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la division arriva à Cornoux, premier village du Frioul autrichien. 1 Le 1* germinal, tournant à gauche, elle vint à Cividal, ville vénitienne, d'où s'enfonçant dans les gorges du Frioul elle parvint le 2 à Chiacerito après que l'avant-garde eut forcé un passage très étroit où l'ennemi avait un corps de 4oo hommes avec deux canons qui nous restèrent. Le 3 elle se porta à Plexe; près de là est le fort de la Chiusa,formidable parl'avantage de sa situation et par desbatteries placées sur des hauteursà sa gauche qui en rendent l'accès presque impossible; le même jour l'avant-garde l'attaqua sans succès; pendant la nuit on prit de meilleures dispositions; et le lendemain, tandis qu'une partie des troupes, ayant gravi une montagne réputée jusqu'alors inaccessible, accablait les ennemis de pierres, l'avant-garde, qui à la faveur des ténèbres avait passé sous le fort, monta à l'assaut et s'en empara, après avoir enlevé les batteries qui le dominaient. Les vaincus furent épargnés : on trouva dans le fort 45o hommes, un général, une vingtaine d'officiers et 5 pièces de canon. - · · • La demi-brigade, qui était de réserve derrière l'artillerie, ne prit aucune part à cette affaire et resta jusqu'au 6, au bivouac, à une lieue eu avant du fort.

Masséna, passant par une autre route non moins difficile, était parvenu à Trevisano, première ville de la Carinthie, où après un combat des plus chauds il avait réussi à faire deux bataillons de grenadiers prisonniers ainsi que plusieurs généraux ;il s'était aussi emparé d'une artillerie des plus nombreuses, d'un immense train de chariots et d'équipages chargés de vivres de toute espèce, et de 1 5oo chevaux. - C'est là que nous fimes jonction avec son arrière-garde; depuis, sa division marcha toujours devant nous.

Le 8 la demi-brigade partit pour Villach, où elle arriva le même jour; elle prit posi tion à la gauche de la 43°. · Le 9 nous changeâmes de position et formâmes l'avant-garde de la division; le 1o arrivant à Klagenfurt, nous vînmes coucher à St-Jacob, d'où nous partîmes le 12 pour nous rendre à St. - Veit; le lendemain nous allâmes à Fruzac et bivouaquâmes une lieue en avant de cette ville, à la gauche de l'arrière-garde Masséna. Le 14, partant de là nous gagnâmes Faiach, où nous quittâmes la route de Vienne pour suivre la division du général Erporeh qui devait faire sa jonction avec le prince Charles à Neumarch, et dont l'avant-garde était déjà arrivée à Murand. Le 16 nous fûmes rendus à cette dernière ville, absolument évacuée par l'ennemi. , Le 17 la demi-brigade fut à Tamesverg, petite ville appartenant à l'évêque de Saalzbourg ; elle prit position en avant de cette ville. Nous partimes le 18 pour rejoindre la division qui avait continué sa route sur Judemburg. Le même jour nous passâmes la nuit à Faiach. Ici nous quittâmes l'avant-garde et fûmes remplacés par la 4° demi-brigade ; le 19 nous arrivâmes à Judemburg, où nous apprimes la suspension d'hostilités entre les deux armées; partis de cette dernière ville nous nous dirigeâmes sur Leoben, où nous fûmes rendus le 23. C'est ici que les préliminaires de la paix avaient été arrêtés par le major-général Maer- . feld pour l'empereur et le général Bonaparte pour la république française. Après être resté dans cette ville jusqu'au 7 floréal, nous en partîmes pour nous rendre à Klagenfurt, en passant par Kleteinfeld, Neumarch, Freizach; le 1o nous arrivâmes à Klagenfurt. Nous séjournâmes dans cette place jusqu'au 5 prairial, que nous en partimes pour retourner en Italie; le 6 nous couchâmes a Villach, le lendemain à Terviso, ensuite à Ponteba, et de là à Reziato, d'où nous vînmes à Tzabo, puis à Spinenberg, à Pordenone, où nous séjournâmes; nous nous rendîmes le 13 à Conegliano, le 14 à Castel-Franco, à Citadella, à Vicenza, à Montebello, enfin à Vérone.

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La brigade du général Rusca, dont la 29° demi-brigade faisait partie, partit de Bardinetto pour aller attaquer les redoutes Saint - Jean au-dessus de Ceva. Les Allobroges étaient en tête de la colonne. Tous les retranchements qui se trouvent en face de la ligne de Spinardo, sur la rive droite du Tanaro, furent enlevés à la baïonnette, avec le plus grand courage et une vivacité qui a peu d'exemples. A peine les Piémontais fuyaient-ils de leurs premiers retranchements, que les redoutes Saint-Jean étaient déjà attaquées avec vigueur. Le général Rusca ne leur laisse pas le temps de se reconnaître ; l'on bat la charge, et sous le feu le plus vif de la mousqueterie et du canon, les Français montent dans les redoutes, font trois à quatre cents prisonniers et forcent l'ennemi à rentrer dans le fort Ceva. La 29° demi-brigade dans cette affaire seconda parfaitement l'atta

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