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cond ut, comptant de même vers la droite; C, la troisième; D, la quatrième, etc., jusqu'à E, où commence une cinquième octave qu'on pousseroit plus haut si l'on vouloit. A l'égard de la portion d'en bas, qui commence au premier fa et se termine au premier si, comme elle est imparfaite, ne commençant point par la fondamentale, nous l'appellerons l’octave X; et cette lettre X servira, dans toute sorte de tons, à désigner les notes qui resteront au bas du clavier, au-dessous de la première tonique.

Supposons que je veuille noter un air à la clef d'ut, c'est-à-dire au ton d'ut majeur, ou de la mineur, j'écris ut au haut de la page à la marge, et je le rends médiante ou tonique, suivant que j'y ajoute ou non la petite ligne horizontale.

Sachant ainsi quelle corde doit être la fondamentale du ton, il n'est plus question que de trouver dans laquelle des cinq octaves roule davantage le chant que j'ai à exprimer, et d'en écrire la lettre au commencement de la ligne sur laquelle je place mes notes. Les deux espaces au-dessus et au-dessous représenteront les étages contigus, et serviront pour les notes qui peuvent excéder en haut ou en bas l'octave representée par la lettre que j'ai mise au commencement de la ligne. J'ai déja remarqué que si le chant se trouvoit assez bizarre pour passer cette étendue, on seroit toujours libre

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d'ajouter une ligne en haut ou en bas, ce qui peut quelquefois avoir lieu pour les instruments.

Mais comme les octaves se comptent toujours : d'une fondamentale à l'autre, et que ces fondamentales sont différentes, suivant les différents tons où l'on est, les octaves se prennent aussi sur différents degrés, et sont tantôt plus hautes ou plus basses, suivant que leur fondamentale est éloignée du C sol ut naturel.

Pour représenter clairement cette mécanique, j'ai joint ici (voyez la Planche) une table générale de tous les sons du clavier, ordonnés par rapport, aux douze cordes du système chromatique prises successivement pour fondamentales.

On y voit d'une manière simple et sensible le progrès des différents sons par rapport au toui où l'on est. On verra aussi , par l'explication suivante, comment elle facilite la pratique des instruments, au point de n'en faire qu'un jeu, non seulement par rapport aux instruments à touches marquées, comme le basson, le hautbois, la flûte, la basse de viole, et le clavecin, mais encore à l'égard du violon, du violoncelle, et de toute autre espèce sans exception.

Cette table représente toute l'étenduedu clavier, combiné sur les douze cordes : le clavier naturel, où lut conserve son propre nom, se trouve ici au sixième rang marqué par une étoile à chaque

extrémité, et c'est à ce rang que tous les autres doivent se rapporter, comme au terme commun de comparaison. On voit qu'il s'étend depuis le fa d'en bas jusqu'à celuid'en haut, à la distance decinq octaves, qui sont ce qu'on appelle le grand clavier.

J'ai déja dit que l'intervalle compris depuis le premier i jusqu'au premier 7 qui le suit vers la droite s'appelle A; que l'intervalle compris depuis le second i jusqu'à l'autre 7 s'appelle l'octave B; l'autre, l’octave C, etc., jusqu'au cinquième 1, où commence l’octave E, que je n'ai portée ici que jusqu'au fa. A l'égard des quatre notes qui sont à la gauche du premier ut, j'ai dit encore qu'elles appartiennent à l’octave X, à laquelle je donne ainsi une lettre hors de rang pour exprimer que cette octave n'est pas compléte, parcequ'il faudroit, pour parvenir jusqu'à l’ut, descendre plus bas que le clavier ne le permet.

Mais si je suis dans un autre ton, comme, par exemple, à la clef de re, alors ce rechange de nom et devient ut: c'est pourquoi l'octave A, comprise depuis la première tonique jusqu'à la septième note, est d'un degré plus élevée que l'octave correspondante du ton précédent; ce qu'il est aisé de voir par la table, puisque cet ut du troisième rang, c'est-à-dire de la clef de re, correspond au re de la clef naturelle d’ut, sur lequelle il tombe perpendiculairement; et, par la même raison, l’octave X y

a plus de notes que la même octave de la clef d'ut, parceque les octaves, en s'élevant davantage, s'éloignent de la plus basse note du clavier.

Voilà pourquoi les octaves montent depuis la clef d'ut jusqu'à la clef de mi, et descendent depuis la même clef d’ut jusqu'à celle de fa; car ce fa, qui est la plus basse note du clavier, devient alors fondamentale, et commence, par conséquent, la première octave A...

Tout ce qui est donc compris entre les deux premières lignes obliques vers la gauche est toujours de l'octave A, mais à différents degrés, suivant le ton où l'on est. La même touche, par exemple, sera ut dans le ton majeur de mi, re dans celui de re, mi dans celui d'ut, fa dans celui de si, sol dans celui de la, la dans celui de sol, si dans celui de fa. C'est toujours la même touche, parceque c'est la même colonne; et c'est la même octave, parceque cette colonne est renfermée entre les mêmes lignes obliques. Donnons un exemple de la façon d'exprimer le ton, l’octave, et la touche, sans équivoque. (Voyez la Pl., ex. 11.) :'.

Cet exemple est à la clef de re; il faut donc le rapporter au quatrième rang répondant à la même clef: l’octave B, marquée sur la ligne, montre que l'intervalle supérieur, dans lequel commence le chant, répond à l'octave supérieure C: ainsi la note 3, marquée d'un a dans la table, est juste- .

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ment celle qui répond à la première de cet exemple. Ceci suffit pour faire entendre que dans chaque partie on doit mettre sur le commence-. ment de la ligne la lettre correspondante à l'octave dans laquelle le chant de cette partie roule le plus, et que les espaces qui sont au-dessus et au-dessous seront pour les octaves supérieure et inférieure.

Les lignes horizontales servent à séparer, de demi-ton en demi-ton, les différentes fondamentales dont les noms sont écrits à la droite de la table.

Les lignes perpendiculaires montrent que toutes les notes traversées de la même ligne ne sont toujours qu'une même touche, dont le nom naturel, si elle en a un, se trouve au sixième rang, et les autres noms dans les autres rangs de la même colonne suivant les différents tons où l'on est. Ces lignes perpendiculaires sont de deux sortes; les unes noires, qui servent à montrer que les chiffres qu'elles joignent représentent une touche naturelle; et les autres ponctuées, qui sont pour les touches blanches ou altérées : de façon qu'en quelque ton que l'on soit on peut connoître sur-le-champ, par le moyen de cette table, quelles sont les notes qu'il faut altérer pour exécuter dans ce ton-là.

Les clefs que vous voyez au commencement servent à déterminer quelle note doit porter le

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