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PRÉCIS • # DEs oPÉRATIoNs DES ARMÉES • DE SAMBRE-ET-MEUSE ET

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Quartier d'hiver en 1796.— Les armées autrichiennes d'Ailemagne · détachent 3o,ooo hommes en Italie, — Marches et combats pendant juin - L'armée du Rhin arrive sur le Necker, le 18 juillet. - L'armée de Sambre-et-Meuse arrive sur le Mein , le 12 juillet. - Marche de l'armée de Sambre-et-Meuse, du Mein à la Naab; position qu'elle occupe au 2 r août. - Marche de l'armée du Rhin, du Necker au Lech; bataille de Néresheim (r r août). — Position qu'elle occupe au 23 août. - Manœuvre du prince Charles contre l'armée de Sambre-et-Meuse; bataille d'Amberg (24 août); retraite précipitée de cette armée ; bataille de Wurtzbourg (3 septembre); elle campe sur le Lahn (le 10 septembre); le 2o, elle repasse le Rhin; marches et contre-marches de l'armée du Rhin, pendant septembre; sa retraite. - Bataille de Biberach (le 2 octobre ).— Siége de Kehl et

de la tête de pont de Huningue. — Observations. '

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S Ier, - -

La Prusse avait conclu sa paix avec la république, en avril 1795. Une convention, signée

le 17 mai suivant, avait réglé la conduite que les armées belligérantes tiendraient dans les provinces prussiennes qu'elles seraient obligées de traverser.Mais cette convention ayant donné lieu à beaucoup de discussions, il fut stipulé, le 4 août 1796, à Berlin, que partant de Wesel sur le Rhin, une ligne suivrait les frontières des montagnes de la Thuringe; qu'aucune armée belligérante ne pourrait la traverser; que les pays du roi de Prusse et des princes allemands qui auraient adhéré à cette confédération prussienne, et qui étaient situés au sud de cette ligne, seraient neutres; que cependant les armées belligérantes pourraient les traverser en payant les fournitures qu'elles exigeraient, mais sans qu'elles pussent y construire aucun retranchement. | 4 * Pendant l'été de 1795, les Autrichiens agirent sur le Rhin avec deux armées : l'une dite du Bas-Rhin, sous le commandement du feldmaréchal Clairfaith; l'autre dite du Haut-Rhin, sous le commandement du maréchal Wurmser. A la première, les Français opposèrent l'armée de Sambre-et-Meuse, commandée par le général Jourdan. A la deuxième, ils opposèrent l'armée du Rhin, commandée par Pichegru, qui occupait des lignes de circonvallation autour de Mayence. Malgré la défection de la Prusse, cette campagne se termina à l'avantage des Autrichiens. En octobre, ils forcèrent les lignes de contrevallation de Mayence, ils prirent une grande quantité d'artillerie de campagne, et repoussèrent Pichegru dans les lignes de Weissembourg. Les hostilités se terminèrent par une suspension d'armes , signée le 23 décembre 1795, par laquelle il fut stipulé : 1° que l'armée de Sambre-et-Meuse occuperait la place de Dusseldorf, ayant ses avant-postes trois lieues en avant sur la rive gauche de la Wipper, que de là sa ligne suivrait la rive gauche du Rhin jusqu'à l'embouchure de la Nahe, près de Binghen, d'où elle remonterait la rive gauche de la Nahe jusqu'aux montagnes, gagnerait les frontières de l'Alsace,suivrait les lignes de Weissembourg, d'où le Rhin formerait la limite jusqu'à Bâle ; 2° que les Autrichiens auraient leurs avantpostes sur la rive gauche de la Sieg, rivière qui débouche dans le Rhin vis-à-vis Bonn; que les pays entre la Wipper et la Sieg seraient neutres; que de l'embouchure de la Sieg, la ligne autrichienne suivrait la rive droite du Rhin jus· qu'à l'embouchure de la Nahe, d'où elle passerait le Rhin près de Binghen , et remonterait la rive gauche de la Nahe jusqu'aux montagnes; les Autrichiens occupant aussi Mayence et tous les pays sur la rive gauche du Rhin jusqu'à Weissembourg, d'où leur ligne repasserait sur la rive droite et la suivrait jusqu'à Bâle. Ces arrangements convenus, Jourdan porta son quartier-général dans le Hundsruck, Pichegru à Strasbourg; Clairfaith à Mayence, et Wurmser à Manheim. o La France et l'Autriche n'oublièrent, pendant l'hiver, rien de ce qu'il fallait faire, pour recruter, habiller et mettre dans le meilleur état possible leurs armées. Les succès de la campagne passée avaient fait naître de grandes espérances au cabinet de Vienne. Il rappela Clairfaith et le remplaça par l'archiduc Charles. Le général Pichegru donnait des inquiétudes au gouvernement français : les opérations qui avaient causé les malheurs de la fin de la campagne étaient si fausses, qu'on les attribuait à la trahison; cependant le directoire n'en avait pas de preuves; il n'osait se fixer sur une pensée si affligeante; mais il saisit la première occasion pour ôter ce général de l'armée, il le nomma ambassadeur en Suède; Pichegru refusa cette mission diplomatique et se retira dans ses terres. Moreau fut nommé général en chef de - l'armée du Rhin et en prit le commandement le •s ma 1796.

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Cependant la campagne s'était ouverte en Italie dès le mois d'avril; les batailles de Montenotte, de Millesimo, de Mondovi, avaient décidé le roi de Sardaigne à signer la convention de Cherasco, et à quitter la coalition. Ces nouvel- . les étonnèrent d'autant plus le conseil aulique, qu'il avait plus compté sur les talents et la réputation du général Beaulieu. Il ordonna alors à l'archiduc de dénoncer l'armistice et de commencer les hostilités sur le Rhin, soit pour empêcher les Français de renforcer leur armée audelà des Alpes, soit pour faire dans l'esprit des peuples une diversion qui détournât l'attention des désastres d'Italie. En partant de Paris, à la fin de février, Napoléon avait reçu la promesse que, dans le courant d'avril, les armées de Sambre-et-Meuse entreraient en campagne; cependant, à la fin de mai, elles étaient encore dans leurs quartiers d'hiver. Toutes les victoires que remportait l'armée d'Italie, tous les pas en avant qu'elle faisait, rendaient plus urgente et faisaient sentir davantage la nécessité que les armées . françaises du Rhin entrassent en action. Sous divers prétextes, on en éloignait le moment ; mais enfin l'imprudence de l'ennemi fit ce que

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