régiment et la quatrième demi-brigade d'infanterie légère. Un piquet de hussards ennemis qui était à Ala fut culbuté. Trois chevaux et quelques hussards blessés furent ramenés par les dragons du 5°. On arriva sur le soir près du village de Sarravale, situé au

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| . pied d'une montagne escarpée et sur les bords de l'Adige. Les Autrichiens avaient placé en avant, et sur la gauche de ce village, un poste assez considérable d'infanterie, soutenu sur la hauteur par de l'artillerie. Les tirailleurs de l'ennemi furent repoussésjusqu'à une tour qui domine le village de la Montagne. Le village étant aussi garni d'infanterie, le chef de brigade du 5° dragons, voyant qu'il n'avait encore à sa disposition que la compagnie de carabiniers de la 4° légère, fit mettre pied à terre à cinquante dragons pour soutenir les efforts des carabiniers, en attendant un bataillon qui arrivait au pas de charge. Tandis qu'un feu assez vif s'engage près de la tour, le 5° de dragons et un détachement du 1o de hussards chargent dans le village, en chassent la cavalerie ennemie, et se portent avec rapidité sur la grande route en face du camp de Santo-Marco, où, malgré le feu de l'artillerie ennemie, ils coupent la retraite à un bataillon de Croates qui avait déjà été chassé de "la tour, et qui fut enlevé malgré la résistance la plus vive. Le sous-lieutenant Plehore, du 5° de dragons, se distingua particulièrement dans cette affaire , et s'élança un des premiers au milieu de l'infanterie qui faisait feu. Un brave officier du 1o de hussards , dont le nom est resté inconnu, fut grièvement blessé au ven

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