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été membre de la constituante et de la convention ; commissaire à Mayence pendant le siége, il ne fit pas ce qu'on devait attendre de lui ; il ne s'opposa pas à la reddition de la place qui pouvait encore se défendre ;- il avait, comme les praticiens, un préjugé d'état contre les militaires, qu'il ne pouvait pas dissimuler.

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Carnot était entré très-jeune dans le génie; il soutint dans le corps le système de Montalembert; il passait pour original parmi ses camarades; il était chevalier de Saint-Louis lors de la révolution qu'il embrassa chaudement; il fut nommé à la convention et membre du comité de salut public avec Robespierre, Barrère, Couton, Saint-Just, Billaud-Varennes, Collotd'Herbois; il montra constamment une grande exaltation contre les nobles, ce qui occasiona plusieurs querelles singulières avec Robespierre qui, sur les derniers temps, en protégeait un grand nombre. Il était travailleur, sincère dans tout ce qu'il faisait, sans intrigue et facile à tromper. Il était près de Jourdan, comme commissaire de la convention, au déblocus de Maubeuge; il y rendit des services importants. Au

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comité de salut public, il dirigea les opérations de la guerre, il y fut utile, sans mériter les éloges qu'on lui a donnés. Il n'avait aucune expérience de la guerre; ses idées étaient fausses sur toutes les parties de l'art militaire, même sur l'attaque et la défense des places et sur les principes des fortifications qu'il avait étudiés dès son enfance. Il a imprimé sur ces matières des ouvrages qui ne peuvent être avoués que par un homme qui n'a aucune pratique de la guerre; il montra du courage moral.Après thermidor, lorsque la convention mit en arrestation tous les membres du comité de salut public, excepté lui, il voulut partager leur sort. Cette conduite fut d'autant plus noble, que l'opinion publique était violemment prononcée contre le comité, et qu'effectivement Collot-d'Herbois et Billaud-Varennes, avec qui il voulait s'associer,. étaient des hommes affreux. Il fut nommé memlbre du directoire après vendémiaire; mais, depuis le 9 thermidor, il avait l'ame déchirée par les reproches de l'opinion publique qui attribuait au comité tout le sang qui avait coulé sur les échafauds; il sentit le besoin de plaire : il se laissa entraîner par les meneurs du parti de l'étranger; alors il fut porté aux nues, mais il ne mérita pas les éloges des ennemis de la France ; il se trouva placé dans une fausse position et

succomba au 18 fructidor. Après le 18 brumaire, il fut rappelé et mis au ministère de la guerre par le premier consul; il y montra peu de talents, et eut avec le ministre des finances et le directeur du trésor, Dufresne, beaucoup de querelles dans lesquelles il avait le plus souvent tort; enfin il quitta le ministère, persuadé qu'il ne pouvait plus aller faute d'argent. Membre du tribunat, il vota et parla contre l'empire; mais sa conduite toujours droite ne donna point d'ombrage au gouvernement. L'empereur lui accorda une retraite de 2o,ooo francs; tant que les choses prospérèrent, il ne dit mot et se tint dans son cabinet; mais après la campagne de Russie, lors des malheurs de la France, il demanda du service; la ville d'Anvers lui fut confiée; il s'y comporta bien. *

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Letourneur, député du département de la Manche , avait été officier du génie. On a peine à expliquer comment il fut nommé au directoire, ce ne peut être que par une de ces bizarreries attachées aux grandes assemblées ; il avait peu d'esprit, était d'un petit caractère. Il y avait à la convention cent députés qui valaient mieux que lui. Du reste, il était probe et honnête homme , et bien inten•tionné.

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De l'Italie. — Des Alpes.— Des Apennins. — De la grande plaine d'Italie. — De la vallée du Pô et des vallées dont les eaux se jettent dans l'Adriatique, au nord et au sud du Pô. — Frontières de l'Italie du côté de terre. — Lignes qui couvrent la vallée du Pô. — Capitales de l'Italie. — Moyens maritimes de l'Italie. — Situation des diverses puissances de l'Italie en 1796.

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L'Italie est environnée par les Alpes et par la mer. Ses limites naturelles sont déterminées avec autant de précision que si c'était une île. Elle est comprise entre le 36° et le 46 degré de latitude, le 4 et le 16° de longitude de Paris ; elle se divise naturellement en trois parties, la continentale, la presqu'île et les îles. La première est séparée de la seconde par l'isthme de Parme. Si de Parme, comme centre, vous tracez une demi-circonférence du côté du nord

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