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nous vînmes jusqu'à la Pietra à 5 mille de Roveredo ; la division prit dans cet endroit de nouvelles positions pour attendre l'ennemi. Le 16, il parut de l'autre côté de l'Adige, et nous inquiéta beaucoup avec son artillerie. Le 17 il attaque nos avant-postes de ce côtéci de l'eau; nous le repoussons, et l'attaquons à notre tour; nous lui massacrons, dans le village même de la Pietra, quatre à cinq compagnies de chasseurs francs. Ceux qui s'échappent sont faits prisonniers; c'était une espèce de sortie que nous faisions, parce qu'il nous fallait traverser une petite rivière pour aller à l'ennemi. Nous rentrâmes le soir; nos carabiniers occupèrent le village et s'y barricadèrent. Le capitaine Dupuy fut blessé et fait prisonnier; nous eûmes six chasseurs tués, dix blessés, et 12 prisonniers. Le général Guieux plaça notre premier bataillon sur les hauteurs de la Pietra; les deux autres bataillons, eurent ordre le même soir, de se rendre à la Chiusa; nous y arrivâmes le 19 au matin. Le général Joubert, sous les ordres duquel mous étions, nous fit monter à la Corona; nous marchions conjointement avec deux bataillons de la 27" legère; notre premier bataillon nous rejoignit le surlendemain ; il se trouva à l'affaire du 18 devant Roveredo, où il perdit 4 chasseurs et sous-officiers prisonniers; Lister, sous-lieutenant, fut blessé, huit autres officiers furent prisonniers. " Nous bivouaquâmes à la Corona jusqu'au 25 brumaire; nous l'évacuâmes alors pendant la nuit pour prendre les positions de Rivoli. Le 21, la 29° et la 27° légère se rendirent à Bussolino avec le généralVaubois; la 17° et la 22° légère étaient retranchées au plateau de Rivoli » | sous les ordres du général Joubert. Le 26, l'ennemi attaqua la colonne de Rivoli et la força; l'on envoya la 27° pour renfort, ensuite la 29°. La division battait déjà en retraite lorsque nous arrivâmes. On se retira pendant la nuit sur Castel-Novo , de là sur Peschiera. Le 28, la division Vaubois retourna sur CastelNovo; le général Masséna vint le même jour prendre le commandement de cette division ; les troupes bivouaquèrent le soir, en avant de Castel-Novo, sur la route qui conduit à Rivoli. • Le 29 brumaire, la colonne se mit en marche à la pointe du jour, pour attaquer l'ennemi. Il était en bataille dans la petite plaine de Rivoli, et avait des piquets assez considérables sur tous les mamelons qui se trouvent entre Rivoli et la Corona , mais il n'avait pas occupé les hauteurs qui sont du côté du lac. Le général Joubert y fit aussitôt porter ses demi-brigades

d'infanterie légère. L'ennemi, qui s'en aperçut, dirigea de suite de ce côté une grande partie de ses forces, de sorte qu'il gravissait le revers de la montagne d'un côté, tandis que nous montions de l'autre. Il fit ce mouvement sans tirer un coup de fusil, et se trouva plus tôt que nous sur la crête. Il commença alors la fusillade : nous rétrogradâmes un instant; mais sentant le renfort de la85° qui nous suivait, nous retournâmes sur les Autrichiens à la baïonnette, et les culbutâmes dans la plaine. Notre cavalerie était au même instant aux prises avec celle de l'ennemi; le régiment de Berchini remporta l'avantage sur elle, et lui fit beaucoup de prisonniers le long de l'Adige. L'on poursuivit les fuyards jusqu'à Passon, et la journée se termina là. Jacob, lieutenant de carabiniers, fut tué à cette affaire. Elle ne nous coûta que quatre chasseurs blessés et deux tués. Le lendemain l'ennemi fut encore débusqué de la Corona par la 4° et la 17° d'infanterie légère, commandées par le lieutenant-général Liébault. La 29° alla cantonner à Pezenas; elle était sous les ordres du général de brigade Lebley. • Le 1o frimaire , nous montâmes à la Col'OIl8l. Le 2, la demi - brigade de la Haute-Saône, forte de 7oo hommes, s'embrigada avec nous.

Le général Joubert commandait alors la division, et le général de brigade Vial les 4°, 17°, 22° et 29° d'infanterie légère. Les demi-brigades se relevaient successivement toutes les décades · à la Corona, et venaient cantonner à leur tour à Passon. Le même ordre exista jusqu'au 23 nivose, jour auquel la division Joubert fut attaquée dans toutes ses positions.Le général était instruit de cette attaque ; il fit monter pendant ia nuit toutes ses troupes à la Corona, pour garnir les retranchements qui défendent cette montagne. Les carabiniers de la 4° et de la 17° allèrent au-devant de l'ennemi sur le petit chemin qui conduit à Rivalta. Nos compagnies et celles de la 22° se dirigèrent vers le col de Campion, sous les ordres du chef de bataillon Chevardés, pour le même objet. La 29° occupait le poste appelé la bannière.

L'ennemi attaqua, à la pointe du jour, les deux passages où il était attendu par nos carabiniers, c'est-à-dire au col de Campion et sur la route de Rivalta. Ces compagnies soutinrent son choc pendant quelque temps, mais elles se retirèrent ensuite, comme elles en avaient l'ordre, à leur demi-brigade respective. L'ennemi descendit alors de tous côtés dans la gorge et se rangea plusieurs fois en bataille devant nos redoutes comme pour les attaquer de

front. Jusque-là nous n'avions pas encore tiré un coup de fusil, l'ordre étant de laisser a pprocher les Autrichiens à portée, et de faire sur eux une décharge terrible; ils se reportent alors en foule sur les 4° et 17° qui défendaient les redoutes de Ferrare. La 29° tente une sortie au même instant pour faire diversion. Nous ne pouvions passer pour aller à l'ennemi que sur un chemin étroit, où il pouvait nous cribler. Il profita de cet avantage, et nous tua beaucoup de monde : Carvieux, lieutenant, et Mailly, chef · de bataillon, furent blessés dans cette sortie ; cependant elle produisit l'effet qu'on en avait attendu. Les 4" et 17°, qui avaient abandonné un instant leurs retranchements , chassèrent bientôt l'ennemi et le firent rentrer dans Ferrare. Nous reprîmes aussi notre position, qui fut en vain attaquée. L'ennemi ne put remporter aucun avantage, il se rangea en bataille dans

la gorge de Ferrare, pour attendre le lende

main. • .

Le général fut instruit que l'ennemi tournait par la montagne les positions de la Corona, il fit filer les troupes sur Rivoli pendant la nuit, et fit prendre de nouvelles positions à la division. - ·

La 29° était placée sur le petit coteau qui domine Saint-Martin et Caprino. La droite ap

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