Pagina-afbeeldingen
PDF
[merged small][ocr errors][merged small]

, · • ee ee 9©o© © ©9 © - | Le maréchal Wurmser arrive en Italie à la tête d'une nouvelle armée. . — Situation de l'armée française. — Plan de campagne. — Wurmser débouche sur trois colonnes (29 juillet), la droite par la chaussée de la Chiese, le centre sur Montebaldo, entre l'Adige et le lac Garda, la gauche par la vallée de l'Adige. — Grande et prompte résolution que prend Napoléon; combat de Salo; combat de Lonato (31 juillet). — Bataille de Lonato (3 août). — Reddition des trois divisions de droite de l'ennemi , et d'une partie de son centre, — Ba• taille de Castiglione (5 août ). — Second blocus de Mantoue (fin d'août). — Conduite des différents peuples d'Italie, à la nouvelle des succès des Autrichiens.

[ocr errors]

Lorsque la cour de Vienne apprit l'arrivée des Français sur les confins du Tyrol, et le blocus de Mantoue, elle renonça à l'offensive qu'elle avait projeté de prendre enAlsace, et détacha le maréchal Wurmser à la tête de 3o,oôo hommes de l'armée du Haut-Rhin pour l'envoyer en

o 2G8 · MÉMoirrs Dr NAroLéoN : - Italie; ce qui, réuni à l'armée de Beaulieu que l'on avait recrutée pendant deux mois, et à la garnison de Mantoue, porta cette armée à · 8o,ooo hommes, sans compter les malades de Mantoue. L'armée française avait rempli sa tâche en détruisant celle de Beaulieu ; si les armées du Rhin en eussent faitautant, cettegrande lutte eût été terminée : cependant le bruit des préparatifs de l'armée d'Autriche retentissait dans le pays vénitien ; les lettres du commerce · se plaisaient à les exagérer encore : avant la fin d'août elle serait maîtresse de Milan; les Français · perdraient la péninsule; ils ne pourraient ga- . gner les Alpes; le proverbe se vérifierait de nouveau cette année, que l'Italie était leur lombeau. * ,

: ** - | - # . . * . Napoléon suivait attentivement tous ces préparatifs, et en concevait de vives alarmes. Il . faisait sentir au directoire qu'il était impossible que 4o,ooo hommes pussent soutenir seuls l'effort de toute la puissance autrichienne ; il demandait qu'on lui envoyât des renforts, ou · que les armées du Rhin entrassent en campagne sans délai. Il rappelait la promesse qu'on lui - A , " " . •, : | avait donnée à son départ de Paris, qu'elles - - ·

[ocr errors]

commenceraient à opérer le 15 avril; cependant deux mois s'étaient écoulés sans qu'elles fussent " encore sorties de leurs quartiers d'hiver : elles ouvrirent enfin la campagne au mois de juin ; mais alors cette diversion n'était plus utile à l'armée d'Italie. Les 3o,ooo hommes de Wurm· ser étaient en marche et sur le point d'arriver. Dans cette position, réduit à ses seules forces, il réunit sur l'Adige et sur la Chiese toute son armée, ne laissa qu'un bataillon dans la cita- . delle de Ferrare, deux à Livourne; seulement des dépôts à Coni, Tortone, Alexandrie, Milan, Pizzighittone; le siége de Mantoue commençait | à donner des maladies; quoiqu'il ne tint devant cette place malsaine que 7 à 8,ooo hommes, les deux tiers de la garnison, les pertes ne laissaient . pas d'être considérables; il ne put réunir à l'armée d'observation sur l'Adige que 3o,ooo hom· mes présents sous les armes; et c'est avec ce petit nombre de braves qu'il fallait lutter avec la principale armée de la maison d'Autriche.La correspondance était très active entre l'Italie et le Tyrol où se réunissait l'ennemi; on pouvait s'apercevoir chaque jour de l'influence funeste de ces grands préparatifs sur les esprits des peuples. Les partisans des Français tremblaient, ceux de l'Autriche étaient fiers et me· naçants : mais tous s'étonnaient qu'une puis

sauce comme la France laissât une armée qui avait si bien mérité de la patrie, sans secours et sans appui; ces observations pénétraient jusqu'aux soldats mêmes, par leurs communications journalières avec les habitants. - La division Soret en position à Salo couvrait le pays entre les lacs d'Idro et de Garda , interceptant la route de Trente à Brescia par la vallée de la Chiese ; Masséna placé à Bussalengo occupait la Corona et Montebaldo par la · brigade Joubert; le reste de sa division campait sur le plateau de Rivoli; la brigade Dallemagne de la division Despinois gardait les ponts de Vérone ; l'autre brigade de cette division, l'Adige jusqu'à Porto-Legnago; la division Augereau, Porto-Legnago et le bas Adige. Le général Guillaume commandait à Peschiera, où six galères sous les ordres du capitaine de vaisseau Lallemand maîtrisaient le lac de Garda ; Serrurier était au siége de Mantoue; Kilmaine commandait la cavalerie de l'armée, Dommartin l'artillerie; le quartier-général fut porté à CastelNovo, à portée de l'Adige, de la Chiese et de Mantoue. ,

S III.

Wurmser porta son quartier général à Trente, et réunit toute son armée dans le Tyrol italien;

il la divisa en trois corps: celui de gauche, sous les ordres des généraux Davidowich, Mezaros et Metroski, fort de 12,ooo hommes, était destiné à déboucher par la vallée de l'Adige; Mezaros devait suivre la chaussée de la rive gauche et pénétrer dans Vérone par les hauteurs; Davidowich et Metroski, la cavalerie et l'artillerie, devaient passer l'Adige sur un pont construit vis-à-vis de la Dolce, et se porter sur Cassario; le centre, fortde3o,ooo hommes, sous Wurmser, formant quatre divisions sous les généraux Melas, Sébottendorf, Bayalitsch, Liptay, devait pénétrer par Montebaldo et le pays entre l'Adige et le lac de Garda; la droite, de 2o,ooo hommes, sous Quasdanowich , le prince de Reuss et Ocskay, devait pénétrer par la Chiese, se porter sur Brescia et tourner toute l'armée française, qui, séparée de Milan, aurait sa retraite coupée ; son entière destruction devait être l'effet de cette savante combinaison. Fier de sa grande supériorité, Wurmser ne songeait pas à vaincre, mais à profiter de la victoire et à la rendre décisive et fatale à son ennemi.

- S IV. . · | Il y avait à peine quelques jours que Napoléon était arrivé à Milan, qu'il apprit les mou,

« VorigeDoorgaan »